Pour Mme Parly, le ministère des Armées n’a pas à distribuer des « chèques en blanc » aux industriels

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66 contributions

  1. Stoltenberg dit :

    L’Etat a cessé de faire des cadeaux aux industriels donc, réciproquement, les industriels ont cessé de faire des cadeaux à l’Etat. Cela semble être une suite plutôt logique.

  2. paul dit :

    Je suis de plus en plus agréablement surpris par Mme Parly.
    Après avoir réussi à faire bouger le budget de la défense, cette dernière s’attaque à un des plus gros problème des armées que sont l’innovation et la création ainsi que l’attribution dans le secteur de l’armement.
    Depuis maintenant trop longtemps la France se fait e****** par la DGA et certaines entreprises ce qui résultent par du matériel qui est obsolète quand il arrive dans les armées et pour un prix disons le qui frise le ridicule quand on voit le nombre acheté ( et parfois la qualité).
    J’espère qu’elle arrivera à quelque chose de concret ce qui ferait grandement avancer ce que reçoivent les soldats en bout de chaine.

  3. Polymères dit :

    C’est très bien, un bon signal envoyé aux industriels qui profitent de la vache à lait qu’est l’état. Si les enquêtes sont bien faîtes, certains excès pourraient disparaitre. Dassault, milliardaire, on peut aimer ses avions, mais ces milliards qui ont enrichit la famille, c’est aussi en vendant à prix d’or à l’état.
    Autre chose, celle ou l’on conçoit des éléments spécifiques pour garder le monopole de fournisseurs pour un matériel. Exemple: créer une dimension spéciale pour un écrou qui n’existe pas dans le commerce qu’on va facture 15€ (avec un bon bénéfice de 5€) grâce au monopole d’unique fournisseur, alors qu’à la base, l’industriel pouvait choisir un écrou à 50 centimes dans un marché civil bien fourni, mais vu qu’il n’y a rien à « gagner »…
    .
    En tout cas j’encourage vivement cette initiative. Plus généralement ce sont tous les contrats que passent l’état avec le privé qui devraient être bien analysés et ceux qui cherchent volontairement à profiter d’une administration peu regardante des détails pour se remplir les poches. Sans oublier ceux qui se jouent d’un système, ou ils diront pouvoir construire un bâtiment pour 2 millions juste pour évincer la concurrence et qui au final demanderont une rallonge de 500 000€, ça râlera mais au final généralement, ça signe et les entreprises sont rarement sanctionnées.
    .
    Par contre quand elle dit « que la France ne payera pas seul », fait-elle un appel aux industriels pour financer ces projets ou pense t-elle trouver des participations étrangers de futurs clients?

    • Leum dit :

      Dire que le Rafale est vendu a prix d’or quand il est moins cher que l’Eurofighter a l’achat comme a l’usage et que son développement est parmi les budgets aéronautiques les mieux maitrisés, la faible dérive (pas de beaucoup supérieure a l’inflation) étant en partis imputable aux retards voulus par l’Etat…

    • Carin dit :

      À polymeres
      Je pense que vous n’avez pas pris le bon exemple en parlant de dassault… c’est la seule entreprise de ce secteur ( armement) qui a développé certains de ses produits sur fonds propre… quant au rafale c’est un exemple de maîtrise de coût de R/D sur la scène internationale. Vous auriez pu parler de l’A400M qui en comparaison nous a coûté un bras alors que nous sommes plusieurs sur le coup, et il n’est pas encore tout à fait au point…. ce qui va nous coûter l’autre bras… sans dénigrer ce superbe avion qui va vraiment « casser la baraque » dans son créneau.
      Je pense plutôt que Mme Parly s’adressait à d’autres constructeurs d’armes qui se font financer leurs R/D sur le compte de la princesse france et proposent leurs produits aux mêmes prix qu’a l’export… export dont nos mili sont chargés de la promotion, et de la formation des différents personnels au prix que la sodexo pratique pour les cantines et autres hôpitaux!

      • Polymères dit :

