Le ministère des Armées met en ligne une base documentaire contenant 600.000 noms de Résistants

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78 contributions

  1. Vlad dit :

    600.000 noms de Résistants et encore ? Cela me parait beaucoup…Je me demande d’ou ces chiffres sorte? On va nous dire que en Franc il y avait plus de résistants qu’en Yougoslavie ou Pologne???hmmmm

    • louloulabeille dit :

      Veuillez relire l’article ou le lire clairement merci.

    • Fred dit :

      @ Vlad
      Il y a eu certes une vague de « résistants » tardifs à l’automne 1944 (une fois le débarquement bien assuré) est qui furent pour certains des collabos de la première heure, et ont pu se faire enregistrer comme tel par une administration alors déficiente.
      Mais il y a eu aussi bien des personnes qui n’ont pas fait parler d’eux, ni demandé à ce que l’on parle d’eux et qui ont aidé peu ou prou la résistance et qui auraient très bien pu le payer de leur vie ou de celle de leur proches.
      .
      Il était plus « facile » d’entrer clairement en résistance en Yougoslavie, où de vaste territoires étaient libres d’occupant.
      En France, il fallait trouver le réseau, pas si évident en fin de compte, que le réseau t’accepte (menace d’infiltrations) et la répression fût très efficace et dure (600 morts sur les 3000 du petit mais efficace réseau Alliance (renseignement) par exemple : si on ajoute les agents arrêtés et ayant survécu + les « grillés », cela donne une idée de l’hécatombe)
      .
      Ceci dit, dans ma petite ville de naissance, lorsque nous marchions dans la rue, mon père me disait très fréquemment : tu vois, celui-ci, ce con, il a attaqué un camion de la Milice tout seul avec sa Sten, celui-là , commerçant, servait de boite aux lettres, chez celui-là on savait pouvoir se cacher si une patrouille apparaissait au bout de la rue … Ça faisait pas mal de monde, en fin de compte.
      De plus, du fait du cloisonnement sécuritaire et des nombreux réseaux, parfois peu amicaux de l’un à l’autre, tous les résistants ne se sont pas connus entre eux comme tels, alors qu’ils se connaissaient dans la vie, la méfiance régnait, a juste titre, on ne prenait pas de risque.
      .
      Et puis, si beaucoup sont tombé les armes à la main lors d’attaque de camps du maquis par la Milice et les troupes allemandes, lors d’embuscades contre les occupants et leurs soutiens (peu : elles étaient efficaces) ou de libération de territoires (ça me fait sourire jaune quand j’entend que Paris a été libéré par la négociation et la pression mise par l’avancée de la colonne Lelerc : environ 1000 résistants morts dans la capitale tout de même …) ; si l’on excepte les opérateurs radio qui tombaient comme des mouches, ce sont les simples agents de liaison qui ont énormément morflé, souvent des très jeunes hommes, des très jeunes femmes transportant (surtout) messages et (quelques) armes à vélo ; mais aussi des gens qui simplement parfois hébergeaient pour une nuit une personne recherchée, qui donnaient quelque victuailles au maquis et se sont fait prendre « bêtement » (c’était une grosse activité en fin de compte) …

    • Spad dit :

      @Vlad

      600 000 sur 40 millions ça fait pas lourd, sans compter que dans cette liste on trouve les FFL.

      • Albatros24 dit :

        il manque des personnes dans la liste je pense…
        ça fait pas beaucoup certes mais ça a beaucoup aidé les alliés selon eux
        général Dwight Eisenhower, « les FFI ont joué un rôle non négligeable dans la préparation du débarquement allié en Normandie et dans la libération de la France ». A l’époque, il avait évalué l’aide apportée par les résistants normands à l’équivalent de quinze divisions régulières. Mais en plus de la disponibilité de ces troupes, il soulignait la contribution des résistants au plan Vert , un ensemble d’actions de sabotage contre les transports de troupes et de munitions qui permit alors, en deux jours, de détruire 98 locomotives.
        Selon le général américain William Donovan, chef de l’OSS, l’Office of Strategic Services qui se chargeait de l’aide aux mouvements de résistance, 80% des renseignements utiles lors de la libération de la France ont été fournis par les services secrets gaullistes.

      • Anthonyl dit :

        Oui mais 40 millions de quoi ? pendant la campagne de juin 40 les Français ont perdu 1500 000 prisonniers, 120 000 blessés et au moins 60 000 morts. Soit à peu près 1 700 000 hommes. Or l’effectif de toutes les classes de conscrits des années 30 à 39 est de 2 600 000. Pas difficile de comprendre que la plupart des hommes en age de porter les armes n’étant plus là, on pouvait pas demander à des femmes, des enfants, des vieux et dans le meilleur des cas à des quadragénaires chargés de famille de se jeter sur le premier Allemand. Par ailleurs le territoire français c’est pas la Yougoslavie, on y installe pas un maquis comme cela. Si l’image d’une France resistante n’est pas tout à fait exacte, celle d’une France collaboratrice est totalement fausse.

        • Commandant Monastorio dit :

          J’apprécie votre mise au point démographique, cela remet les choses en perspective.

        • Robert dit :

          Anthonyl,
          2 millions de prisonniers, 59000 morts et 123000 blessés et on ne comptabilise que les pertes militaires.
          Et pour compléter le tableau de la situation, les allemands prenaient les ressources comme butin et qu’il fallait remplacer tous les hommes prisonniers, morts, cachés dans le maquis ou partis à Londres ou Alger.
          Parce que guerre ou pas, occupation ou pas, les millions de français devaient manger.
          Et une résistance, étrangement oubliée, celle qui renseignait les résistants à partir des bureaux de Vichy fournissait des faux papiers en masse, un ministre a d’ailleurs été arrêté par les allemands, les armes échappant à la confiscation qui ont servi aux premiers réseaux militaires, les paroisses fournissaient elles de faux certificats de baptême à des juifs, les communautés religieuse cachaient des fuyards et des enfants. Eux n’ont jamais rien demandé à personne, c’était normal et ils recommenceront s’il le fallait.
          Ces chiffres de résistants sont fantaisistes, rien qu’après le débarquement le nombre a subitement explosé, avec des convertis de la dernière heure, des profiteurs et des voyous. Parmi les médailles qui ont permis tant de carrières brillantes, il faut mieux ne pas trop regarder de trop près.
          Le nombre de collabos était tout aussi faible. Par contre, il faudrait parler des vengeances entre réseaux, surtout par les communistes, pour continuer la guerre idéologique alors que le pays était occupé, pour traquer les opposants au pacte germano soviétique. Les sections spéciales du parti ont pourchassé jusqu’après la guerre ces « traîtres ».

          • Anthonyl dit :

            Reste à savoir si l’on aurait vraiment eu besoin d’un grand nombre de résistants dés 1940. Quel allié étaient-il capable de leur venir en aide à ce moment là ? En Yougoslavie aussi le nombre de résistants augmenta au fur et à mesure que la puissance de l’axe déclinait. En France la croissance des maquis est coordonnée par trois facteurs : l’instauration du STO, le fait qu’après Stalingrad et le débarquement allié en Afrique du nord, Vichy est déconsidéré et il n’y a plus guère doute sur la défaite finale de Axe, enfin là encore la reprise démographique avec l’arrivée à l’age adulte d’un plus grand nombre de jeunes hommes (et de femmes) qu’avant guerre…

        • Bangkapi dit :

          Oui c’est bien de remettre les choses en perspectives.
          Un cas très simple et courant. Mon père, 14 ans en 40. Père et frère aîné prisonniers en Allemagne. Sa mère et lui seuls pour s’occuper de la ferme.
          N’avait pas beaucoup été à l’école et comme beaucoup n’y comprenait pas grand chose à la situation.
          Alors il ont fait se qu’ils savaient faire, s’occuper des vaches en attendant la suite et espérant ne pas être requis au STO.
          Facile de dire j’aurais fait ceci ou cela, encore fallait il être en situation.

