La carte du combattant sera attribuée aux soldats français déployés en Algérie après juillet 1962

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59 contributions

  1. kamisan dit :

    Ca me semble un minimum suite à la rente « universelle  » ( à nos frais ) décidée par le pouvoir politique https://www.marianne.net/societe/les-victimes-algeriennes-de-la-guerre-d-algerie-auront-droit-une-pension-de-la-france

  2. Reality Checks dit :

    « Les effectifs étaient encore de 131 000 en janvier 1963 et de 50 000 en janvier 1964, avant de disparaître définitivement en juillet 1964 »
    .
    Cette déclaration est curieuse.
    A ma connaissance, cette présence s’est poursuivie de façon réduite jusqu’à l’évacuation de Mers el Kebir (base de la marine, près d’Oran) et des sites d’essais d’armes chimiques et nucléaires aux environ de Reggane, dans le Sahara, jusqu’en 1967 au moins en vertu des accords d’Evian (certains disent un peu au delà, je n’en sais rien).
    .
    A compter du 3 juillet 1962, techniquement, ce ne sont plus des combattants, puisque la guerre était finie et que l’ALN, devenue ANP a repris le contrôle militaire de notre pays.
    .
    Cependant cette mesure à caractère social, interne à la France, est logique pour le calcul des retraites des fonctionnaires.

    • jyb dit :

      @reality checks
      5 implantations après 1962 ( reggane, colomb-béchar, hammaguir, in ekher, namous) Les activités franco-algérienne ont cessé en 1977. Certains disent un peu au delà, mais moi non plus je n’en sais rien (des officiels algériens ont dit que l’activité sur la base de namous
      avait duré jusqu’au milieu des années 80)

      • Reality Checks dit :

        Oui c’est Mers El Kebir qui a été évacuée en 67, avant la date limite prévue par les accords d’Evian (1978). le handover a eu lie pacifiquement en janvier 68.
        .
        Pour l’anecdote, a l’époque, les habitants d’Oran, une grande ville, lorsqu’ils allaient dans les localités limitrophes sur la côte ouest étaient obligés de passer par des checkpoints de l’armée française a Mers el Kebir,n une sorte de frontière.

        Les autorités algériennes ont voulu mettre fin a cet anachronisme dans le contexte de l’indépendance et il y a eu un deal entre les présidents De Gaulle et Boumediène en vertu duquel les français pouvaient rester plus longtemps que prévu au titre des accords d’évian dans les implantations discrètes que vous citez (ce que j’appelle Reggane) pour les essais en échange d’un départ plus rapide de la base maritime plus visible.
        .
        Je crois que la présence dans les zone des essais s’est arrêtée en 1974 pour l’essentiel, au delà il y avait surtout un suivi technique des répercussions, qui s’est poursuivi de façon ponctuelle jusqu’en 86 selon certaines sources. Mais dans cette dernière période c’était des visites techniques de plus en plus épisodiques sur des sites contaminés par les armes chimiques, bactériologiques et nucléaires.

      • vrai_chasseur dit :

        @Reality
        @jyb
        Namous (dénommée B2) a été active jusqu’en 1986. Recherche NRBC. Plutôt BC que NR…
        C’est De Gaulle qui a négocié sa réouverture dès 1962 avec les 4 autres sites. les autorités algériennes ont accepté avec la seule réserve qu’une couverture civile soit mise en place (société SODETEG filiale de Thompson).
        De même certains personnels français de SN REPAL (société des forages pétroliers en Algérie, devenue ensuite ELF Aquitaine) ont été des militaires (professionnels ou en service militaire : cas des ingénieurs appelés sous les drapeaux) sous mandat de coopération civile avec la jeune SONATRACH qui venait d’être établie.
        Ils auront donc aussi droit à cette carte du combattant, a priori.

        • jyb dit :

          1986. ça fait quand même 24 ans d’activités. comme quoi certaines infos restent bien cloisonnées.

          • Auguste dit :

            Surtout en sachant que les Américains et Hollandais,notamment, très intéressés par les recherches françaises sur les armes chimiques et bactériologiques venaient y faire un tour.Sans compter le va et viens du personnel militaire.(Marsouins entr’autres).A noter que Beni-Ounif (B1,B2,B3) tripotait les gaz et les bébêtes depuis 1930.Cela a été réactivé en 1965,donc rien à voir avec les « évènements » de mon point de vue.

