Les dépenses militaires mondiales ont encore progressé de 1,1% en 2017

Voir aussi...

Conformément à l'article 38 de la Loi 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. [Voir les règles de confidentialité]

34 contributions

  1. Fralipolipi dit :

    Voilà un graphique qui remet pas mal de choses en perspective.
    Au moment du voyage de notre Président en Océanie, il est intéressant de noter le niveau élevé des dépenses en Australie (pour seulement 23 millions d’habitants).

    • Eric dit :

      Pas tant que ça : le PIB de l’Australie représente plus de la moitié de celui de France, avec une population presque trois fois inférieure. Donc, rapporté à la richesse nationale, l’effort financier est à peu près comparable…
      Cela étant, il faut aussi se rappeler que les australiens ont un territoire gigantesque et sous-peuplé à défendre, et qu’ils ont à faire face dans la région à des géants démographiques et militaires, à l’image de la Chine ou de l’Inde.

      • Pascal (l'autre) dit :

        A savoir aussi que » l’ile continent » australienne regorge dans son sous-sol d’importantes ressources minières et en particulier des minerais dits « stratégiques »
        Cela pourrait éventuellement « intéresser » certains pays qui en ont un grand besoin pour faire tourner leurs usines.

      • Fralipolipi dit :

        Indeed … mon post visait à aboutir plus ou moins à votre conclusion.
        .
        Avec tout de même une modération. Les Aussies ne supportent pas la charge financière que représente la Dissuasion Nucléaire.
        Donc leurs dépenses militaires vont à 100% dans le conventionnel.
        Et quand on compare avec les dépenses du Japon ou de la Corée du Sud (pas moins menacés par leur voisinage), et oublions surtout de citer le Canada, il semble que l’Australie soit vraiment dans une dynamique forte dans le développement de son armée (toujours rapporté au PIB).
        Ce qui est assez rare chez les Occidentaux (hormis les US).
        .
        Ce qui me mène à penser que lorsque notre Président se rend en Australie pour parler sécurité et partenariat militaire, ce n’est pas que pour accompagner diplomatiquement le contrat des sous-marins.
        Et si on veut voir plus large … va falloir songer à mieux armer la MN au port de Nouméa.
        Les Floréal c’est bien. Mais 2 frégates de type FTI, ce serait beaucoup plus cohérent avec tous les sujets évoqués dans cette zone du monde.

  2. Lame dit :

    On en parlait sur Arte hier. Un des points qui avait été mis en évidence est la réduction des dépenses de la Russie en dépit de son activité militaire. L’explication est que la Russie moins de troupes mieux entraînées et équipées. Cela nous rappelle qu’il ne faut pas juger la puissance militaire en tirant des conclusions simplistes sur des critères comptables.
    *
    L’important n’est pas le budget ou le nombre d’engins. C’est la façon dont l’argent est dépensé et dont le matériel est employé au regard des objectifs. Pour preuve, la baisse du budget russe peut difficilement être interprété comme un affaiblissement de la Russie et de l’OTSC en général. Mais a contrario, est-ce que le budget militaire américain et le nombre de ses engins démontre de facto sa suprématie militaire? Chacun tirera ses conclusions sur base des résultats et de son déficit budgétaire.
    *
    Les hydrocarbures ne seront pas toujours aussi disponibles qu’aujourd’hui mais en tenant compte des techniques de production de pétrole de synthèse. Le nucléaire a une certaine efficience en terme quantitatif mais n’est pas si pratique que cela. La transition énergétique est donc inéluctable et aura un impact sur les forces armées. La façon dont les Etats prépare leur société et plus particulièrement leurs armées à ce changement doit aussi être pris en compte pour évaluer leur puissance militaire. Voulez-vous en savoir plus? Lire: http://club.bruxelles2.eu/wp-content/uploads/2017/12/securiteenergetiquemilitaire@cicde09.pdf
    *
    La Transition ne concerne pas uniquement les capacités stratégiques et opératiques des forces armées mais de leurs performances tactiques: En Irak, l’US Army a tenté de recourir d’avantage aux énergies intermittentes pour réduire sa noria logistique, donc les possibilités d’embuscade.