          • Robert dit :

            Certains, en fuyant le STO, n’ont pas eu d’autre choix que de rejoindre un maquis et sont devenus résistants. Mais tous les hommes en état de se battre étaient requis, sauf s’ils travaillaient pour certaines industries considérées comme vitales.

    • Un moblo dit :

      Et bien oui…. en France il n y avait pas que des collabo….

    • Caton dit :

      Il y a probablement dans le tas des pseudos résistants de la 25ème heure, qui se sont sentis braves une fois les troupes alliées arrivées à 20 km de chez eux. Et étaient en première ligne, non pas pour combattre les allemands, mais pour tondre les femmes.
      Par contre, tous n’y sont pas. Mon beau-père, qui travaillait aux PTT et connaissait parfaitement le morse, était devenu radio dans un réseau. Il n’en parlait que très rarement et n’a jamais revendiqué quoi que ce soit : de ce fait il n’est pas dans cette liste.

    • Clément dit :

      N’oubliez pas que le champs de la résistance est très large et que la réalité était bien plus complexe que le « gentil résistant qui fait sauter des rails » et le « méchant collabo qui dénonce par appât du gain ». Pour beaucoup il a fallu trouver des stratégie, entre la préservation personnelle et la lutte (souvent passive) contre l’envahisseur.
      Est-ce que par exemple le fils du boulanger qui allait juste déposer des miches de pain en foret pour le maquis, sans forcément savoir ce qu’il faisait, était un résistant ? son rôle fut pourtant essentiel à la survie de beaucoup.

    • Bob dit :

      600000 ? On parle sans doute des résistants de 1946…

      • Robert dit :

        Bob,
        Cruel, mais bien vu.
        Beaucoup de légendes tiennent à ce phénomène de résistance. Le gaullisme est le premier suivi immédiatement par les communistes qui veulent faire oublier le « défaitisme révolutionnaire » avec sabotage des usines d’armement, le pacte germano soviétique et la collaboration du parti, et n’ont pas hésité à provoquer des représailles par des actes militairement inutiles comme l’assassinat d’un officier allemand à Nantes ou Paris. Il y a aussi les tenants du front populaire qui veulent faire oublier leur lourde responsabilité dans l’impréparation puis la défaite. Les républicains essaient de faire croire que Vichy a été une parenthèse alors que cela n’a pu exister que grâce aux fautes commises par la république.
        Une résistance très nombreuse, très utile à la victoire, fait oublier les fautes des uns et des autres.

  2. Affreux Jojo dit :

    A « indéterminé » pour les lieux de naissance, j’imagine qu’il s’agit des gens qui sont partis des colonies (cas d’un de mes oncles FFL)… A priori, on n’a pas encore croisé toutes les côtes, entre Etat Civil et Armées… Pourtant, elles existent pour la première guerre mondiale. Mais il s’agit des carnets militaires qu’il suffit d enumériser.

    Et il manque du monde.

  3. Sibelle dit :

    Effectivement cette base n’est pas exhaustive. Mon pere entre dans la Resistance en décembre 1940, qui lui demande de rejoindre l’armée d’armistice en 1941 et de participer aux réseaux internes. Apres novembre 1942, il se cache dans sa région et devient agent de liaison. Puis, arreté, évadé avec 4 autres personnes, il part au maquis jusqu’à septembre 1944. Et là, armée Rhin et Danube jusqu’en 1945. Mais pas répertorié. Peut être parce qu’il n’a jamais rien demandé?
    mais cette base est qund même une bonne idée. Continuez.

  4. J. Couffon dit :

    Très bonne initiative. Merci au ministère des armées.

  5. Fred dit :

    Je confirme (Affreux Jojo) : il manque du monde, résistant reconnus des premières heures OU BIEN, la recherche multi-critère fonctionne très très mal : j’ai trouvé une partie des gens que je cherchais en changeant certain critères, pour finir par les trouver, pour certains.
    Ce qui est assez décevant, c’est la faiblesse extrême des informations données par les fiches.
    Même une campagne « Rhin et Danube » – qui est tout de même le prolongement de la résistance – n’est pas mentionnée, et alors que le fichier de l’armée, ou des ordres de décorations sont forcément documentés sur ce point (d’ailleurs, les décorations pourraient elle-même être mentionnées).

    • Clément dit :

      ça ne demande qu’a être étoffé. La base de donnée est là, numérisée, c’est déjà énorme en terme d’archivistique et de préservation de la mémoire.

  6. MERCATOR dit :

    Officiellement, le Secrétariat d’Etat aux Anciens combattants et Victimes de guerre prend en compte, pour le calcul des droits à la retraite, les services accomplis dans la Résistance après l’âge de seize ans. Les services rendus dans la Résistance doivent avoir duré au moins trois mois avant le 6 juin 1944 et avoir été homologués ou prouvés par deux témoignages circonstanciés établissant sur l’honneur la réalité ainsi que la durée de l’activité accomplie émanant de personnes notoirement connues dans la Résistance .

    Selon une discussion au Sénat, un peu plus de 260 000 cartes de Combattant Volontaire de la Résistance ont été délivrées jusqu’en 1996. Le chiffre est proche de celui des 230 000 cartes retenu couramment et tient certainement compte des cartes distribuées tardivement.

    Toutefois, il est important de rappeler que tous les résistants n’ont pas sollicité la reconnaissance nationale, beaucoup sont morts ( déportés, fusillés ou morts au combat), certains n’ont pas pu faire « homologuer » leurs actions.

    • Clément dit :

      Rien que la nécessité des deux témoignages empêche la reconnaissance de la multitudes des actions individuelles et discrètes.

  7. HENRY dit :

    600.000 résistants ? C’est à se demander comment il y avait encore, en 1944, en France, des survivants de la Wehrmacht pour s’opposer au débarquement allié qui était donc totalement superflu…

    • Albatros24 dit :

      @ Henry
      général Dwight Eisenhower, « les FFI ont joué un rôle non négligeable dans la préparation du débarquement allié en Normandie et dans la libération de la France ». A l’époque, il avait évalué l’aide apportée par les résistants normands à l’équivalent de quinze divisions régulières. Mais en plus de la disponibilité de ces troupes, il soulignait la contribution des résistants au plan Vert ​(voir encadré ci-dessous), un ensemble d’actions de sabotage contre les transports de troupes et de munitions qui permit alors, en deux jours, de détruire 98 locomotives.
      Selon le général américain William Donovan, chef de l’OSS, l’Office of Strategic Services qui se chargeait de l’aide aux mouvements de résistance, 80% des renseignements utiles lors de la libération de la France ont été fournis par les services secrets gaullistes.

      sinon 400 000 soldats allemands
      http://siteedc.edechambost.net/Paxton/Annexe_effectifs.htm

      • Albatros24 dit :

        et 200 000 enfants nés de père allemands en France à cette époque…le nazisme était haï, mais certains germains étaient bien vus…

    • Anthonyl dit :

      La résistance a libéré 60% du territoire faut pas l’oublier face à des Allemands qui étaient tout sauf décidé à baisser les armes…

  8. Spad dit :

    Même pas trouver mon grand père et pourtant j’ai les papiers sous le nez, lui reconnaissant la qualité de résistant. Bref il y a encore du boulot

  9. Ferrolliet Jean dit :

    Ou la au moins 400 000 de la dernière heure

  10. Plusdepognon dit :

    Il fallait être très courageux et croire à ses valeurs pour l’être.
    En 1947, il y en avait beaucoup plus…
    Je n’arrive plus à remettre la main sur l’auteur d’une citation sur la France pendant la seconde guerre mondiale qui disait à peu près : »100 000 résistants, 100 000 collabos et 40 millions qui crevaient de faim « .
    Au début des gens extrêmement courageux de tout horizon politique, après 1941 les communistes ont rejoint et les femmes y ont jouer un rôle qu’on ne reconnaîtra pas assez (messages, transports des armes, espionnage et parfois même action de combat). La puissance des nazis, c’était quelque chose d’épouvantable (8 mai 1945, encore 3 millions d’hommes en armes). Le courage de ces résistants est incroyable dans nôtre société qui regarde avec une fausse pudeur ses vices en arguant que les grandes valeurs sont inatteignables, mais ne connaît que le confort qui a été permis par le sens du devoir de ces courageux et heureusement le sort des armes des Alliés (n’oublions pas l’Union soviétique).