        Les financements parfois aveugles que fait l’état, notamment à Dassault, lui a permis un enrichissement qui a rendu possible le développement de projet sur fonds propres, c’est une relation de de cause à effets.
        Moi ce que je critique, ce ne sont pas les produits Dassault, la société en elle même, mais le fait que cette famille est devenue milliardaire, l’argent ne se créer pas, il change de mains et les milliards de Dassault qui vont l’enrichir au delà du simple développement, viennent pour beaucoup de la poche des contribuables depuis des dizaines d’années. Dassault avait un monopole qu’il a défendu habilement dans une France recherchant « l’indépendance stratégique ». On a donc largement accepté les tarifs (essentiellement via les frais de développements et d’études) qu’il proposait, même s’ils allaient au delà du coût réel, ils s’en sont mis pleins les poches (même si cet argent est « caché » essentiellement derrière ses actions) car ils avaient le monopole en France pour fournir des avions de guerre.
        Dassault n’est pas seul dans ce cas là, mais la mort récente du de Serge, son « héritage » à plusieurs milliards était symbolique.
        .
        Vous évoquez l’exemple de l’A400M, mais au contraire, il est un cas bien différent de ce que je critique.Moi je pointe du doigt les entreprises privés qui « profitent » de l’état pour gonfler les factures et utiliser un monopole par la suite pour maintenir un enrichissement, avec l’A400M vous pointez du doigt un programme qui a dérivé financièrement. Mais faut-il rappeler que c’est Airbus le perdant dans cette affaire, c’est lui qui paye l’essentiel des surcoûts, il ne gagne rien dans ce programme, on ne peut pas lui imputer cette hausse comme s’il chercherait à profiter de l’état ou plutôt des états. Au contraire, bien qu’une partie de la hausse ait été accepté d’être pris en charge par les états, Airbus est constamment à devoir faire un bras de fer et à sortir l’argent de sa poche pour mener le programme à terme, il est même soumis par les allemands à des pénalités de retards. Donc oui l’A400M coûtera plus cher qu’au départ, mais ce n’est pas nous qui avons financés l’essentiel des surcoûts, c’est Airbus, nous, le gros problème aura été de gérer les retards et leurs incidences sur l’ancienne flotte. En tout, tous les pays clients auront payés 2 milliards d’€ en plus dans les surcoûts, à côté ils ont accordés une sorte de prêt de 1,5 milliards et Airbus approche des 7 milliards. certains disent qu’étant donné que l’état est actionnaire d’Airbus, c’est tout de même nous qui payons, quand on regarde l’action, elle n’a pas baissé, donc non, ce n’est pas le « contribuable » qui aura payé/perdu ce supplément.Sinon les seuls « cadeaux » donnés à Airbus par la suite, c’était au niveau des livraisons, mais comme je le disais, même la dessus les allemands sont allés chercher une compensation, alourdissant encore la facture.
        L’A400M n’est pas pour Airbus un produit à « bénéfices », bien au contraire et s’il n’était pas pris dans un contrat avec les états, il aurait longtemps abandonnés ce projet plutôt que de claques de milliards et ou même l’export ne risque pas (avant de nombreuses ventes) d’être profitable.

        • Contribuable dit :

          Alors si je lis bien, Airbus aurait versé des pénalités de retard à l’Allemagne mais pas à la France ? Savez-vous pourquoi ? Sommes-nous encore dans le sujet de la DGA trop favorable aux industriels, ou s’agit-il d’autre chose ?
          Merci de vos précisions.

          • Polymères dit :

            C’est l’Allemagne qui en demanda, la France (et d’autres) ont préférés éviter de mettre Airbus sous cette contrainte alors même qu’il sort chaque année des centaines de millions de sa poche pour finir le développement tactique et satisfaire les livraisons.
            Les Allemands outre l’aspect « bénéfice » ont utilisés les pénalités comme moyen de pressions, mais au final je crois bien qu’ils ont compris que ça ne servirait à rien et ils ont donc accepter un nouveau calendrier.
            Cela se passe au delà de la DGA et cela concerne avant tout les délais de livraisons (notamment des versions tactiques) et non pas d’un mauvais produit qui serait « accepté » par la France et « refusé » par l’Allemagne.
            Mais normalement on est très proche de la fin des mésaventures de cet avion, il aura laissé place à un programme plus coûteux pour les clients/partenaires (Airbus reste le principal contributeur aux surcoûts) mais ce qui aura causé le plus de problèmes cela aura été les retards qui ont poussés à chambouler notre flotte vieillissante arrivant en fin de vie, mais sans successeurs. On a utilisé la prolongation du transall, l’achat de casa235, de 4 C-130j, non pas par ce que l’A400M est mauvais, mais par ce qu’il n’est pas là à temps et en nombre.

    • MD dit :

      Dassault vendant ses avions à prix d’or à l’état: oui, c’est facile de la dire . On peut certes reprocher à la famille d’être milliardaire. Cependant il vaut mieux faire envie que pitié. Ensuite on peut relever ici:
      https://www.abcbourse.com/analyses/chiffres.aspx?s=AMp
      qu’en 2017, 71 % du CA a été réalisé à l’international pour l’aéronautique miliaire seule. Or Dassault est aussi un très important constructeur – et vendeur – d’appareils civils . Il est malheureusement difficile de savoir exactement quelle est la part des recettes qui est le résultat de ses seules activités dans le domaine militaire . Ce qui est cependant sûr, c’est que si Dassault se retirait de toutes ses activités militaires aéronautiques, spatiales, de recherche, etc… pour une raison quelconque ( éthique, morale, écologique, etc..), le groupe sera cependant capable bien de survivre . Pour 2016 par exemple, les recettes des commandes d’avions militaires étaient supérieures à celle des avions civils. Or cette année là était exceptionellement faste pour les commandes de Rafales.
      Si on y ajoute à ce qui relève de l’industrie aéronautique pure , militaire et civile, les résultats de ses autres activités et celles de ses filiales : développement de logiciels, CAO,…. ( en dépit de l’opacité des chiffres et des bilans , opacité de toute façon inhérente à toute société de ce genre , et pas seulement qu’en France), il est quand même bien difficile de reprocher au groupe de ne s’être engraissé qu’aux seuls dépends de la défense nationale française. Bien sûr , tôt le monde sait que les Rafales et les Mirages sont plaqués à l’or fin. Mais il faut tout de même admettre qu’ils ont aussi été vendus dans cet état là à d’autres pays. Et ces pays ont tout de même bien accepté de payer pour cela le prix fort. Tandis que ceux qui ont voulu trop marchander – soutenus d’ailleurs pour cela par des membres du gouvernement français et au moins un président de la république – se sont tous cassés les dents.

