Blindés : Roues ou chenilles? Une innovation américaine pourrait trancher le débat

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77 contributions

  1. Orion dit :

    Concrètement quel est l’avantage.
    .
    On ne peut pas vraiment alourdir le véhicule, le mode chenillé augmente tout juste la surface (pour la répartition de charge).
    .
    Une légère augmentation de la mobilité en tout terrain (notamment sol meuble) grâce à la chenille pour peu quelle soit suffisamment « adhérente ».
    Par contre on augmente la complexité de la MCO, le coût d’acquisition et d’entretien, et sur ce genre de système on a tendance à augmenter le taux d’indisponibilité/panne.
    .
    Alors oui, c’est un démonstrateur technologique, on parle pas de transformer tous les humvees en convertible, certes. Mais pour le moment, si j’applaudis la performance de transformers, je suis sceptique face a une utilisation généralisé, ca pourrait toutefois potentiellement trouver preneur chez les unités spéciales.

    • Plusdepognon dit :

      @ Orion
      +1
      Le but de l’obsolescence programmée est de vendre. Du matériel ou des services, mais de vendre.
      Je reviens sur la blague fausse, mais bonne du stylo à un million de dollars pour écrire dans l’espace des américains versus le crayon à papier des soviétiques.

      Le matériel aide à vaincre, mais ce sont les Hommes qui font le boulot avec le terrain et l’ennemi. Le pragmatisme n’a pas quitter les têtes pensantes, ils ont juste juger que la victoire est un concept qui fait moins vendre que « la guerre éternelle » (au passage, c’est le titre d’un tres bon bouquin).
      Le « C’est technologique coco, toi y en a pas comprendre » ou en novlangue « vous n’avez pas tous les éléments » en est la traduction…
      Tout le monde s’équipe de chenilles sauf la France. Après cela dépend du type de conflit que l’on veut etre capable de mener, certains y ont très longuement reflechis et d’autres ont tout simplement baisser les bras (théâtre national ou corps expéditionnaire, aller retour sur les routes françaises jusqu’aux camps d’entraînement ou manoeuvres en terrain libre ou bout du monde, armée mauvaise ne comptant que sur ses forces spéciales ou armées nourrissant par le maintien d’un certain niveau à irriguer ses forces spéciales, haute intensité contre chasse aux toyota hilux).
      Les routes françaises conduisant aux camps de manœuvre remercient la roue. C’est aussi une empreinte logistique moindre pour qui va guerroyer à l’autre bout de la planète… J’ai connu le père d’un copain chargé de « finir » un half track en faisant n’importe quoi avec… mission ratée. Le véhicule buvait tout même en mettant des epluchures de pommes de terre avec n’importe quel carburant et en faisant le con dans les sous-bois, il n’a pas cassé. L’électronique est un progrès, c’est aussi une servitude. Par 67 degrés et avec du sable et de la poussière, la maintenance promet d’être velue…
      Pour en revenir à l’article, tres beau marketing. Mais avant d’acheter du matériel, il faut d’abord savoir ce que l’on va en faire. Sinon, on paye beaucoup trop cher pour des options dont on a pas besoin.

      • Orion dit :

        Oui fin après la Darpa, elle touche à peu près à tout justement pouvoir s’il y a un intérêt de production ou pas.

        • Plusdepognon dit :

          Merci de la précision. C’est un budget incroyable au service des USA.
          Mais si je comprends bien l’intérêt des démonstrateurs, ce bijou sera sans doute dans un blockbuster hollywoodien, mais commander c’est choisir, notamment dire ce que l’on ne fera pas. En France, nous avons un échantillon de véhicules avec chenilles pour dire haute intensité nous sommes là (notre aventure estonienne le rappelle: http://www.opex360.com/2018/02/28/otan-moment-vbci-groupement-tactique-francais-deploye-lituanie-ont-ete-mis-hangar/ ) et nous avons fait le choix de la roue.
          Pour le recrutement, cet engin montré dans des « portes ouvertes » ferait sans doute son effet (ne me demandez pas pourquoi on fait des portes ouvertes à l’heure du terrorisme bien implanté sur notre territoire).
          Bon, pour la fidélisation, le problème sera toujours le même : TIG, gardes, Sentinelle, disponibilité des matériels, réformes incessantes (tenez, rien que celle des retraites promet de détruire pas mal de vocations)…
          Je comprends l’intérêt cinématographique, mais entretenir ce matériel doit être bien plus compliqué que ce qui existe actuellement. Donc cher. Impossible de faire la même chose avec notre budget qui peine à remplacer l’existant.