    • Kali dit :

      Henri Amouroux peut-être ?
      En prolongement de sa formule :  » En 1940, 40 millions de pétainistes, en 1945, 40 millions de gaullistes ». Mais j’ai aussi entendu que la deuxième partie (les gaullistes) était inexacte ou apocryphe.

  11. Robert dit :

    Résistants dès l’armistice, avant la rupture du pacte germano soviétique ou après la défaite des allemands ?
    Ce chiffre me paraît énorme et en plus il ne contient pas tous les véritables résistants.
    Quelqu’un de l’époque avait écrit que beaucoup étaient sortis du bois après le départ des allemands pour se défouler en vengeurs de leur propre lâcheté.
    Je crois que certains résistants authentiques ne veulent pas se faire connaître parce qu’ils ont agi par pur altruisme patriotique.

  12. Thaurac dit :

    Bonne idée que cette base, mais pas exhaustive malheureusement!
    Dans le même ordre, il serait bon d’avoir la liste des sympathisants et porteurs de valises pendant la guerre d’algérie et les sympathisants Viets aussi, nom de famille et tout le toutin

  13. maya dit :

    600000 résistants , en gros une cinquantaine de divisions d’infanterie ….. mort de rire !!!

  14. groseil dit :

    Et les Polonais en France ??? Mon grand père y était !!! Ils n’étaient pas résistants ???

    Aux premiers jours d’octobre 1939, les dernières divisions polonaises décimées continuaient à résister désespérément contre l’ennemi allemand et soviétique. Les autorités françaises avaient déjà mis à la disposition des Polonais le camp de CoëtquidanN 1 où commençaient à affluer les conscrits issus de l’immigration polonaise en France (estimée à 500 000 personnes au moins). Environ 45 000 hommes1 seront recrutés au sein de cette immigrationN 2.

    Le 4 janvier 1940, le Gouvernement polonais en exil du général Sikorski signe avec le gouvernement Daladier un traité militaire prévoyant la création en France d’une armée de 80 000 hommes, qui préfigure l’Armée polonaise de l’ouest.

    Dès le printemps 1940, Coëtquidan était trop petit pour contenir la nouvelle Armée polonaise. Il faut dire qu’elle avait été entre-temps considérablement renforcée par les éléments des forces armées polonaises qui étaient parvenus à fuir la Pologne défaite. Ces éléments (environ 37 0001), notamment des cadres, qui s’étaient échappés par la Hongrie et surtout par la Roumanie, convoyés le plus souvent par les Britanniques, affluaient en France par milliers pour se mettre à la disposition du Gouvernement polonais en exil.

    Ces militaires polonais avaient pour la plupart l’expérience du combat contre les Allemands, un encadrement de qualité, une discipline et une cohésion remarquables. Ils étaient surtout animés d’un fort désir de revanche après la défaite de 1939.
    Le dispositif polonais en France

    En février 1940, quatre bataillons, regroupés dans la Brigade de chasseurs de Podhale, furent prêts pour participer à un corps expéditionnaire franco-polonais en Finlande. La brigade fut « baptisée » en Bretagne le 21 avril 1940 devant les autorités civiles et militaires françaises, polonaises et britanniques2. L’opération fut finalement annulée et le corps expéditionnaire partit participer à la bataille de Narvik. Elle ne revint en France que le 15 juin 1940, une fois la défaite des armées alliées consommée.

    La 1re brigade de chasseurs des Carpates eut un statut et un destin original. Constituée de 3 270 hommes et commandée par le général Kopański, elle avait été formée en avril 1940 au Levant (Syrie-Liban sous mandat français) par des éléments évadés de Pologne par la Roumanie. Cantonnée à Beyrouth, elle ne participa pas aux opérations de la Bataille de France.

    Pour le reste, l’Armée polonaise en France était constituée des unités suivantes :

    la 1re division d’infanterie (division de grenadiers polonais) commandée par le général Bolesław Bronisław Duch, (16 165 hommes), au sein de la 4e armée française ; cette division fut déclarée opérationnelle le 18 mai 1940 ;
    d’unités en cours de formation lors de l’offensive allemande dont :
    la 2e division d’infanterie (division de chasseurs), commandée par le général Bronisław Prugar-Ketling, déclarée opérationnelle seulement le 10 juin 1940,
    la 3e DIP, en cours d’instruction à Coëtquidan, finalement pas prête avant la fin de la bataille de France, mais dont quelques éléments ont combattu sur la Loire,
    la 4e DIP, en cours d’instruction, finalement ne fut pas prête avant la fin de la bataille de France, mais dont quelques éléments combattirent sur la Loire. Elle était placée sous le commandement du général Rudolf Eugeniusz Dreszer, le major Stanisław Sosabowski étant à la tête de l’infanterie ;
    la 10e brigade de cavalerie blindée, composée de 5 305 hommes et commandée par le général Maczek, qui combattit avec la 3e division cuirassée, dont :
    le 1er bataillon de chars composés de 45 tanks légers,
    le 2e bataillon de chars, qui ne combattit pas, fut formé à nouveau en Écosse en 1942 où il constitua ultérieurement l’ossature de la future 1re division blindée polonaise,
    un régiment de cavalerie motorisée,
    des éléments organiques (une batterie antichar, une batterie anti-aérienne).

    Les principaux camps de l’Armée polonaise en France étaient situés à Coëtquidan, Saint-Loup-sur-Thouet près de Parthenay2 et Airvault3.

    Les projets du haut-commandement polonais de constituer deux corps d’armée ne seront jamais réalisés. L’expérience acquise contre les Allemands en septembre 1939 ne sera pratiquement pas mise en œuvre.

    En mai 1940, 8 240 aviateurs polonais (pilotes et « rampants ») se trouvaient dans une force aérienne polonaise renaissante en FranceN 3. 2 300 d’entre eux seront transférés au Royaume-Uni où ils formeront l’ossature des futurs squadrons 302 et 303 qui participeront à la Bataille d’Angleterre. L’aviation polonaise était cantonnée à Lyon-Bron où fut créé le CIC (Centre d’Instruction de la Chasse). Cent trente-huit pilotes polonais y furent formés qui participèrent aux opérations de la Bataille de France. Une partie des « rampants » fit son instruction au camp de Judes.

    L’organisation de l’aviation polonaise était complexeN 4 :

    deux groupes de chasse (GC) purement polonais :
    Groupe de Chasse Polonaise de Varsovie, GC I/145 (groupe Kępiński ou GC I/145), composé de deux escadrilles, dotées de Caudron-Renault C.714 Cyclone. Ces appareils avaient été refusés par l’Armée de l’air française, qui avait cherché à les envoyer à la Finlande en guerre, avant la capitulation de cette dernière. « Très délicat à piloter, décollages et atterrissages trop longs, vitesse ascensionnelle insuffisante, manque de souplesse aux ailerons, fonctionnement aléatoire du train, échauffement anormal du moteur, entretien délicat, fragilité chronique des vilebrequins, démarreurs vite hors d’usage. Tels sont les commentaires rapportés par les pilotes : seuls auront été appréciés un armement bien concentré et une maniabilité en virage étonnante »,
    groupe Pamuła, théoriquement composé de deux escadrilles dotées de MS 406. Ce groupe ne sera jamais pleinement opérationnel, sur les quatre escadrilles prévues, à peine une et demi fut opérationnelle ;

    six patrouilles polonaises de chasse (de trois pilotes chacune) affectées aux GC de l’Armée de l’air française. Ces groupes polonais volent le plus souvent sur MS 406 ou sur MB.151 et 152.

