Nexter développe « KATANA », la future munition des artilleurs

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88 contributions

  1. Casanova dit :

    Je n’ai pas compris comment on doublait la portée… propulsion additionnelle ?

    • vrai_chasseur dit :

      @casanova
      De petites ailettes se déploient à l’apogée de la trajectoire balistique qui permettent à l’obus de « planer » durant la partie descendante de sa trajectoire.
      Ces ailettes utilisent l’aérodynamique des plans canards (comme les 2 petits ailerons à l’avant des chasseurs Rafale)

    • Deres dit :

      Juste les surfaces portantes qui permette de planer un peu dans la phase descendante.

  2. J.Charles dit :

    Quelle difference avec l’obus MENHIR mk2 qui est déjà en développement? S’agit il simplement d’un changement de nom? NIVEau technique c’est d’une stricte equivalence. Hâte de voir ca déployé en opex.

    • Jak0Spades dit :

      Je me pose la même question. KATANA est un nom peut-être plus propice au marché international que MENHIR.

    • MP3 dit :

      A tous les coups ça doit être la même chose.

  3. Frédéric dit :

    La firme norvégienne Nammo propose de développer un obus de 155 mm a statoreacteur ayant dans les 150 km de portée :

    https://youtu.be/6J0XwLYmAc0

    Mais j’ai demandé si le prix ne sera pas excessif. Avec ses bidules électroniques, personne n’aura les moyens de faire un tir de barrage comme en 45.

  4. Polymères dit :

    Après l’aviation, l’artillerie se transforme elle aussi en vecteur de munitions de précisions et ça changera complètement l’avenir des appuis des troupes au sol.
    Jusqu’à présent l’aviation était nécessaire pour toucher avec précision des objectifs, très bientôt l’artillerie permettra de s’en affranchir et en complément de l’observation de drones, pourra frapper dans la profondeur (le seul inconvénient étant le temps entre la détection, la préparation du tir et l’impact)
    Déjà aujourd’hui avec le Caesar, on arrive à de bons résultats, ces derniers ne feront qu’évoluer positivement.
    Cette artillerie de précision, c’est l’artillerie de demain, une artillerie répondant aux besoins de réduction des dommages collatéraux, répondant à une nécessité de précision et d’un coût réduit. Pour l’ennemi, s’enterrer, va devenir moins protecteur que par une artillerie plus classique, moins précises et qui doit envoyer un grand nombre de munitions pour espérer toucher l’ennemi. Il n’y aura plus 30 obus qui tombent autour de votre trou, il y aura un obus qui tombera dans le trou. Moins impressionnant visuellement, mais l’efficacité est là.

    • Claude dit :

      La guerre et les dommages collatéraux… ha on a coché la case.

      • tschok dit :

        Bien d’accord avec vous, Claude: vouloir s’abstenir de tuer des civils est insupportable. Mais d’un autre côté, les tirs fratricides entrent aussi dans la catégories des « pertes collatérales ».
        .
        Et, à l’examen, on constate que les pertes militaires en temps de guerre sont constituées, pour une part non-négligeable, de pertes dues à des tirs fratricides.
        .
        Donc, concevoir des obus plus précis comporte deux effets:
        – Un effet négatif insupportable: moins de civils tués (franchement, drôle d’idée, nan mais j’vous jure…)
        – Un effet positif désirable: moins de militaires amis tués (il importe de faire du champ de bataille un lieu de plus en plus sûr pour nos soldats)
        .
        Alors bon, la vie de nos soldats est à ce prix: épargner des civils. Je sais, c’est odieux, mais faut bien se faire violence.
        .
        Vous vous souvenez sans doute du slogan de l’Aérospatiale, lorsqu’elle vendait l’Exocet: « Avec vous jusqu’au bout de l’enfer ». Mais à la réflexion, ce n’était pas très porteur. Le grand public n’avait pas saisi la profondeur du message.
        .
        On pourrait imaginer un nouveau slogan, pour Nexter: « Make the battlefield a better place » beaucoup plus porteur. Non?
        .
        Prochaine étape: lutter contre les accidents domestiques dans les OPEX. Trop de nos soldats se blessent où se tuent en sortant de leur douche, installée n’importe comment dans des campements mobiles mal conçus.