  2. 6G dit :

    Nous connaissons ce système dans l’agriculture, certes moins complexe, mais au combien efficace pour les tracteurs, moissonneuses ou Vhls de transport benne 8×8. Heureusement que nous n’avons pas attendu la DARPA pour innover.

  3. Albatros24 dit :

    Innovation géniale
    Plus de problème de pneu crevé
    Mais très mauvaise nouvelle pour Michelin au final…

  4. Miaou dit :

    Je me souviens avoir vu un prototype de Caterpillar sur les même principes il y a quelques années. La machine était trop complexe à entretenir. La solution simple à toujours l’avantage de la maintenance sur les Transformers.

    • OTOOSAN dit :

      Dans les détails il y a peut être un point innovant, mais dans le principe ca existe déjà depuis longtemps, comme les roues carrées pour le tout terrain…

  5. Frédéric dit :

    Avec cela, on refait la  »croisière jaune » de Citroën ! 🙂

    • Plusdepognon dit :

      D’ailleurs pour rendre leurs véhicules furtifs dans le désert , les SAS les peignaient avec de la peinture rose.
      Apparemment ça marchait bien. Pas compliqué, pas cher et utile.
      Si cette argumentation ne convient pas pour des raisons industrielles déjà évoquées, on peut aussi dire que c’est par solidarité LGBT… A vos pinceaux 🙂

      • Jean-François dit :

        Pas tout à fait juste. En fait les peintures « jaune sable » de l’époque vieillissaient mal et « tournaient ». avec la chaleur. Des de PzV Panther rose ont été vus en France et de mémoire le musée des blindés de Saumur a connu la même mésaventure en demandant à un industriel allemand de lui ressortir la peinture suivant la formule de l’époque pour repeindre un char (je ne me rappelle plus lequel, désolé).

  6. Raymond75 dit :

    C’est déjà en vente dans le civil, par une société britannique ou américaine. Cela permet de transformer n’importe quelle berline 4×4 (de luxe de préférence) en engin absolument tout terrain (y compris neige et boue). — . http://www.sovietauto.fr/2012/02/le-retour-de-la-chenille-niva.html . — . http://www.trackequipement.fr/systemes-chenilles-caoutchouc.php .. — .. https://www.youtube.com/watch?v=ExDBYEOuCMw . — . C’est bien d’imiter les civils 🙂

    • Khay dit :

      Mais ceux là changent pas de forme à la volée. (bien que je sois pas vraiment convaincu de l’intérêt de la chose au vu de la complexité)

    • Orion dit :

      Oui fin… le système de la Darpa est quand même bien différent… On parle d’un ensemble mixte pouvant s’adapter au besoin en 2s (littéralement) et en mouvement. Au niveau utilisateur c’est la même simplicité que de bloquer le différentiel… sauf qu’on passe de la roue à la chenille ou inversement.
      .
      Par contre tout ce qui va autour est une autre question.

    • Plusdepognon dit :

      @Raymond 75
      Merci

    • Lagaffe dit :

      Le modèle civil ne se transforme pas en roue, il remplace une roue. Le concept développé par la Darpa peut se transformer en fonction du terrain sans besoin d’un arrêt et d’un montage/démontage mécanique.

    • Prim Pardus dit :

      Ca fait effectivement longtemps que le remplacement de roues par des chenilles existe… mais là ce sont des systèmes qui se transforment à volonté en roue ou en chenille (regardez la fin de la vidéo de l’article).

    • wagdoox dit :

      oui mais ca permet pas une surface de contact au sol nécessaire pour un engine de 50t.

  7. Vince dit :

    Bon ben tout va bien : on commence à s’orienter petit à petit vers le rustique, fiable, simple et rapide à maintenir, et peu coûteux à produire.

  8. Thaurac dit :

    « Un autre, appelé « Multi-Mode Extreme Travel Suspension », se présente sous la forme d’un véhicules à suspensions indépendantes, ce qui lui permet de coller au relief du terrain tout en étant parfaitement stable. »
    il y a 20 ans ou plus que ça existe sur les machine à vendanger par exemple.

  9. Thaurac dit :

    Il y a un duster vu sur army recognition avec ce genre de chenille, mais pas transformable, bien sûr.