    L’Armée polonaise dans son ensemble était placée sous le commandement opérationnel français. Son commandant en chef était le général Władysław Sikorski.
    La bataille de France

    La 1re division de grenadiers, composée de 16 165 hommes sous le commandement du général Bolesław Bronisław Duch, était basée en Lorraine près de Colombey-les-Belles. Tenant une partie de la ligne Maginot à partir du 9 juin, elle était intégrée dans le dispositif de la 4e armée française. Les premiers jours, ce furent seulement des activités de patrouilles et quelques escarmouches. Elle vint au combat à compter du 14 juin. Après deux jours de combats, ayant contenu les assauts allemands sur ses positions près de Lagarde, sur le canal de la Marne au Rhin, elle fut contrainte de reculer, couvrant la retraite de la 52e division française en complète désintégration. Ce furent ensuite des combats de retardement, des contre-attaques pour dégager des unités risquant d’être encerclées. Le 21 juin, constatant l’effondrement des défenses françaises dans le secteur, le général Duch ordonna la dissolution de son unité afin de se constituer en petits groupes ; nombre des soldats, y compris le général, parvinrent à évacuer vers la Grande-Bretagne.

    Cependant, l’ordre de dissolution n’a pu parvenir à temps à toutes les unités : le 2e bataillon du 3e régiment encore engagé dans la région de Moyenmoutier eut du mal à se dégager et se replia vers Saint-Dié en livrant les derniers combats. Une partie des éléments de la 5e compagnie fut capturée le 22 juin par les Allemands qui étaient entrés dans Saint-Dié.

    Les morts de la division reposent dans le cimetière militaire de Dieuze (Moselle).

    La 2e division de chasseurs (environ 15 800 hommes), sous le commandement du général Bronisław Prugar-Ketling était stationnée de décembre 1939 à mai 1940 à Parthenay. Cette division, intégrée dans le 45e corps d’armée du général Daille, fut chargée de la défense des environs de Belfort. Engagée dans de durs combats du 17 au 19 juin près du Doubs et de la Saône, elle stoppa l’attaque allemande sur les collines du Clos du Doubs, mais du fait de la retraite des forces françaises voisines, elle se vit encercler par les forces allemandes ; cependant, elle parvint à percer vers la Suisse les 20 et 21 juin. La division, y compris le général Prugar-Ketling, fut internée.

    La 10e brigade blindée commandée par le général Stanisław Maczek combattit en Champagne et en Bourgogne. Elle couvrait le flanc des 4e et 6e armées françaises près de Champaubert au nord-ouest de Dijon. Le 16 juin, elle mit les Allemands en déroute près de Montbard mais se vit alors isolée, les unités françaises sur ses deux flanc étant en déroute ou en retraite. Le 18 juin, la brigade était pratiquement encerclée et à court d’essence et de munitions. Le général Maczek ordonna la destruction du matériel de l’unité et la dispersion des hommes. La brigade fut ultérieurement recréée sous son commandement en Grande-Bretagne où elle devint la fameuse 1re division blindée polonaise ; le général Maczek fut considéré comme l’un des meilleurs commandants polonais, notamment de blindés, de la Seconde Guerre mondiale.

    Le groupe de chasse polonais GC 1/145 « Varsovie », participa à la bataille de France, ainsi que d’autres éléments détachés dans des unités françaises. Sur les 175 pilotes polonais formés en France, environ 130 à 135 participèrent aux combats, crédités de 50 à 55 victoires pour des pertes de 15 à 25 pilotes4. L’essentiel du personnel de l’Armée de l’air polonaise parvint à gagner ensuite le Royaume-Uni.

    Un patrouille polonaise, commandée par le porucznik (lieutenant) Henneberg, basée à Châteauroux, et composée de deux MB.152 et un MB.151, plus un Caudron Simoun, s’envole le 17 juin 1940 pour Bordeaux. Le 18 juin, l’escadrille redécolle et fait escale à Nantes, où un wing commander de la RAF fournit les indications pour se rendre à la base RAF de Tangmere (Sussex). Après avoir refait le plein, le groupe polonais décolle à 14 h et atterrit à Tangmere à 16 h 305. Ce fut la seule unité polonaise à arriver au Royaume-Uni avec ses avions.
    Après l’armistice

    Dès le 18 juin, le sort des unités polonaises devint problématique. Le Gouvernement polonais en exil refusant toute idée d’armistice, les diverses unités (engagées et dissoutes, non engagées mais non dissoutes) n’eurent que très peu de choix :

    la captivité ;
    l’évacuation ;
    l’internement ;
    la démobilisation ;
    l’entrée dans la clandestinité.

    Malgré les instructions données par les commandants, un nombre important de militaires polonais furent capturés par les Allemands et emmenés en captivité.

    Pour continuer la guerre avec l’allié britannique, il fallut gagner la Grande-Bretagne. Par tous les moyens, avec audace et ténacité, les unités polonaises se lancèrent dans une course vers les ports de l’Atlantique pour y rembarquer. Sikorski partit pour Londres le 18 juin et obtint de Winston Churchill, l’aide de la Royal Navy, qui établit un plan d’évacuation, l’Opération Ariel, avec des navires britanniques et polonais (civils et militaires).

    Nantes, Saint-Nazaire, La Turballe, Le Croisic, Les Sables d’Olonne, La Rochelle, La Pallice, Royan, le Verdon sur Mer, Saint-Jean-de-Luz virent ainsi arriver des groupes de Polonais tentant d’embarquer sur les navires dépêchés pour cette évacuation.

    Louis Faury, général français, joua un rôle crucial dans cette opération. Après le départ de Paris de la Mission militaire franco-polonaise pour se transporter dans la région de Mont-de-Marsan, les liaisons entre cet état-major et les forces polonaises stationnées en Bretagne, furent rompues. Le général de division Faury, directeur de l’instruction des troupes polonaises et installé au camp de Coëtquidan dut prendre l’initiative du commandement de ces forces polonaises. Il s’impliqua sans compter dans l’organisation et la mise en œuvre de cette évacuation.

    Le 19 juin 1940, environ 6 000 soldats polonais, dont le major Sosabowski de la 4e division d’infanterie polonaise, parvinrent au port de La Pallice d’où ils furent évacués vers le Royaume-Uni.

    Pratiquement toute la 2e division de chasseurs fut internée en Suisse.

    Quelques milliers de militaires polonais réussirent à se faire démobiliser, notamment au centre d’Auch qui fonctionna jusqu’en juillet 1942.

    D’autres choisirent d’entrer dans la clandestinité et de rejoindre les réseaux polonais qui se mirent en place, tels la P.O.W.N. (Polska Organizacja Walki o Niepodległości – réseau Monika) avant de tenter de rejoindre Londres en passant par l’Andorre, puis l’Espagne et enfin Gibraltar, port britannique où existait une mission navale polonaise.

    • Affreux Jojo dit :

      On se demande ce qui se serait passé si les Polonais avaient vaincu les Allemands en 39.

      Hein !

