Une feuille de route pour garantir la réactivité technologique du programme SCORPION a été validée

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26 contributions

  1. Phil dit :

    Un mortier sur le Griffon? En complément du canon j’espère, comme sur les Merkava depuis quelques dizaines d’années.

  2. Charly10 dit :

    L’idée générale va dans le bon sens. Espérons que la mise en œuvre ne se transforme pas, comme d’habitude, en une énième usine à gaz dont nos états major sont familiers.

  3. tartocitron dit :

    « Au lieu de définir un besoin, de réfléchir aux spécifications et d’appeler ensuite l’industriel, nous voulons discuter d’emblée avec la DGA et l’industriel ».
    Non. Cette méthode est la bonne. Le besoin permet de concevoir un modèle conceptuel cohérent. L’intégration permanente, elle, permet certes d’avoir les matériels les plus innovants mais hétérogènes, sans logique de fond et donc sans sens.
    Le principal problème dans l’ère des grandes données et de l’intelligence artificielle du programme SCORPION est qu’il ne fasse pas partie d’un programme plus large. Par exemple le traitement d’image devrait être mutualisé car d’un côté on la DRM et le CNRS, de l’autre SCORPION avec Thales… Et pourtant ils travaillent sur les même sujets.

  4. LM dit :

    Bonjour,
    Une petite question à laquelle je ne trouve pas de réponse : Quel sont les futurs engins de l’armée de terre qui seront amphibie ?
    Il y a 30 ans (quand un conflit majeur était redouté) l’ensemble des forces d’éclairages et une partie des troupes étaient capable de franchir une « coupure humide » : VBL, VAB, AMX10RC…
    Suite aux conflits asymétriques récents, ces engins ont vu leur blindages renforcés et ont perdu leur capacité amphibie (en tout cas pour les VAB et AMX10RC).
    A priori, cette capacité est enterré pour les futurs EBRM et VBRM lourd et léger.
    Ne resterai que le VBL ?
    Et encore pour combien de temps ? ce magnifique SCRARABEE me parait bien lourd pour un engin amphibie…
    Entre protection et mobilité il y à des choix à faire évidement, je suis d’ailleurs un partisan des chars et véhicule d’infanterie fortement blindé pour les forces principales.
    Mais pour les force d’éclairage ou de flanc garde, est ce le bon choix ?
    Vu la pauvreté de nos moyens du génie, héliporté, et le fait qu’un pont est une cible plus que facile parce qu’immobile, j’ai peur qu’en cas de conflit sérieux cette compétence amphibie perdue soit un sacré point faible pour nos armées.

    Cordialement.

  5. Vieux sapeur dit :

    @ LM
    Comme vous le dites:  » Entre protection et mobilité il y à des choix à faire évidement ». Et le choix de l’abandon de l’amphibie ( et du franchissement en submersion de l’AMX 30) a été fait par l’ EMAT dans les années 80 pour 3 raisons essentielles qui interaggissent:
    1 – l’amélioration de le protection entraîne un surpoids qui ne pourrait être compensé que par l’augmentation du volume du véhicule (Archimède), volume qui vient contrecarrer la volonté de discrétion ( voir petit volume du LECLERC grâce à un équipage réduit à 3 hommes)
    2 – la quantité des moyens de franchissement en augmentation considérable, avec l’arrivée de l’EFA (1992) et du PFM (1986), permettait de faire franchir des véhicules plus lourds non amphibies (VAB mieux protégés par exemple)
    3 – la mise en oeuvre des mesures de sécurité techniques pour s’assurer de l’étanchéité des véhicules amphibies avant mise à l’eau ainsi que la lourdeur des moyens de sauvetage généraient des délais et des coûts matériels et humains rédhibitoires sur le plan tactique.
    Dès lors, la nécessité de disposer de moyens de franchissement légers à mise en oeuvre trés rapide pour des véhicules « légers » que vous évoquez (classe 30 à 40, par opposition aux moyens destinés au LECLERC , classe 70) est apparue. Cette idée a abouti au programme SYFRAL (voir mon post ce jour sur la modernisation des moyens de franchissement).

  6. werf dit :

    On se gargarise de mots pour monter une usine à gaz bien française qui prendra 20 ans. J’espère que l’on fait du benchmarking 😉 avec les matériels existants dans les autres armées. Pas avec des photos et des articles tirés des revues militaires étrangères comme je l’ai connu, mais grâce au renseignement militaire pro-actif et à la DGSE, comme le font les Chinois entre autres…

    • Fred dit :

      Non, on fait comme dans le développement logiciel, en utilisant une méthode dite Agile, qui permet d’implémenter de nouvelles fonctionnalités au fur et à mesure de l’evolution des besoins et des progrès technologiques. Ce qui évite qu’un matériel soit obsolète dès sa mise en service.