    • Raca dit :

      c’est tout à fait exact :
      « L’important n’est pas le budget ou le nombre d’engins. C’est la façon dont l’argent est dépensé et dont le matériel est employé au regard des objectifs »

      Il existe des armées qui ont un budget moindre mais sont efficaces et efficientes.
      Prenons l’exemple des armées anglaise, allemande, italienne aujourd’hui les deux premières ont un budget plus important mais la réalité des forces militaires des pays en question est nettement en faveur du pays qui a un budget moins important: la preuve l’état des armements ( degrés d’armements récents et technologiquement avancés) , de la maintenance, de la logistique. Aujourd’hui la GB n’a pas de PA comme l’Allemagne, les navires de guerre de ces pays sont vieux certains dépassés technologiquement, de plus vu l’état catastrophique de la maintenance des avions, des navires, des sous marins dans ces deux pays l’efficacité et l’efficience n’est plus de ces pays; l’ Allemagne ne peu utiliser que « 30% » de ces Eurofighters, ses sous marins inutilisables …. alors que nos voisins du sud utilisent les mêmes avions et sous marins est n’ont pas ces problèmes… Grace à une programmation efficace et efficiente de l’armée dans la construction et l’ achat de produits militaire exemple: un nouveau navire de guerre acheté c’est la mise au rencart d’un vieux navire technologiquement moins avancé et cher dans l’entretien … Aujourd’hui même avec un budget moindre notre voisin du sud dépasse de loin les capacités militaire de la GB et de l’Allemagne c’est ainsi que l’armée de ce pays peut intervenir dans tout les points chauds du globe ou notre armée française les côtoie… .

    • Polymères dit :

