L’Initiative européenne d’intervention voulue par Paris va être officiellement lancée

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26 contributions

  1. FGNi dit :

    que de belles paroles, que cde belles intentions, que de belles restrictions..
    Quid du résultat????
    pour l’instant on amuse la galerie, eh oui mes braves..regardez le/les resultats de hier

    Bonne journée quand même

    • Lame dit :

      Il est absurde de critiquer tout projet de coopération militaire sur base des résultats avant même qu’il ait été réalisé. Les mêmes critiques avaient été formulées contre l’UEO. L’UEO n’a pas été inutile puisqu’elle s’est chargée de ce que nos institutions européennes ne peuvent ou ne veulent faire, sans compter les réalisations qui sont passés à l’UE après sa dissultion.

  2. petitjean dit :

    Pourquoi ai je une impression de malaise en écoutant cette déclaration d’intention ?
    Pourquoi ai je l’impression que ce sera encore une usine à gaz bourrée de fonctionnaires ?
    est ce de la com pour occuper le terrain, faire croire qu’on existe ?
    Dans un autre domaine, certes éloigné, ça me rappelle la création au son des trompettes de la fameuse « brigade franco allemande » dont le destin fut ce que vous savez
    Bref, j’aimerais rappeler que les ennemis sont parmi nous, je n’ose parler de l’invasion en cours, et j’aimerais savoir ce que nos zélites comptent faire………

    • Lame dit :

      Si l' »invasion en cours » est le flux migratoire, je ne vois pas en quoi une coopération militaire plus efficace entre quelques pays d’Europe occidentale nuit à la gestion du problème. Ce n’est pas l’IEI qui empêchera les Etats membres de construire des murs s’ils le souhaitent ou qui empêchera les garde-frontières nationaux et européens de faire leur travail.
      *
      La Brigade franco-allemande n’était qu’une brigade et un symbole de la réunification franco-allemande. L’UEO démontre qu’il est possible d’aller plus loin. L’IEI offre l’espoir d’une nouvelle UEO avec des moyens européens cette fois.

  3. Le Breton dit :

    Parly est bien la seule à y croire.

  4. Clavier dit :

    On ne sait plus quoi inventer pour faire croire qu’on est en marche …au même pas !

  5. Pourquoipas dit :

    L’Estonie? Il y a une armée en Estonie?

    • Lame dit :

      Oui, l’Estonie a une armée: ce n’est pas le Luxembourg. Etant peu peuplée, elle a une armée minuscule qui coopère étroitement avec les troupes lettones et lituaniennes dans le cadre de l’Assemblée balte. L’Assemblée balte, le Conseil nordique et le Benelux tentent d’établir une coopération militaire en matière de défense territoriale.

  6. Bricoleur dit :

    « Créer une culture stratégique commune entre les états-majors  » déclare notre Minarm. Au niveau des officiers d’EM qui ont suivi les cours de brillantes Ecoles de guerre dans leur pays, ou même pour certains dans celles d’autres pays européens grâce à des programmes d’échanges, il n’y a pas de problèmes de « culture stratégique commune ». C’est dans la tête et les textes/constitutions fondateurs des décideurs politiques qu’il existe un problème de « culture stratégique commune ». Si les décideurs politiques sont incapables pour de multiples raisons ( qui elles, sont à identifier, et à faire se rejoindre) de décider d’une intervention en moins de 48 heures, voire moins, il est parfaitement inutiles de demander des planifications alambiquées aux EM. Les politiques décident, les militaires des EM exécutent, et ces derniers savent planifier vite pour exécuter rapidement.

    • CPJ94 dit :

      Je pense aussi que la « culture stratégique » doit déjà pré-exister au niveau politique … nul doute que les EM de plusieurs pays (GB, France, Allemagne, NL …) ont déjà maintes fois coopéré sur exercices et opérations en mettant en oeuvre des procédures communes aux standards OTAN (ex. organisation de centres C3I, planification, renseignement J2 …).

