Le Parlement allemand donne (enfin) son feu vert à la location de 5 drones Heron TP pour la Bundeswehr

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5 contributions

  1. mich dit :

    Décidément ,pas facile de suivre les besoins allemands en matière de defense ,on ne voit pas vraiment ce qui aurait empêcher une acquisition de reaper par la défense allemandes ,mais bon ,comme partout ,il n’y a pas que les choix des militaires qui compte .

    • Berkut dit :

      Ben Merkel ne peut plus voir Trump en peinture. Je crois que c’est pas franchement plus compliqué. Par ailleurs, si le Heron-TP ne vole pas tout à fait aussi longtemps et n’est pas aussi fin/rapide (en lisse, faut comparer ce qui est comparable), sa conduite et le volet système n’a rien a envier au Reaper (décollage automatique là où le Reaper est handicapé par le pilotage 3-axes déporté qui interdit de poser de nuit faut de perception de la perspective etc..), les israéliens étant les champions de l’intégration et de la fusion des données de capteurs etc. La France a contemplé cette option, d’abord sous la bannière Airbus (« EuroMale »), puis Dassault (French Heron-TP), ayant de la même manière utilisé le Heron à piston (Harfang) qui n’avait que le statut de système « intérimaire » de drones MALE (SIDM). Ce qui est comique, c’est que alors que le « cœur » système est très proche, même si il es plus petit, l’US ARMY avec son Predator « Gray Eagle » n’utilisa absolument pas de pilotes et donc a fortiori de pilotage déporté : de simples « Staff Sergent » l’opèrent et le véhicule décolle et se pose tout seul là où le Predator B (Reaper) nécessite un pilote pour le décollage et l’atterrissage, mais même en mission ! C’est un problème culturel et ce pilotage 3 axes déporté est une distraction non nécessaire : de toutes façons, le drone est bien obligé de voler tout seul quand la liaison tombe – ce qui arrive forcément à un moment ou un autre, même si ce n’est pas long. Pas besoin de pilote, manche et manette pour faire voler un drone (UAV/ UAS dans la dénomination ARMY, mais Remotely Piloted Aircraft/System dans l’USAF et sa mafia des écharpes blanches). Même si les capteurs du Harfang étaient complètement dépassés, la gestion du vol (et le mode « camera guide » en particulier), les décollages et atterrissages automatiques (ce que Airbus a démontré depuis longtemps…) montrent que les opérationnels israéliens ont dépassé ces querelles stériles pour se concentrer sur le résultat : ils sont même capable de déléguer à l’opérateur du drone, la désignation et l’ordre de tir d’une batterie sol-sol ou d’un autre drone armé pour faire de la contre-batterie et raccourcir la boucle au minimum.

      Tout ce qui vient des « states » n’est pas bon à prendre, et même si c’est déployé de manière intensive.

      • mich dit :

        Bonsoir ,vous avez mal compris mon comentaire , ma remarque ne pointait pas les capacités de ces systèmes ,mais on connait l’alignement des militaires d’ outre Rhin sur le matériel US et en plus le fait que le reaper est bien représenté dans les forces de l’ otan ,on peut donc s’étonner du choix du heron , c’est pour ça que je pense qu’il y a d’autre raisons.Les relations commerciales entre allemand et israélien sont quand même un peu spéciale .

    • Thaurac dit :

      J’ai aimé « c’est une feuille de vigne politique.. » 😉

  2. Myshl Mabelle dit :

    Le Parlement allemand sait se faire obéir quand il s’agit de projeter des forces à l’extérieur.

    Mais il ne sait pas s’opposer à ses industriels. Eux décident, pour au dedans et au dehors.
    Tôt ou tard le Parlement valide les choix industriels. On n’envoie pas de militaires, mais on distribue l’armement.

    Pour nous français, le problème est là.

    L’Allemagne ne sait pas nous suivre militairement, pendant qu’elle sait fournir des armes à qui en veut, y compris à nos ennemis.

    L’Europe de la défense… On en est plus que loin.