        • Tokamak dit :

          @tschok,
          .
          +1 pour l’humour et +1 pour le propos.
          .
          La précision c’est de l’efficacité. Si nous sommes plus précis, nous avons besoin de moins de moyens pour réaliser nos objectifs. Il suffit de comparer un bombardement par aviation de la seconde guerre mondiale et un bombardement moderne. il fallait à l’époque un grand nombre d’avions et une quantité gigantesque de bombes lisses pour toucher un pont.
          .
          Bon, si malheureusement ça permet aussi d’épargner des civils, tant pis.

          • Claude dit :

            Vous n’avez strictement rien compris à mon commentaire.
            Quant au reste merci pour les perles.

    • felipe dit :

      En fait c’estle oncept du multidomaines ou la redondance des moyens reprend un peu de sens. À jouer l’intégration interarmées à tout prix, si un des prestataires concentre des moyens face à un problème vital dans son milieu d’action opérationnel, les bénéficiaires potentiels n’ont plus la capacité souhaitée. On en revient à une forme d’autonomie stratégique par armée qui a tout son sens car elle donne un plus grand panel d’options au décideur. Le problème reste toujours de doser ces duplications. Concrètement si nous n’avons plus la maîtrise 3d. Ces obus sont une solutions ,limitée certes mais reelle

    • MP3 dit :

      L’artillerie le permet déjà… La roquette guidée doit bien exister depuis 10 ans.
      On aura toujours besoin de munitions capables de réaliser un effet surfacique.

      • wagdoox dit :

        Le prix de la roquette guidée est pas exactement le meme.
        C’est meme beaucoup plus vieux.
        Enfin je ne comprends toujours pas ce concept si c’est une roquette avec un systeme de guidage des contrôles et une propulsion, ca s’appelle un missile…

  5. NRJ dit :

    Les innovations de Nexter montre que l’artillerie va subir une évolution majeure. Depuis sa création, l’artillerie est dévolue à l’appui au sol. Mais aujourd’hui, avec l’augmentation de la portée (60 km avec le Katana, 80 km pour les LRU, et peut-être 200km avec les canons à induction magnétique), de la précision, et des appuis ISR, l’artillerie pourra effectuer des frappes en profondeur voire du bombardement stratégique à l’instar de l’aviation. Et on n’aura plus besoin d’acheter à prix d’or des avions (oui, le Rafale coute presque son pesant d’or).

    • Bravo-Foxtrot dit :

      L’artillerie évolue mais il faudra aussi qu’elle soit hyper mobile tout en gardant sa précision de tir longue distance.

    • Clavier dit :

      D’un autre côté on n’emploi guère des avions de combat pour frapper une cible qu’on peut atteindre par les moyens classiques

      • MP3 dit :

        Bof, ça fait deux décennies que l’armée de l’air s’est trouvée une passion pour le CAS faute de chasse ennemie à chasser…
        Avant le CAS ça ne l’intéressait pas.
        Et dans l’absolu notre armée de l’air est plutôt mal outillée pour cette mission, avec des avions qui sont (trop) rapides et pas assez endurants pour le CAS.

        • mich dit :

          Bonsoir , passion pour le CAS depuis seulement 20 ans ? là , faut revoir un peu votre notion du temps .Par contre ,pour ce qui est du type d ‘avion à proprement à dit et en adéquation avec cet article sur l’artillerie ,c’est plutôt la redondance de type de munition qui va permettre un ciblage pour la précision et la permanence demandée dans les missions actuelles ,le type de cellule ou de tube devient presque secondaire .

          • MP3 dit :

            Depuis un peu moins 30 ans je voulais dire – en fait depuis la fin de la guerre froide.
            Ce sont les (honnêtes) aviateurs qui le disent eux-mêmes.