  10. PK dit :

    la chenille a aussi un autre avantage sur la roue : elle diminue drastiquement la hauteur du véhicule… Un char de combat est beaucoup plus ramassé qu’un VBCI, offrant une silhouette réduite (ou accrue selon les points de vue).
    .
    Quand il se faut se prémunir du canon adverse, il vaut mieux offrir la moindre prise possible…

    • Orion dit :

      J’aurais tendance à dire que ce n’est vrai que pour les chenilles « longue ».
      .
      Ces dernières supprime l’empattement et de fait réduise la nécessité de la garde au sol, en ce qui concerne le franchissement.
      .
      Des chenilles du type montré ici, n’apporte qu’une mobilité supérieur sur certains sol (neige/sable par ex), mais ne diminueront pas d’un poil la hauteur du véhicule.

  11. Nihilo dit :

    Musclor a trouvé le meilleur compromis et il y a 30 ans déjà… https://m.youtube.com/watch?v=zgopMeBr45E

    • R2D2 dit :

      pas mal
      faut simplement penser a ne pas laisser son pied quand la chenille pivote 🙂

    • Sempre en Davant dit :

      « L’immobilité est le plus beau mouvement militaire! »
      Et votre truc s’agite de partout!
      Seriez pas « aviateur »? 😉

  12. MERCATOR dit :

    Contrairement à ce que l’on pourrait penser la chenille est le moyen le plus léger et le plus compact qui soit : « le train de roulement du char Leclerc pèse douze tonnes. S’il était à roues, il en pèserait 17 et serait surtout 2,5 fois plus volumineux» » L’idéal c’est un blindé léger à chenille et l’AMX 13 avec canon de 75 réalésé en 90 mm sur lequel j’ai eu l’honneur de servir avec sa tourelle oscillante et son système de chargement automatique était le « must », seul inconvénient son blindage en papier de cigarettes et sa mitrailleuse Reibel à camembert super emmerdante à approvisionner, on faisait des cartons sur des anciennes cloches de la ligne Maginot à 1000 mètres, au « résultat » les cloches étaient très proprement perforées!

    • aleksandar dit :

      Vous oubliez les rhumes a répétition avec le ventilo moteur placé juste devant le chef de char.

    • revnonausujai dit :

      comme vous le dites, le vieil AMX n »avait qu’un blindage symbolique, comme toute la famille dérivée ( VTT, VCG, ..) ;
      quand on lit les commentaires à chaque IED exposant sous un véhicule actuellement en service, imagine t-on de pareils engins dans les combats actuels ?

    • Castel dit :

      ça ne nous rajeunit pas !!
      Cela dit, puisque vous parlez de l’AMX 13, je me rappelle qu’on en avait dérivé une version « véhicule blindé de reconnaissance », appelé EBR.
      Il avait une particularité intéressante, à savoir d’être équipé déjà à l’époque de 8 roues, mais dont quatre seulement étaient équipées de pneus les 4 autres escamotables, métalliques et crantées n’étant utilisées qu’en tout terrain…
      Ce qui lui permettait de se déplacer rapidement sur routes, sans les endommager, et d’être très supérieur en tout terrain à l’autre véhicule de reconnaissance de l’époque, à savoir l’AML, qui malgré ses 4 roues motrices, ne pouvait guère sortir des sentiers battus !!

  13. Technamm dit :

    Chez nous..Technamm..nous avons ça..et la surface portante..est plus adaptée..

    https://youtu.be/rPA4ZRL3Lj4

    • Orion dit :

      En effet, ces chenilles sont bien plus importante et donc bien plus intéressante en TT.

    • Auxsan dit :

      Oui mais il faut changer la roue sur ce modèle non..

    • Thaurac dit :

      Sacré possibilité, vu le pourcentage de la pente enneigée, et la vitesse de la descente, faut pas des rigolos au volant!

    • Sempre en Davant dit :

      Comment se comporte le nez en  » proue inversée » de votre chenille quand le véhicule arrive sur un tronc d’arbre, un rocher, un muret de 50cm?
      Peut elle faire autre chose que s’y planter?
      Le train y survit’il?
      Avec une forme en triangle pointe basse coupée il y aurait quelque chose a creuser.
      Là ce n’est pas crédible sur un terrain non plat.
      De plus un des intérêts d’un chenillé militaire est de pouvoir franchir une tranchée abordé de face ou de biais. Avec l’empattement entre les essieux de votre pick up je n’y crois pas. Il vous faudrait partir d’un 6×6 (genre Pinz)
      Votre produit a des intérêts… Mais pas pour les armées.
      A moins que vous n’en fassiez une version propre a présenter une « proue naturelle » à l’obstacle.
      Par exemple sur une base de « quad six roues diesel ». Auquel cas cette « mule » pourrait intéresser les F.S. voir les Alpins. Et si vous parvenez à la rendre Amphibie les forces de débarquement, le Génie et la Sécurité Civile (les SDIS).
      Il y a de l’idée… Retournez à la planche à dessin 😉