    • passager dit :

      Il y a, je pense, des divergences de vue entre les états-majors européens. Par exemple, il suffit juste d’observer les différences entres les principaux MBT de ces pays pour comprendre les divergences doctrinales sur l’emploi de ceux-ci. La France après la 2GM a retenue principalement l’intérêt de la mobilité et la puissance de feu s’en dégageant (LECLERC et AMX30) , là ou les britanniques ont eux retenu les traumatismes causé par les combats de 1944 et de la vulnérabilité des chars de combats et depuis ont des chars fortement blindés (des bunkers diront les mauvaises langues).
      Ces divergences sont aussi lier à la fonction que donne son pays à son armée, la France cherche avant tout un pouvoir de projection à l’étranger ou sur ces nombreux territoires extra-marins. Tandis que l’Allemagne, elle a une armée de défense nationale et intégrer à l’Otan( une partie des unités de la BundesWehr ne sert que au ravitaillement des bases de l’Otan sur son territoire)
      Ces divergences ont causés ainsi de nombreux problèmes, d’ordres politiques entre les nations européennes et en particulier sur les programmes communs d’armement avec des industriels qui se retrouvent avec des cahiers des charges plus épais que le grand Larousse et toute une collection encyclopédique, réunis. Tout ça à cause des divergences de vues sur le rôle de ces équipements entre les EM et finalement, une mutualisation qui n’en porte que le nom (regarder la différence entre les FREMM Françaises et Italiennes/ l’Eurofighter entre les pays utilisateurs) .

      Je pense donc que pour les futures programmes européens d’armements se déroulent sans trop de problèmes (et de surcoûts), il faut en effet une culture stratégique commune. Et je crois que le but caché de la France (peut-être de l’Allemagne) est de faire rejoindre les besoins des armées européennes. Je soupçonne aussi une volonté (française) de faciliter les exportations en Europe.

      Bien entendu, je suis sceptique sur l’efficacité de la mesure, tant sur les raisons officielles( de l’article) que sur les raisons officieuses.

    • Lame dit :

      @Bricoleur
      *
      Il y a une différence entre intervenir conjointement et intervenir de manière intégrée. Une coalition peut n’être qu’une façade médiatique, chaque membre intervenant seul dans une portion du théâtre d’opération. Cela marche bien dès lors que la plupart des participants font seulement acte de présence, sans souci des résultats.
      *
      Quand il faut coopérer réellement, les choses sont moins évidentes: Voir les difficultés de coopération des Allemands et des Italiens ou des Américains et des Britanniques durant la Seconde Guerre mondiale. Voir les difficultés de coopération des alliés au début de la guerre du Pacifique. Une culture stratégique commune permet de coopérer efficacement, d’être crédible et cela ne tombe pas du ciel.
      *
      Logiquement, les armées auront du mal à coopérer efficacement si les gouvernements ne sont pas capables de coopérer eux-même face aux crises. Ce sont les politiques qui fixent les objectifs des opérations, qui fournissent les armements et les infrastructures. Ce sont aussi les politiques qui s’occupent des lignes d’opérations civiles par le biais des diplomates, des services secrets, des médias, etc…

  7. themistocles dit :

    Un peu de peinture, beaucoup de chrome, un joli discours et un plan COM soutenu par les medias aux ordres, efficacite militaire nulle. Bref, du vent…

    • laurent dit :

      Et aux ordres des Illuminatis et des extraterrestres vous avez oublié….

  8. John dit :

    Bla bla bla initiative bla bla bla intervention bla bla bla. Toujours la France qui s’agite dans la fuite en avant. Intervenir où? Pour faire quoi?

    Il n’y a pas d’intéréts communs en Europe ou dans l’Union Européenne. Même quand les intérêts ne sont pas divérgents (par exemple au Sahel : la France y a un intêrét stratégique, qui ne concerne pas les autres).

    « Clavier » l’a bien dit ci-dessus. En marche, toujours en marche. Vers quoi?

