La menace des drones est désormais intégrée à la préparation opérationnelle des unités de l’armée de Terre

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27 contributions

  1. Castel dit :

    Ce qui montre surtout, que l’armée Française doit s’ équiper en urgence de drones d’attaque genre « Reaper », car, c’est bien gentil d’avoir des drones de reconnaissances, mais, même si ceux-ci révèlent la présence de terroristes, s’ils sont repérés, cela peut leur mettre « la puce à l’oreille », et quand nos avions ou hélicoptères arriveront sur zone, ils auront sans doute eu le temps de se dissimuler, alors qu’un drone armé, pourra les engager dès identification…
    Concernant la protection de nos troupes contre ces engins, dans la mesure ou ceux engagés par les islamistes, sont dérivés de ceux que l’on trouve dans le commerce, et donc, en principe pas très performants, ne pourrait-on pas d’envisager de fabriquer un « chasseur de drone », bien plus rapide, et légèrement armé ( une mini-gun serait suffisante) de manière à pouvoir aller le détruire une fois repéré ?
    Bien sur, un moyen de détection spécifique serait sans doute nécessaire , pour le rendre un minimum efficace !!

    • tartocitron dit :

      Bricoler un drone à bas coup armé d’un pistolet est un jeu d’enfant:
      https://www.youtube.com/watch?v=DZuFFnbdTL0
      Ou d’une mitraillette:
      https://www.youtube.com/watch?v=7egyxKt3TMo
      La neutralisation de ces engins est aisé. Par contre un essaim de drones est plus compliqué:
      https://www.20minutes.fr/high-tech/1992623-20170110-video-pentagone-teste-essaims-drones
      ou
      https://www.lemonde.fr/videos/video/2017/11/27/mini-drones-tueurs-cette-fausse-video-souleve-de-vraies-questions_5221107_1669088.html
      La solution de s’en sortir est le camouflage et les talibans sont passés maitres en la matière avec deux fois rien.

    • J.Charles dit :

      Rheinmetall a déjà des solutions hyper efficaces avec des canons rapides et surtout des lasers, pour faire de la surveillance de zone. La portee est proche du kilometre et ca s’installe sur un camion. Très bien fait, peut etre ca pourra s’installer sur des griffons.

    • felipe dit :

      cela n’a rien à voir car il y a drone et drone. ne pas confondre le niveau tactique et les niveaux opératifs et stratégiques. le reaper agit à ces niveaux. l’armée de terre utilise les drones ou toute forme d’UAV depuis longtemps (certes pas forcément en nombre important) mais ce que souligne cet article n’ a rien à voir avec le reaper.
      ce n’est pas avec un reaper qu’on chasse le micro drone. le reaper est un véritable avion sans pilote destiné aux cibles majeures. on peut envisager une attaque par une formation de reaper armés contre une concentration de chars. mais ce n’est pas son rôle.
      cet article souligne deux choses :
      1/ le drone fait désormais partie du champ de bataille à tous les niveaux , jusqu’à celui de la section ou du peloton. cela implique des modes d’actions différents imposant une dispersion maximum.
      2/ le minidrone armé ou non doit être combattu au plus petit niveau. on est loin du reaper

      • Castel dit :

        Quand je parlais du Reaper, je ne pensais évidemment pas à lui pour la chasse au micro drones…
        Par contre, une fois repérée la zone d’ou sont envoyés ces drones, il serait intéressant, de pouvoir l »arroser pour pouvoir « casser » la logistique installée sur place….

        • Castel dit :

          Quand au « chasseur de drones », il s’agirait également, d’un mini-drone, juste un peu plus puissant pour pouvoir emmener de quoi neutraliser le drone en vol, si l’on a pas pu localiser ou se trouve la base opérationnelle de l’ennemi…..
          Donc, effectivement, rien à voir avec un Reaper, je parlais de 2 choses différentes !!

    • Wolff dit :

      Pour abattre les drones, il y a notamment high-energy laser (HEL) effector de Rheimetall.

      https://www.rheinmetall-defence.com/en/rheinmetall_defence/public_relations/themen_im_fokus/rheinmetall_hel_live_fire/

    • Alexandre dit :

      C’était assez prévisible je pense, étrange que cette technologie ne soit pas mieux maitrisé par nos militaires et que finalement en ce domaine actuellement nous n’avons pas de « version militaire » réelle, sans doute le seul domaine avec les armes légères ou les djihadistes peuvent rivaliser.