      • Polymères dit :

        La fortune Dassault, prenez la depuis le début.

        • Fabien dit :

          @ Polymères
          Ok, prenons là depuis le début: ce n’est pas parce que les Dassault sont riches qu’ils n’ont pas fait de cadeauxaux gouvernements, loin de là. Mais on parle d’avions, alors recollons au fil (pardon… coller/décoller, j’ai pas pu éviter.)
          Après guerre, la France se lance dans une politique ambitieuse de prototypes pour refaire son retard sur les U.S.A, les Anglais, et de là les Soviétiques qui volent sur moteurs Britanniques avec le MiG15.
          Et Marcel est très amis avec le ministre de la défense, son garde du corps dans les camps Nazis.
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          Mais ce sont les américains qui payent les frais pour armer la France, relancer son industrie et tenir les rouges à distance.
          L’ouragan? partiellement payé par les Américains
          Le Mystère? payé aussi par les U.S.A. en partie
          Le Mirage? Le mirage III est peu onéreux à l’achat, et il se taillera une belle carrière pour son rapport coût performance, qui lui assureront un gros succès à l’export. Le Mirage IV sera si vite mis au point sur les base du III que Dassault rendra de l’argent à l’issue des tests.
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          Les mirages V, Balzac, F2 et F1 seront financés en interne, tout comme les 2000 et 4000.
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          Mais pour avaler le concurrent, pour suivre le souhait de l’état qui voulait un gros secteur aéronautique unifié, le gouvernement s’est engagé sur une grosse quantité d’achat de F1: c’est le gouvernement qui a voulu unifier Dassault et Breguet.
          Il n’y a que pour projets acceptés que l’état à mis la main à la poche pour les exemplaires de présérie, quand au dernier né, combien de milliards de dérapages de notre poche face au F22, Eurofighter et autres F35?
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          La fortune des Dassault, c’est l’export, l’electronique et une gestion fiable. Et cela marche car dès que les américains on voulu copier la recette, le F16 de general Dynamics s’est imposé.
          Si Dassault avait autant d’actionnaires que LM, ont ne verrait surement les dividendes qui ont permis de créer son empire.
          .
          Mais voilà: Le groupe Dassault, c’est une famille et des collaborateurs, et celui qui va mener le groupe… est un comptable. Les héritiers ayant reçus des tâches qui les tiennent loin du siège général: Serge Dassault y a mis un point d’honneur.

    • Allobroge dit :

      Oui mais dans votre exemple d’écrou, ce dernier à le Label aéronautique militaire par exemple et ça c’est sensé valoir de l’or car vérifié tous les deux écrous à la fabrication alors que dans le « civil » c’est vérifié tous les dix !. Alors vous pensez bien !…

    • Miaou dit :

      Parfois on donne aussi un diamètre spécifique à une pièce car elle a des caractéristiques techniques très spécifique(ex : écrous à forte teneur Rhénium (https://www.ptable.com/?lang=fr)). Le diamètre fait alors office de détrompeur. Payer 15€ un système qui évite de perdre une machine à 10millions €, cela peut faire du sens. Évidement, vu de l’extérieur, c’est juste un écrou gris comme beaucoup d’autre.

    • CPJ94 dit :

      Autant je suis d’accord avec Polymeres pour que les industriels soient forcés à considérer les Armées comme tout autre client, avec les mêmes devoirs, autant l’exemple des fixations (écrou) est au moins en partie faux … si certaines sont spécifiques car assurant de fonctions de résistance spécifiques à l’aéronef, beaucoup d’autres sont des familles de produits »standard » fabriquées sur spécifications techniques et se retrouvent sur les Mirage, Falcon, Cessna, Bombardier … etc …

      • Polymères dit :