      Si les russes réduisent leur budget de la défense, ce n’est pas par ce qu’ils considèrent avoir atteint leur objectif de rééquipement, mais bien par ce que l’argent manque.
      Mais il est vrai que la Russie a entrepris en 2008 une modernisation de son armée, l’objectif (pour faire simple) c’était d’imiter l’occident. Concrètement il s’agissait de privilégier des unités mieux équipés (sur un standard similaire aux nôtres), plus entraînés et plus réactives, même si moins nombreuses. Mais cette modernisation ne s’est pas passé comme prévu, car pour y arriver, il fallait notamment professionnaliser une plus grande partie de la troupe, afin d’avoir cette flexibilité et cette expérience.Malheureusement pour eux, la baisse de la conscription n’a pas été suivi par un recrutement suffisant (il n’y avait tout simplement pas assez de volontaires pour s’engager) pour maintenir les chiffres que le Kremlin voulait (1 million d’hommes). La conscription a été remise à l’état d’avant, les brigades réactives qu’on voulait mettre en place restent des divisions avec une architecture complexe, il n’y a que les troupes aéroportée qui tiennent encore cette objectif initial, légèrement augmentée, elles sont celles qui reçoivent les meilleures équipements, on peut également y rajouter l’infanterie de marine et les différentes FS.
      .
      Mais en dehors de l’architecture global de la force, l’armée russe, même si elle reçoit de nouveaux et de meilleurs équipements, n’atteint pas ses objectifs de modernisation et les quantités diminuent fortement. Car si l’armée russe peut encore compter plusieurs années sur son héritage soviétique, elle n’a pas les moyens de remplacer de nombreux équipements, dans les temps et dans les quantités.Les nouveaux chars ne sont pas au prix d’un T-72, les nouveaux Su-35 ne coûtent pas le prix d’un Mig-29, les sous-marin et tout le reste c’est pareil.D’autant plus que comme nous, les russes vont constater inéluctablement une augmentation du coût de l’entretien de ces nouveaux matériels, c’est finit la cannibalisation à outrance qu’ils pouvaient se permettre avec les anciens stocks, le nouveau T-14, il lui faudra une nouvelle chaîne logistique, ce n’est pas sur les vieux T-72 qu’on va tout refaire.
      Je ne vais pas faire le tour de tout, car j’e l’ai déjà fait souvent ici, mais les russes n’ont pas les moyens de leurs ambitions. Ils jouent donc beaucoup également sur les armes stratégiques qui se veulent dissuasive dans des jeux d’échiquiers diplomatiques que mène le Kremlin, quitte à inventer des armes (avec l’aide du président) que la Russie ne disposera sans doute jamais, ou du moins en quantité. De toute façon, la communication du Kremlin ne montre que de belles choses, dira que la Russie dispose des meilleures armes, mais ne parlera jamais des problèmes, de disponibilité, des manques comme on pourrait le voir chez nous.Ils ont des avions de 5e génération qu’on voit partout, en Syrie, le 9 mai, sur internet, plein de communication, pourtant on ne parle pas de l’armée russe, mais de quelques avions d’essais, mais l’avenir russe ce ne sera pas 300 avions comme celui-là, ça faut bien le comprendre. Ils avaient déjà des difficultés jusqu’à présent pour être dans les clous comme par exemple il était prévu d’avoir 2300 chars T-14 d’ici 2020 (…), mais maintenant qu’ils réduisent (ce n’est pas finit, la baisse continuera pour 2018 et 2019), il va falloir faire des choix.
      .
      Mais pour moi, le principal problème de l’armée russe, reste son organisation.C’est une armée qui se repose encore sur une couverture géographique importante, sur des régions, des bases pour former les conscrits etc. Cette organisation fait que dans l’armée russe, bien qu’elle soit nombreuse, elle est largement grignotée par une armée d’officiers et de militaires qui tiennent les casernes, bien plus qu’ils ne soient aptes à la projection. C’est que les conscrits ont leurs limites d’emplois.L’armée russe c’est encore un modèle d’armée de masse, une armée prêt à rassembler des centaines de milliers d’hommes pour défendre le territoire dans une guerre totale ou l’on se saigne à blanc, alors qu’aujourd’hui, en Russie comme en Chine, chez nous ou aux USA, on cherche des forces réactives, projetables, on veut éviter d’avoir trop de pertes.
      L’armée américaine reste un exemple réussit de force projetables et c’est cela qui fait la force des américains.Jamais les russes, même avec 1 millions d’hommes sur le papier, ne pourraient projeter 100 000 hommes à l’autre bout du monde. Déjà pour la Syrie, ne sur-estimons pas l’effort russe, pour eux c’est un engagement très lourd, leur logistique tourne au taquet, leurs petits navires logistiques ne cessent de faire la navette et les russes font venir leurs navires de la Baltique, du Nord et de le mer Noire pour maintenir quelques navires au large. Dans l’aviation (le coeur de leur intervention) c’est pareil, au début du conflit ils en avaient une soixantaine sur place, mais ils ont été incapables de maintenir tout cela, car ils avaient oublier qu’il fallait faire tourner les avions, les équipages.Leur rythme pour éviter la surchauffe on l’a aujourd’hui, c’est environ 30-35 avions et il ne faut pas se laisser séduire par les inventaires théoriques de la flotte russe, car sa disponibilité peut très bien être comme celle des allemands.En Syrie ils ont tout mis dans la balance, tous les navires et sous-marin (pas des masses) capables de tirer des missiles de croisière étaient là, ils ont fait feux devant les caméras. Les avions de renseignements, ils n’en ont pas 50, pourtant ils sont en Syrie, des bombardiers stratégiques ont également été sortis , même les avions d’essais de 5e génération ont fait leur apparition pour la photo. Idem pour le BMP terminator, même pas en service dans l’armée russe, qu’on le voit en Syrie pour une photo avec Assad et qu’on prétend « combat proven ». C’est un peu comme si nous, on foutrait le Neuron et un prototype du Jaguar à Barkhane pour faire plein de photos afin de vouloir donner l’illusion que c’est cela notre armée (nous ne le faisons pas, bien au contraire même, nous on a tendance à mettre le vieux matos au front et à préserver le nouveau). Les russes font donc beaucoup beaucoup d’efforts de communication et leur engagement en Syrie il est à fond, ce n’est pas juste une petite opération anecdotique comme pourrait l’être l’Afghanistan ou la lutte contre l’EI actuellement pour les américains.
      .
      Alors c’est sûre, la baisse du budget russe, ne va pas se faire sentir dans l’immédiat, d’autant plus qu’il n’y a aucune réforme de l’armée (baisse d’effectifs, fermeture de bases ou autres). L’affaiblissement russe se fait sur la durée, sur l’élimination progressive du matériel soviétique au profit du nouveau moins nombreux. Mais ils maintiendront toujours une opacité et un silence sur leurs moyens, laissant croire que le temps qui passe n’affecte pas leurs matériels, les quantités ou quoi que ce soit, on dira qu’il y a 3000 chars dans l’armée alors qu’il n’y en a réellement que 2000 dont seulement 1000 réellement opérationnels, aucune inspection des armées, aucune données rendus publiques, aucunes questions/réponses à la Douma, en Russie et surtout dans les affaires militaires, il faut croire que tout va bien, il faut que l’ennemi croit que tout va bien, qu’il croit que l’armée russe est forte et il faut que la propagande donne l’idée que cette armée russe est même plus forte et détient des armes qui lui donneront la victoire en cas de guerre.
      Chez nous, ou on a l’habitude de dévoiler nos faiblesses dans les armées, nos manques, nos problèmes au nom de la transparence publique, la propagande et la dissuasion psychologique pour intimider l’adversaire, on ne sait plus ce que c’est, on finit par oublier que des pays comme la Russie, ce n’est pas par ce qu’ils donnent de gros chiffres, qu’ils ne parlent pas de problèmes, qu’ils n’existent pas.