        • wagdoox dit :

          ou là ! c’est une vue …
          Un avion lent c’est un avion vulnérable dans ce cas de figure.
          C’est d’ailleurs tout ce qui est reproché au A10 qui ne survivrait pas longtemps face à un adversaire un peu sérieux.

        • Pierro dit :

          Réponse-prête-à-penser-servie: Check !

    • wagdoox dit :

      je partage votre enthousiasme mais quand meme 30 ou 60 km le seul moyen d’observer l’ennemi c’est depuis le ciel, encore plus pour le désigner. Donc ne pas entrer l’aviation tout de suite.

      • MP3 dit :

        Bien sûr que l’armée de l’air a un avenir. Mais elle devra sans doute davantage revenir à ses sources dans le futur : supériorité aérienne, interdiction du champ de bataille aussi si elle y arrive (pas gagné sans capacité SEAD).

        • mich dit :

          Bonsoir ,je peux vous dires qu ‘ il n ‘y a jamais eu d ‘ éloignement des sources comme vous dites ,par contre c’est vrai que l’on a essayé de palier un manque d’appui , à l’image de ces patrouilles longues avec quelques bombes sous les ailes dans divers conflits ,mais cela me donne plus l’impression d ‘une utilisation des moyens du bord pour compenser des pertes de moyen financier qu ‘autre chose .Quand à la mission SEAD ,c’est un peu plus complexe ,car on a l’ air d’avoir eu une combinaison de manque de moyen (pas de développement d’une nouvelle munition sead propre ou appareil dédié ) et aussi d’un certains doute sur les doctrines à appliquer car des choix sur étagère existait (par exemple , j’aurais cru que l’on aurait pu acheter des missiles ALARM anglais à l’époque ).Ce qui est sur sans maitrise des espaces et de leurs réseaux , pas d’artillerie au sol ,du moins selon l ‘adversaire.

          • MP3 dit :

            On a quand même détourné une partie de l’entraînement pour les missions d’appui feu… au détriment des autres missions.

        • wagdoox dit :

          Les capacités SEAD on les a.
          la combinaison rafale/SPECTRA/AASM ou rafale/SPECTRA/SCALP est la pour ca.
          le pays aura en 2020 une nouvelle corde à son arc.
          la combinaison FREMM/CERES/MdCN.
          Pour les systèmes les plus modernes existant, l’ASMP_C aurait été une solution.
          On aura le missile de croisière futur qui sera hypersonique (et oui il serait hypersonique d’AdA diminue en permanence des stats, comme pour le SCALP l’AdA parlait de 250km, les anglais de 500km, finalement on connait depuis la vérité et les anglais parlent bien de mach 5 ici).

          Entre temps un DIRCM avec en plus une arme a énergie serait un bon moyen d’auto défense. ou encore les leurres LEA montées sur roquettes pour
          les éjecter vers l’avant et forcer les adversaires à vider leurs missiles dessus.
          Les essaims de drones …

          Le meilleur moyen d’obtenir la supériorité aérienne c’est encore d’abattre les avions ennemis avant qu’ils ne décolle, donc au final c’est du air sol.

          • MP3 dit :

            Capitaliser sur les moyens existants est une idée qui se tient à condition de décloisonner entre services pour se donner une chance d’être efficaces collectivement.

      • MP3 dit :

        Le seul moyen de trouver l’ennemi ne se limite pas aux capacités aérospatiales : radar de contre-batterie, équipes des forces spéciales ou des forces conventionnelles infiltrées, guerre électronique…

    • Vince dit :

      Les « Pariser Kanonen » envoyaient à plus de 120 kms, (avec une précision de l’ordre de qqs centaines de mètres…)

      • Fred dit :

        @ Vince
        Ultra lourds (750 tonnes), embase bétonnée de 4m d’épaisseur, repérables (sur chemin de fer) et 40m de hauteur, cadence de tir ultra lente (367 obus en quatre mois pour deux canons), usure rapide du tube (65 coups + un obus de diamètre plus important à chaque tir !).
        Difficile à faire renter dans le concept Scorpion :o)
        Pas une réussite en fin de compte.
        .
        Aussi raté qu’un char Tigre : 400l de gasoil aux cents (dont les Allemands ne disposaient presque plus), une journée de travail pour changer un galet intérieur, ne pouvaient pas passer sur un pont standard sans être démonté … Elle était loin la Blitzkrieg.
        .
        Bigger n’est pas forcément better.

