Definvest, le fonds du ministère des Armées, mise sur Kalray, pionnier des processeurs pour systèmes « intelligents »

Créée en 2008 grâce à un accompagnement du Commissariat à l’énergie atomique (CEA), la société Kalray développe des microprocesseurs appelés MMPA [Massively Parallel Processor Array] dont l’architecture permet d’accroître significativement la puissance de calcul tout en maintenant une consommation d’énergie très basse.

Par ailleurs, Kaltray, qui détient pas moins d’une quarantaine de brevets, a crée, avec le Laboratoire d’électronique et de technologie de l’information (LETI) et Laboratoire d’Intégration de Systèmes et des technologies (LIST), tous deux dépendants du CEA, une unité de recherche commune sur les outils de programmation, les réseaux sur puce et le portage d’applications pour MPPA.

Encodage vidéo temps-réel, analyse d’images en vidéoprotection, réalité augmentée, traitement du signal, etc… Les applications du MMPA sont nombreuses. En outre, ce microprocesseurs très performants peut être utilisé dans les domaines de l’aéronautique, des véhicules autonomes et des data centers (avec une accélération du stockage des données et des réseaux à très haut débit).

En juin 2017, étant donné son potentiel, Kalray a levé 23,6 millions d’euros auprès de Safran Corporate Ventures, CEA Investissement, EUREKAP!, Inocap Gestion, ACE Management et le fonds asiatique Pengpai. Près d’un an plus tard, un autre tour de table vient d’être bouclé, avec l’entrée au capital de l’entreprise d’Alliance Ventures, le fonds de capital-risque du groupe Renault-Nissan-Mitsubishi et de Definvest, le fonds lancé en novembre 2017 et géré par Bpifrance pour le compte du ministère des Armées.

« Cette opération s’élève à un total de 10 M€, incluant les actionnnaires existants et les nouveaux investisseurs », a précisé Kalray, via un communiqué.

L’intérêt du constructeur automobile pour Kalray s’explique par le fait que les processeurs de Kalray ont été choisis pour équiper Symbioz, son prototype de voiture autonome. Aussi, « cet investissement dans Kalray est donc tout à fait stratégique », a estimé François Dossa, le directeur du fonds créé par Renault/Nissan/Mitsubishi.

Et il en va de même pour le ministère des Armées. « Kalray figure parmi ces start-ups et PME françaises innovantes qui développent des technologies de rupture à la fois très prometteuses et stratégiques pour notre pays. Le fonds Definvest apporte une solution à ces entreprises pour qui le financement est particulièrement crucial », a souligné Nicolas Dufourcq, le directeur Général de Bpifrance.

« Le ministère des Armées se tient résolument aux côtés de l’innovation et de tous ceux qui osent. Kalray est le premier investissement de Definvest et je sais que beaucoup d’autres suivront. Ce premier investissement, c’est un signe fort pour tous les entrepreneurs, les chercheurs, les ingénieurs : la défense croit en vous, investit pour vous », a commenté Florence Parly, la ministre des Armées.

Comme l’explique Kalray, les « processeurs dits ‘intelligents’ permettent d’analyser à la volée et de manière intelligente des flux très importants d’informations, de réagir et de prendre des décisions en temps réel » et leur « usage se démocratise dans des secteurs en forte croissance comme les réseaux informatiques de nouvelle génération, les véhicules autonomes, la santé ou encore les drones et robots. »

Grâce aux fonds levés, l’industriel compte engager le « déploiement commercial » du processeur existant et finaliser le développement de la génération suivante, qui devraient être lancée en 2019.

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