    • Lame dit :

      Oui, John, il n’y a pour le moment pas d’intérêt commun au niveau de l’UE. C’est la conséquence logique d’un projet anarchocapitaliste fondé sur la déconstruction des Etats et leur mise en concurrence. Les intérêts communs ne peuvent naître que de la coopération et de l’entraide entre Etats. La coopération qui les fait travailler ensemble face aux problèmes. L’entraide qui les met tous dans le même panier et les poussent à considérer les problèmes des autres comme les leurs.
      *
      Le problème se simplifie dès lors que l’on donne la primauté à la coopération en petits groupes d’Etats cohérents, dans le cadre d’organisations régionales de l’UE tel le Triangle de Weimar, le Benelux, le Conseil nordique, le Groupe de Visengrad, l’Assemblée balte. L’IEI est un gros benelux de la défense. S’il ne péréclite pas, il peut s’étendre aux pays faisant partie à la fois de l’espace Schengen et de l’Euroland.

  9. Thaurac dit :

    Otan, ue, accords bilatéraux, brigade d’intervention commune, bref, un vrai bordel où même une chatte ne retrouverait pas ses petits.
    Otan et /ou unité européenne suffirait amplement.
    On va encore créer des coquilles vides vaec une série de technocrates qui vont empocher le pactole sans rien faire, comme toujours!

    • Lame dit :

      L’OTAN est une organisation de l’hégémon américain. Son existence ne remet pas en cause la pertinence d’une organisation européenne équivalente et indépendante de Trump et ses successeur. Une organisation dans le style de celle qui aurait été instaurée par le Plan Fouchet.
      *
      L’UE est clairement un marché autogéré dont les institutions n’ont ni la possibilité juridique, ni la volonté de se doter de forces armées communautaires crédibles. Aucune organisation militaire ne fait double emploi avec l’UE puisque l’UE est non militaire par nature.
      *
      Les accords bilatéraux ne sont que la conséquence de l’affaiblissement militaire des Etats membres et de leur volonté de se créer des béquilles, faute d’une organisation militaire supranationale européenne. Ils disparaîtront quand l’organisation militaire adhoc aura été mise en place.
      *
      L’IEI a vocation à devenir l’équivalent du Groupe de Visengrad en Europe occidentale. C’est une tentative louable de trouver un substitut à l’OTAN pour combler le vide militaire de l’UE. Ceux qui ne veulent plus de l’OTAN et critique le projet peuvent toujours proposer une alternative.

  10. CPJ94 dit :

    On a en effet du mal à voir le concret dans ce type d’annonces, et à faire du lien au niveau stratégique avec les structures existantes depuis les années 1990- début des années 2000, telles l’Eurocorps (CRR) ou Euromarfor … sachant que des moyens humains / matériels (donc des zEuros) ont déjà été engagés dans ces structures, comme les PC de théâtre. Ces structures sont-elles à ce point déficientes, ou à usage temporaire qu’il faille tout reprendre ou réinventer ?…

    • Lame dit :

      L’Eurocorps est une formation de l’OTAN, un sous-produit de l’hégémonie américaine. Euromarfor est très spécialitée. L’IEI vise à développer une capacité européenne, l’Administration Trump n’étant pas un allié crédible.
      *
      L’un des intérêts de l’IEI est d’établir une coopération militaire globale et concrète, qui permettent aux Etats participants de lancer des OPEX communes. Le fait que l’IEI aient des défauts de jeunesse et ne soit qu’un premier pas ne remet pas en cause l’utilité d’une telle coopération. Ce n’est pas parce que la coopération militaire est compliquée qu’on peut ou qu’on doit forcément s’abstenir.