  14. Nihilo dit :

    Les véhicules à roue ne sont pas plus légers et plus mobiles que les véhicules à chenilles.
    Seulement, quand le véhicule atteind une certaine masse, il est plus avantageux de mettre en œuvre un châssis chenillé : gérer 8 voire 10 roues devient plus compliqué que gérer des chenilles.

    Quant à la mobilité, c’est impossible de trancher d’un point de vue global. La roue a certes l’avantage de la vitesse mais des sables et des neiges peuvent freiner le véhicule alors que les chenilles s’affranchiront du problème. En résumé, la mobilité dépend du terrain : si c’est de mobilité sur autoroute dont il s’agit alors la roue est à choisir, si c’est de mobilité dans la boue, le sable, la neige alors la chenille est avantagée.

    Si c’est un véhicule avec une forte puissance de feu et un blindage lourd qui est voulu alors c’est la chenille qui sera choisie.

  15. Anonyme dit :

    Il me semble que c est tout le contraire. La chenille permet de rajouter 1/3 de blindage, comme si un essieux ne pesait pas un âne mort. Néammoins la garde est plus basse et les standards anti-ied sont plus soignés avec des roues. De plus il faut chercher 2 autres raisons : impact log et dégradation des infras. Il est prouvé par Stalingrad et Berlin et plus récemment par la Syrie que la chenille permet de tout passer. Merci de me faire connaitre les avantages de la roue à la guerre. M est avis que la consommation et les appros ont leur mot à dire.

    • Orion dit :

      Le coût d’acquisition ?
      .
      Le fait qu’un chenillé, déchenillé, ne retourne aussi facilement à la base, là où un véhicule à roues peut lui continuer à être roulant avec une ou deux roues endommagés.
      .
      Le débat Chenille vs Roues est vieux comme les systèmes.
      A mon humble avis le plus harmonieux c’est de disposer des 2 systèmes pour être flexibles selon les théâtres d’opérations.

    • Fabien dit :

      @ Anonyme
      Les mécaniciens et les cavaliers aussi: une roue se change avec des moyens autrement plus légers qu’une chenille. J’ai beau être sensible à vos arguments, les multiples galets, les crémaillères, les patins, les connecteurs, n’ont pas la même simplicité qu’un chassis à six roues… Mais à partie de trente tonnes, il faut répartir la pression par tous les moyens possibles. Et je possède un livre sur l’histoire des chars de la seconde guerre mondiale. Regardez ça: (O_O) : c’est la tête des Nazis face au T34/76.
      De là: Panther et Tiger II. Et là: (O_O) c’est la tête des américains dans la boue Normande face au fauves Teutons, biens plus à l’aise que les Sherman en terrain gras et boueux. La Rasputitsa, ça se mérite.
      .
      Sur la vidéo, on voit que c’est ce que les Américains adorent: technique et fictionel à souhait. Mais pour être crédible, la vidéo aurait du montrer l’engin dans la boue ou le sable. Si les promesses sont tenues, alors bravo!

  16. Matthieu dit :

    Si je ne me trompe pas, l’intérêt des chenilles est également d’avoir un train de roulement nettement plus léger que son équivalent en roue. Ce n’est pas cette idée de convertible qui va changer ça.

  17. dolgan dit :

    Nouveau? euh …
    Sinon, ce système semble surtout réunir les défauts des pneus ET des chenille . Mais aussi , il semble ne pas reprendre les avantages ni des roues, ni des chenilles.

    En usage Mili, à part certains véhicules spécialisés (génie?) , je vois pas trop d’usage d’un tel système.

  18. je suis toujours surpris de lire que les véhicules à roues sont plus légers que les chenillés alors que c’est strictement l’inverse. Un VBCI chenillé pèserait deux tonnes de moins que le 8×8 que nous connaissons, donc à masse égale il serait mieux protégé. Les légendes urbaines ont la vie dure. Si la chenille est associée à la masse c’est parce que les blindés lourds sont chenillés car un train de roulement à roues ne sera jamais aussi compact ni aussi léger qu’une paire de chenilles. quant à ‘invention de la DARPA elle est d’un intérêt limité car ce qui fait la force d’un train chenillé c’est d’être continu permettant ainsi le franchissement de d’obstacles et de terrain complexes. Un bon système CTIS fait la même chose que la roue déformable.