        • PK dit :

          « Aussi raté qu’un char Tigre : 400l de gasoil aux cents (dont les Allemands ne disposaient presque plus), »
          .
          Comme le char Abrams ? Ha, non, il a réussi le tour de force de consommer encore plus : le seul char au monde ayant besoin d’un camion citerne de 40 tonnes pour l’accompagner 🙂

        • Vince dit :

          C’est clair, utilité tactique des Pariser Kanonen proche de zéro ; n’empêche que ça a provoqué un grosse surprise et un petit mouvement de panique politique. Il y eut donc course à la triangulation + repérage aérien pour rechercher l’origine des tirs et faire de la contre-batterie (pas à 120kms évidemment, avec les pièces lourdes disponibles côté Français).
          .
          Logistique et technique de camouflage des allemands exceptionnelles (fausse voie de chemin de fer, brouillard artificiel etc), mais les calculs de triangulations n’étaient pas loin non plus de la vérité.
          .
          L’idée ici est de montrer que déjà en 14, on imaginait une artillerie autre que cantonnée dans l’appui-feu.
          .
          Très bob blog sur le sujet :
          http://1rama.unblog.fr/2011/12/23/le-paris-kanone/

    • Sans Importance dit :

      Pour être précis, le Rafale coûte un peu moins de trois fois moins que son poids en or.

      • wagdoox dit :

        oui c’est le B2 qui coute son poids en or.
        Et encore ca fluctue avec le prix d’or.

    • MD dit :

      Plus besoin d’acheter des avions? Oui, c’est bien beau, mais à quelle vitesse peut se déplacer une batterie d’artillerie sur un champ de bataille?

      • Ancien dit :

        Paradoxalement la vitesse n’est pas forcément à l’avantage de l’avion.
        La batterie d’artillerie est toujours à portée de tir pour appuyer les armes de mêlée (c’est le principe du GTIA depuis maintenant quarante ans).
        .
        L’avion va vite, oui mais il est loin : de N’damena à Abéché ou à Bangui, 800 km = 1 heure sans compter les procédures de décollage.
        Le temps que l’aviation arrive la situation au sol a déjà beaucoup changé depuis qu’on l’a appelée.
        .
        J’admets volontiers que mon expérience peut être obsolète et je suis tout prêt à examiner la contradiction.

        • MP3 dit :

          Oui c’est le principe des appuis feux organiques des forces terrestres (artillerie et ALAT): à portée utile des amis, et surtout connaissant parfaitement les modes d’actions de ceux ci grâce à des années passées à les côtoyer en formation et à l’entraînement.

  6. heaume44 dit :

    Un concurrent plus que sérieux pour le M982 Excalibur de Raytheon et BAE.

  7. Deres dit :

    C’est la même chose que le projet MENHIR ? C’est juste un changement de nom pour faire plus international ?

  8. revnonausujai dit :

    l’artillerie a été réduite à la portion congrue depuis 20 ans. dans une enveloppe contrainte en personnels, la faire remonter en puissance ne pourra se faire qu’au détriments d’autres, eux aussi importants; de vrais visionnaires !

    • Fred dit :

      @ revnonausujai
      Comprends pas ta critique. Précise ?

      • revnonausujai dit :

        la réponse à VOTRE question : voir le fil plus récent sur l’éfficacité des artilleurs en irasyrie .

  9. Julien dit :

    Dois-je comprendre que la portée est doublée pour un même tube?