      • tartocitron dit :

        Les méthodes agiles du génie logiciel permet d’intégrer de nouvelles fonctionnalités mais pas que. Bien souvent, une implémentation est remise en question parce que cela ne correspond pas au besoin (fonctionnel ou technique) et demande la réécriture complète du code. C’est un gain de temps car cela évite de la réécriture du code complet du logiciel. Mais l’ingénierie des systèmes d’armement ne peut se permettre cela.
        Prenons l’exemple du châssis d’un véhicule. Il est dimensionné par des aptitudes de franchissement, le poids total, les efforts à supporter (tirs)… Il est impossible de le dimensionner sans avoir fait l’inventaire des contraintes. Il faut une étude préalable des fonctionnalités et déterminer les solutions techniques de l’ensemble. Adopter une méthode agile dans ce cas et impossible. C’est comme un architecte qui ferait des fondations sans connaitre le poids de ce qu’il doit supporter.

        • tschok dit :

          @tartocitron,
          .
          Voilà ce que je comprends: avant, le système était séquentiel et indirect.
          .
          Séquentiel en 3 phases: 1) définition du besoin par les militaires, 2) émission des spécification par la DGA, 3) dialogue avec l’industriel dans le cadre de procédures d’appel d’offres plus ou moins rigide.
          .
          Indirect: dès la phase 2, l’utilisateur final de l’arme, qui est aussi celui qui définit son besoin, donc le militaire, est hors de la boucle. Le militaire découvre l’arme, plus ou moins évoluée, lors du salon de Satory, et ensuite lors de son admission au service (je caricature à peine).
          .
          Ce dont il est question: travailler en parallèle, mettre le militaire en prise directe. Donc, il y aura toujours des phases de définition de besoins, émission de spécifications, etc. Mais ce sera moins cloisonné.
          .
          Pour reprendre votre analogie: l’architecte travaillera dans le même bureau que son client. Donc, il saura sur quelle fondation appuyer son immeuble, mais plus dans le cadre d’un processus séquentiel. Et le fait d’être dans le même bureau lui permettra d’avertir plus facilement son client qu’il y a peut-être d’autres solutions techniques à envisager que celles qui ont été retenues au départ.

          • tartocitron dit :

            Le problème vient surtout de la définition du besoin. Sait-on ce que l’on veut ? Prenons le cas du HIL: hélicoptère pour remplacer à l’Alouette 3, la Gazelle, le Fennec, les Dauphin et Panther et le Puma. Résultat: un mouton à cinq pattes. Pourquoi le besoin n’est pas clairement exprimé ? Parce que les cas d’utilisations sont inconnus. Le Tigre a été une révolution et la gazelle est devenu un boulet. L’armée doit réinventer une collaboration efficace entre Tigre et HIL. L’action dans la profondeur doit-elle se faire par des HIL protégés par des Tigres ou par des Tigres protégés des HIL ?
            Le programme SCORPION est du même acabit. A-t-on identifié les cas d’utilisation et inventorier les types de matériel qu’il faudrait ? Non, l’armée se cherche. Elle demande des démonstrateurs. Ce n’est pas aux industriels de démontrer ce que l’on peut faire mais bien aux militaires de l’imaginer. Alors seulement après on peut exprimer son besoin.
            La coopération entre militaires et industriels existe. Le besoin peut même évoluer dans le cahier des charges. Des tests sont faits et quand ils sont satisfaisant, la commande débute. Reste à tester sur le terrain.
            Les nouveaux modèles ont tous des défauts de jeunesse. Les révisions coûtent cher d’autant plus qu’ils sont nombreux en dotation. La bascule doit donc se faire progressivement.
            Enfin, l’évolution des technologies est désormais intégrée dans l’étude de façon à faciliter la modernisation par la modularisation. Je ne dis pas qu’il ne peut y avoir des améliorations entre militaires et industriels, mais le général Charles Beaudouin fait plus que simples ajustements.

