L’épave a priori complète d’un bombardier américain B-17G repérée en mer du Nord

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9 contributions

  1. Clavier dit :

    Curieux de voir du sensationnel dans la découverte d’une épave de ce bombardier surtout à cet endroit .
    Les B 17 existent dans tous les musées d’aviation du monde et ne sont pas à proprement parler des perles rares. Le dernier (opérationnel pour l’IGN ) que j’ai vu était chez nous à Creil il n’y pas si longtemps, si j’ose dire …

    • tschok dit :

      Beaucoup de P38 ont été perdus en mission, mais un seul a été la dernière demeure de l’auteur du Petit Prince.
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      Beaucoup de B17 ont été produits. Mais un seul est la dernière demeure d’un être cher, disparu, à l’époque, pour ceux qui l’aimaient.
      .
      Vous ne parlez pas du même B17 dont parle cet article. Vous en parlez comme d’un véhicule affecté à une tâche. ici, on parle du B17 comme d’une tombe. Cela n’a rien de curieux, il faut juste être capable de faire la différence.
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      J’admets que cela n’est pas si facile que cela: les plus gros immeubles qui aient jamais été construits à la surface de cette terre, comme les pyramides de Khéops, sont à la fois tombe et véhicule. Mais, entre nous, confondre un B17 avec une pyramide, c’est manquer singulièrement de sens du jugement.
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      Non?
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      Toujours est-il qu’il est indiqué que « Les Américains ont fait preuve d’un grand intérêt, car ils ont l’ambition de récupérer et de ramener au pays tout le matériel restant de cette période ». Sans s’interroger plus amplement sur la nature des artefacts dont il est question (tombe ou véhicule), les intéressés ont répondu qu’ils récupèreraient « tout le matériel ».
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      C’est une expression qui semble vous donner raison sur la destinée finale: l’épave semble susciter l »intérêt des Américains, qui comptent sans doute l’exposer dans un musée. Mais cette utilisation d’un « matériel » ne résout en rien la question: comment l’exposer? En tant que véhicule? Ou en tant que tombe? Ou autrement?
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      Dans ma maison de campagne, j’ai fortuitement trouvé entre quelques vieux clous rouillés la plaque d’immatriculation d’un prisonnier français d’un stalag. Qu’en faire?
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      Parmi toutes les possibilités qui me sont offertes, la seule qui me soit absolument interdite est de faire mon blasé.
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      Comprenez bien ce que je vous dis, Clavier: je ne sais pas plus que vous quoi en faire. Mais il y a un truc que je sais: ne pas faire mon blasé. Mon consommateur de pot de Nutella en solde, quoi.
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      Vous avez une idée?

    • lym dit :

      Pas si longtemps, mais un peu quand même. Volant haut et non pressurisée, la machine était propice aux modifications/perçages pour placer les appareils photos… mais aussi radars latéraux (une des dernières campagnes avait été sur Gibraltar, on se demande bien ce qu’on y cherchait!) et autres matériels de test avant de finir ailleurs voir sur satellites.
      Utilisées jusqu’à la fin en travail aérien et sous certificat de navigabilité non restreint, ce furent sans doute celles restées en meilleur état et désamiantées (sans aucune protection, l’état prenant bien entendu grand soin de ses employés).
      Dommage qu’une des dernières ait mal fini lors du tournage de Memphis Belle, qui n’avait dû son bilan humain nul qu’a un cameraman aussi costaud que courageux (les sangles font de mauvaises ceintures improvisées, qui se coincent dans les chocs…).

  2. Yankev dit :

    Hello, Merci pour cet article.
    Une remarque concernant les opérations de bombardement du 14 octobre 1943: La tournure des phrases laisse entendre que ce sont des B-17G qui ont menés les bombardements sur Scwheinfurt (le fameux Bloody thursday): ça me semble très improbable, puisque le premier vol de cette version date de mi-août 1943: le délais entre le premier vol et son déploiement opérationnel (même en ces temps de guerre) est largement insuffisant.
    Aucun souvenir exact, mais de mémoire, la version G fut déployée en Europe vers le début du printemps ’44, c’est à dire à une époque où la supériorité aérienne de l’USAAF était déjà acquise, que ce soit par la présence des P-47 et surtout des P-51 sur toute la durée de la mission, mais aussi du fait de l’essence devenant de plus en plus rare réduisant de fait la disponibilité de la chasse nazi…
    A+/Yankev

  3. Raymond75 dit :

    La dernière forteresse volante de France est basée à La Ferté Allais ; elle est exposée et y attend sagement une grande révision, très (trop) coûteuse. Elle volait il y a encore 3 ou 4 ans, mais cela devenait de plus en plus difficile du fait du coût des assurances. Une épave militaire appartient toujours à son pays d’origine. Soit elle reste immergée et est considérée comme une sépulture, soit elle est récupérée pour être exposée en l’état (pour rappeler les combats et les sacrifices de la guerre), soit elle sert de base à une restauration et peut être vendue ou échangée. La pire des choses pour une épave est d’être vandalisée et pillée.

  4. DVA dit :

    Oui, en effet …une incroyable pollution tout autour des rivages français et belges..beaucoup d’accidents à déplorer chaque année …blessés, décès ( pêcheurs, militaires..) Comme quoi décider de faire la guerre se paie longtemps…

  5. Raymond75 dit :

    J’ajoute que par sa composition chimique et tous les êtres vivants qu’elle abrite, la mer fait disparaitre toute trace des corps, ossements compris (ex : le Titanic). Plus qu’une sépulture, il faut parler de lieu de mémoire, qui doit être préservé du vandalisme.

  6. Myshl Mabelle dit :

    Le devoir de mémoire nous oblige et nous condamne.

    Le pourquoi, le comment, qui a ordonné et pourquoi, c’est d’un autre débat.

    On retrouve un avion? Non. On retrouve le lieu de la mort de son équipage.