        Et si je vous dis que ma référence c’est un équipement individuel du combattant? Je n’ai jamais dis évoquer un écrou pour un aéronef.
        Ou sinon savez vous que le joystick pour contrôler la tourelle du VBCI coûte plus de 30 000€ ? Savez vous que pour remplacer les bipieds du Famas classique au Famas félin cela représente 600€ par bipied? Je vous dis combien coûte un chargeur?
        Alors qu’il puisse y avoir des choses « spécifiques » au matériel aéronautique, je veux bien y croire, mais globalement (et c’est ainsi partout) les industriels conçoivent des produits, sans tenir compte de l’existant afin de se créer un monopole ou le possédant déjà, peuvent se permettre de facturer à des prix qui dépasse l’entendement et qu’on accepte par ce qu’on a « pas le choix » pour assurer la MCO.
        Bien entendu, ce n’est pas partout comme ça, il y a de nombreuses choses qui sont complexes justifiant le prix ou qui sont vraiment spécifiques, comme d’autres qui sont au prix du marché (ou parfois on se demande pourquoi on facture la TVA…). Il y a parfois des choses à revoir et à prendre en compte dès le début d’un programme, exploiter l’existant, l’adapter, mais quand on sait que l’état signe presque à l’aveugle et n’est pas très regardant sur ce qui se passe chez l’industriel, ben ces derniers en profitent pour s’assurer que la MCO qui suivra la livraison lui reviendra et lui rapportera beaucoup, car c’est là qu’il se fait le meilleur bénéfice.

  4. 6G dit :

    En d’autres termes, la prestation industrielle jusqu’ici réalisée et contrôlée par la DGA aurait-elle été que moyenne et payée à un prix surestimé ? Le contribuable appréciera.

    • Alexandre dit :

      C’est bien d’aller dans ce sens oui mais le contribuable n’appréciera jamais vraiment, l’armement ne sera jamais directement profitable, conserver un niveau technologique et technique élevé coute de toute façon très très chère, c’est l’une des particularité de l’état Français avec une protection sociale élevé, c’est quand meme en grande partie de ce qui me fait etre optimiste pour ce pays.

      • 6G dit :

        Noter bien que les rapports de la Cour des Comptes sont de plus en plus lus et que les blogs spécialisés le sont aussi, de quoi éclairer le contribuable que nous sommes. La haute technologie coûte cher, peut-être (certaines mais pas toutes), mais de là à constater des variations positives de 25% sur le coût final d’un produit sans justification précise, il y a un pas à franchir. Accepteriez-vous d’acheter un produit DGA bien plus cher que l’équivalent fourni par une société référence dans le domaine ?

        • Alexandre dit :

          Non je ne l’accepterais pas et je suis très favorable à un examen apporfondit des projets que les industriels nous mettent sur la table avec en ligne de mire la possibilité d’acheter ce qui existe déjà et pas de dévelloper systhématiquement tout et n’importe quoi. Par contre je garde à l’ésprit que c’est aussi l’ancienne façon de faire qui fait de nous des leader dans le nucléaire, le féroviaire, c’est en France que sont fabriqués une partie des gigantesques navires de croisiere et c’est uniquement grace à un soutien financier gigantesque de l’état. Si l’on restreint trop nos « gros projet natiaunaux » les privés les abandonneront tout simplement, les chantiers naval en sont un bel exemple.

  5. Ph52 dit :

    Vingt-cinq après avoir supprimé la Direction des Recherches et Études Techniques, on s’ aperçoit des inconvénients de sa suppression.
    Il est vrai que comprimer les dépenses n’est plus dans l’air du temps.

  6. Ph52 dit :

    Quant à diviser par deux le nombre de phases d’un programme, c’est aller bien loin. Outre une réduction de délais de certains programmes, cela surtout pour conséquence d’augmenter fortement les probabilités d’échecs techniques et de dérapages financiers.
    Beaucoup de programmes durent trop longtemps car la contrainte budgétaire a obligé à étaler.
    Bienvenue dans un monde meilleur à 2% du PNB !
    S’ il n’arrive pas une nouvelle crise économique d’ici là ….

    • tartocitron dit :

      Le programme de Parly ne comporte 2 phases: initialisation et retrait du service.

  7. LM dit :

    Personnellement, cette mentalité « cost killer » me fait très peur.
    Dans l’industrie classique, cette volonté du prix avant tout a provoqué la délocalisation des 3/4 des entreprises françaises ou leur disparition. Disparition remplacé par des entreprises 100% étrangères à bas coût.
    Oui il faut jouer en équipe : militaires (utilisent le matériel et sont sur le terrain) + les industriel et leurs ingénieurs (seuls capable de concevoir et fabriquer les matériels) + la DGA et ses militaires ingénieurs (dont la mission est de faire le lien entre les 2 premiers).
    Oui la DGA doit être reformé, car c’est devenu un monstre administratif et technocratique qui complexifie beaucoup de chose uniquement pour justifier sa présence…sans jamais fabriquer ou utiliser quoi que se soit.
    Évidement c’est à elle de fixer les cahiers de charges aux industriels en écoutant les militaire et en suivant l’évolution des technologies mais pas avec 9700 employés !
    Mais pour en revenir au payement des industriels, qu’elle société se lancerait aujourd’hui dans un prototype à plusieurs million d’euros si il n’est payé que dans 20 ans lors de son entré en service : aucun ou seulement les super gros.
    Super gros qui seront soit chinois américain ou européen, ayant seulement un produit dans chaque gamme.
    Quand cela arrivera, notre défense sera pied et poing lié face à des entreprises a-national pesant des dizaines de milliard, basé dans un paradis fiscale.
    Arrivé là, les demandes des militaires et gouvernement français n’auront plus aucun poids.
    Nous perdrons de fait notre indépendance militaire (A moins de faire la guerre sans armes…).
    Mais n’est ce pas là, la volonté de notre cher président et son européisme/libéralisme béa ?