    • Fred dit :

      @ Julien
      Il me semblait que la portée actuelle d’un Caesar est de 40+ KM [avec obus ERFB] (?)

    • MP3 dit :

      Pas tout à fait doublée, plutôt 50% de plus. Avec un obus planeur cela doit être faisable même si il y a des questions qui se posent : coût unitaire d’une telle munition qui risque d’approcher celui d’un missile, temps de vol qui en fait une arme peu adaptée pour la contre-batterie par exemple, occupation de la 3e dimension qui va poser problème à du monde, vulnérabilité face aux systèmes CRAM…
      Bref je me demande s’il ne s’agit pas d’une fausse bonne idée.

  10. Thaurac dit :

    Plus l’obus se modernise, plus il devient tout simplement un missile et déjà, pour le dernier dont on parle plus haut dans la vidéo youtube « he new ramjet powered 155 mm artillery shell concept », plus la peine d’avoir un canon pour le lancer, des tubes ordinaires de missile, suffiront!

    • Orion dit :

      Faut quand même une certaine vitesse pour avoir un truc viable… donc on va garder le canon 😉

    • Fred dit :

      @ Thaurac
      Oui, cela m’étonne moi aussi qu’il existe des obus dotés d’auto directeurs ultra perfectionnés (et donc hors de prix) et de propulsion additionnelle (comme cet obus italien dont le nom m’échappe), plutôt que directement un missile … Il y a certainement une raison, mais cela me dépasse. Qui aurait une réponse ?

      • Sans Importance dit :

        Un missile sol-sol doit bien coûter 300,000 euros/unité. Un obus standard, je ne sais pas du tout. Peut-être 3,000 euros/unité ? Ces nouveaux obus doivent sans doute se retrouver dans les 30,000 euros/unité.

        Si j’ai raison dans mon ordre de prix, on voit qu’on a de la place pour des munitions de prix intermédiaire à quelques dizaines de milliers d’euros.

        Maintenant, le problème est qu’on utilise des munitions extrêmement chers pour détruire des pickup truck à deux balles … Est-ce rentable ? Là est la question.

      • MD dit :

        La construction, notamment celle de son bloc de poudre propulseur, d’un missile est plus délicate que celle d’un obus. Le missile est plus encombrant. À calibre égal , il revient plus cher et emporte une charge militaire plus faible. Le missile doit être aussi construit avec des matériaux légers . L’obus a une capacité de perforation plus grande qu’un missile et mieux adapté que les missiles et les roquettes pour détruire un objectif enterré . Le stockage des missiles est plus exigeant que celle des obus d’artillerie classique. Enfin les missiles ont aussi une date de péremption plus limitée que celles d’autres munitions.
        Ces nouveaux obus dotés de fusées et de systèmes de guidage sophistiqués reviennent bien plus chers que les obus classiques, mais certainement bien moins , par exemple, qu’un simple missile anti-char – cette ne vaut comparaison pas grand chose puisqu’un obus de 155 mm n’est pas destiné au même usage, mais je ne connais pas de missile sol-sol d’un diamètre de 155 mm emportant près de 9 ou 10 kg d’explosif et une ogive d’environ 40 kg. D’autre part, grâce à leur précision, ces obus permettront de réduire le nombre de coups consommés pour détruire un objectif. D’où : diminution de l’usure des pi§ces, réduction du volume et du poids des munitions à transporter, etc…
        Après les obus d’artillerie de gros calibre, il faut espérer à présent que cette révolution finisse par toucher aussi un jour ceux d’un calibre inférieur et aussi les obus de mortier .

        • MP3 dit :

          Ce qui se dit ce que les Américains tirent beaucoup de roquettes guidées et d’obus dotés de la fusée PGK mais peu d’Excalibur…

      • wagdoox dit :

        C’est une question de prix et d’utilisation.
        Ces obus sont moins chers qu’un missile mais permette des tires contre les cibles à hautes valeurs ajouté, comme une batterie d’artillerie adverse. Ils complètent le systeme mais ne remplace pas les obus plus rustiques qui feront toujours la plus grosse partie du travail.
        Pareil avec les roquettes guidé, une charge, une propulsion et un guidage, j’appels ca un missile. Un petit missile fabriqué en kit au tour d’une roquette.