    • Lemaire dit :

      Merci Marc pour ton intervention évidemment pertinente de remise en perspective après tant d’années à concevoir des solutions de blindés.
      D. Lemaire

    • Castel dit :

      La chenille me semble quand même avoir un inconvénient :
      touchée par un projectile explosif de petit calibre ( genre FLG de 40 mm par exemple)
      la chenille risque de se bloquer, et le char ne pourra plus que tourner sur lui-même, alors qu’avec un véhicule à 8 roues par exemple, s’il n’y a qu’une roue d’endommagée, il arrivera ( peut-être) à continuer à se déplacer, même difficilement …

    • Fabien dit :

      @ chassillan marc
      Non, on peut coller des chenilles et des roues indistinctement, mais la pression au sol reste juge et jury en matière de mobilité: tirer à 80 km/h avec de la chenille éxige des matériaux et une surveillance constante de la chaine cinématique (galet, tuiles, connecteur)… car si jamais un seule élément devait lâcher, le blindé serait instantanément hors jeu. Et une tuile de plusieurs kilos qui part à 80km/h, ça fait déjà mal mais un véhicule de plusieurs DIZAINES de tonnes… L’idée me calme tout de suite.
      Et puis pas de chenille sur route: c’est le porte char!
      Alors que la roue permet plus délais entre les inspections, de meilleurs vitesse, cumule un usage tout terrain et routier… Mais elle s’enfonce dans la boue (une voiture n’est supportée que par 4 carte postales en termes de contact avec le sol…) et ne présente pas la même solidité.

    • Affreux Jojo dit :

      Combien pèseraient deux chenilles, un train de roulement, deux poulies tendeuses réglables, deux barbotins, des barres de torsions ou un système oléopneumatique sur un VBCI ? Deux tonnes de moins ?

      Certes mes souvenirs remontent à la génération AMX30, mais deux chenilles, c’étaient déjà presque 3 tonnes à elles deux seules…

    • heaume44 dit :

      J’ai déjà défendu, sur ce blog, le point de vue de Marc Chassillan concernant les trains de roulement à chenille et à roue.
      Voir Marc Chassillan intervenir lui-même me fait très plaisir.
      .
      @ Castel
      Oui, la roue a des avantages sur la chenille :
      – d’abord le point que vous soulevez ;
      – plus grande vitesse, surtout sur route;
      – moins de détérioration des sols, surtout en virage serré quand une chenille patine ;
      – moins de frottement au sol, donc économie de carburant.
      .
      La chenille permet de franchir plus d’obstacles que la roue, et de mieux évoluer sur du terrain « mou ». Tactiquement, comme vous l’avez dit, une chenille cassée immobilise l’engin.
      .
      J’écris tout cela sous le contrôle total de Marc Chassillan dont je salue la présence ici.

  19. lxm dit :

    Hum, je me disais bien que cela me rappelait quelque chose, dans un dessin animé de mon enfance, jayce et les conquérants de la lumière, les véhicules des bad guys ont des chenilles triangulaires.
    Qui se rappelle que le téléphone portable a été inventé par un gars fan de star trek et voulant reproduire sa technologie ?
    Comme pour les drones( sauterelles de l’apocalypse de jean), on remarque que les ingénieurs d’aujourd’hui ont grandi avec des jeux vidéos des années 1990-2000 qui faisaient déjà la part belle à l’évolution technologique en réseau, intelligence artificielle, armées robotisée, usine projetables etc..
    Jeune, on voit une image, on est fasciné, elle est fausse, mais du public, certains essayent de la rendre réelle.
    On parle d’auto-réalisation.
    Plus on est nombreux sur terre, et plus la probabilité d’auto-réalisation de tout ce qui existe comme idée a des chances de se concrétiser.
    Alors, quand on observe la quantité de films de zombis, on peut se demander si un type quelque part ne cherche pas à en créer, quelque soit la raison, comme par exemple faire combattre des morts pour éviter d’engager des soldats vivants dans un conflit.

  20. Kinowa dit :

    Pourquoi ne pas revenir à l’ E B R. Pneus, et roue métallique relevable hors tous-terrains.

  21. Daniel 1945 dit :

    Il y a quelques années certains annonçaient la mort de la roue et de la chenille avec l’invention du coussin d’air !