      • Aito dit :

        Merci pour ce commentaire intéressant, mis à part les US, un autre pays aurait il pu projeter un corps expéditionnaire similaire à celui des Russes sans aucune aide logistique d’un autre pays allié? La France en serait elle capable sans l’OTAN?

      • Alexei Zaysen dit :

        « En Syrie ils ont tout mis dans la balance, tous les navires et sous-marin (pas des masses) capables de tirer des missiles de croisière étaient là »

        Une franche rigolade
        Vous pensez sérieusement qu’il n’y a plus aucun vecteur en baltique et que la flotte nord a deserté l’artique 😀 ??

      • Alexei Zaysen dit :

        « En Syrie ils ont tout mis dans la balance, tous les navires et sous-marin (pas des masses) capables de tirer des missiles de croisière étaient là »

        Une franche rigolade
        Vous pensez sérieusement qu’il n’y a plus aucun vecteur en baltique et que la flotte nord a deserté l’artique 😀 ??

        Sur les capacités de projection, il n’a jamais été dans l’ambition de la russie d’être offensive (sauf dans la comm otan, bien représentée ici). Les forces russes sont focalisées sur la défense du territoire national russe, et la préservation de ses intérêts en périphérie proche. En revanche, elle a toujours veillé à conserver une force de frappe stratégique crédible. La quantité et la variété de missiles, pas nécessairement de dernière génération, est un aspect important pour saturer les défenses adverses.

        • Polymères dit :

