« La Victoire a toujours un prix » : Les sous-lieutenants de la promotion EMIA 56 s’engagent pour les blessés

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12 contributions

  1. wellington dit :

    LA VICTOIRE A TOUJOURS UN PRIX !! C’est joli comme formule.. J’y ajouterai : LA DEFAITE A UN PRIX BEAUCOUP PLUS ELEVé !..

  2. Albe dit :

    La victoire à un prix ?! Je dirais, le combat à un prix. Il n’est de victoire ou de défaite sans combattants. Ceux engagés dans la bataille n’en mesurent pas l’issue mais à jamais en porteront les stigmates !
    Si l’armée avait l’état d’esprit de ses blessés, elle se porterait mieux.
    Un blessé pour reprendre son avancée, doit faire preuve de courage, d’humilité et dans la discrétion et le soutien mène son combat. Il est dans une démarche de vie. Il reprend possession de son corps. Il se transforme et comprend profondément que cela il le doit à lui mais aussi pour beaucoup aux autres. A ceux qui font preuves d’attitudes généreuses, bienveillantes et détachées, car sans cette humanité qui l’entoure, il ne pourrait jamais évoluer seul sur ce long et tumultueux parcours. Que ses officiers s’en souviennent à jamais et que dans leurs futures affectations, ils en adoptent le principe. Que la mise en lumière temporaire de cette promotion, que n’accepterait pas forcément un blessé, devienne tel un serment, le lourd fardeau d’un commandement efficace, humble, discret et à hauteur d’homme.
    Dans le cas contraire, cela n’aurait absolument aucun sens.

  3. Castel dit :

    En tout cas, même si les gouvernements successif essaye toujours de limiter le budget de la Défense ( on en est quand même arrivé à 2%….enfin), à mon avis ils ne doivent en aucun « mégoter » pour ce qui est de l’aide à apporter à nos soldats victimes du devoir pendant leur mission……
    C’est à mon avis la moindre des choses de s’en donner les moyens !!!
    Bonne initiative que ces dons en ligne, mais cela ne doit pas pour autant occulter les devoirs de l’état
    en faveur des soldats touchés dans leur chair au combat !!!

    • Raymond75 dit :

      Tout à fait d’accord, et de ce point de vue la France semble plutôt exemplaire.

  4. Wrecker 47 dit :

    « La Victoire comme la défaite ont toujours eu un prix;Celui du sang »

  5. Sacha dit :

    Moins l’état, avec lequel on tape rarement la causette, que les concitoyens qui sont complètement à côté de la plaque sur les questions militaires (je laisse le débat : à qui la faute ? à d’autres) mais se permettent quand même de prendre des positions incroyablement tranchées dessus. Et ça ça fait mal !

  6. Raymond75 dit :

    La victoire a un prix en effet, et je respecte les militaires blessés ou tués au combat. Mais ce sont surtout les civils qui depuis très longtemps paient le prix le plus fort des combats, victoire ou pas. Et une victoire qui consiste à démanteler l’organisation d’un pays et d’y semer le chaos est en fait une défaite politique, porteuse de futures guerres (cf. Afghanistan, Irak, Libye). Il n’y a aucune victoire dans les massacres à répétition dont nous sommes témoins, et pour certains victimes, depuis le XXème siècle : ces victoires sont des défaites de la pensée. Les seuls combats qui vaillent sont les combats de libération lorsqu’une démocratie est envahie. Pendant la deuxième guerre mondiale, les civils, mobilisés, résistants ou victimes des bombardements de masse y ont prix leur part et payé le prix du sang, eux aussi.

    • Sacha dit :

      Pendant la 2eme GM : Et oui c’est ce qui arrive quand les miloufs se font casser. D’où l’intérêt de s’assurer de ne pas être à la ramasse militairement parlant par rapport aux mecs en face (le choix de qui sont ces mecs, c’est du ressort de quelqu’un d’autre)

      Je ne connais pas l’Afgha, Irak, Lybie, mais si vous attendez qu’une « démocratie soit envahie [par un autre état] », car j’ai le sentiment que c’est sous entendu, vous allez laisser un paquet de gens dans la merde là où des mecs en uniforme essaient de ramener un peu de bon sens, apportent des soins pas superflus et enlèvent les objets pointus qui trainent partout
      Il y a dans certaines régions d’Afrique, où j’ai foutu les panards, un banditisme qui dure depuis des décennies et qui ne dépareillerait pas dans un film à la Mad Max. Figurez vous que je suis bien content d’y être allé, et j’emmerde pas mal les au choix :

      – on a amené la « démocracie » hinhin (affiche poster à la con)
      – c’était pour le fric
      – réflexe colonialiste (ceux là c’est les pires, ils ont mis le pif dans un bouquin d’histoire et n’ont pas tourné la page: chez nous y a plus personne qui a le moindre sentiment colonialiste les gars, faut se réveiller)

      Alors peut être que toutes les opérations extérieures modernes n’ont pas été heureuses, je ne sais pas je n’ai pas toute la collection des patchs, et aucune n’a pas été sans trucs dégueulasses je l’accorde volontiers, mais dire qu’à chaque fois on met plus de merde qu’on en enlève c’est de la connerie, et ça revient aussi à cracher à la gueule d’un certain nombre de gens qu’ont apporté aux autres davantage en quelques mois/années que la moyenne des civils dans toute leur vie

      On m’a dit y a longtemps de pas l’ouvrir à chaud mais le lundi il ne faut pas pousser !