        • Auguste dit :

          C’est tout le problème.Peut on donner le titre d’Ancien Combattant à ceux qui étaient sur les bases secrètes,au même titre que ceux qui ont été confrontés à la guerre civile?.Pour moi,la présence « coloniale »s’arrête en 71.Les bases B1,B2,B3 ne font pas partie de l’appareil « colonial ».

          • Reality Checks dit :

            A compter du 3 juillet 1962 rien de colonial.
            Simplement, on ne fait pas la paix avec une baguette magique et on ne transfère pas la souveraineté d’un pays de 2.4millions de km2 avec des millions de gens des deux pays sans un minimum de coordination et de concessions des deux côtés.
            .
            Ce qui s’est passé après le 3 juillet relève de la coopération entre deux états souverains, pour organiser ceci, la guerre a mis un terme à la colonisation le 3 juillet 1962.
            .
            Les mots ont un sens.

          • Auguste dit :

            @Reality Checks.La paix a été signée en 62,mais pour les troufions, confrontés à la guerre civile,le show a continué,en attestent les morts cités dans l’article et font donc partie des « évènements » comme ceux d’avant 62.

    • Auguste dit :

      Mers-el-Kebir c’était pour 15 ans supplémentaires,évacué en 1968.Pour le nucléaire c’était 5 ans.Et la dernière base c’était Bou Sfer (Oran),communications en Méditerranée et Afrique,fermée en 1970 et les derniers soldats sont partis en 1971.

    • 1812 dit :

       » ALN, devenue ANP a repris le contrôle militaire de notre pays.  »
      Bien que hors-sujet, comment ça « repris » ?

      • Reality Checks dit :

        Repris par les armes, et l’action politique et diplomatique ces éléments allant de pair.

        • Robert dit :

          RC,
          Quand De Gaulle a trahi sa promesse aux habitants d’Algérie comme aux soldats, dont les harkis, et les officiers par le fameux « moi vivant, le drapeau du FLN ne flottera jamais sur Alger » jusqu’à Evian, l’armée française avait vaincu militairement le FLN sur le terrain, c’est incontestable.
          C’est par son reniement, en offrant la victoire politique au FLN, en fait à ceux de Tunis revenus à Alger au détriment de ceux qui avaient combattu, certes avec l’usage du terrorisme et autre mais combattus, qu’il a offert politiquement cette victoire inespérée. De Gaulle a offert cette victoire, ils ne l’ont pas conquise de haute lutte. Dire « repris par les armes », malgré la vaillance des combattants, cela ne correspond pas à la réalité.
          La violence contre les musulmans fidèles à la France, le FLN a tué plus de musulmans que d’européens durant tout ce conflit, ainsi que les exactions contre civils et militaires, a peut-être quelque chose à voir avec cette revanche sur une victoire qui n’était pas militaire.
          Vous parlez de respect, commencez par respecter la vérité historique.
          Je pense, ce n’est que mon point de vue, que le mythe d’un peuple soulevé contre la sanguinaire tyrannie colonialiste a été usé jusqu’à la corde par les responsables du FLN qui ont confisqué la victoire avec la suite que l’on sait, corruption endémique, développement en panne, fuite des jeunes.
          Il ne reste que le ressentiment contre l’ancien colonisateur pour essayer de souder le peuple algérien. Il suffit d’écouter les algériens critiques envers le pouvoir.

  3. Jean dit :

    N’étant pas familier avec la guerre d’Algérie, je ne comprends pas bien ce sujet. De ce que l’article dit, les soldats dont il est question ici ont été déployés après la fin des hostilité. Ergo, je suppose, qu’il n’y a pas eu de combat. Ce que je ne comprends pas alors c’est pourquoi ces personnes pourraient prétendre à cette pension de combattant et à porter la Croix du combattant?
    De mon point de vue en tant que civile: soit il y avait des combats et ces soldats y ont droit, soit il n’y a plus eu de combat et ils n’y ont pas droit.