          Vous, vous êtes typiquement le genre d’individus qui aiment voir les armées sur des inventaires en imaginant des choses, mais qui ne comprend rien a ce qui se passe réellement derrière.
          Il ne suffit pas de voir l’inventaire de l’armée russe sur wikipédia et faire une soustraction basique avec les appareils déployés en Syrie pour conclure ensuite qu’ils en ont plein d’autres derrière. L’armée russe, que connaissez vous des disponibilités de ses appareils? De son potentiel de pilotes? Rien.
          C’est comme en France, on a peut-être 200 avions sur le papier, mais on sature à maintenir 20 avions en opex.
          Sachez que la projection de force, c’est une capacité à part, ça demande un effort beaucoup plus important que de faire les missions classiques depuis les bases nationales.Il faut prévoir des avions (et personnels) pour la relève, il faut ensuite reconditionner les avions qui reviennent, la réalité c’est que pour un avion engagé, 3 sont consommés, pour l’équipage c’est pareil. Il y a en Russie, très certainement un taux de disponibilité qui doit être inférieur à 50% (croyez bien que si nous, on galère avec pas mal d’argent, les russes également, surtout avec des avions qui affichent 30-40 ans au compteur).
          Autre réalité, c’est que l’armée russe dispose d’avions différents, tous ne sont pas adaptés (bombardement) au conflit syrien et il y a des avions que vous ne voyez pas en Syrie, que ce soit le Mig-29, le Su-27, le Mig-31 et autres, ils sont hors jeu et pour les deux premiers que je cite, la flotte doit être bien limité par la disponibilité.
          Au final il reste combien d’avions qui soient aptes? Qui soient disponibles? Car comme vous le dîtes, en dehors du conflit syrien, il faut également maintenir des appareils pour la surveillance du territoire russe, pour l’entrainement etc…
          Vous surestimez les moyens russes, comme beaucoup, l’armée rouge en tête, l’idée que les appareils qu’on affiche sur les inventaires sont tous en parfait état de vol, qu’un coup de marteau en 10 secondes sur le réacteur suffit à le faire fonctionner. D’autant plus que les russes n’ont pas une armée rodée pour la projection, cela ne veut pas dire qu’ils ne peuvent rien envoyer, mais que proportionnellement à ce qu’ils ont, ça reste prévu pour fonctionner depuis leurs bases russes.
          .
          Quand les russes sont intervenus, ils n’avaient pas prévus de rester longtemps, ils avaient mis le paquet de ce qu’ils pouvaient et quand est venu le moment de la relève, 6 mois, les russes ont mis en scène un grand show à Palmyre afin de justifier publiquement une annonce de retrait (alors qu’on était loin très loin à l’époque d’avoir régler le cas de Daesh ou le reste), un faux retrait qui n’est rien d’autres que l’incapacité à pouvoir renouveler tout ce qu’ils avaient sur place. De même quand les russes envoient leur porte-avions avec des avions largement moins capables que ceux déployés sur la base aérienne -Su-24/25/34) afin de soulager un peu le dispositif, c’est là aussi un signe.
          Mais les russes se taisent et ne font pas comme nous, ils ne communiquent pas sur ce genre de problèmes, ce qui fait qu’ensuite des individus comme vous, qui sont sur des blogs à jongler avec les pseudos, imaginent un colosse sans aucunes faiblesses.
          .
          Concernant la quantité et la variété de missiles, là aussi, je vais vous apprendre une chose. Si vous estimez que la Russie d’aujourd’hui dispose encore des milliers de missiles de l’ère soviétique détrompez vous. La durée de vie d’un missile, c’est une quinzaine d’années, ce n’est pas comme un char ou une arme. Les russes ne disposent plus des immenses stocks de munitions soviétiques (même si certaines munitions peuvent être toujours utilisés, mais ce qui n’est pas le cas des missiles et autres engins propulsés) et je ne crois pas qu’ils en ont commandés des milliers depuis les années 2000 pour saturer les défenses adverses.
          Là encore vous avez en tête l’armée rouge de masse, qui va venir avec ses milliers de canons et de missiles écraser l’adversaire.
          Vous surestimez l’armée russe actuelle et ça vous énerve que des individus comme moi, viennent pointer certaines faiblesses, certaines limites de ce pays que vous idéalisez et que vous avez choisis de défendre aveuglément.

  3. sonata dit :

    « la Russie, engagée militairement en Syrie, a réduit ses dépenses militaires en 2017 étant donné qu’elles ont été inférieures de 20% par rapport à celles consenties un an plus tôt.  »
    De quoi relativiser quelque peu les rodomontades de Poutine, Lavrov et compagnie.