        • MP3 dit :

          Pour la contre batterie il faut avoir des munitions rapides. Donc plutôt de la roquette a priori.

      • tschok dit :

        @Fred,
        .
        Je pense que vous faites référence à la famille Vulcano.
        .
        La grande différence entre un obus d’artillerie et un missile: le premier n’embarque pas sa charge d’accélération au moment du tir, ce qui change énormément de choses. Vous savez que tout ce qui embarque son carburant a un problème d’impulsion spécifique: le missile embarquant son carburant, il faut que son moteur puisse le pousser, et pour cela, il le consomme, ce qui en diminue donc la masse. Mais n’empêche qu’au moment de l’accélération de départ, vous avez intérêt à avoir un moteur avec une bonne impulsion spécifique, sinon votre missile n’accélèrera que lorsque… son carburant sera épuisé.
        .
        Un obus n’a pas ce genre de problème: il n’embarque pas son carburant. La quantité de mouvement créée pour provoquer son « décollage » résulte de la consommation quasi-instantanée d’une charge explosive qui se dissipe dans le canon. Donc un obus a zéro masse de carburant à faire accélérer. Que de la charge militaire +guidage.
        .
        Là où les deux se rejoignent: un obus peut embarquer une petite charge propulsive qui est employée vers l’apogée, pour donner de l’allonge. Il peut également comporter des sous-munition dotées d’une charge d’accélération finale.
        .
        La grande différence entre l’obus et le missile, qui était que l’un n’embarque pas son carburant alors que l’autre si, s’estompe. Concrètement, il ne reste plus que la phase de décollage, qui est fortement consommatrice d’énergie: seul l’obus laisse sa charge d’accélération derrière lui, alors que le missile l’embarque et la consume plus ou moins rapidement. Mais un obus d’aujourd’hui peut être doté d’une charge propulsive dans la phase intermédiaire du vol, pour obtenir de l’allonge, et d’une autre dans la phase finale, pour obtenir du punch, ou corriger la trajectoire, donc obtenir de la précision.
        .
        Sur ces deux dernier points, notons que:
        – On peut obtenir de l’allonge en améliorant la portance de l’obus, donc en lui donnant des ailes, ce qui est le cas du Katana, et pas une propulsion;
        – On peut obtenir de la précision en freinant l’obus, cas du SPACIDO, sans avoir à le doter d’un moteur de correction de trajectoire, compliqué.
        .
        Bon enfin tout ça ,c’est différentes façon de consommer de l’énergie en fonction de ce que vous voulez faire. C’est pour ça que ces différentes armes existent: elles consomment l’énergie de façon différentes parce que la consommation de l’énergie traduit un emploi différent.
        .
        Prenons l’exemple de l’obus de mortier: il embarque sa charge propulsive, enfin plus exactement juste son enveloppe. Au moment où on met l’obus dans le tube, par la gueule, l’obus comporte une charge propulsive. Quand il tombe dans le fond tube, le percuteur met à feu la charge qui se consume en provoquant la mise en mouvement de l’obus. A la sortie du tube, normalement, toute la charge est consommée, mais il reste l’enveloppe de cette charge, qui constitue le cul de l’obus de mortier et cette enveloppe part avec le reste.
        .
        Un obus de mortier est à mi-chemin entre un missile et un obus d’artillerie, quoi. Il part avec le réservoir de carburant, mais sans le carburant.

        • Fred dit :

          Merci à tous : réponses claires, complètes, convaincantes.

        • MP3 dit :

          Je dirais surtout qu’un missile peut adopter une trajectoire non balistique. Là où la roquette guidée et l’obus guidé adoptent une trajectoire pour partie balistique.

