Au début, le drone MALE européen utilisera le système de navigation Galileo et le GPS américain

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27 contributions

  1. Alexandre dit :

    Faites gaffe à ne pas utiliser d’éléctronique Américaine, il y a surrement moyen d’en vendre à l’export.

    • Crak dit :

      Exact, avec une puce GPS le sytème devient ITAR… il va falloir supplier l’oncle sam à chaques fois qu’une possibilité d’export se présentera…

  2. Jean dit :

    « À noter que, dans le domaine industriel, le groupe italien espère obtenir 25% de ce programme, alors que l’Italie, comme la France, y contribue financièrement à hauteur de 23%. Mais pour. Soccodato, les « compétences doivent primer sur l’argent ». » Facile de dire que les compétences doivent primer sur l’argent quand on y gagne. En y rajoutant 2% personne n’aurait rien à y dire.

    • lecteur69 dit :

      Entre le dossier Naval group et l’arrivée du nouveau gouvernement « La Ligue » à mon avis va falloir prendre du recul avec les italiens.

      • Auguste dit :

        La Ligue et le Mouvement 5 étoiles ?.Au contraire,avec cette bande de rossignols c’est le moment de sortir le grand jeu.Encore mieux qu’avec le Renzi et pour encore moins cher,tu leur fait signer n’importe quoi.

  3. EchoDelta dit :

    Il y a un truc que je ne comprends pas trop dans cette annonce. Aujourd’hui il existe déjà en production des chipset GNSS qui permettent d’agréger le GPS, Galileo, Glonass et Beidu. Que Glonass et Beidu soit considérés comme des référentiels perturbés en cas de conflit, je comprends, mais c’est clairement une histoire de logiciel pour faire un arbitrage entre les positions données.
    Après tous les systèmes n’offrent pas la même précision, certes, et la centrale inertielle est aussi là pour corriger les déplacements et les positions données par le GPS.

    • Jupiter dit :

      Bonjour,
      Le problème n’est pas de capté le signal. Tout cela est relativement facile et comme vous le pointez, des capteurs intégrés dans les téléphones permettent de le faire.
      L’intégration est très loin d’être évidente et pour cause, les environnements auxquelles sont soumis les munitions sont très dégradées (grande vitesse, chaud-froid, vibrations).
      De plus, ces antennes ont besoin d’un signal de bonne qualité pour converger rapidement vers une bonne solution de positionnement.
      Enfin, pour une précision de l’ordre de quelques mètres, une position estimée peut être suffisante. Pour une précision métrique pendant un vol long, la précision des horloges et des algorithmes doivent être très importante pour que le système puisse s’interfacer sur les porteuses.
      Bref, c’est principalement un problème logiciel certes, mais c’est également loin d’être évident.

      • EchoDelta dit :

        Oui enfin la base du positionnement c’est le signal et ses corrections. Si vous avez le signal, le traitement n’est pas en sois un problème. Si vous captez les signaux des 4 constellations rien ne vous empêche ou non de les exploiter pour déterminer votre position, qui sera d’autant plus précise que vous allez vite. Le GPS classique corrigé donne une position à 10 m en civil, Galileo 10 cm en civil. Rien de vous empêche aussi de lire les positions des constellations Glonass et Beidu et de faire le calcul.
        Les processeurs sont actuellement largement assez puissant pour faire le traitement en parallèle ce qui se fait déjà largement en automobile.
        Si quelqu’un a une réponse à donner je suis preneur pour comprendre.

    • ji_louis dit :

      Les systèmes de guerre électronique capables de perturber le GPS sont aussi capables de le faire avec le Glonass et Beidu. Galiléo a été conçu pour être plus difficile à perturber mais je n’ai pas encore lu ou entendu qu’il ait été mis à l’épreuve.

      • EchoDelta dit :

        Oui enfin ils utilisent tous des ondes radio. La perturbation peut être soit intentionnelle pour faire croire à une position décalée de la réalité, et c’est un peu lus complexe à faire, soit un brouillage totale, pour rendre « inaudible » le signal.
        Ce que je veux dire par là, est que l’on a déjà des puces et des antennes qui traites les 4 types de constellations. Donc je suis surpris que pour un drône qui n’est pas un missile, et donc qui est amené à durer un peu, on ne prenne pas des composants permettant de traiter les 4 constellations, comme cela se fait déjà dans l’automobile ou les téléphones.
        Si quelqu’un à une réponse pertinente sur ce sujet, je suis tout ouie pour comprendre.

        • Marcel dit :

          Pour rappel : Galileo est le premier système pensé, bien avant le GPS, bien avant Glonass, bien avant Beidu. Je n’ai pas d’autres réponses pertinentes sur ce sujet à fournir.

    • Céphée dit :

      Le problème n’est pas technique (les systèmes GPS et Galiléo sont inter-compatibles) mais géopolitique.
      Si un jour l’UE se détâche des USA, ces derniers ne voudront plus que les forces armées européennes utilisent le GPS pour des missions militaires.

  4. Myshl Mabelle dit :

    Le GPS a été pensé militaire US. Il est « dégradable », ce qui signifie que la précision offerte aux forces américaines reste parfaite pendant que, s’il le décident, les US peuvent dégrader la précision des systèmes de navigation de qui les emm****. Voire couper le signal GPS.