    • sergeat dit :

      D’accord mais au niveau du résultat qui est honnête avec un budget inférieur au dixième du budget US .La même situation est expliqué par RACA plus haut en comparant l’efficacité de l’armée italienne sur l’allemande…sans parler de notre efficacité également honnête avec un budget équivalent à la Russie et je pense que ces 2 armées (France et Russie) ainsi que l’italienne peuvent faire des « rodomontades » pour des budgets aussi petits.

    • datamo dit :

      De quoi relativiser surtout la rengaine sur la menace russe qui veut envahir l’europe et tout ce genre d’ineptie.

      • Lame dit :

        Le fait que la Russie ait des problèmes d’argent ne signifie aucunement que l’OTSC ne fait peser aucune menace sur l’UE. Ce n’est pas parce que la Russie ne recourt pas à la force sans discernement que les pays de l’OTSC ne tenterait pas de profiter des opportunités qui se présenteraient, ne serait-ce que pour s’affranchir de toute politique de containment organisée par les USA et pour renforcer sa position face à la Chine.
        *
        Dans un monde qui ne respecte que la force, les pays européens doivent donc se garder de créer des opportunités en faveur d’un voisin plutôt hostile: Un territoire européen mal défendu où une partie des Etats membres se rallieraient à la Russie par affinité ou crainte d’être dans le camp des perdants.

    • nico dit :

      Pas nouveau, dans leur tête ils sont une super-puissance, et dans leur caisse ils sont le PIB de l’Espagne avec le budget militaire de la France + la Belgique…
      Effectivement, ça relativise beaucoup les choses…

    • Supedro dit :

      Ben pas vraiment, si les russes ont réussi à produire les armes qu’ils annoncent, ils peuvent se permettre le luxe de lever le pied. Apres, est ce vrai? ce qui est sur c’est qu’il est difficile de depenser autant que les US avec surement la plus grande gabegie mondiale et des programmes gouffres financiers qui ne produisent surement pas la qualité et la quantité que les chiffres de depenses peuvent sembler indiquer

    • Szut dit :

      Les russes ne sont tout simplement pas rationnels. Ils sont tellement obnubilés par leur désir d’être une superpuissance qu’ils se mentent à eux même et au monde. On n’a jamais vu un tel déchainement d’annonces militaires fulminantes accompagnés de menaces haineuses et paroxystiques Si l’âme russe s’en trouve ragaillardie, cela laisse quand même un doute sur la santé mentale du russe moyen et même de Poutine censé être un joueur d’échec froids et rationnel.
      .
      Seulement voila les faits sont têtus, la Russie est fauchée et à la traine. Elle dispose bien sur d’un armement nucléaire hérité de la guerre froide, c’est d’ailleurs l’unique raison pour laquelle le monde lui accorde encore la moindre importance. Mais malgré le martellement médiatique, leurs soi-disant armes miracles sont douteuses. Leurs résultats militaires sont minables et s’appliquent uniquement à des pays militairement faibles.
      .
      A part offrir des séances de psychiatrie aux russes pour guérir leur complexe d’infériorité, je ne vois pas ce qu’on pourrait encore faire.

  4. Raymond75 dit :

    Voilà comment assurer la croissance économique : on augmente en permanence les budgets militaires, puis on utilise ceux ci pour provoquer des destructions considérables (comme en Irak et en Syrie), et après on entre dans une période faste de ‘reconstruction’ ; fin d’un cycle, retour à la case départ pour le prochain cycle 🙂 USA : 610 milliards de $ dans un pays ou environ 40 % de la population ne peut pas se soigner correctement ; c’est tellement grotesque que l’on serait tenté de rire si ce n’était pas dramatique.

  5. Dimitri dit :

    Et après on dit que la Russie veut jouer dans la même cour que les USA…allo sputnik ?