  11. CHJU06 dit :

    Laurent,
    Decamétrique veux dire 100m donc ce n’est pas le même ordre de grandeur que 60 cm (le Katana).
    Tu confonds avec décicentimétrique et décamétrique !
    Ce n’est donc pour cette raison qu’il a été nommé ainsi.
    Cordialement

    • Laurent Lagneau dit :

      @ CHJU06,

      C’est le rapport avec le nombre : 60. Pas avec l’unité de mesure.

    • wagdoox dit :

      Non pas vraiment
      le katana de 60 cm est à mettre en comparaison avec les 60km de portée.

    • Pierro dit :

      Décamétrique veut dire 10m.
      Pauvre France !

      • PK dit :

        @ Pierro
        .
        Il est peut-être américain : en général, l’hectométrique est leur précision quand il touche au but… Sinon, ils sont plutôt du genre kilométrique.
        .
        Ils ont trouvé un truc pour compenser : au lieu d’envoyer un obus sur la cible, ils en envoient 100. Comme cela, il y en a au moins un qui l’atteint, par erreur 🙂

    • Plouc putatif dit :

      Décamétrique veut dire dix mètres.
      Cent mètres se dit hectométrique.
      C’est moins grave que de confondre les décilitres et les hectolitres au bar.

    • PK dit :

      décamétrique : dix mètres.

  12. CHJU06 dit :

    C’est donc PAS pour cette raison

  13. Fred dit :

    On parle assez peu de l’obus Bonus, qui me semble assez extraordinaire.
    Qui aurait plus de précision – notamment sur sur la projection de métal en fusion (?) à plusieurs dizaines de mètres – et est-ce qu’il en existe un équivalent en dehors de la France/Suède ?
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Obus_BONUS

  14. wardak dit :

    Vous dites que le Caesar tire à 30 km avec du 52 calibres or avec l’AUF1 et son 39 calibres on approchait les 30km; Avec l’obus ERFB on est largement à 40km. Une erreur quelque part d’où je ne vois pas l’utilité de passer au 52 calibres.

    • Pierro dit :

      En général on parle plutôt d’un portée max de 38km pour le CAESAR.
      J’ai l’impression qu’on minore un peu sa portée pour faire paraître plus important le gain de la nouvelle munition.

  15. MP3 dit :

    Je ne veux même pas savoir le prix de ce super obus. Ça couterait le prix d’un missile que je ne serais pas surpris.

  16. Parabellum dit :

    On a une cinquantaine de cesar…en etat…bon..on aurait des lance missiles sol sol de saturation ou de précisons ça renforcerait notre artillerie…Tombouctou vient encore de se prendre des obus de mortier…on n avait pas des moyens de contre batterie? La minus mais estinerte helas par nature…quant au pb du collatéral…la guerré helas tue…aussi des civils….

    • Jak0Spades dit :

      C’est pas tant la contre batterie qui nous manque, mais un vraie système C-RAM ( Counter Rocket Artillery and Mortar) terrestre. Genre le Centurion C-RAM Américain.

  17. grognon dit :

    Un changement de nom totalement idiot.
    « Menhir » c’était très bien.
    « Katana » c’est pas français. On vise le marché japonais? Je ne crois pas.
    Quel était le problème? La référence à la bande dessinée Asterix (jusqu’à preuve du contraire les celtes ne catapultaient pas leurs menhirs…) paraissait trop puérile? Parce que la référence à une arme blanche asiatique qui n’a d’ailleurs jamais brillé par la qualité de ses aciers du fait du manque de ressources au Japon, c’était mieux?
    Pffffff…

    • Astérix, pantalon rouge, veste noire, plumes sur le chapeau dit :

      Les Gaulois n’avaient pas besoin de catapulter les menhirs parce qu’ils les lançaient à la main.
      Je trouve que la culture littéraire de certains sur ce blog est insuffisante.