    • Comte SERGE dit :

      Bonjour.
      La carte du combattant ne récompense pas les faits de guerre, actes de bravoure et autres actions au feu, d’autres médailles ont ce rôle. Simple présence dans une zone considérée comme dangereuse pendant 90 jours, vous donne le droit à cette carte et le port de la croix du combattant.

    • danny dit :

      Comme le dit l’article, il y a eu 500 morts entre juillet 1962 et juillet 1964.
      Les accords d’Evian n’étaient pas respectés par l’Algérie.
      De nombreux soldats français ont été enlevés et n’ont jamais été rendus.
      Des témoignages ont indiqués qu’ils se sont retrouvés comme esclaves dans des mines jusqu’à ce que mort s’ensuive.
      Un soldat qui avait réussi à s’évader de l’un de ces bagnes a été poursuivi comme déserteur car les autorités ont refusé de prendre en compte son témoignage.
      D’autres ont été assassinés individuellement.
      D’autres, alors qu’ils circulaient légalement en unités constituées sont tombés dans des embuscades meurtrières.
      Il n’y a jamais eu de protestation officielle du gouvernement français qui voulait tourner la page de cette guerre.
      Qu’ils obtiennent la carte du combattant n’est que justice à comparer avec les conditions de certaines opex actuelles.

      • Reality Checks dit :

        Un scénario de film d’épouvante, ou de bande dessinée, selon le point de vue.

        • Robert dit :

          RC,
          Vous tournez en dérision ?

          • Reality Checks dit :

            Non je conteste l’existence des choses lues ci dessus, ce sont des allégations sans fondement.
            Qu’il y aie eu ou pas 500 morts je n’en sait rien, mais les allégation concernant la manière dont ces gens seraient disparues relèvent de la science fiction.
            .
            La guerre c’est arrétée le 3 juillet, date du changement de souveraineté, et le cessez le feu a eu lieu avant (le 19 mars).
            Dans toutes les guerres, pas juste celle là, faire appliquer un cessez le feu est une tâche ardue et qui n’est jamais parfaitement accomplie, car il subsiste toujours des ilôts que l’on ne contrôle pas à 100% que ce soit dans une armée régulière ou dans un mouvement d’indépendance.
            Entre le 19 mars et le 3 juillet le FLN et l’ALN ont tout fait pour faire respecter le cessez le feu, tout comme les états majors de l’armée française.
            .
            En revanche l’OAS a publiquement annoncé sa volonté de faire dérailler le cessez le feu, et a multiplié les attentats et autres provocations meurtrières pour ce faire.
            Parfois ces provocations ont eu des effets et il y a eu des dérapages de notre côté et du votre, ce qui était l’objectif de l’OAS, pas de l’ALN/FLN ni du gouvernement français ou du commandement de son armée, qui ont tout fait pour les éviter et les juguler rapidement en cas de débordements.
            .
            Mais ces dérapages n’avaient plus lieu d’être à partir du 3 juillet 1962.
            Donc ce qui c’est passé après, hormis les actions de violence désespérées des ultras de l’OAS, n’est pas imputable à l’état algérien.
            Encore une fois les allégations que je lis ci dessus ne sont pas crédibles.
            .
            Maintenant je n’ai pas envie de refaire cette guerre sur internet en 2018, donc si vos réponses ne sont pas sur un ton apaisé, je m’abstiendrai de répondre plus avant.

          • Robert dit :

            Rc,
            C’est bien ce que j’avais compris, vous niez les faits, comme le recours systématique à la torture et les mutilations, viols, etc, par les vaillants combattants FLN durant la guerre.
            Pas besoin de s’énerver pour le dire.
            On a pris l’habitude avec le FLN.

          • Robert dit :

            RC,
            C’est bien ce que j’avais compris, vous niez les faits, comme le recours systématique à la torture et les mutilations, viols, etc, par les vaillants combattants FLN durant la guerre. Il existe de multiples preuves, mais pas de problème.
            Dans ce domaine-là, les crimes OAS ont été proportionnellement dérisoires et ont suivi les exactions FLN et la trahison gaulliste.
            Pas de cadavres, les bouchers ne parleront pas. Pas vu pas pris, c’est pas moi monsieur, y a pas de preuves.
            On entend ça tous les jours dans les banlieues.
            Pas besoin de s’énerver pour le dire, on a pris l’habitude avec le FLN.