  15. Albatros24 dit :

    Auteur du livre « D-Day et la bataille de Normandie », l’historien britannique Antony Beevor, souligne que les « molles collines normandes ne se prêtent guère au combat de maquis comme les régions montagneuses. On ne pouvait de ce fait, s’attendre à ce que des résistants à Caen se comportent comme des résistants yougoslave, qui ont livré de véritables batailles rangées contre la Wehrmacht ».
    A contrario, la Résistance a joué un rôle majeur en sabotant les voies ferrées et les lignes téléphoniques ennemies. « L’attaque des lignes de communication représente une contribution importante de la Résistance sur toute la Normandie car elle a retardé l’arrivée des renforts allemands », souligne M. Beevor.
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/2014/05/12/le-debarquement-en-10-questions-quel-role-joue-la-resistance-en-normandie-467993.html
    http://www.rfi.fr/france/20140605-debarquement-normandie-role-resistance-6-juin-1944

  16. Albatros24 dit :

    nombre de membres de la WH et SS en France : pas mal de monde quand même…de 400 à plus de 800 000 hommes

    Mai 1944

    (Loïc Bonal, 06/02/2004)

    Voici la liste des divisions allemandes en France en mai 1944 :

    – Divisions blindées : sept
    . 2. Panzer Division (depuis janvier 1944) : secteur d’Amiens.
    . 9. Panzer Division (depuis mars 1944).
    . 21. Panzer Division (depuis avril-mai 1944, retour de Hongrie, opération « Margarethe ») : secteur de Caen.
    . 116. Panzer Division (depuis mars 1944) : secteur de Rouen.
    . 130. Panzer Lehr Division (depuis mai 1944, retour de Hongrie, opération « Margarethe ») : secteur de Paris.
    . 2. SS-Panzer Division « Das Reich » (depuis février 1944) : secteur de Toulouse.
    . 12. SS-Panzer Division « Hitlerjugend » (depuis avril 1944) : secteur d’Evreux.

    – Divisions motorisées : une
    . 17. SS-Panzergrenadier Division « Götz von Berlichingen » (depuis octobre 1943) : secteur de Tours.

    – Divisions d’infanterie : 28
    . 47. Infanterie Division (depuis février 1944) : secteur de Calais.
    . 49. Infanterie Division (depuis février 1944) : secteur de Boulogne.
    . 77. Infanterie Division (depuis février 1944) : secteur d’Avranches (?).
    . 84. Infanterie Division (depuis février 1944 – ou mai ?) : côtes de la Manche (Pas-de-Calais, sous la 15. Armee).
    . 85. Infanterie Division (depuis février 1944) : côtes de la Manche (Pas-de-Calais, sous la 15. Armee).
    . 91. (Luftlande) Infanterie Division (depuis février 1944) : Cotentin.
    . 242. Infanterie Division (depuis octobre 1943) : secteur de Toulon.
    . 243. Infanterie Division (depuis octobre 1943) : secteur de Valognes.
    . 244. Infanterie Division (depuis janvier 1944) : secteur de Marseille.
    . 245. Infanterie Division (depuis octobre 1943) : secteur de Dieppe.
    . 271. Infanterie Division (depuis février 1944) : secteur de Montpellier.
    . 272. Infanterie Division (depuis février 1944) : à la frontière franco-espagnole.
    . 275. Infanterie Division (depuis janvier 1944) : en Bretagne (sans plus de précisions).
    . 276. Infanterie Division (depuis janvier 1944) : dans le sud-ouest de la France (sans plus de précisions).
    . 277. Infanterie Division (depuis février 1944) : secteur de Narbonne.
    . 319. Infanterie Division (depuis mai 1941) : Iles Anglo-Normandes.
    . 326. Infanterie Division (depuis décembre 1942) : nord de la France (sous la 15. Armee, donc Pas-de-Calais a priori).
    . 338. Infanterie Division (depuis février 1943) : delta du Rhône.
    . 343. Infanterie Division (depuis novembre 1942) : Bretagne (sans plus de précisions).
    . 344. Infanterie Division (depuis octobre 1942) : côtes de la Manche (Pas-de-Calais, sous la 15. Armee).
    . 346. Infanterie Division (depuis octobre 1942) : nord de la France (sous la 15. Armee, sans plus de précisions).
    . 348. Infanterie Division (depuis octobre 1942) : secteur Dieppe/Calais.
    . 352. Infanterie Division (depuis novembre 1943) : secteur de Saint-Laurent.
    . 353. Infanterie Division (depuis novembre 1943) : Bretagne (sans plus de précisions).
    . 708. Infanterie Division (depuis février 1944) : secteur de Royan.
    . 709. Infanterie Division (depuis juin 1941) : secteur de Cherbourg.
    . 711. Infanterie Division (depuis juin 1941) : secteur de Deauville.
    . 716. Infanterie Division (depuis juin 1941) : secteur de Caen.

    – Divisions de réserve : six
    . 158. Reserve Division (depuis octobre 1942) : sans précisions.
    . 159. Reserve Division (depuis novembre 1942) : sans précisions.
    . 165. Reserve Division (possiblement depuis février 1944) : sans précisions.
    . 182. Reserve Division (depuis juin 1942) : sans précisions.
    . 189. Reserve Division (depuis mai 1943) : sans précisions.
    . 191. Reserve Division (depuis septembre 1942) : sans précisions.

    – Divisions de sécurité : une
    . 325. Sicherungs Division (depuis février 1943, peut-être août 1942 ?) : secteur de Paris.

    – Divisions de base de volontaires : une
    . Freiwilligen Stamm Division (depuis janvier 1944) : pas de précisions.

    J’arrive à 44 divisions, dont aucune n’est spécifiquement d’occupation, si ce n’est la Freiw. St. Div. Il m’en manque peut-être quelques unes, mais guère plus de cinq ou six. Ce qui ne change pas grand chose à l’affaire.

    Par ailleurs, la 11. Panzer Division arrivera en juin pour « refitting », de même que certaines divisions d’intervention positionnées en Belgique (comme la 1. SS-Panzer Division « Leibstandarte Adolf Hitler ») ou du Front de l’Est (comme les 9. et 10. SS-Panzer Divisionen « Hohenstauffen » et « Frunsdberg »).

    J’ai également trouvé trace d’une division d’emploi spécial, la Division zBV 136, mais sans que je ne préjuge de ses effectifs, connaissant l’organisation de ces unités…

    Loic Bonal

    • Anthonyl dit :

      et sans compter les formations de soutiens qui dans le cas d’une occupation se retrouvent souvent au premier rang au même titre que les hommes des unités combattantes…

  17. Plusdepognon dit :

    Quand je vois ce que devient notre monde, il est temps de casser le jouet des puissances d’argent…
    https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/06/22/la-fillette-en-larmes-sur-la-couverture-du-time-n-avait-pas-ete-separee-de-sa-mere_5319840_4355770.html
    La phrase du père de la petite est qualifiée d’optimiste… Elle est lourde d’un désespoir à hurler pour se résigner à un monde abject où tout s’achète et où chacun se vend.

  18. Poorfendheure dit :

    Bravo!! Super bonne idée!! Comme en général, les films de résistants ont aussi à coeur que leur aïeux du sort de la nation, au moins, là, le prochain groupe qui voudra desservir ou asservir la France n’aura plus qu’à piocher dans cette liste pour supprimer les descendants de ces nobles gens….
    Heureusement… Tous les résistants ne sont pas listés….

  19. Poorfendheure dit :

    Je recommence… (mon précédent texte comportait des erreurs de frappe)
    Bravo!! Super bonne idée!! Comme en général, les fils de résistants ont aussi à coeur que leur aïeux du sort de la nation, au moins, là, le prochain groupe qui voudra desservir ou asservir la France n’aura plus qu’à piocher dans cette liste pour supprimer les descendants de ces nobles gens….