    • TINA2009 dit :

      Bsr LM !
      Je vous rejoins : LA cloche sonne pour la DGA !!!!! On poursuit le processus engagé par MME parly , Mr MACRON et leurs mandants, à une vitesse de plus en plus rapide : cela ne sera pas sans conséquence pour nos armées, notre DGA, nos institutions tranverses, notre paysage industriel, notre niveau d’initiative et entrepreneuriale, sur le territoire national !
      Quant à nos armées , elles ne sont que des utilisateurs : Tout comme les députés européens et nationaux, elles n’auront , progressivement, qu’ un avis consultatif !

      • Je doute fort que le Président-chef soit dans ce coup-là (rien ne permet de supposer qu’il y soit), pas plus qu’il n’était dans le coup de l’accusation de trahison adressée à Bercy. Je crois au contraire, comme W47 hier mais plus loin ici, que Madame Parly prend le risque de se faire virer.
        Ce qui n’est d’ailleurs pas forcément un mauvais calcul politique.

        • TINA2009 dit :

          Bsr roger dubreuil !

          TOUT permet d’affirmer qu’il y est , notre MACRON ! Un peu de recherche , Seigneur!
          Désolé Mr ROGER ! Il est le 1er relais de ses mandants : Il est commandité !
          Et ce sont moi , mes frères et nos successeurs en supportent les conséquences!

    • Alexandre dit :

      L’industrie classique, c’est l’indexation des salaires des dirigeants sur le court de l’action qui est responsable du désastre industriel, ça mériterait des procés d’ailleurs.

      • Fred dit :

        @ Alexandre
        Pire que cela encore : même un dirigeant surpayé qui a réduit la profitabilité de l’entreprise durant son mandat, part avec un parachute doré !

        • Alexandre dit :

          Oui c’est terrible et tellement pitoyable de voir ça dans nos sociétés, mais dés qu’on parle un peu de régulation et de controle on est un rouge alors difficile de débattre de ça j’ai l’impression.

  8. Wrecker 47 dit :

    …çà fait quarante ans que ces gens se sucrent sur l »armée !Il est grand temps de réagir!On parie qu’elle se fera virer ?…Elle gène trop de maffieux du monde industriel de l’armement…

  9. Stoltenberg dit :

    Oui, une armée française de pacifistes sous équipés comme en 40′, c’est ce que vous aimeriez voir.

    • Buron dit :

      Non des pacifistes capable de légitime défense avec une armée qui protège vaillamment ses dépôts d’explosifs* #centralnuke. lol

    • Wrecker 47 dit :

      @Stoltenberg …çà devient du harcèlement vos propos !

  10. Bricoleur dit :

     » il s’agit de « décloisonner » le travail entre la DGA et les états-majors ». Il est temps ! Il faut savoir qu’à l’heure actuelle, en fonction de l’IM 1516 (1), l’EM n’a aucun pouvoir de modifier le « pavé » constitué par les STB (spécifications techniques de besoin) rédigées par la DGA pour les industriels. Or, la DGA en rajoute souvent (j’ai déjà cité 106 items pour l’ergonomie pour un système assez simple) , complexifie, et donc fait monter les prix, sans que l’EM utilisateur puisse intervenir. Quant la STAT reçoit le matériel, c’est trop tard. Bravo à Mme Parly de mettre un coup de pied ( en cette période de coupe du Monde de foot) dans la fourmilière à 9200 individus.
    (1) Instruction ministérielle de base qui aboutit à appliquer la même procédure pour un sous-marin nucléaire et un camion.

    • Fran17 dit :

      Tout à fait d’accord pour simplifier le processus de l’im 1516 et impliquer la STAT plus en amont (encore faut il qu’elle en ai envie …) mais on fait croire que les armées n’ont aucun droit de regard ou de possibilité d’intervention dans l’´elaboration des specs techniques alors que de nombreux officiers supérieurs des armées sont en poste à la DGA pour justement suivre les programmes d’armement. Alors que font ils ?

  11. Acteur dit :

    Il est triste de voir une ministre aussi loin des réalités de l’industrie de défense. Contrairement aux idées reçues, bien souvent c’est l’Etat qui est le client majoritaire, et qui fait subir aux industriels ses lubies en termes de performances tout en mettant la pression sur les coûts. Mettre encore plus sous tension les industriels, sans leur accorder plus de moyens ? C’est la meilleure façon d’arriver à des systèmes d’armes plein de défauts car les jalons seront passés dans l’urgence, les finances prenant le pas sur la technique. Des produits de moindre qualité, et d’autant plus difficiles à exporter vu les velléités de la ministre. Autant dire que ces orientations conduiront à la mort de l’industrie de défense française, qui a déjà bien du mal à survivre dans un monde de plus en plus concurrentiel. Quand l’Etat se retrouvera face à des industriels en réelle situation de monopole, américains ou chinois, et qui n’auront que faire de leurs exigences, l’indépendance militaire française aura bel et bien disparu à jamais. C’est rassurant d’être gouvernés par des acteurs qui voient plus loin que le bout de leurs pieds !