    • Romulus dit :

      A priori, 535 militaires y ont été tués ou portés disparus après juillet 1962.
      https://www.senat.fr/questions/base/2015/qSEQ151219184.html

      Si ce chiffre est confirmé, cela me semble logique et cohérent avec ce l’on fait pour les OPEX.

    • Robert dit :

      Ces soldats étaient censés défendre les intérêts des ressortissants français restés en Algérie, mais ils ont reçu des ordres de rester l’arme au pied face aux exactions FLN qui ont commencé dès les accords d’Evian. Pourtant, que ce soit les harkis massacrés par milliers ou les civils et militaires enlevés par le FLN, il restait des français et musulmans fidèles à la France à protéger, mais on ne leur a pas permis de le faire.
      La guerre n’a en réalité pas finie à ce moment-là puisqu’il y a eu plus de victimes après la fin officielle que durant toute la guerre elle-même.
      Certains, dont des soldats, ont été enlevés par le FLN après les accords d’Evian et n’ont jamais été non seulement retrouvés mais même recherchés. Ils sont morts dans les bordels de l’ALN, y compris des très jeunes filles, ou dans les mines d’épuisement ou de mauvais traitements.
      http://babelouedstory.com/thema_les/disparus/2067/2067.html
      Certains sont rentrés, en s’évadant et par leurs propres moyens, mais ils dérangeaient ont été contraint au silence et menacés.
      https://www.youtube.com/watch?v=wEk__7roL1M
      Et les accords de paix d’Evian n’ont jamais été signés par le FLN.
      Lisez cet article qui montre le rôle de certains de ces soldats maintenus en Algérie.
      http://www.22eme-ri-tenes-1956-1962.com/article-mes-cent-jours-dans-la-force-locale-107541223.html
      Dans un livre « Les vampires à la fin de la guerre d’Algérie », Gregor Mathias soulève un problème peu connu : l’enlèvement d’Européens pour prélever leur sang à des fins de transfusion sanguine. Le FLN exécutait ensuite les détenus (femmes, enfants, soldats, etc.).
      https://www.lci.fr/international/vampires-de-la-guerre-dalgerie-des-europeens-ont-bien-ete-vides-de-leur-sang-1563114.html
      Il a fallu des années pour pouvoir en parler librement, les amis du FLN, les porteurs de valises comme Rocard et les collabos communistes comme les universitaires Minne et Branche régnant dans l’intelligentsia français et le FLN se parant du rôle de victime héroïque. Et même encore aujourd’hui, cela n’intéresse guère, et le matraquage en faveur de la dénonciation des tortures et exactions françaises en Algérie y contribue.
      Il faut culpabiliser le colonisateur et lui soutirer visas et pensions, les jeunes algériens fuyant en masse leur pays libéré chez le vilain colonisateur qui leur doit tout.
      La plupart sont très vieux, ou des familles ayant droit, mais mourront bientôt. C’est plus une affaire de justice et de mémoire.

      • Nihilo dit :

        Merci.

      • Allobroge dit :

        « ….les collabos communistes comme les universitaires Minne et Branche régnant dans l’intelligentsia français » . Un jour, on veut le croire, mais ce sera probablement un travail d’historiens (hélas) le procès de ces traîtres à la patrie sera fait. En attendant ils continuent leurs méfaits en toute impunité tant est grande la peur de nos dirigeants d’être taxés de je en sais quel fascisme. Le premier qui osera leur dire M….comme Cambronne aura tout mon appui et ma considération car cela voudra dire que les temps ont changé !. Oui, mais quand ?