    • tartocitron dit :

      Le général Charles Beaudouin veut une « offre sur étagère » disponible, dernier cri, fiable qui corresponde à son besoin d’un instant t sans qu’il ait eu à définir au préalable son besoin et analyser les fonctionnalités.
      Un peu comme le patrouilleur L’Adroit de Naval Group développé sur fonds propres. L’offre de l’industriel doit devancer la demande de la DGA. C’est la politique du démonstrateur http://www.opex360.com/2018/06/02/developper-futurs-equipements-larmee-de-terre-veut-politique-de-demonstrateurs/.
      Autant c’est faisable pour la marine et envisageable pour l’armée de l’air, autant pour l’armée de Terre, cela me semble plus improbable. La principale raison est le ratio prix d’une modification rapporté au prix total. Le risque est de voir les industriels proposer des gadgets à gogo du Rambo 007 au cas où, et on connait l’imagination débordante de nos industriels à ce sujet quand on leur laisse carte blanche.

  7. Parabellum dit :

    Blabla techno …que de baratin pour dire qu on mettre un mortier sur un blindé…quel calibre le mortier ? Tiens on redécouvre la puissance de feu ? Attendons une vraie série ….et pourquoi pas quelque chose genre lance missile sol sol multiple de différentes portées sur plateau arrière de véhicule comme il y en avait deja il y a trente ans dans les rues libanaises par exemple…ravagé en combat urbain et saturation avant l assaut..allez réinventons l eau chaude coûteuse…

    • Sempre en Davant dit :

      Ben… Pas tout à fait. Et c’est ce qui est décevant.
      On ne met pas un mortier sur un blindé mais dans la caisse d’un MRAP.*
      Donc ce ne sera qu’un moyen d’appui, utilisable à l’arrêt seulement et à l’arrière de la manœuvre. (Quel intérêt?!?)
      Décidément, il faut réinventer l’AML, avec un mortier canon sous tourelle et assez de tourelleaus de mitrailleuses pour l’auto protection 360°.
      Un engin capable de combattre en roulant. Avec une emprunte logistique faible. Capable de détruire la chambre1026 sans faire sauter tout le bloc d’immeuble… ou d’appuyer l’infanterie… Et infernal de touts cotés pour les plaisantins à pied.
      .
      *La référence qui vient à l’esprit c’est le half track qui avait une version du même genre. Interrogé sur le blindage un équipage avait répondu quelque chose comme :  » les balles entrent font trois fois le tour mais ne ressortent jamais! »
      .
      Pour ce qui est de la chenille: vu l’état (pour longtemps!) de la SNCF et de la Royale on peut oublier.
      Autant miser sur des grandes roues et de l’électronique/optronique de pointe… et les mises à jour…
      S’il fallait affronter autant de gravas que vous en avez vu à Beyrouth … On est pas beau!

  8. Wrecker 47 dit :

    L’AML avait un bon petit tube mortier fonctionnant » à l’évent » comme « à l’angle »,et sa culasse lui permettait même du « tir tendu  » jusqu’à 6 ou700 mêtres …Vous me direz qu’on fait mieux maintenant ,alors ajoutez lui une tourelle deux bonnes mitrailleuses Gatling …et cent chevaux de plus !
    Vous aurez un petit blindé formidable,pour tirer dans la rue de l’autre coté de l’immeuble ou dans le soupirail de la cave à deux cent mètres !…

    • Sempre en Davant dit :

      Avec un mortier canon pour « pelots télescopés » (et airburst!) dans les 70mm offrant un progrès équivalent au 40mm ça ferait la maille.

      Au début le « prix par coup » me semblait élevé. Finalement entre l’amélioration de l’efficacité et l’empreinte logistique réduite l’affaire me semble plutôt bonne.
      Un tel engin équilibrerait bien le Jaguar.

  9. lxm dit :

    Je n’aime pas ce nom de scorpion.
    Symboliquement, le scorpion c’est un être lent lié à la terre, fouisseur, cuirassé( peureux) qui cherche à tuer en piégeant( attaque par le haut et par le poison( lié au feu et l’air) ). On a ainsi des fables où le scorpion semble honnête mais tue son hôte même si cela lui coûte sa propre vie car cela est sa nature.
    Mais notre technologie militaire semble suivre ce principe du scorpion, des équipages casematés avec un canon faisant feu au dessus d’eux. De même les fameux 4×4( venant du japon, pays lié au feu) des terroristes avec un canon-mitrailleur à l’arrière.
    On peut suivre directement les symboles et aller construire de l’armement du XXIIème siècle sans passer les étapes, mais ce saut technologique entrainerait une révolution violente dans tous les sens du terme.