    • ScopeWizard dit :

      C’ est vrai qu’ on ne saisissait pas très bien ………
      .
      Merci d’ avoir rectifié ! 🙂
      .
      Cela étant :
      « Comme en général, les fils de résistants ont aussi à coeur que leur aïeux LE sort de la nation, au moins, là,
      .
      Ne prenez pas ombrage de ce correctif , c’ est mon petit penchant altruiste ……… mais aussi chiantifique ! 😉

      • Poorfendheure dit :

        ScopeWizard : mon smartphone avec frappe préemptive me joue des tours en corrigeant automatiquement à sa guise, et ce, après coup, ce que bon lui semble… J’apprécie d’autant plus votre incartade orthographique qu’elle provient d’un des meilleurs intervenants de ce site

  20. werf dit :

    Il n’y a jamais eu plus de 120000 « vrais » résistants menant des actions de combat ou de sabotage. Beaucoup se sont déclarés résistants à titre « familial » après la guerre …

    • Anthonyl dit :

      Les effectifs de la franc garde de la milice pour tout le territoire français c’est guère plus de 1500 a 3000, tres tres tres faible, insignifiant d’un point de vue pourcentage…
      Se méfier des chiffres car on en a avancé énormément après guerre pour justifier d’une France résistante sans toujours se préoccuper de leur fiabilité, à partir des années 90 on a commencé à les interpréter dans le sens d’une France collaboratrice. En fait depuis une dizaine d’année l’outil internet permet de commencer à faire des évaluations sérieuses qui devront encore être corrigées dans les prochaines décennie, un travail de longue haleine qui nous donnera une vraie idée de la réalité.

  21. Raymond75 dit :

    « cette base de données n’a pas vocation a établir la liste de tous les Résistants. Elle « contient l’ensemble des dossiers ouverts par les services, y compris ceux des individus qui, après examen, n’ont pas été reconnus ou homologués pour faits de Résistance » donc ce n’est pas la liste des résistants …

  22. guyanguy dit :

    Pour se faire une idée plus précise de ce qu’ils ont été, dans leur diversité (origines, motivations, provenance sociale, réseaux, etc) et donc, leur importance numérique, lire d’urgence « Les Résistants » de Roger Faligot et Rémi Kauffer (669 p. Fayard, 1989).
    Indispensable pour comprendre les problèmes posés par la reconnaissance de la qualité de Résistant par les instances ad hoc, au premier chef desquelles le CN CVR (Comité National des Combattants Volontaires de la Résistance, 10, rue des Pyramides, PARIS 1er) .
    Voir en particulier les pp. 90-93, « Vrais et faux résistants » et les propos très directs tenus par Henri Bailly, secrétaire général du CN CVR.
    En dépit des précautions de présentation de ce répertoire, il est à craindre que les imposteurs ait gagné leur « doubious battle »…

  23. Céphée dit :

    Ceux qui s’étonne du nombre devraient relire sérieusement l’article. Et aussi faire des maths.
    Le nombre de résistants n’a pas dépassé le maigre pourcent de la population, combattants des FFL inclus.

  24. Gagu dit :

    Le truc que beaucoup de gens dans la section commentaires ne semblent pas avoir compris, c’est que « 600 000 résistants » ne veut pas dire « 600 000 combattants actifs ». La résistance a pris de nombreuse forme : renseignements, logistique, diversions, assistance, etc. En plus 600 000 sur 40 millions, ça fait à peine plus de 1%, c’est loin d’être énorme (même si ce nombre a effectivement du fortement augmenter à partir de juin 1944).

  25. Claude dit :

    Punaise toujours les mêmes conneries du café du commerce.
    Cela me rappelle mes « 3 jours » à Vincennes; le pessimisme est devoir prophylactique.

  26. marny dit :

    je n’ai pas trouvé traçe d’un resistant de mon village qui a eté fusillé par les allemands après s’etre fait arraché les dents…….. quand au chiffre de 600000 QUELLE FARCE ! c’est honteux !

  27. helaine jean pierre dit :

    Je me pose une question après avoir regardé sur youtube le défilé des miliciens sur les champs Elysées . Sur toute la longueur de l’avenue ! Mais où sont ils passés ces jeuuunes après juin 1944 ?

    • Anthonyl dit :

      Attention, les cinéaste de la seconde guerre mondiale sont des champions de la perspective et de l’enfumage. Pas difficile quand on est habile de la caméra de faire passer l’effectif d’un bataillon pour celui d’une division. Les organisations maréchalistes ont fait recette tant que les Français ont cru que Pétain préparait la revanche. Après le débarquement allié en Afrique du Nord on a assisté à des défections massives et de très grandes difficultés pour la milice, qui prend son essor en 43-44 à recruter… au total il n’y a guère eu que 1500 à 3000 miliciens de la Franc garde (c’est à dire ceux engagés activement dans la lutte contre les résistants)… les miliciens qui n’ont pas été pincés à la libération et fusillés ont suivi le maréchal dans son exil, d’abord à Belfort puis en Allemagne. Là bas ceux qui étaient apte ont intégré la division SS Charlemagne, les autres ont rejoint l’Italie du nord où ils ont participé à la lutte anti-partisans sous les ordres de Darnand. La suite : des pertes écrasantes, ceux qui ont été fait prisonnier ont été livré aux autorités françaises, qui se sont montrées impitoyables… quelques survivants se sont faits oublier en Italie, en Espagne ou en Amérique du Sud, jusque dans les années 60-70 et ont pu revenir ensuite en France, mais cela ne concerne qu’une infime minorité. Si l’on compare les effectifs de la collaboration active en France à ceux de la Belgique, des Pays bas ou de la Norvège , on doit quand même avouer que cela représente bien peu…

      • Robert dit :

        « Si l’on compare les effectifs de la collaboration active en France à ceux de la Belgique, des Pays bas ou de la Norvège , on doit quand même avouer que cela représente bien peu… »
        Est-ce que vous ne citez pas d’autres pays ou il y avait des gauleiters qui gouvernaient le pays et pas un gouvernement légal en place ?

  28. Bordelaku dit :

    Parmi les 600.000, on a mélangé aux héros authentiques les tondeurs de femmes d’après juin 44 ?

  29. lxm dit :

    Nos anciennes colonies, par manque d’historique, ne peuvent pas faire le compte des résistants locaux face à l’envahisseur français. Dans ma famille il y a eu les 2 bords, ceux du côté allemand( à l’époque les tenants de l’ordre, rigueur et discipline par la fascination de l’exemple allemand et son projet d’europe ) et ceux du côté français( les tenants du on est chez nous aucun étranger n’a le droit de s’immiscer dans notre façon de vivre).
    Dans toute guerre, il y en a qui refusent la loi du vainqueur, certains prennent les armes, il faut être donc dur d’oreille, avoir une mémoire( pourquoi acheter un smartphone, mon téléphone à fil fonctionne encore parfaitement), ainsi le résistant est souvent d’extrême droite, toujours en retard sur la modernité( De gaulle était encore monarchiste).
    A contrario d’autres pivotent très vite d’avis, en disant que puisque c’est la nouvelle mode, pour faire des affaires, prospérer, avoir du bon sens ou juste survivre, il faut accepter le vainqueur; il a gagné, il faut l’accepter, stop aux morts inutiles; ainsi les plus libéraux dans un pays sont souvent les premiers « traitres », il n’ont pas de mémoire et pivotent comme des girouettes dans le sens du vent; le régime de Vichy a surtout été constitué de libéraux de gauche, qui de promotion d’une liberté sans retenu ont scandé la dictature salutaire, pour leur propre bénéfice.
    On peut imaginer depuis l’antiquité, et les fluctuations de frontières, la somme abominables de résistants qui ont été massacrés dans telle ou telle construction d’état. On n’en parle jamais car nous descendons des survivants, les traîtres ou les colons. Les grand conquérants étaient d’abord de grands massacreurs vidant tout territoire conquis d’un tiers de sa population, en commençant par les anciens, les archives, les lettrés et tout historique, tout ce qui rappelle la mémoire puis les nobles qui assoient leur légitimité sur la mémoire et les exploits de leurs ancêtres, puis finalement tout homme en âge de combattre, qui a connu « le monde d’avant », et les femmes sont systématiquement v.. . Des grands méchants, ce n’est pas ce qui manque dans les livres d’histoire, mais les grand méchants ont construit le monde actuel.
    Regardez le 1er empereur chinois( Qin Shi Huang), la chine lui doit son nom, pourtant il méprisait complètement la vie humaine, voir grand c’est aussi balayer les gens comme des insectes, qu’est alors un résistant de son point de vue ? juste un effet retardataire sur le progrès.
    Je regarde les présidents français se coucher les uns après les autres devant l’allemagne pour espérer toucher un peu de ses excédents.. et je me dis « qui a gagné la guerre ? ». Etre résistant n’est ce que réagir sur la forme ? un bonne annexion politique de notre pays par l’allemagne pour éviter la faillite mérite t-elle une résistance ?