  22. Albe dit :

    Je me rend compte que les innovations fondamentales militaires sont régulièrement initiées par les américains. Si jamais cette « roue » trouve sa place sur des véhicules militaires, il est fort probable qu’on étudie cette option !
    Que doit on en penser ? Avons nous plus l’âme de suiveur que d’effecteur ? Ne somme nous pas assez puissant pour imposer nos innovations sur le marché ? L’innovation et le changement appartient elle vraiment à la culture française ?
    Nous disposons de très bons ingénieurs mais il est quand même dommage, que régulièrement, on se retrouve à emboiter le pas …

    • Nihilo dit :

      Votre contribution n’est pas juste.
      La France fait ses choix, ce qu’on lui reproche parfois : Leclerc et Rafale.
      La France a réalisé le VBCI, le Caesar, des SNA, des SNLE, des porte-avions, des FÉLIN, etc. Certes ils n’incluent pas de rupture technologique, il n’y a pas de rayons lasers, de sous-marins volants, etc. mais personne n’a expliqué à la France comment les construire. Et la France travaille sur le SCAF qui est l’équivalent du F-35.

  23. Castel dit :

    Il me semble qu’avec cette forme de roue, le confort de l équipage ne doit pas Etre « top » !!
    à vérifier…

  24. Eowya dit :

    A part faire grimper inutilement le cout de maintenance et d’achat des véhicules, cette solution est merdique : Un tank lourd aura toujours besoin de répartir le poids donc pas de roues. un tank léger aura toujours besoin de mobilité = roues.
    Mais surtout un tank a besoin dans tous les cas de figure de rusticité et de résistance, et mettre des roues pareils… C’est lui créer un talon d’Achille !

