Succès du second tir d’essai du missile anti-navire léger

Le second essai du missile anti-navire léger (ANL ou Sea Venom pour les Britanniques) a été réalisé le 18 avril dernier mais ce n’est que plus d’un mois plus tard que la Direction générale de l’armement [DGA] a publié un communiqué à son sujet.

Cet essai, qui a donc impliqué les équipes de la DGA « Essais de missiles » et de MBDA, a eu lieu au large de l’île du Levant [Var], avec un hélicoptère Panther de DGA « Essais en vol ».

Le scénario retenu pour cet essai a consisté en un tir à longue portée, avec un vol de l’ANL à très basse altitude et un accrochage de la cible en milieu de course [LOAL pour Lock On After Launch].

« Cet essai a permis de valider plusieurs capacités du missile suivant un scénario représentatif de son futur emploi, notamment l’aptitude du missile à la navigation au raz de l’eau (sea-skimming) et le bon fonctionnement de la liaison de données entre le missile et l’hélicoptère », a expliqué la DGA.

Le premier tir d’un ANL/Sea Venom avait eu lieu en juin 2017. « Bien qu’il s’agissait du premier tir, ce n’était en aucun cas un tir de précaution. Le système a été poussé aux limites de sa portée -une étape audacieuse montrant notre confiance dans la maturité de la conception et faisant de cette réussite, un succès d’autant plus gratifiant. Le prochain tir consistera à évaluer la capacité homme dans la boucle du système »‘, avait expliqué, à l’époque, Paul Goodwin, le directeur adjoint de ce programme chez MBDA.

D’une masse de 110 kg pour une longueur de 2,5 mètres et d’une portée de 20 km, l’ANL/Sea Venom est doté d’un autodirecteur infrarouge qui lui donne une capacité « tir et oubli ». Mais l’homme « reste dans la boucle » grâce à une liaison de données bidirectionnelles qui transmet des informations en temps réel du missile vers l’hélicoptère et réciproquement. Et cela permet ainsi de changer de cible ou de point d’impact, voire d’annuler le tir si nécessaire.

Ce missile, dont le développement a été décidé dans le cadre de l’accord franco-britannique de Lancaster House, doit équiper les hélicoptères AW-159 Wildcat de la Royal Navy. Quant à la Marine nationale, il devrait notamment être mis en oeuvre par le futur hélicoptère interarmées léger (HIL) (et par les Panther et autres NH-90 NFH avant).

« Le programme ANL/Sea Venom constitue le premier programme commun qui tire pleinement parti des dispositions de dépendance mutuelle agréées dans le cadre de l’initiative ‘One Complex Weapon’ visant à consolider l’industrie missilière franco-britannique autour de MBDA », a une nouvelle fois souligné la DGA.

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