    • Plusdepognon dit :

      Les résistants ont fait ce qu’il fallait en leur temps. Et c’était pas un choix facile.
      Le fait que l’Allemagne tiennent les rênes de l’Union européenne est un fait, ne pas oublier que c’est une création américaine pour offrir des débouchés à leurs industries. Actuellement, ils font leurs marché dans nos entreprises et nos richesses nationales avec un dollar imprimable à l’infini. La politique de privatisation est un crime contre la souveraineté nationale :
      https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/06/13/privatisations-de-quoi-l-etat-est-il-encore-proprietaire_5314072_4355770.html?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook#Echobox=1528894976
      https://blogs.mediapart.fr/bertrand-rouzies/blog/160618/privatisation-des-barrages-francais-un-acte-de-haute-trahison
      https://www.nouvelobs.com/economie/20180622.OBS8571/comment-l-etat-essaie-de-mettre-la-caisse-des-depots-au-pas.html
      Le régionalisme est très encouragé (Catalogne, Ecose, Irlande…), pour tuer les Etats nations entre les grosses regions en bas et par le haut, les institutions européennes dont la fameuse commission européenne en haut (non élus et inconnus des peuples qui sont à l’origine de 80% de notre droit transcrit dans les lois françaises ). Si cela marche, c’est que les américains le permettent. Et que nous sommes des cons.
      https://youtu.be/NDYNlnLP9m4
      https://www.athena-vostok.com/g7-fin-de-la-recreation-on-ne-joue-plus-l-europe-a-la-derive
      Ça élimine un concurrent dans la guerre économique. Ils se sont choisi comme ennemi les russes, car c’est les relations économiques sont faibles entre eux. La Chine, c’est autre chose, le système dollar peut etre mis en danger. Donc, ils veulent juste déchirer le plus gros morceau de monde possible, car le pouvoir ne se partage pas, il se prend. Nous sommes naïfs de croire que les américains ont les mêmes intérêts que nous. Nous sommes très pro américain, c’est un coup dans le dos que cette « guerre commerciale  » déclaré par Trump. Je ne sais pas si c’est vrai ou juste pour les prochaines élections aux USA…
      https://blog.mondediplo.net/la-fin-du-mythe-technologique-americain
      Le fascisme peut aujourd’hui etre religieux comme idéologique (theorie économique ultra libérale). Le fric pour le fric est une idéologie mortifère et prédatrice.
      https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/la-lutte-des-classes-est-terminee-les-riches-l-ont-gagnee-772275.html
      https://www.lci.fr/economie/c-est-la-crise-mais-les-ultra-riches-sont-de-plus-en-plus-nombreux-2051629.html
      Outre les guerres pour l’accès à l’eau potable, le 21ème siècle sera celui de la lutte contre les grandes entreprises qui s’accaparent le monde (pour rappel, le président de Nestle ne veut pas reconnaître le droit à l’eau potable gratuite à un humain, il veut lui vendre. Et des PDG comme lui, il y en a des milliers : https://www.terresacree.org/actualites/1643/actualite-selon-le-pdg-de-nestle-l-acces-a-l-eau-ne-devrait-pas-etre-un-droit-le-bio-va-nous-tuer-112200?1529831236 ).
      « Celui qui lutte n’est pas sûr de gagner, mais ceux qui ne luttent pas ont déjà perdu », c’est la leçon des résistants.

      • lxm dit :

        J’voulais signifier qu’il y a des résistants à tout changement, quelqu’il soit, comme y’en a qui sautent sur la nouvelle opportunité en premier. Sur un marché il y a ceux qui font confiance aux commerçants anciens, ayant une réputation( un historique) et une stabilité et y’en a qui prennent des risquent, investissent, achètent de nouveaux produits à des inconnus et y’a de tout, de l’instable, du meilleur comme du pire. Nous avons une nature d’explorateurs accolée à notre capacité d’apprentissage, mais apprendre c’est aussi stocker et se souvenir, ne pas refaire la même choix, goûter le même produit toxique « pour vérifier ». Quand les saxons se sont vu imposer le christianisme par un certain Charlemagne, parce que c’était « tendance », il ont aussi vu l’abattage de leurs arbres rituels, et la massacre de l’élite qui refusait le changement, mais 11 siècles plus tard un certain Adolf voulu remettre l’ancien culte au goût du jour coute que coute. Cela reste un débat très actuel avec la construction européenne, la mondialisation, les migrations, forcer dans une direction va inciter une contre-réaction dans l’avenir plus lointain, Erdogan en Turquie rêve de l’empire ottoman comme Mussolini rêvait de l’empire romain. Quand vient un choix, le risque( probabilité) se concrétise par une répartition des points de vue dans la population présente, le problème vient quand l’on pense que cela ne peut se résoudre que par un conflit binaire. Un arbre a besoin de racines pour pousser haut, mais un arbre ne se déplace pas, il n’explore pas. Dans un groupe de base, un homme et une femme, y’a celui qui veut avancer vers l’inconnu et celle derrière qui dit « pas si vite, il faut savoir se reposer de temps à autre ».
        Et si le cheminement est inéluctable quelque soit la vitesse de progression, alors nous pouvons déjà déduire l’avenir de l’humanité.

        • Plusdepognon dit :

          Ça… il y avait un savant russe qui est connu pour une citation:
          « La Terre est le berceau de l’humanité, mais on ne passe pas sa vie dans un berceau »
          Visiblement, il y a beaucoup de gens qui œuvrent pour que cela reste un doux rêve.
          Il n’y a pas de planète B, j’espère juste qu’Einstein se soit planté pour les abeilles…

      • Robert dit :

        Plusdepognon,
        Régionaliste, l’Irlande ?
        C’est une nation réelle, de plus insulaire, qui a payé le prix de sa souveraineté. Ce n’est en rien une région de l’Angleterre ou une colonie.

      • Poorfendheure dit :

        Plusdepognon : d’accord avec tout.

  30. Reality Checks dit :

    Une douzaine de personnes de ma famille dans cette base, dont des estampillés FFL.
    Pour certains je savais, pour d’autres (une petite moitié) je suis surpris de voir apparaître leurs noms.
    Je me demande quels sont les critères?
    Dommage que l’on ne puisse pas accéder à plus de détails en ligne, pour le fun.

    • Affreux Jojo dit :

      Avec les lieux de naissance ? Ma famille maternelle étant pied noire (avec des noms bien boches d’ailleurs, alsacos exilés de 1870), je retrouve des noms mais sans lieux de naissance parmi ceux qui furent engagés dont un très tôt (1941) dans les FFL.

      Du côté paternel, de bons auvergnats, j’en retrouve un mais deux autres qui furent tués fin 43 vraisemblablement par la milice, n’y figurent pas (alors qu’ils sont dans des bases de données départementales). Mais j’ai toujours entendu dire que c’étaient ^lus des grandes gueules qui ont payé de leur vie leur insolence que de véritables résistants.