  2. tartocitron dit :

    Le tracking automatique du « DJI Phantom 4 » rend inefficaces les fusils anti-drone de brouillage électromagnétique du genre « DroneGun ».
    https://www.gqmagazine.fr/lifestyle/news/articles/le-dronegun-tactical-de-droneshield-larme-ultime-contre-les-drones/60142
    Mais une parade existe: le pistolet anti-drone lanceur de filet. Efficace et bien moins encombrant.
    https://www.rts.ch/info/sciences-tech/9316391-un-pistolet-anti-drone-presente-en-premiere-mondiale-dans-les-grisons.html

    • aurelien dit :

      Va attraper un drone à 300 m avec ton filet.

      • tartocitron dit :

        Pour neutraliser le DJI Phantom 4 a 300m, seul le rayon laser est efficace. Encore faut-il l’avoir sous la main.
        Le filet fonctionne a 50 m mais pas sur tous les drones. Avec un drone-cage comme le « Flyability elios », il est totalement inefficace.
        La seule solution est de se faire le plus discret possible par le camouflage pour éviter d’être repéré comme l’ont fait les talibans en Afghanistan contre certaines positions françaises.

  3. Leo dit :

    « Lorsqu’un soldat voit le drone, il doit écrire des compte-rendu et savoir se protéger. » Le CR doit décrire le drone et comment celui-ci est utilisé? Si c’est ça, en effet c’est à faire mais je ne pense pas qu’il faut un entrainement spécifique pour cela. De plus, cela n’aidera pas à combattre la menace dans l’immédiat, tout au plus cela aide à formuler des tactiques à utiliser dans le futur.
    Quelqu’un pourrait en dire plus sur ce CR?

    • Galahad dit :

      J’y pensais. Il faut des types qui ne regardent que le ciel, car on regarde que rarement en l’air. Des jumelles thermiques ou hypers-spectrale, des détecteurs qui triangulent la position du drone, etc, c’est une spécialité qui voit le jours. Mais c’est dommage que ce soit nous qui devons nous adapter à cette nouvelle donne imposé par daesh, et non l’inverse, la prospective est bien mal en point car cela n’a pas été anticipé. On a un temps de retard sur ce sujet, et dans une guerre symétrique cela serait fatal si l’ennemi pouvait trouver notre PC avec un jouet bon marché. C’est plus tactique qu’il n’y parait.

  4. Wrecker 47 dit :

    Pour l’instant seul le pistolet anti-drone semble le moyen actuel le plus efficace et ne demande qu’à ètre exploité et amélioré en version automatique avec plusieurs coups ,mais de plus: en distance ,car l’altitude peut-être variable ,or il n’est pas démontré que le pistolet en question puisse tirer à différentes distances sans moyens de visée idoine ni lunette de tir .
    Un type de munition de ce genre, devrait être mise au point pour être utilisée par des canons classiques …Pour l’instant il semble qu’on en soit encore à la « canardière »…Là aussi des canons classiques tirant des munitions type « canister » ou « chasse au gros gibier » pourraient être étudiées!…

  5. Charly10 dit :

    « un appareil comme le DJI Phantom 4 est capable d’éviter les obstacles et de faire du tracking automatique d’un objet ou d’une personne, grâce à sa fonction ActiveTrack. »
    Je possède ce type de drone, DJI PHANTOM 4 PRO + et je tiens à apporter quelques précisions ;
    La fonction « activ track » est intéressante, mais elle ne fonctionne correctement que lorsque l’objet suivi « homme, véhicule » a un contraste couleur suffisant avec l’environnement. Ce qui me fait douter sur l’efficacité réelle en cas de camouflage. Je vais remettre mon treillis et essayer.je vous rendrais compte ASAP.