  12. maxime dit :

    Sujet complexe que la position du curseur entre indépendance stratégique industrielle d’un côté, et rapport qualité prix de l’armement fourni de l’autre.
    Aucune étude ne vient prouver que la situation antérieure était pire, quand l’Etat était son propre fournisseur. Cela demandait sans doute de bons administrateurs, et un pouvoir politique suffisamment solide pour résister à toute forme de démagogie. Mais tout cela a disparu, et la loi du marché s’est affirmée comme la première des lois. Pour le meilleur et pour le pire. Il sera très difficile de faire machine arrière.
    Je salue donc ces belles paroles de notre ministre, mais je ne vois pas vraiment sur quels leviers elle compte agir pour leur faire dépasser le stade de la communication.

  13. tartocitron dit :

    « notre pays ne paiera pas seul pour des systèmes d’armes qui bénéficieront à d’autres ».
    Les industriels seront donc obligés de répartir leurs coûts de développement et d’augmenter leurs prix. Selon la loi de l’offre et la demande cela se traduira par moins de vente. Ce que Parly gagne, Bercy le perds.
    Sans compter que les industriels vont tout faire pour développer un produit modifiable à souhaits avec des tas d’options possibles pour répondre aux besoins de l’export. Cela aboutira à un produit usine à gaz et coutera plus cher en développement.

  14. Lorsque les partis politiques ont repris le pouvoir en 1969, la DGA a reçu pour mission de promouvoir l’industrie d’armement française.
    Ainsi s’est développé peu à peu, devenu quasi-officiel, un pouvoir politico-industriel qui faisait de l’armée un testeur de matériels destinés à l’exportation. C »était une armée d’appelés presque pas du tout utilisée en opérations, alors c’était possible sans trop d’inconvénients.
    Mais lorsque les opex ont commencé à se développer (1978) l’on a commencé à comprendre que l’on avait inversé les priorités : l’industriel avant l’opérationnel, ce principe produisait des matériels inadaptés aux besoins réels, arrivant tardivement et au compte-goutte, chers. Et sur le terrain, ça donnait des situations terriblement dangereuses.
    Heureusement, “la chance, ça se mérite” : sur le terrain nous avons eu beaucoup de chance.
    .
    Aujourd’hui, cinquante ans après la création de la DGA et pour la première fois, un ministre ose enfin dire que ça ne peut pas continuer comme ça. C’est un véritable changement d’époque et de culture.
    L’industrie d’armement française va s’en trouver fort bien parce que, jusqu’à présent ultra-protégée et disposant d’une clientèle captive depuis cinquante ans, elle avait oublié d’être concurrentielle.
    .
    En remédiant à un scandale comparable à celui des industries pharmaceutiques détenant le pouvoir au ministère de la Santé, Madame Parly va être soutenue par les militaires et leurs sympathisants (les anciens comme moi, les familles, etc) : dans le corps électoral, ça fait du monde.
    Après avoir clairement accusé de trahison les comptables qui n’exécutent pas les budgets (au futur mais implicitement au passé et au présent), Madame Parly fait très fort.

  15. EP04 dit :

    Pour citer un cas réel en matière de délai, dans le cas du programme Barracuda, les critères de choix des fournisseurs établis à l’époque par DCNS étaient dans l’ordre 1. Respect des délais 2. Technique 3. Coûts.
    Moins de 2 ans après, DCNS négociait avec se fournisseurs un report de délais parce que de son coté, DCNS n’arrivait pas à fournir en temps les données d’entrée prévues…

    En bref, les objectifs de délais sont politiques et pas industriels, on jure croix de bois croix de fer (EMM /DGA /etc..) qu’on ne déviera pas du programme et au final, un délai supplémentaire fait l’affaire de tout le monde et ça sous les applaudissements de Bercy qui décale les paiements de 2 ans sur tout le programme (on oubliera les larmes des sous-mariniers qui vont continuer à naviguer sur leurs vénérables SNA prolongés..).

    Quant aux négociations avec les industriels, peut-être serait-il nécessaire de s’attaquer sérieusement -cette fois- au pantouflage. Un nouveau chantier à ouvrir pour Mme Parly!