    Les US nous laissent utiliser leur GPS, du verbe « Laisser », donc du nom commun « Laisse ». Autrement dit les US avec leur GPS nous tiennent au bout d’une laisse.

    Il est bien que l’Europe dispose enfin de son essaim de satellites Galileo, et pour la navigation tant civile que militaire d’un moyen qui échappe, enfin, au contrôle militaire US.

    L’indépendance européenne avait besoin de Galileo. Sans quoi il n’y aurait pas d’indépendance.

    Quand au « Truc » d’utilisation mixte, même temporaire, méfiance. Si on monte à bord de nos matériels du hardware GPS, même en « Mixte-Secours » du Galileo, on n’aura jamais le software pour clouer le bec au GPS. Et je fais confiance aux US pour, en cas de « Mixte », garantir la main-mise US sur nos moyens de navigation.

    En conclusion, il faut se débarrasser au plus vite du hard comme du soft liés au GPS. Et prendre nôtre indépendance totale avec Galileo seul. Faute de quoi, si on se traîne le GPS, on élève un hara de « Chevaux de Troie ».

    • gros bernard dit :

      Mais ayant fais de l’avion heu heu 9 h de vol et arrêt pour cause finance bon 2 gosses à élever
      mais re mais ayant eu relation avec pilote Hélico me précisant que en cas conflit ; les ricains peuvent
      décaler de qq degré de leur satellites et nos GPS dans les choux on tourne en rond comme en temps de gros orage ( j’ai eu ce pb en direction des Pyrénées sortie 2 fois de l’autoroute !!! ) j’ai repris carte et compas et oui ! Bon, vivement Galioléo pour notre indépendance
      le gros Bernard

  5. Clamarion dit :

    Tout ce bruit pour n’acquerir que 3 systèmes?

    • Alpha dit :

      @Clamarion
      Non, c’est six systèmes composés chacun de trois vecteurs aériens et deux stations sol… Soit 18 appareils.

    • Hermes dit :

      C’est 6 systèmes..
      Donc 6×3 drone = 18 drones et 6×2 stations = 12 stations sol.
      .
      Faudrait lire avant de râler..

      • wagdoox dit :

        ca reste ridicule !

        • Hermes dit :

          On voudrait tous avoir 100 drône 2000 rafale 200 bombardiers furtif à long rayon, 100 destroyer de 10000+t 6 PAN, 100 SNA, 12 000 000 000 de missile de croisière avec 600 Arsenal ship dronisé capable de frapper partout dans le monde.
          .
          Mais c’est pas le cas, on ne sait même pas ce qu’il vaut le pigeon de 11t, attendons donc d’avoir un aperçu de ses capacités avant d’en vouloir plus !

        • misterhobbes dit :

          !!! à 1000 ça commence a faire jolie !!! l’armée a calculé son besoin (surement sur la fourchette basse avec des contraintes financière) mais c’est déjà bien si elle en a 18 en état de voles avec des pilotes !! alors non ce n’est pas forcement ridicule, c’est un bon début. Et peut-être qu’il y aura une suite …

  6. Savinien dit :

    Il faut s’attendre dans les prochaines semaines à du grand n’importe quoi de la part des industriels concernés par ce projet qui n’a pas encore de nom officiel et qui risque de ne jamais en avoir, à en croire l’excellent Cabirol (https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/les-trois-obstacles-a-surmonter-pour-reussir-l-envol-du-drone-male-europeen-776836.html). Le but serait de faire monter les enchères pour rendre le projet intenable et permettre à chacun de se retirer sans désigner de coupable. Il est vrai qu’on voit mal à ce jour comment concilier les exigences allemandes (leader du programme) d’un drone bimoteur non armé apte à s’insérer dans l’espace aérien centre européen avec les besoins opérationnels d’un drone de surveillance armé en Afrique et au Proche-Orient. Le 2e moteur alourdira l’appareil au détriment de la charge utile et de l’autonomie. Et il sera invendable à l’export. Détail intéressant, la ministre rappelle dans sa grande interview à Air & Cosmos que le projet FCAS avec les Britanniques n’est pas mort et qu’il pourrait dériver vers un drone de surveillance.

  7. sergeat dit :

    D’accord avec vous pour Galileo (malgré le fiasco du début où les allemands ont voulu imposer leurs industriels ) ,mais pour le MALE les allemands sont malheureusement encore dans le coup avec son diktat à »2 moteurs », à cause de nos faibles ressources je pense qu’il vaudrait mieux développer le SCAF avec un maître d’oeuvre français ce qui me semble plus stratégique pour nos armées

    • Alpha dit :

      @sergeat
      Dans le cas du drone MALE, les allemands voulaient 2 moteurs, certes, mais aussi des réacteurs !
      Les français voulaient quant à eux 1 turbo-propulseur …
      Et la poire a été coupée en deux !… Donc 2 … turbo-propulseurs !

  8. Hermes dit :

    Je suis quand même curieux au sujet de cette bête, on parle quand même d’un bébé de 11t…

    • wagdoox dit :

      plus lourd que le rafale …
      il va couter drôlement cher…

      • Céphée dit :

        Plus lourd que le Rafale ?
        Non.
         
        C’est un drone HALE. LE pour Long Endurance.
        Les 11 tonnes, c’est la masse max au décollage. Dont beaucoup de carburant.
         
        Le Rafale avoisine les 25 tonnes en masse max au décollage.