  6. Polymères dit :

    C’est une menace nouvelle, une arme du « pauvre » qui lui donne accès a du renseignement (dans un environnement proche) mais également à nuire par des capacités offensives, même si très limitées, car les charges utiles d’un drone fait maison ou des drones grands publiques, une fois que vous y avez mis votre caméra, l’énergie (batterie et/ou carburant), au final au delà de la taille d’une grenade, vous n’arriverez pas à grand chose sans devoir débourser des milliers d’€ en ayant un drone largement plus grand.
    Quand on voit les munitions larguées, notamment ceux sur la base russe, qui sont pour moi bien représentatifs de la capacité d’adaptation et de conception qui va au delà du drone « jouet », on voit bien qu’ils ne peuvent pas faire beaucoup et que ces munitions sont généralement de l’explosif dans du plastique (ce qui limite l’effet anti-personnels). Mais si ces munitions ne font pas beaucoup de dégâts, elles peuvent être judicieusement être utilisé contre des cibles stratégiques, comme par exemple des dépôts de munitions, j’ai le souvenir du stade de Deir Ezzor en Syrie qui servait d’entrepôt (à ciel ouvert…) pour les munitions qui a pris feu après une attaque de drones, mais on peut également citer des dépôts de carburants (rappelons que nous utilisons souvent des réservoirs souples en opex, à l’air libre…) mais aussi comme pour les russes d’avoir les aéronefs comme cible.
    Donc cette menace, au delà de la destruction du drone, passe également par certaines mesures de protections de ces zones stratégiques ou qui sont précieux (un rafale ça se met sous abris, un camion, on s’en fout un peu).
    La nature des munitions font qu’il y a 3 modes d’attaques, l’attaque aveugle par passage, l’attaque verticale qui permet de cibler plus ou moins bien et l’attaque suicide. On doit avoir de bons moyens pour détecter les drones (que ce soit par le visuel, le son ou la détection de signaux). Pour la neutralisation il faut selon moi privilégier la « grenaille », soit via des munitions airburst (sur VBCI ou EBRC) pour les longues distances soit par cartouche type fusil de chasse pour la proximité. Je ne sais pas s’il est possible de « booster » les cartouches de chasse pour leur donner plus d’allonge avec plus de billes, quitte à créer un fusil un peu plus adapté, mais ça reste un bon moyen si la neutralisation du signal ne passe pas.
    Sinon, lorsqu’on est certain qu’il n’y a plus de fillettes, on lâche les aigles…

    • Sempre en Davant dit :

      Bien vu votre dernière phrase.
      Après les chasseurs d’oie d’Amérique du Nord, Cannuks ou Alaskien utilisent le Cal 10 qui balance dans les 65 grammes de plombs, ou plutôt de billes de tungstène.
      Avec du plomb de 2 ça décroche une oie à une bonne soixantaine de mètre contre 40 pour un 12.
      Les chasseurs qui me parlaient de ces binious là déconseillaient fortement de tirer avec l’épaule contre un arbre!
      Ça fait dans les cinq kg de canne à pêche à promener… Mais ça peut être utile contre ces nouvelles nuisances. https://www.outdoorlife.com/photos/gallery/hunting/turkey-waterfowl/waterfowl-techniques/2011/09/best-goose-guns#page-2
      Le chasseur de gibier d’eau préfère l’appelant et les douceurs de la hutte à la ripatonnante. Il pourrait y avoir une raison.
      Et même peut être contre ces trucs là https://www.qwant.com/?q=bateau%20ammorceurs&t=web pour ceux qui traînent au bord de l’eau.

  7. delacolo dit :

    tout est dit….
    « Lorsqu’un soldat voit le drone, il doit écrire des compte-rendu et savoir se protéger. Dans l’avenir, nous envisageons de simuler des attaques de drones », précise le chef de la cellule « 3e dimension » au CENTAC.

    le soldat doit écrire des comptes-rendu… au lieu de pouvoir neutraliser la menace avec des moyens adéquats.

  8. igor340 dit :

    Oui Polymeres!, je vous confirme que, nous, industriels de Defense tentons de trouver des parades à cette menace depuis presque 10 ans… (souvenez vous du survol de nos centrâles nucléaires )…Nous parvenons toutefois ici aux limites d’une approche occidentale de l’armement où le tout techno conduit et justifie les développements : comment et pourquoi vendre des matériels et algorithmes de plusieurs centaines de Keuros face à une menace à 300 euros?
    Le pragmatisme qui sied devant cet enjeu financier devrait inciter nos clients à mettre en dotation un shotgun par groupe de combat, et patrouille de police/gendarmerie…avec la formation et les munitions adaptées (zone ouverte : plomb, ZUB : gomcogne) mais…..

    • Sempre en Davant dit :

      Si vous parveniez a faire un détecteur simple, basé sur les diverses fréquences de commandes possibles et une reconnaissance des ordres de la « télécommande » d’un drone ce serait bien.
      Si en plus en répartissant les capteurs sur les hommes et/ou les véhicules ça pouvait donner un pointage goniométrique ce serait encore mieux.
      Si enfin le « truc » pouvait avoir un brouillage de bourrin par exemple en saturant de commandes absurdes les fréquence ce serait encore mieux.
      Naturellement : ni cher, ni lourd, ni encombrant, mais au contraire : rustique, frugal et simple!
      https://www.youtube.com/watch?v=aJksApHi9bU Pour les matins difficiles 😉

  9. Tannenberg dit :

    AMHA pour contrer la menace des drones, on peut deja adopter de simples mesures de protection, en systematisant l’usage de filets ad hoc au dessus des zones de parking par exemple. Pour le cote actif, le principal probleme vient de la detection et du ciblage, les drones en question ici dans l’article representant des cibles de faible empreinte visuelle (IR et optique), electromagnetique et acoustique, de la, le recours a la fauconnerie me parait etre la meilleure alternative en terme de rapport couts-efficacite.
    En tout cas c’est une excellente chose que les drones de cette nature soient integres aux scenarii d’intervention pour la formation des personnels, qu’on le veuille ou pas, cette menace fait desormais parti du paysage.