    • Fred dit :

      @ grognon
      Les Celtes catapultaient d’autant moins les menhirs, qu’ils n’en étaient pas pourvus.
      Ils ont été érigés par les peuples précédents, au néolithique (pour ce qui est de la situation « française »). Les Gaulois on donc côtoyé ces cailloux anciennement choyés et adorés, mais en les ignorant, sauf – peut-être et à la rigueur – pour leur pisser dessus.
      .
      Nota pour mes ultra-nationalistes chéris : les Celtes/Gaulois sont des tribus « non-françaises » arrivées du centre de l’Europe avec leur culture et qui se sont mélangées aux agriculteurs/éleveurs néolithiques, qui eux avaient puisé leur savoirs au Moyen-Orient et dont les ancêtres étaient africains … Euuuhh, d’ailleurs aussi les peuples de culture celte originaires de centre-Europe avaient eux aussi des ancêtres africains. Euuuhh, ben comme tout le monde en fait, même les Esquimaux … Finalement, c’est pas compliqué : nous sommes tous des enfants d’immigrés, sauf les Africains vivant en Afrique.

      • Jean-Marie H. dit :

        Fred, vous chipotez : l’appellation « Gaulois » fut donnée par les Romains à toutes les tribus protohistoriques résidant sur un territoire que les Romains appelaient « la Gaule ».
        Ce territoire était habité depuis longtemps (plusieurs millénaires) par une civilisation mégalithique (les menhirs de Carnac sont là depuis cinq-mille ans), civilisation « préhistorique » au vrai sens du mot parce que personne n’en avait laissé de trace écrite jusqu’à ce que les Romains en parlent : « nos ancêtres entrèrent dans l’histoire avec le glaive de Brennus ».

        • Fred dit :

          @ Jean-Marie H
          Point 1 : je n’ai pas du être clair car je ne pense pas autre chose sur les concepts « Gaulois » et « datation du mégalithisme ». J’applique une certaine ironie (des guillemets) sur le concept de « France » dans l’histoire ancienne et encore plus dans la préhistoire, car elle est intenable et ridicule. Idem pour les « Gaulois », qui ont tout de même une réalité tangible au-delà du texte de César « Commentarii de Bello Gallico »: la réunion annuelle des druides de ces tribus dans la forêt des Carnutes, et leur sentiment d’être d’une origine commune.
          .
          Point 2 : LES cultures du néolithique EUROPÉEN (Cardiale, rubannée, campaniforme, chasséen … La liste est longue, et pas forcément concomitante) dont seulement certaines élevaient des mégalithes (le terme « civilisation » est ambigu et n’est pas utilisé par les pré/proto/historiens qui parlent de « groupes » mégalithiques, car le mégalithisme ne peut être pour l’instant (?) classifié très clairement, ont été « pénétrées » culturellement ET physiquement par des groupes celtes venus d’Europe centrale, qui les ont acculturés. Soft-power protohistorique.
          .
          Point 3 : Les Romains – et les Grecs, ne pas oublier les Grecs – n’ont jamais écrit de manière objective sur la préhistoire (au mieux ils ont inventé une mythologie du passé), mais sur leur présent, c’est à dire la protohistoire et l’histoire. Mais je pense que c’est une maladresse de ton texte et que tu ne le pense pas.
          .
          Mais bon, tout est relatif, si les Celtes qui s’interdisaient l’écriture (pour des raison religieuses et de pouvoir) n’ont pas laissé de traces écrites – quoique quand même quelques tablettes de plomb tardives – ils ont tout de même laissé des traces archéologiques, des traces dans notre langue actuelle, dans nos coutumes actuelles et sont donc inscrits dans l’Histoire sans la chose écrite. Quand à Brennus, on pourrait observer – je comprend bien la formule – qu’il a vécu dans la la protohistoire :o) Alors là, oui, je chipote ! Ceci pour dire, que les concepts en histoire sont à manier avec prudence, à relativiser ; on peut employer des macro-concepts , mais il ne faut pas oublier que la réalité, les réalités sont bien plus complexes et intriquées, variables dans le temps et l’espace.