        • Robert dit :

          Allobroge,
          Ils sont déjà jugés devant l’histoire, même si leurs amis tiennent l’université et la presse et que des lois interdisent la recherche historique pourraient être étendus aux complices et acteurs de crimes « progressistes. Elles le sont au moins par l’impunité d’un bourreau comme Boudarel qui a bénéficié d’indemnités de l’université française pour les années passées à torturer les soldats français en Indochine avant d’être réintégré dans son poste en France. Regardez cette émission, soit- disant historique, mais partiale qui présente cela comme une controverse historique, Boudarel ayant amené un ancien prisonnier pour le défendre, imaginez un ancien nazi amenant un prisonnier de camp pour le défendre.
          https://www.youtube.com/watch?v=9v5WQZMEOqU

    • Jean dit :

      Merci pour ces réponses. On dit que la guerre de Corée est la guerre oubliée, au final je pense que la guerre d’Algérie est nettement plus secrète. Dommage, toute leçon qu’on pourrait tirer de cette guerre est bonne à prendre.

  4. Bangkapi dit :

    Bon c’est fort bien et cela ne va coûter bien cher à l’état.
    Les prétendants ont tous dans les 75 ans.
    Un complément de retraite qui sera apprécié pour certains. Quand à la retraite mutualiste c’est un peu tard.
    Mais une promesse de campagne tenue, tant mieux pour les bénéficiaires.

  5. Myshl Mabelle dit :

    Bien.

    Et quoi pour les harkis?

  6. Marsac dit :

    Mon père faisait parti des Unités Territoriales, vous savez ces affreux pieds-noirs qui, sous l’uniforme, assuraient des missions dans les fermes, dans les zones plus calmes, ces pieds-noirs ont aussi dressé les barricades … il n’a jamais été considéré comme acteur de la guerre d’Algérie … un soldat perdu …

  7. rene chevallier dit :

    et combien d’anciens combattants de nos anciennes colonies(Algerie,Maroc,Madagascar,Afrique noire,..)ayant fait les guerres percoivent encore la retraite du combattant dans leur pays(700€) an alors qu’ils sont décédés depuis bien longtemps,sans controles justifiant qu’ils sont encore en vie??..

  8. Électeur dit :

    J’analyse cette décision (que j’approuve) non pas comme la reconnaissance de quoi que ce soit dans le passé mais comme une mesure politicienne.
    Cette mesure montre tout simplement que le monde politique a pris conscience du poids électoral des militaires et de leur environnement social : anciens, familles, associations, sympathisants…
    .
    C’est très bien si c’est, comme je le crois, la marque d’une évolution politique (à contre-cœur, mais peu importe) sur les problématiques militaires.
    Je le crois parce que je ne vois pas comment expliquer autrement qu’une dépense qui a été refusée pendant cinquante ans soit soudain acceptée alors que par ailleurs aucun élément nouveau ne justifie ce revirement.
    Donc : mesure positive en elle même, mais aussi en sa signification politique.

    • Bangkapi dit :

      Vous avez raison, c’est politique et aussi le budget le permet.
      Environ 50 à 70 000 anciens combattants disparaissent par an. C’est pas le rajout des quelques anciens concernés par cette mesure qui vont gréver les comptes.
      Et cela va donner du travail aux fonctionnaires de l’ ONAC pour encore quelque temps.
      On a fait la même chose pour l’Algérie en accordant la carte du combattant à tous ceux qui avaient servi dans ce pays ( combattants ou pas ) en changeant les règles d’attribution.
      On a fait la même chose pour les anciens des OPEX, mais on arrive au bout des demandes acceptables.

    • Nihilo dit :

      C’est aussi ce que je pense.

    • Allobroge dit :

      Sans doute que cette mesure ne coûtera pas grand chose compte tenu de l’âge des potentiels récipiendaires mais c’est un bon point de communication. De l’hypocrisie à l’état pur !

      • Électeur dit :

        De l’hypocrisie, sans doute mais il y a autre chose de plus positif : le monde politicien prend enfin conscience de l’importance des militaires et anciens militaires dans notre société et dans le corps électoral.

    • gros bernard dit :

      bin moi je pense qu’il reste de moins en moins d’anciens appelés ainsi que des militaires engagés de la guerre d’ Algérie ( heu heu pardon le conflit ) qui sera indemnisés bien vu pas nos technocrates qui ont bien calculé ( à demander aux Harkis qui ont collaborés avec l’occupant Français ) et oui ça coûtera moins chère à l’état Français

  9. Volontaire dit :

    C’est très bien. Quoique cela arrive peut être un peu tard.