      Pas de traces d’un voisin qui fut déporté et disparu sans laisser de traces en 44, au pied de sa maison au passage d’un convoi genre Das Reich qui remontait vers la Normandie.

    • Reality Checks dit :

      Pas tous les lieux de naissance exacts sont renseignés hormis Algérie, parfois la ville.
      Mais les dates de naissance y sont!
      Mon nom de famille est assez rare, donc avec les prénoms et les dates de naissance je reconnais mes grands parents et grands oncles (pas de femmes, juste des hommes et pourtant dans la famille il y en avait une).

      • Affreux Jojo dit :

        Peut-être que les FFL ne sont pas comptés comme « résistants ». Curieux.

  31. VertAlpha dit :

    Wrecker47 ,
    un commentaire… …sur les résistants alsaciens?
    VA

    • Affreux Jojo dit :

      Guy Sager, alias Dimitri, alias Guy Mouminoux ? 😀

      • VertAlpha dit :

        Bonjour Affreux Jojo,
        je ne pensais pas aux Dimitris… …mais à ceux qui sans bruits ont agi sans jamais se mettre en avant. A ceux qui ont subit le déni pendant puis après.
        VA Terminé.

        • Affreux Jojo dit :

          C’était une taquinerie. Pour Sajer, sacrée « ballade » quand même…

    • Wrecker 47 dit :

      @Vert alpha
      Vous en voulez un ?…Ben voilà: »les Alsaciens résistants n’ont jamais perdu la guerre .Dans la Résistance ,ils ont toujours été du bon coté au bon moment!…

  32. ScopeWizard dit :

    C’ est sympa tous ces résistants ………. ça fait plaisir ……….
    .
    Ça fait aussi s’ agiter les petites cellules grises et gamberger un brin …………
    .
    Combien pouvions-nous être en 1940 ?
    Et bien grosso modo environ 40 millions soit un million de plus qu’ en 1945 ……….
    .
    600.000 représentent 1% des 60 millions de Français recensés que nous avons commencé à être à partir de 2003 ………..
    Autrement-dit , en 1945 , 400.000 représentaient déjà 1% de résistants parmi toute la population de la France à l’ époque ……….. 600.000 ça nous fait donc environ 1.4 % en arrondissant à la valeur supérieure …….
    Sachant que nous avions environ 1.5 à 2 millions de prisonniers plus quelque 60.000 tués dès le début de la SGM et que nous dénombrerons par la suite un total de 290.000 hommes du rang qui auront été tués ainsi qu’ un nombre équivalent de civils , ma foi à première vue 600.000 est un nombre qui me paraît crédible ……….. quoique ça fait beaucoup ……….
    .
    N’ oublions pas également tous les déplacés étrangers venus chercher refuge avant-guerre en terre de France qui se rajoutent , tels les Républicains espagnols , dont certains ont activement participé à la Résistance dès 1941 et non à partir de 1943 lorsque beaucoup de « bons français » ont réalisé que l’ Allemagne nazie ne gagnerait pas et ont par conséquent choisi de se ranger dans le camp des futurs vainqueurs …………
    .
    Bon , enfin tous ces chiffres de résistants de la première heure ou plus « tardifs » c’ est bien joli mais en parallèle combien de « collabos » et de membres de la SS y avait-il en face ?
    Et puis , combien de jeunes restait-il en état et ayant la volonté de se battre entre mi-1940 et mi-1944 en tenant compte de la saignée de 1914-1918 et de tous ceux qui se sont retrouvés prisonniers et bien-sûr gravement blessés ou tués ?

    • ScopeWizard dit :

      Et quand je dis « à partir de 1943 lorsque beaucoup de « bons français » ont réalisé que l’ Allemagne nazie ne gagnerait pas »
      .
      Je devrais plutôt dire « à partir de septembre 1943 » certains parlant même de novembre ……….. donc de la fin de l’ année 1943 ……………
      .
      Et oui , outre la Bataille d’ Angleterre , les coups d’ arrêt sur l’ ensemble du front de l’ Est , les revers successifs cuisants ( à partir de 1942 , mai 1941 en comptant la perte du super cuirassé Bismarck , plus exactement à partir de juin 1943 lorsque les forces alliées prennent enfin le dessus ) infligés tout au long de la Bataille de l’ Atlantique ( 1939-1945 ) , il y a eu le coup de massue tant en hommes , matériel , que psychologique de Stalingrad ( juillet 1942-février 1943 ) , la défaite de l’ Afrika Korps avec comme résultat l’ Axe chassé d’ Afrique du Nord et la fin des espoirs et ambitions de mettre la main sur les immenses ressources en hydrocarbures du Caucase ( précieuses pour le Troisième Reich et la poursuite de la guerre ) en faisant la jonction avec les troupes engagées justement à Stalingrad et plus au sud ( mai 1943 ) , puis , l’ autre coup de massue de la plus grande bataille de chars de l’ Histoire , celle du saillant de Koursk ( juillet-août 1943 ) gagnée sur un plan militaire mais pas sur le plan stratégique qui fera perdre l’ initiative à l’ armée allemande , contrainte dès lors à la défensive puis au repli face à la massive et violente contre-attaque de l’ Armée Rouge , jusqu’ au dernier coup de dés des Ardennes en décembre 1944 ………..
      .
      Mais bon , en décembre , il y a déjà plusieurs semaines que la France est pratiquement totalement libérée et qu’ il est « aisé » de se compter parmi les résistants ou volontaires ; il est clair qu’ Hitler a perdu et que la défaite finale n’ est plus qu’ une question de temps ……….
      .
      Tiens , à propos de résistances et de collaborations , quid de celles ayant eu pour théâtre notre Empire Colonial ?
      Quelqu’ un sait quelque chose ?

  33. Wrecker 47 dit :

    …Résistants de la dernière heure ?Coiffeurs pour dames collaborationistes à l’horizontale ?
    Voleurs de poules de lapins et de cochons ,dépendeurs d’Andouilles fermières ,violeurs patentés,ramasseurs de containers de fric ?trafiquants d’armes ?…Là aussi on a des noms et pas mal de « retournés »qui ont bossés pour les Allemands ,sur les chantiers de l’Atlantique en trafiquant le ciment et la ferraille…On en rajoute peut-être? Vous voulez des noms …?
    15 tonnes d’archives Nazies de la Gestapo ont été détruites par les SR Français après 45 sur ordre du Gal MARION patron des services de l’épuration …
    Oui il y a eu des Résistants ,des vrais !Mais sûrement pas tant en 41 et 42!

  34. Poorfendheure dit :

    Pour ce que j’en pense… Quand on sait que celui qui a fait tomber le Général de Gaulle n’était même pas français… (Co-haine-bien dite) Personne n’a rien dit à l’époque… Ni après d’ailleurs… La résistance…visiblement, ce n’est pas trop la presse… Et encore moins la TV…
    Bien sûr j’exagère… Mais bon… Pourquoi laisser quelques uns décider du sort de la défense de tous quand ils la bradent officiellement…

  35. MERCATOR dit :

    « actes militairement inutiles comme l’assassinat d’un officier allemand à Nantes ou Paris.  »
    Inutiles, certainement pas ,selon le système « attentats aveugles, répression aveugle  » , cela a contribué à détruire le sentiment d »‘indifférence bienveillante  » observé par une large partie de la population au début vis à vis des troupes d’occupation .
    En ce qui concerne mes statistiques personnelles ,sur la vingtaine de personnes de sexe masculin de ma famille et belle famille , quatre prisonniers en Allemagne,deux au STO, un démobilisé car dans la Royale, un au corps franc Pomies , un, Pied Noir à la deuxième D B , et last but non the least , la honte de la famille, à l’organisation TODT, le reste , soient douze , trop jeunes, trop vieux petainiste jusqu’en 1944, gaulliste, après !