En 2017, le budget « exécuté » des Armées aura finalement été de 33,5 milliards d’euros

Sur le plan budgétaire, l’année 2017 aura été mouvementée pour les Armées. La loi de finances initiale prévoyait d’octroyer à la mission « Défense » 32,7 milliards d’euros, soit environ 600 millions de plus par rapport à 2016, avec une provision pour les surcoûts liés aux opérations extérieures inchangée, à 450 millions.

L’annonce, en juillet, d’une coupe de 850 millions d’euros (dont 643 millions pour financer les surcoûts OPEX) dans les crédits alloués aux Armées mit le feu aux poudres, avec la démission (inédite) de leur chef d’état-major, en l’occurrence celle du général Pierre de Villiers. Or, à l’époque, Bercy avait déjà gelé 2,7 milliards d’euros…

Après cet épisode fâcheux, Florence Parly, la ministre des Armées, obtint un premier dégel de 1,2 milliard d’euros, ce qui permit de calmer un peu les esprits. Puis, en novembre, elle gagna un autre bras de fer en réussissant à décrocher près de 400 millions d’euros, au « nom de l’effort national de défense » pour couvrir, via un financement interministériel, le solde des surcoûts OPEX et OPINT [opérations intérieures], le montant relatifs à ces dernières ayant fortement augmenté en raison, notamment, de l’intervention aux Antilles après le passage de l’ouragan Irma.

À quelques jours de la fin de l’année 2017, Mme Parly gagna un autre arbitrage, en obtenant le déblocage de 700 millions euros de crédits que le ministère de l’Action et des Comptes publics gardait jusqu’alors sous le coude. Cette somme a été dépensée en 48 heures (cependant, on ignore toujours à quoi ont servi 156 millions).

Finalement, et selon les chiffres donnés par le ministère des Armées [.pdf], le budget exécuté de la mission Défense en 2017 s’est élevé exactement à 33,5 milliards d’euros, soit un montant supérieur de 800 millions d’euros par rapport à celui inscrit par la Loi de finance initiale.

Lors d’une audition devant la commission des Finances, à l’Assemblée nationale, dans le cadre du « printemps de l’évaluation », Mme Parly a parlé « d’ouvertures de crédits qui sont intervenues » en cours d’exercice, notamment après la coupe de 850 millions d’euros décidées en juillet. En outre, elle a précisé que le report de charges est resté stable en 2017, à 3,1 milliards d’euros, mais qu’il aura toutefois vocation à augmenter au cours des prochaines années, compte tenu des engagements pris en matière d’équipements.

Par ailleurs, la masse salariale du ministère des Armées a été maîtrisée, ce qui n’est pas forcément un bon signe. En effet, cela s’explique par l’apparition d’un « sous-effectif », c’est à dire que le recrutement prévu n’a pas été réalisé dans sa totalité, ce qui peut poser des problèmes, à terme, dans des spécialités « pointues ».

Reste que la coup de rabot de l’été dernier n’a pas été sans conséquences, même si le ministère des Armées a veillé à ce qu’elles soient « sans impact physique immédiat ».

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