    • Supedro dit :

      Même remarque. Si les depenses US sont faramineuses, ils semble aussi que le rapport pognon/puissance soit à relativiser. Sinon, on peut considerer que l’armée saoudienne est aussi puissante que la russe (60 milliards chacun)… Et alors là laissez moi rigoler

      • Paul dit :

        Il faut également prendre en compte la représentation diplomatique et militaire dans le monde (qui a forcément un coût) et donc l’influence économique et à ce jeu là les russes sont loin de peser comme les américains.

    • sergeat dit :

      Ils ne veulent pas jouer dans la même cour que les US,ils défendent seulement l’intérêt de leur pays,ce que nous devrions faire,mais nous avons un président qui ne pense que UE quitte à brader nos intérêts stratégiques aux allemands ou US…

    • Polymères dit :

      Elle veut, oui, mais elle ne le peut pas et c’est là tout le problème russe, une ambition disproportionné a ces moyens. Ce n’est pas par ce que la Russie est très grande sur une carte, qu’au Kremlin on doit se laisser emporter par la folie des grandeurs.

    • Lame dit :

      En fait, c’est la Russie de Putine qui se considère, et à juste titre, comme une grande puissance au côté des USA, de la Chine, de l’Inde, de la France, du Royaume-Uni, du Canada, de l’Afrique du Sud, de l’Australie, du Brésil , de la Turquie, de l’Iran, d’Israël, de l’Arabie saoudite, du Japon, de la Corée du Sud, de Singapour. Elle ne cherche pas à devenir un hégémon mondial mais plutôt à se redresser après les années noires de la présidence Helsin, éviter l’isolement et noyauter sa périphérie… quitte à sauter sur les proies faciles.
      *
      La puissance géopolitique, c’est la capacité à se mettre dans une position géopolitique qui favorise la réalisation de ses impératifs et choix de politique intérieure. De ce point de vue, la Russie n’a pas tous les atouts mais elle jouit atouts de plus en plus décisifs face à l’UE. Non seulement la stratégie génétique russe assez versatile mais Putine a parfaitement compris que la puissance géopolitique s’obtient les relations internationales et les réseaux d’influence. Dans ces domaines, les Etats de l’UE sont battus à plat de couture et ce n’est pas la protection supposée d’une Amérique méprisante et de plus en plus distante qui compensera leurs faiblesses. Sans compter que l’OTSC n’est aucunement un nain face aux pays européens.
      *
      Hélas, après avoir laissé passer l’opportunité de s’allier à la Russie de Helsin, l’UE tente maladroitement de mettre en place une défense crédible, partagée entre le mépris de la puissance russe, le déni de la menace et l’attente anxieuse d’un retour au pouvoir du Parti démocrate qui rétablirait la protection réelle ou imaginaire des USA.

  6. Lagaffe dit :

    Russie : vers la fin de la flotte de haute mer ?
    Le programme de modernisation de la flotte russe pour la période 2011-2020 prévoyait symboliquement la construction d’une centaine de bâtiments, mais un examen plus précis de son appareil industriel et des livraisons en cours démontre qu’elle serait peut-être sur le point d’abandonner cette capacité.
    https://www.ttu.fr/russie-vers-la-fin-de-la-flotte-de-haute-mer/
    et
    Porte-avions Amiral Kouznetsov : une modernisation a minima :
    http://www.rusnavyintelligence.com/2018/04/porte-avions-amiral-kouznetsov-une-modernisation-a-minima.html

    • Polymères dit :