    • felipe dit :

      évidence, évidence et hors sujet. la question n’est pas de savoir si des civils souffrent des guerres, cela existe depuis que l’homme fait la guerre. la question n’est pas de savoir si aujourd’hui les civils sont les principales victimes des guerres, c’est aussi une évidence depuis qu’on ne déclare plus les guerres entre états, que la guerre devient hybride ou hors limite, où tout est tenté en limite de guerre ouverte.
      le message de cette promotion est ailleurs, car il présuppose que les militaires ne sont pas des victimes mais qu’ils acceptent de « tuer pour la france » en évitant de « mourir pour la france ». c’est cela le prix à payer : la souffrance, le dépassement de soi, la douleur de perdre un camarade, pour quelque chose qui les dépasse. et ils sont les seuls car il convient de rappeler que celui d’en face n’est pas un criminel mais un ennemi qui veut imposer sa volonté par la force. à la guerre, il n’u a pas de soldat « assassiné au combat « .

    • felipe dit :

      hors sujet.
      l’issue militaire aux guerres n’est pas envisageables parce nous nous battons au milieu des populations qui sont le terreau des groupes non étatiques que nous combattons. je vous concède que la décision par la guerre a mené les occidentaux à l’échec car notre vision de la guerre n’est plus en phase avec le monde actuel (pour le moment).
      cette promo vous parle du comment , du comportement, et vous vous parlez du pourquoi. il y a belle lurette qu’on n’est plus en guerre mais qu’on fait la guerre. il y a belle lurette qu’aucun politique européen, (ni les opinions publiques d’ailleurs) ne veut être en guerre mais pourtant on la fait, depuis cinquante ans en OPEX. et tout le monde est content car il ne s’agit pas d’autre chose que du versant guerrier de la mondialisation (c’est juste un constat)
      votre appréciation sur les guerre justes ou pas est toujours facile à établir après, mais pendant la guerre, c’est une autre histoire. parce que vous croyez que les politiques français ou allemands en 1912-1914 auraient signé pour la guerre si ils avaient mesuré les conséquences de la seconde GM ? l’émergence du nazisme ?
      perso, j’aurais préféré qu’on ne prenne pas une branlée en 1940 et qu’on évite 4 années d’occupation. elle est belle la guerre de libération. elle suppose de commencer par prendre une dérouillée. je note par ailleurs, que beaucoup savent écrire sur l’impéritie du commandement français mais que parlent de l’effondrement moral de la classe politique et de l’opinion publique dans les années 30. personne ne parle du réarmement -tardif – décidé par les gouvernements français à partir de 1938 : trop « nationaliste « . perso, j’aurais aussi aimé qu’on parle des armées françaises qui se sont battues en 1942,46, etc. mais non , trop « militariste »
      soyons audacieux : qui nous autorise à dire que la guerre de 1914 n’est pas une guerre de libération, d’abord pour libérer la partie tenue par les allemands au cours de 1914, ensuite pour recouvrer l’alsace et la lorraine.
      je rigole dans ma barbichatte quand j’entends les concepts fumeux de « défaite de la pensée » : encore une vision post moderne de l’intelligentsia française de 2018. personne en 1914, de gauche comme de droite n’aurait envisagé de considérer l’Alsace et la lorraine comme irrémédiablement perdues. personne n’aurait envisager en novembre 1914 de demander l’armistice (1870 était trop présent dans nos mémoires). on appelle cela le devoir de défense nationale.
      aujourd’hui, je trouve désolant qu’on refuse de donner un sens au courage, à l’héroïsme ou au sacrifice des soldats français dans toutes les guerres faites par la france parce que cela gène de donner un sens au combat. Hommage au LCL BELTRAMME mais hommage aussi aux soldats français qui font des trucs extraordinaires en OPEX en y laissant parfois la vie. ils se battent pour nous.

  7. Vastel dit :

    Un engagement sous les drapeaux , c’est bien entendu le risque du métier de ce retrouver sur un terrain de conflit , le soldat le sais le jour ou ont lui donne une arme de guerre !!

    • Céphée dit :

      Ce n’est pas une raison valable pour laisser les blessés sur le bord du chemin.