  25. Polymères dit :

    Beaucoup de commentaires déjà qui viennent contredire les idées reçues, pourtant tout le monde a raison, tout le monde à tort.
    .
    Quand on dit que la chenille ce sont les engins lourds, les roues pour les engins légers, il faut savoir remonter dans le passé ou cette réalité s’observait, cela ne veut pas dire qu’on ne peut pas mettre une chenille sur un véhicule de 5 tonnes ou mettre sur roue un véhicule de 20 tonnes. Mais par le passé, les technologies qui existaient faisaient qu’automatiquement un véhicule lourd était d’office chenillé quand un véhicule léger à faible tonnage était sur roue. A cette époque il était inconcevable (car la technologie étant ce qu’elle était) d’avoir un véhicule sur roue de 30 tonnes comme on peut en avoir depuis plusieurs années. L’idée du véhicule lourd chenillé et du véhicule léger sur roues, vient de là.
    Mais sur la mobilité, là aussi il faut quitter les idées reçues, un véhicule à roues d’il y a 50 ans et un véhicule actuelle n’a pas les mêmes capacités de franchissement, il ne faut pas se dire que rien à changer, que ce qui valait hier vaut aujourd’hui que le véhicule à roues c’est bon pour la route et la chenille ça passe partout. Vous pouvez avoir des véhicules à roues avec lesquels vous passez presque partout hors routes et ou il faut vraiment chercher la gadoue et le ban de sable pour le bloquer comme vous avez des véhicules chenillés qui ne passent pas partout, car ils sont trop bas, des chenilles pas assez large. C’est évident qu’avec des chenilles on accroche mieux, on ne risque pas de s’embourber et on fait moins attention à la nature du terrain, nul ne peut dire le contraire, mais il ne faut pas non plus, pour défendre cette position, dire qu’avec des roues, dès qu’on sort d’un chemin, on s’embourbe, tout comme on ne peut pas avoir les références des véhicules d’il y a 40 ans (le VAB en fait partie) comme pouvant se transposer sur le VBCI, le VBMR et autres. Ce n’est pas par ce que plus jeune vous avez conduit un veau en tout terrain qui ne faisait que de patiner et s’embourber en raison de son poids que cette réalité est une généralisation intemporelle. De même qu’il ne faut pas prendre la chenille comme étant le signe d’une véhicule « mieux protégés », la chenille ne rend pas un véhicule mieux protégé, là aussi c’est le même effet que du passé, le lourd (donc mieux protégés) était sur chenille le léger (moins protégé) sur roue. Non un Amx10P n’était pas mieux protégés qu’un VBCI et si on remplacerait les roues du VBCI par des chenilles sans toucher à autre chose, il ne serait pas mieux protégé, même si dans l’oeil on se dit que la chenille est symbole de protection. Là aussi c’est aussi les habitudes et l’idée de ce qu’on se fait du véhicule de combat qui entre en compte dans les positions de chacun.
    .
    Aujourd’hui on peut faire des véhicules lourds sur roues comme sur chenilles mais si le lourd et le léger d’hier reste dans les esprits au niveau du poids, aujourd’hui on peut dire qu’il l’est au niveau du soutien et du coût.
    Un véhicule sur roue, c’est un véhicule qui n’a pas besoin de porteurs pour se déplacer qui garde une mobilité importante (la mobilité ce n’est pas juste de pouvoir rouler partout, c’est aussi la réactivité), qui a besoin d’une maintenance plus lourde (+ coûteuse) et souvent spécifique.Les chenillés détruisent également les routes ce qui handicapent la manoeuvre global de toute la logistique derrière.
    Le chenillé à l’avantage d’un bon franchissement et n’a pas trop à s’inquiéter d’avoir des roues crevées, ce qui lui permet de mieux durer dans un combat plus intensif.
    Les deux ont des avantages et des défauts et il ne sert à rien de dire la roue c’est de la merde au cas ou et de se dire la chenille c’est le top, même si on ne s’en servira pas beaucoup, mais au cas ou, on en a…
    Il faut voir le besoin de nos forces et de ce qu’on mène, nous ne refaisons pas Stalingrad et ce n’est pas par ce qu’on a vu des vidéos de l’armée syrienne utilisant des BMP chenillés que ça veut dire que c’est la preuve qu’ils en ont besoin et que c’est parfaitement adapté, ils utilisent ce qu’ils ont et on pourrait très bien prendre l’exemple de ce qu’ils utilisent le plus et de ce qu’ils se servent le plus, le pick-up à qui on monte tout et n’importe quoi dessus.
    Nous avons une armée de projection et on cherche des capacités qu’on peut facilement et rapidement bouger sur de longues distances. Même si certains critiquent la route, il faut tout de même constater que nous ne sommes plus dans les années 40, des routes il y en a partout et ça relie toutes les zones urbaines ou se concentre les opérations, on ne fait plus des batailles rangées au milieu des champs en dehors des villes.
    L’idéal serait bien entendu d’avoir également un peu de chenillés (autre que les chars) sous les bras, mais si c’est pour qu’ils restent juste sur le papier, qu’ils ne soient jamais utilisés, car n’étant pas adaptés à NOTRE armée et NOS engagements ce serait vraiment stupide.
    Les conflits changent, les matériels évoluent et il est bon de prendre cela en compte pour tout le monde, il ne suffit pas de vouloir des chenillés pour perpétuer la tradition ou pour imiter les autres en partant du principe qu’on a tort et les autres ont raisons. De même qu’il ne faut pas s’enfoncer dans un « tout roues » qui pourrait être un inconvénient dans certains conflits.
    Nous avons clairement pris le chemin favorisant la roue, en lui donnant plus de places dans nos armées, ne laissant aujourd’hui que le Leclerc et dans une moindre mesure le VHM en chenillé. Erreur ou non, avant de faire travailler l’imagination demandons nous si depuis les 10 ans qu’on a le VBCI, si celui-ci a été un problème et une erreur pour nos besoins? C’est complexe à dire, les « pour », les « contre » seront partout et ça durera tout le temps je pense.

    • Nihilo dit :

      Merci pour cette analyse.

    • PK dit :

      @ Polymères
      .
      Deux erreurs à mon avis : les chenilles ont un avantage important sur la roue : elles réduisent la silhouette du véhicule (à véhicule équivalent, un train de roulement à roue rehausse sensiblement la hauteur du véhicule). Donc abaisse mécaniquement les chances de survie en augmentant la probabilité de tir au but (quelle qu’en soit les origines, d’un MTB adversaire ou d’un tireur à pied).
      .
      Penser que les routes sont suffisantes parce qu’il y en a partout est la seconde erreur. C’est vrai tant qu’on sera en conflit de basse intensité. Dès que les infrastructures seront détruites, en cas de gros coup dur, les engins à roue ne passent plus, y compris en ville (le futur champ de bataille ultime, prétendent les experts autoproclamés). Un gros barrage de gravas et le VBCI fait grise mine, coincé en attendant de se faire allumer par le premier cocktail molotov venu.
      .
      Que l’armée française ait favorisé la roue pour des raisons pratiques immédiates, essentiellement en raison du coût de MCO ET des opex africaines, ne l’empêche pas de se planter si cela se fait au détriment de l’abandon total de la chenille…
      .
      Comme dirait la Palice, quand c’est trop tard, on n’a plus le temps…