      Articles intéressant qui remettent un peu en perspective les ambitions et l’avenir russe.
      En effet, les russes semblent petit à petit « perdre » de plus en plus de capacité de haute mer, non pas par choix, mais par contraintes industrielles et financières.
      Les russes trainent toujours des navires soviétiques, mais ce qui rentrent dans la marine, ce sont bien des navires côtiers qui feront la « ronde » autour des ports, tout juste bon pour maintenir une présence et une menace régionale, une faiblesse qu’ils veulent combler avec les missiles de croisière, mais ça ne fait pas tout, c’est une capacité utile, mais qui a ses limites.
      Plus le temps passe, plus les gros navires disparaissent, remplacés par des corvettes. Pour un pays comme la Russie qui se veut une puissance mondiale, ne pas disposer d’une flotte de haute mer digne de cette ambition, ça fait un peu tâche et plus ça va, plus ça s’aggrave.
      Reste à la Russie une force sous-marine, qui si elle reçoit de nouveaux navires, s’avère de moins en moins nombreuses.
      La flotte amphibie russe est elle aussi quasi-inexistante, il suffit de voir en Syrie, ils font appel à des navires civils et font une multitude de navettes avec leurs navires amphibies qui sont du niveau de nos anciens Batral, c’est à dire qu’ils sont vite pleins. Je pense que s’ils avaient les Mistral, ils auraient aujourd’hui une aisance et une capacité logistique de premier plan pour ce conflit, faisant en un trajet ce qu’ils font en 10 aujourd’hui (sur plusieurs semaines). Mais généralement cette flotte amphibie composée de quelques barges qui suffisent à faire un minima, sont aussi de moins en moins nombreux et si il y a 4 ans ils pouvaient faire semblant que la non livraison des Mistral n’est pas un problème (histoire de garder la tête haute), qu’ils vont en faire des plus gros, mieux armés et pour moins cher, aujourd’hui il n’y a rien de lancé, sauf comme bien souvent de belles maquettes pour la communication officielle.
      .
      De plus dans la nouvelle perspective des années à venir, le naval et l’aérien devrait être moins prioritaire que le terrestre et bien sûre la dissuasion nucléaire ou non (armes stratégiques).
      L’avenir de la marine russe est donc assez noir, l’ère Poutine va se tourner, 2024 il va céder son trône et s’il reviendra en 230, il aura près de 80 ans, l’icône Poutien et tout le système qu’il a construit pour lui, lorsqu’il partira, sera selon moi, un gros problème pour la Russie, je doute qu’un autre pourra remplacer Poutine, ça ira 2-3 ans, mais voilà.
      Autre problème russe, sa démographie, elle baisse et elle entre dans le trou démographique de la chute de l’URSS. C’est un autre défi avec lequel les russes vont devoir faire face.
      L’ambition russe, va naturellement fléchir, le temps que la génération Poutine laisse place à une nouvelle qui n’a pas la grandeur soviétique en tête. On risque de voir un système nationaliste qui est bien plus concentré sur lui même, entre les russes (musulmans, immigrés d’Asie centrale etc…), plutôt qu’avec l’obsession de l’Otan, des américains et des anciennes possessions de l’URSS.

  7. Paul dit :

    Les russes et leur PIB de pays en développement. La réalité les rattrapent et n’en déplaise aux nostalgiques mais avec aussi peu de dépenses de défense ils vont vite atteindre les limites de leurs ambitions (leur aventure syrienne est coûteuse) et ne serons pu assez présents internationalement pour peser vraiment.

  8. Arnaud dit :

    Certains devraient lire l’ouvrage de G. Chaliand, « Comment on perd les guerres ». Le budget est une condition d’une défense efficace, mais ça ne suffit pas. Les Américains ont un budget colossal, pour quels résultats : Viet Nam, Afghanistan, Iraq,… rien de très concluant. La seule vraie victoire fut La Grenade en 1983, puis le Panama en 1989.
    L’armée suisse a un faible budget, et pourtant je réfléchirais à deux fois avant d’attaquer ce pays.

    Les budgets sont parfois liés à des armements de plus en plus technologiques, et donc de plus en plus onéreux. Or, la technologie n’a pas fait la preuve de la supériorité attendue, sauf dans le cas clairement essentiel de la vision nocturne qui permet un net avantage sur l’adversaire.

  9. lxm dit :

    La Russie a son budget militaire axé sur celui des rentrées des hydrocarbures, il fait le yoyo, elle décale des programmes industriels et de production pour compenser.
    Il faut surtout se rendre compte de la montée en flèche de l’armée turque qui démultiplie les programmes d’armement. Et l’Arabie Saoudite fait la fortune des industriels étrangers. L’Australie aussi investit fortement pour changer son format d’armée.