  16. Arnaud dit :

    A notre époque, la DGA est devenue un mamouth. Son expertise est très surfaite, la plupart de ses études s’appuyant sur une vérification des études remises par les industriels (qui choisissent surement les hypothèses les plus favorables à l’Etat, on s’en doute….). D’ailleurs, pour ce qu’il en reste, on peut se demander combien de temps la DGA peut encore durer…

    • Fran17 dit :

      En terme de mammouth, la DGA ne fait pas pire que tous les autres corps de l’etat et des Armées, essayer de faire livrer un matériel technique au sein des armées et vous verrez que l’on plus proche de l’armee mexicaine que d’amazon
      Il est vrai que souvent l’expertise se résume à la vérification de documents fournis par l’industriel, et alors on fait quoi ? On les croit sur parole ? Quand on qualifie un matériel, on s’engage sur sa sécurité et parfois sur ses performances et donc oui pour éplucher un doc de justification d’un domaine il faut avoir un niveau de connaissance et une expérience technique pour lever le loup

  17. Merci à tous pour vos commentaires qui permettent aux citoyens de base de mieux comprendre les enjeux de cette réforme. Une petite remarque qd même sur l’armée française de « pacifistes « sous-equipee » de 1939,
    même si tout mensonge comporte une part de vérité, ce sont les choix de matériels et la manière de les utiliser et enfin le moment trop tardif de notre réaction qui sont responsables de notre défaite ou politiques et haut commandement ont largement participe.

    • Ancien dit :

      Merci à vous, citoyen de base Lefeuvre, de montrer votre attention à ces questions qui vous concernent autant qu’elles concernent les spécialistes. Vous parlez de la défaite de 1940 : on peut longuement épiloguer sur les responsabilités. On a d’ailleurs commencé dès le procès de Riom, inutilement.
      .
      Ce qui est surtout intéressant (essentiel, à mon avis), c’est que la défaite de 1940 constitue le fondement (= la fondation, le soubassement) de la politique de Défense de notre Cinquième République.
      .
      Je ne développe pas, ce serait trop long ici.
      Le risque désormais (mais je crois que nous en sommes tous bien conscients) ce serait de s’enfermer intellectuellement dans cette doctrine (pourtant encore valable, à mon avis) sans être capable d’évoluer.
      .
      C’est pourquoi j’apprécie particulièrement que Madame Parly semble décidée à secouer pas mal de pesanteurs et de routines.

  18. Auxsan dit :

    Finalement, mettre une économiste n’était peut être pas une mauvaise idée…

  19. Plusdepognon dit :

    Nous allons faire comme les USA ou les allemands : pas un pas sans industriels.
    Ne parlons plus de souveraineté nationale ou de domaine régalien… c’est tellement 20ème siècle !
    https://www.arte.tv/fr/videos/064510-000-A/patrie-et-profit-le-business-de-la-defense/
    https://youtu.be/LJ3GBTDd8M4
    Enfin, continuons de faire l’autruche en ce qui concerne notre pays et les affaires du monde, tiens il y a foot ce soir !
    https://youtu.be/luJBZfVWhXM

  20. oiesauvagesversle59 dit :

    Bon, décloisonner la DGA d’avec l’Etat Major me semble une évidence, c’est le cloisonnement qui est scandaleux, et ce depuis la création de ce machin a Théodule.

    Cette administration inutile pourra ainsi continuer a exister tout en cessant de nuire (sauf aux finances de l’Etat).

    La suppression de la DGA aurai été souhaitable.
    Lorsqu’un donneur d’ordre a un projet, il engage une ou plusieurs entreprises, y’a pas besoin d’intermédiaires.
    Cela se fait comme cela dans la vie civile.

    • dan78 dit :

      Oui ainsi on crée un service achat par armée. ….. retour vers les années 1950…riche idée.

    • Amasylver dit :

      Plus de DGA ? Peut être, mais acheter des matériels de haute technologie sans compétence technique, c’est le meilleurs moyen pour que les industriels vendent ce qu’ils veulent, aux prix qu’ils veulent. Il ne faudra donc pas oublier d’embaucher des ingénieurs parce que les armées n’en n’ont pas.

  21. Machin dit :

    La plus grosse erreur a été de créer la DGA…

  22. Professeur Bonus dit :

    Comme il y a une DGA au ministère des Armées il faut créer une DGP au ministère de la Santé pour promouvoir l’industrie pharmaceutique française.
    .
    Pour que les malades français, qui coûtent cher, servent quand même à quelque chose : tester, au péril de leur vie, les produits pharmaceutiques français destinés à l’exportation.
    Ainsi on sera cohérent.

  23. Wrecker 47 dit :

    La plupart des cadres techniques de la DGA qui quittent l’institution, n’ont aucun mal à se réinsérer parmi les « boites « avec lesquelles ils étaient de près ou de loin en contact étant encore à la DGA …
    Ces derniers étant aux premières loges des achats ou de la sous-traitance; ils se sont créés des réseaux qui savent comment les » aider »en cas de besoin …ou leur renvoyer l’ascenseur après , bien qu’en théorie cela leur soit formellement interdit durant cinq ans,sauf autorisation spéciale … Mais ,bon les passes-droits deviennent des habitudes!