  10. Parabellum dit :

    La Défense anti aérienne est une des grande faiblesse de notre armée…on a fourgué tous les canon de 20 aux kurdes…et on n a pas de mitrailleuses gct genre gatling…rares mistral…tout est à revoir au lieu de simplement penser bss…pensons puissance d arrêt et saturation..pensons une autre guerre plus rusée…

  11. tito dit :

    On peut utiliser un rapace aussi.

    • tartocitron dit :

      On peut aussi rendre les hélices aussi coupantes que des rasoirs qui couperaient les pattes des ces malheureux volatiles.

  12. igor340 dit :

    Ce que nous parvenons à faire de mieux est de leurrer la ou les cartes traitant le signal GPS embarqué dans les machines, en les forçant à prendre en compte une autre coordonnée – évidemment celle que l’on a choisi – ; Brouiller les fréquences du spectre électromagnétique usuel est malheureusement une fausse bonne idée de par les effets secondaires physiologiques mais aussi techniques sur vos propres forces. Une perturbation même temporalisée ne règlerait pas le problème non plus : en effet, l’apparition d’une menace de ce type est justement une phase où les réseaux de communication (par exemple de transmission d’alerte, de désignation, de tracking, en mode data et/ou vocal) génèrent des débits importants…dans le monde civil, et parceque le spectre éléctromagnétique exploitable n’est pas extensible à volonté, beaucoup de services d’urgence pourraient être perturbés au moment même où nous en aurions cruellement besoin (hôpitaux, police, gendarmerie, sécurité civile, pompiers….) ;..Si il serait envisageable d’utiliser des rapaces pour des infrastructures sensibles (centrale nucléaire) leur temps d’efficacité opérationnelle est comparable à celle des équipes cynophiles ; Qui plus est ce sont des animaux strictement diurnes…. Pour conclure, une menace pas simple à régler.

  13. Tannenberg dit :

    On peut trouver tout un tas de video sur la neutralisation par mesure « cinetique » de ces drones, meme une fois qu’on arrive a les cibler, ils sont suffisamment petits pour etre difficile a choper par un tunguska (30mm) ou un shilka (23mm), et suffisamment robustes pour encaisser un bon nombre d’impact de plombs, meme a moins de 50m. La neutralisation par brouillage peut fonctionner si on a de quoi brouiller les signaux GPS et les signaux de transmission video en cas de pilotage immersif, cependant certains drones ont une capacite de retour automatique en cas de perte de signal, et il faut pouvoir disposer de l’equipement ad hoc en permanence, ainsi que des sources d’energie qui permettent de le mettre en oeuvre. Le laser serait peut-etre plus efficace, soit pour descendre le drone si on a suffisamment de puissance, soit pour neutraliser ses optiques, mais la encore il faut pouvoir trimballer l’equipement et ses sources d’energie pour l’avoir sous la main au bon moment. Bref, meme si nos armees disposaient de SATCP classiques en qualite et en quantite, ces drones continueraient de poser un vrai probleme de detection/ciblage/neutralisation.
    Donc, comme evoque supra, pour les installations statiques et infrastructures, filets de protection et fauconniers seraient sans doute la meilleure reponse, et pour les elements mobiles, mecas ou infanterie, on pourrait peut-etre imaginer une munition au graphite (sous forme de filament et de poussiere pour neutraliser les moteurs electriques et l’electronique) avec fusee de proximite pour le LG40, et former des binomes specialises avec un spotteur et un tireur? Je sais qu’il existe une munition airburst pour le LG40, par contre l’usage de ce genre de munition serait trop restrictif en fonction de la zone d’emploi (territoire national, zone urbaine ou de cloisonnement, etc…). Bref, comme je vois mal nos regiments d’infanterie former des fauconniers pour accompagner une section ou meme couvrir une compagnie, pour les elements mobiles, le principal defi est de trouver un systeme qui reste le plus transportable et le plus intuitif a utiliser.