    Ne serait il pas plutôt envisageable d’améliorer les rémunérations de nos soldats en service ? Afin d’assurer une plus forte stabilité des effectifs au sein des rangs des armées ? Je ne dis pas qu’il faut négliger nos anciens bien sûr, mais ils doivent avoir tous plus de 75 ans aujourd’hui, je suppose qu’ils sont moins regardant niveau dépense désormais. C’est une simple question.

  10. Elwin dit :

    A tous ceux qui sont encore vivants serait plus juste.

  11. Poorfendheure dit :

    Il était temps!!

  12. Polymères dit :

    On sent qu’il y a de moins en moins d’anciens de la 2eGM et d’Indochine pour qu’on s’autorise certaines « largesses » aujourd’hui…
    Bientôt ce sera le gros contingent de l’Algérie qui va disparaitre petit à petit, car malheureusement, c’est aussi cela la réalité qui fait qu’on a attendu si longtemps pour donner cela sans dépenser plus.
    Mais bon ça fera toujours plaisir à certains qui pourront l’avoir, mais avec la procédure de l’obtention de la carte qui peut prendre quelques mois, puis la demande pour la retraite et son acceptation, il y a une bonne année à attendre. Un an c’est peut-être pas bien long quand on a 30 ans, mais à 70 ans, on risque d’avoir quelques dossiers en moins. De plus combien des ces anciens ne seront in fine même pas au courant de cette info, ils ne vont pas recevoir une lettre, ce sont eux qui vont devoir faire les démarches et certains sont sans doute incapables de le faire, voir qu’ils n’ont pas l’envie ou le besoin. Beaucoup de français auraient droit à diverses aides, mais ils n’en savent rien et cette carte du combattant, en dehors de certains membres des associations, beaucoup qui ont fait leur service ne savent pas ce que c’est, ne cherchent pas à savoir ce que c’est si ce n’est ceux qui n’ont plus les papiers pour justifier leur temps de service.
    Alors à ceux qui penseraient qu’ici ou encore avec les victimes du conflit, on serait en train de signer des chèques à qui le veut, qu’on se ruinerait la dedans, il va falloir prendre du recul, comprendre qu’on est dans une cibles d’individus qui sont presque en fin de vie, qui ne toucheront sans doute pas grand chose à plus de 75 ans et que l’on a pas mal d’anciens bénéficiaires de la 2e GM ou d’Indochine qui disparaissent et qui représentaient une « masse importante », des disparus qui permettent de dégager une sorte d’excédents budgétaire propices à d’autres pour quelques années.

    • Bangkapi dit :

      Très juste. Ceux qui n’en ont pas besoin , tant mieux pour eux.
      Mais pour ceux qui ont des difficultés de fin de mois, ils le sauront vite et feront les démarches soit eux mêmes soit par leur amicales.
      Et comme vous le dites fort bien, ils pourront aussi demander des aides à l’ONAC. Cela existe, il y a des fonds et ils ne sont pas toujours utilisés car pas connus.

  13. Le Breton dit :

    « Jusqu’à présent, il était considéré que l’état de guerre était terminé au 2 juillet 1962. D’où la raison pour laquelle les soldats français présents en Algérie après cette date ne pouvaient pas bénéficier de la carte du combattant, même si les violences se poursuivirent après la proclamation de l’indépendance algérienne. »

    Ils n’ont pas bouger leurs fesses quand des français mourraient devant eux (à Oran par exemple), ils ne méritent rien.

    • Robert dit :

      Le Breton,
      C’étaient des appelés, leurs officiers avaient obéi jusque-là aux ordres injustes, y compris abandonner les algériens auxquels De Gaulle avait promis de rester les poussant à s’engager pour la France. Je crois que si certains avaient essayé d’agir, ils se seraient retrouvés entre deux feux, les FLN qui n’attendaient que ça pour attaquer les bases et leur commandement qui les aurait livrés au couteau de l’égorgeur.
      Ce sont les politiques, dont Joxe et Messmer qui ont renvoyé à la mort les harkis qui étaient parvenus, grâce à des officiers, à rentrer en France. Ce sont eux les coupables.
      Et certains s’étonnent encore de la révolte civile et militaire, eux savaient pertinemment ce qui se passerait si on abandonnait.
      N’oubliez pas que beaucoup d’égorgeurs et de poseurs de bombe vivent en France à nos frais, dont des français continentaux.