  11. Olivier dit :

    L’europe financière n’est pas encore faite encore moins l europe sociale nous sommes pas près de voir l’europe militaire encore un gouffre financier …. que nous allons devoir financer par de nouveaux impots. La cohésion n’existe pas au sein de l europe.w

    • Lame dit :

      Je pense que l’UE en a fait bien assez en matière financière. C’est grâce à la libéralisation de la circulation des capitaux que la crise des subprimes a contaminé l’UE. L’Europe sociale est souhaitable mais n’est pas à l’ordre du jour d’institutions européennes qui conduisent un projet anarchocapitaliste: Ceta, Jefta et, un jour, Tafta. Surtout, je ne vois pas pourquoi il faudrait renoncer à construire une défense commune pour construire l’Europe sociale.
      *
      L’Europe de la Défense ne se réalisera jamais si l’on rejette toutes les initiatives par avance. Il est absurde de railler ou critiquer constamment l’absence d’unité entre les Européens d’un côté et de rejetter dans le même temps toute initiative au motif qu’elles seraient forcément inefficaces, trop bureaucratiques ou trop chers. Si les Américains avaient eu le même état d’esprit sous la Confédération, les USA d’aujourd’hui serait aussi impuissante que l’UE face aux crises.
      *
      Beaucoup se sont plaints, à raison, que la France se soit retrouvée seule pour régler la crise du Mali. Soyons franc: la France a du intervenir en urgence et elle n’a reçu qu’une aide limitée parce que le soutient n’avait pas été pensé à l’avance et que les autres Etats membres étaient obnubilés par la Crise ukrainienne. L’IEI nous ouvre la voie d’une Europe de la défense à quelques-uns où l’on pourra organiser simultanément les OPEX anti-islamiste et la défense contre la menace de l’OTSC.
      *
      Voyons ce que les Africains ont réalisé en matière d’OPEX dans le cadre de l’UA . Voyons ce que les latino-américains préparent en matière d’intégration militaire dans le cadre de l’UNASUR. Il y a le groupe de Visengrad en Europe orientale. L’Europe occidentale peut faire mieux.

  12. Myshl Mabelle dit :

    Macron s’affronte à des moulins. Tel Don Quichotte.

    On ne transforme pas un puzzle de 28 pièces en un tableau solide.

    On ne transforme pas 28 marchés en une unique confédération.

    On ne crée pas une armée à 28 quand un max s’est déjà vendu à l’OTAN.

    Macron aura eu l’utilité qu’a la jeunesse de faire bouger les/des choses. Et puis il sera ou se sentira soudainement beaucoup moins jeune. Et fatigué, sous 3 ans. Alors il sera Vieux, usé.

    Y’a pas d’Europe. Il ne suffit pas de la vouloir, il ne suffit pas d’y croire… Y’a pas d’Europe.

    Il y a des états, des nations de ce bout de l’Eurasie que l’Europe prétend fédérer depuis Bruxelles.

    Mais il n’y a pas d’Europe unie.

    • laurent dit :

      Encore un qui ne capte même pas le fonctionnement basique de l’UE : ce n’est pas une addition de 28 marché, c’est un marché unique à 28…
      Et là il ne s’agit pas de faire une armée avec les 28 états membres, soit vous avez des difficultés de compréhension ou alors votre niveau de lecture n’est pas terrible. Comme certains ici d’ailleurs.

  13. Tannenberg dit :

    @Myshl
    Cette volonte de relayer toujours le meme message eurosceptique sans meme prendre la peine d’essayer de comprendre l’article: on ne parle pas de creer une armee a 28 pays, mais de mettre en place les moyens de faciliter la planification et la coordination des differents pays qui voudront participer a l’IEI (France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, le Danemark, les Pays-Bas, la Belgique, l’Estonie, l’Espagne et le Portugal pour l’instant) en cas d’intervention militaire, bref un bon debut pour ne pas toujours devoir compter sur l’OTAN en cas de pepin.
    L’europe unie a la sauce USA, c’est pas pour demain et c’est tant mieux, non? Voyagez et sejournez un peu a l’etranger, ca vous ouvrira l’esprit s’il est encore temps.

  14. nexterience dit :

    l’ IEI signe l’obsolescence du CSP: en incluant, le RU, il révèle le vrai périmètre stratégique de l’Europe. le CSP sera t il une coquille vide destinée à faire plaisir aux allemands?
    Le Brexit est vraiment une plaie pour l’UE. Les anglais ne finissent plus de révéler leurs contradictions.