  26. Fred dit :

    A vue de nez, cette roue transformable, complexe, nécessairement lourde
    – ne permet pas de dépasser 30km/h sur route (on la voit déjà vibrer à 10Km/h)
    – ses vibrations vont endommager le véhicule et l’équipage
    – n’offre pas la surface de contact d’une vraie chenille
    – n’offre AUCUN amortissement ni de la bande de roulement, ni de la Jante : c’est rédhibitoire
    ………….. c’est de la merde :o)
    .
    Le « Multi-Mode Extreme Travel Suspension » est très convainquant en terme de vitesse sur gros obstacle (et sur dévers), mais je le suspecte d’être une usine à gaz, chère et d’un usage délicat.

  27. Faublas dit :

    Je ne suis pas convaincu par ce machin. Depuis des années il existe des kits pour mettre des systèmes à chenille sur des 4×4 (voir Land Rover d’époque ou sur Jeep) mais en carrément plus plat au sol, en forme de triangle.
    L’innovation serait par écartement d’arrondir vers la roue ou d’aplatir la bande de roulement, ce qui induit des systèmes mécaniques. J’ai peur que ce soit « complexe » et fragile (sable, boue, neige) et sur la photo, je ne vois pas d’apport par rapport à un vrai chenillé sur toute la longueur du véhicule. De plus ons se retrouve en configuration pneus plein, à gros crampons, qu’on peut difficilement assimiler à une roue.

    Et pourquoi pas simplement des systèmes démontables ? On change la roue pour le kit chenille ?

    • myl dit :

      Et tout cela pour ne gagner qu’une surface de contact au sol… comparable à un dégonflage prononcé.
      Gageons qu’un pneu conçu pour supporter ce traitement combiné à un système permettant d’y faire varier la pression à la demande serait bien plus simple et aussi efficace sur le gras… et incomparablement plus confortable sur route face à une solution qui n’offrira jamais amorti et équilibrage en mode « roue ».

  28. Albert dit :

    C’est bêtement une qiestion de coût, la chenille est plus chère, demande davantage de personnel ( dechenillage, guide pour manoeuvrer un tank), de plus, les engins en chenilles doivent être déplacés par train pour des longues distances car les aitorputes ne sont pas appropriéq

    • Chef Chaudard dit :

      Le plus étonnant est que si vous tapez « aitorputes » dans Google, vous n’obtenez pas des sites pornos, mais des liens sur les autoroutes 🙂

  29. Nihilo dit :

    Quelqu’un sait-il pourquoi le principe du Half-track a été abandonné alors que c’était la grande mode pendant la deuxième guerre mondiale ?
    J’avais lu que c’était parce que les avantages de chacune des deux solutions, chenilles et roues, était annulée par la présence des inconvénients des deux solutions.

    • Chef Chaudard dit :

      En fait, c’est exactement cela: sur ce lien https://www.youtube.com/watch?v=BMcivZPtnCw, l’auteur compare le half track à une sirène; si vous avez besoin d’une femme, choissez directement une femme, d’un poisson, un poisson. Une sirène ne remplace pas les deux.

      Pou résumer: les « half-tracks » ont des capacités en tout-terrain qui dépendent de la longueur de leur train chenillé. Plus il est court, moins les qualités en tout terrain sont bonnes, mais plus il est simple et performant sur route. Comme un engin à roues.

      Comme exemples: le « half-track » US est un camion qu’on a blindé et auquel on a remplacé les roues arrières par une chenille type kégresse. C’est simple, c’est mieux qu’un camion, mais c’est pas satisfaisant en terrain mou comparé à un chenillé.
      Le SdKfz.251 Allemand est un tracteur d’artillerie que l’on a blindé. En tant que transport de troupe, il cumule les défauts d’un train chenillé complexe, avec des roues à l’avant qui n’apportent qu’une plus grande facilité de conduite sur route (aux petits débattements, ce sont les roues qui guident l’engin. On n’a pas à freiner une des chenilles pour tourner). Facilité que l’on obtient facilement de nos jours (et même à l’époque, d’ailleurs)avec les engins à roue.

  30. Vincent-G dit :

    On fait plutôt la synthèse des inconvénients : un système très cher et très fragile pour un gain de surface au sol discutable … Concrètement, comment ce véhicule à roues triangulaires fait-il pour franchir une tranchée ou un fossé dans toucher le sol avec son châssis ?