    • Fran17 dit :

      Évidemment cela ne concerne que les cadres de la DGA … aucun officier supérieur des armées ne travaille chez Dassault, Thales ou MBDA après sa mise à la retraite ou encore mieux en 2 eme section

  24. Bricoleur dit :

    Du calme … La DGA a été très utile en son temps: mise sur pied de la dissuasion nucléaire, transformation des « arsenaux » de Colbert et successeurs en société désormais viables et capables d’exporter, et j’en passe. Le problème est récent: il s’agit de savoir démanteler un organisme à effectif pléthorique s’agissant de la conduite des programmes – qui, en très grande majorité peuvent être traités entre EMs et industriels – et de garder un élément capable de promouvoir la recherche amont d’Etat – avec les industriels – en matière d’armement, afin de ne pas se faire dépasser techniquement. Cela, c’est du domaine politique. Le mouvement a été initialisé sous Hollande par JYLD par le rapprochement des expertises techniques de la DGA avec les services « techniques » des armées. Exemple de la Marine sur TOULON en 2017 http://www.colsbleus.fr/articles/10020.
    Madame Parly qui connaît bien les mammouths à tuyaux d’orgue que sont Air France et la SNCF est sans doute capable d’accélérer et finaliser le mouvement. Tant mieux.

    • Fran17 dit :

      Effectivement on voit régulièrement le résultat de son brillant passage chez ces 2 fleurons français …

  25. Roger Dubreuil dit :

    La DGA a été créée en 1969, comme je l’écrivais dans ma première contribution.
    Créée par les partis politiques aussitôt après le départ du Général de Gaulle.
    Le nucléaire, ce n’est pas la DGA et ce n’est surtout pas celle qui sévit sur nos équipements depuis cinquante ans. Le nucléaire, c’était la DMA, au service d’un projet politique qui ne consistait pas à « promouvoir l’industrie d’armement française ». Pas du tout pareil.

  26. Ancien dit :

    La DGA d’aujourd’hui ne ressemble pas plus à la DMA d’autrefois que Macron ne ressemble à Charles de Gaulle.
    Tout mon soutien à Madame Parly pour mettre fin à la confusion.

  27. Amasylver dit :

    Il faut effectivement renforcer la fonction « Enquête de coûts ». Faire des enquêtes « à priori » pour aider les acheteurs DGA lors des négos puis des enquêtes à postériori lorsqu’une tranche est terminée. Dans les marchés, un article pour plafonner les marges. Si l’enquête à postériori révèle que l’industriel a margé au delà du plafond fixé dans le marché : un titre de perception pour récupérer le pognon. Et pas d’état d’âme!!! Dés qu’un industriel rencontre un aléa, il va voir son responsable de programme favori en pleurant pour lui demander qu’on lui notifie son avenant de plus value. En plusieurs décennies, je n’ai jamais vu venir aucun industriel demander un avenant de moins value pour cause de marge scandaleusement élevée. Ensuite, revoir le nombre d’enquêteurs de coûts du BEDC (Bureau d’Enquête des Coûts de la DGA). Je ne donne pas le chiffre actuel ici (classifié?) mais incommensurablement disproportionné par rapport aux Ricains (calcul homothétique réalisé bien évidemment pour comparer).
    Sujet non abordé, les aides déguisées données aux industriel à travers les marchés publics, OMC oblige . Mais ça, c’est un autre sujet.

  28. Bricoleur dit :

    En fait, la DGA n’a été créée qu’en 1977, par transformation de la DMA créée en 1961. Voir l’étude historique très documentée de 2002 sur les origines de la DGA http://www.cannes-aero-patrimoine.net/pdf/DGA_origines.pdf . On y trouve une chronologie qui fait remonter l’origine de la DGA à 1954 (Secrétariat d’Etat à l’ Armement).

    • Roger Dubreuil dit :

      Pour la création de la DGA en 1969, je me suis référé à mon souvenir (je suivais assez bien, à l’époque) : créée “dans la foulée” de l’appellation “ministère de la Défense” en 1969 à la place de “ministère des Armées”. Ministre Michel Debré (ancien Premier ministre), Premier ministre Jacques Chaban-Delmas (maire de Bordeaux), Président Georges Pompidou (autre ancien Premier ministre).
      C’était peu après mai 68 : la question principale dans le milieu politico-médiatique était la durée du service militaire (et, plus discrètement, le développement ou l’atténuation de ses inégalités : sursis, reports, dispenses, affectations proches du domicile…). Pour le reste, on n’avait pas opex360 et il fallait vraiment chercher l’info.
      Pour la création de la DMA en 1961, je me suis référé tout simplement à wikipedia.

  29. kaleunt dit :

    Il est effectivement gand temps de moderniser le fonctionnement de la DGA et les procédures d’acquisition de matériel.
    Néannmoins, les armées seront toujours tributaires de décisions budgétaires, par essence politiques, qui conduisent à la gabegie maintes fois signalées par la Cour des Comptes notamment sur le programme FREMM. La marine nationale pourrait aujourd’hui voir arrvier en flotte les 18 bateaux initialement prévus si le programme avait été respecté.