    • Bangkapi dit :

      C’est nul comme remarque. Le drame d’Oran est bien connu mais en quoi les appelés en sont responsables.
      Et par ailleurs en quoi ceux qui étaient au Sahara où partout ailleurs sur le territoire algérien y faisant leur devoir devraient être écartés de ce droit.

    • Allobroge dit :

      Ils n’ont pas bouger leurs fesses ? Ils obéissaient aux ordres comme il sied à toute armée démocratique ! On venait bien de reprocher aux généraux putschistes d’avoir franchi le Rubicon pour conserver leur honneur d’officiers et respecter les promesses de la France, alors les appelés, peu motivés et après l’indépendance obéissaient sans restriction aux ordres venus d’en haut !. On pourrait aussi reprocher au FLN de n’avoir pas respecter les accords d’Evian, mais dans ce marché de dupe il a le beau rôle en déclarant qu’il n’a rien signé, seulement les pseudos représentants envoyés pour obtenir ce qui fut.En gros et pour faire simple, ils nous l’ont mis bien profond et avec notre accord ! Merci Charles DE GAULLE, homme du XIXème siècle qui n’a jamais rien compris à l’Afrique mais beaucoup de la politique !

  14. auxsan dit :

    « et c’est trop tard !  » ,  » et c’est politique !  » , « et les autres ! », « et si ma tante en avait !  » p..tnnn !!!! jamais contents !!!!
    le temps de la reconnaissance et aussi le temps du souvenirs et du respects des morts mais c’est trop dur pour certains au vu des commentaires …..

    • 341CGH dit :

      Auxsan, je pense que vous avez lu les commentaires « en diagonale ».
      Ils ne sont pas aussi superficiels que vous semblez le croire.

      • auxsan dit :

        j’ai pas dit qu’ils étaient superficiels. mais quand enfin on a la reconnaissance de quelques chose que l’on demande depuis un certains temps, que certains ont le courage politique de faire ce qu’il faut, et y’en a encore qui passent leur temps a critiquer et à réclamer … ras le bol de ce comportement français…

      • 341CGH dit :

        Faire observer que c’est l’indice d’une meilleure prise en considération de l’électorat militaire, ce n’est pas critiquer ni réclamer.

  15. Wrecker 47 dit :

    Les plus jeunes ont entre 75 et 77 ans …Il est grand temps car il n’en reste pas beaucoup!….çà coûtera moins cher que les retraites des politiciens au rancart!

  16. Tout à fait exact ,il est normal que ces soldats sois reconnus comme anciens combattants, nombreux sont ceux qui ont été porté disparu, ou qui ont été tués ,ces faits n’on j’aimais été vraiment évoqués par les gouvernements successifs.
    Il existe aujourd’hui une association (soldis Algérie )qui recense les soldats Français disparus en Algérie, estimé entre 500 et 1000 hommes, et ce jusqu’à 1964 .

  17. Christian du Lot dit :

    Salut à tous j’ai 74 ans et je suis un de ceux concernés par cette mesure tardive pour cause de budget insuffisant auparavant sinon comment comprendre que le titre de Reconnaissance de la nation nous était déjà accordé et pas la carte du combattant, pas mal d’entre nous ont été tués entre le 19 mars 62 et la fin juin 1964, et d’ailleurs pour monter la garde nous étions affublés de gilets de protections pare-balles de half track constituées de plaques d’acier recouvertes de tissu tout en étant équipés d’armes automatiques prêtes à tirer, quant à certaines missions à l’extérieur et loin du camp nous sortions bien armés avec chargeur plein engagé dans les Mat 49 à chaque situation à risque.
    Cette mesure a été décidée aussi pour égalité de traitement avec les militaires et civils déployés dans les OPEX qui ne sont pas des opérations de guerre avec un pays étranger mais de maintien de l’ordre et de sécurité en accord avec le pays ami concerné exactement comme était définie notre présence en Algérie àprès le 19 mars 1962 jusqu’à fin juin 1964.