En 2017, 1.544 cas de désertion ont été constatés dans les armées

Voir aussi...

Conformément à l'article 38 de la Loi 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. [Voir les règles de confidentialité]

61 contributions

  1. Orion dit :

    Ca ne m’étonne pas, quand je vois certains de ceux qui se sont engagé, on avait beau les prévenir que c’était pas la fête, ils y sont allé et se sont cassé la gueule.
    .
    J’ai 2 connaissances qui purement et simplement déserté en se barrant en Italie.
    .
    C’est un peu le problème, le métier est relativement idéalisé et quand les jeunes se heurtent aux réalités bah ca casse… sans parler que certains engagé auraient dû être P4…
    .
    2 sessions en CSO à Bordeaux, que ce soit la PM ou l’engagement le filtre n’est certainement pas fait a ce niveau là !

    • taretmpion dit :

      Les chiffres au sein de l’armée de terre sont tirés vers le haut en raison du nombre de déserteurs extrêmement important au sein de la légion étrangère , une formation qui représente prés de 10 % des effectifs des forces terrestres . Pour autant , la situation au sein de l’armée de terre hors légion étrangère reste en temps de paix très préoccupante . Si nous devions envoyer un corps expéditionnaire en Syrie , le taux d’attrition exploserait alors que les dénonciations de contrat , les absences irrégulières et les désertions ainsi que les demande d’admission à la retraite pourraient générer de graves dysfonctionnements. Je me souviens que lors de la première guerre du golf , le nombre de déserteurs à la légion était tellement élevé que les certains légionnaires en formation à Castelnaudary avaient été envoyés dans les régiments aprés 2 mois de classe au lieu des 6 prévus , l’urgence étant de boucher les trous ….

      • felipe dit :

        c’est marrant, je ne me souviens pas de cette anecdote et j’y étais au 4RE à cette époque. et je n’y sucrais pas les fraises.
        dire qu’on envisageait de contracter la formation initiale : oui. dire qu’on l’a fait pour armer les deux régiments de legion projetés, non

      • Clavier dit :

        Les désertions au sein de la Légion ont toujours été relativement nombreuses à tel point que les stats présentées aux chefs mentionnaient toujours : « avec ou sans chiffres Légion « ….par ailleurs au moment de la guerre du Golfe, le taux de désertion diminua fortement , preuve que la perspective d’aventures guerrières est un puissant levier.

      • 1812 dit :

        Balancer des âneries pour étayer des conneries c’est comme boucher des trous avec du vent.

  2. Demento dit :

    Quid des militaires qui, pour une raison quelconque, ne sont pas à temps pour un rendez-vous tel un déploiement opérationnel? Techniquement c’est également une désertion même si le militaire en question ne voulais pas déserter.

    • Céphée dit :

      Si on a un motif légitime de son absence (accident, décès, évènement grave, etc.), ce n’est pas une désertion.

  3. Benoît Préchart dit :

    Je vais faire un peu de mauvais esprit mais c’est pour faire avancer le schmuilblick. L’on apprend que l’armée de terre est principalement affectée. Pas très étonnant : on diminue les effectifs puis on les augmente brusquement, la qualité s’en ressent (« on » est un con, suivez mon regard).

    Mais ne pourrait-on pas affiner la statistique pour en tirer quelques conclusions : quelles spécialités sont le plus affectées ? La mêlée, les appuis, les soutiens ? Et osons la question qui fâche : y a-t-il une plus forte proportion de déserteurs dans la Légion, celle-ci étant considérée par certains étrangers comme un bon moyen pour entrer sur le territoire, apprendre un peu le français, gagner un peu d’argent puis devenir un immigré clandestin mais libre ?

    Les statistiques c’est bien mais ce sont avant tout des outils qu’il faut aiguiser pour s’en servir utilement.

  4. Enzo dit :

    Les armées font de très belles pub de recrutement, et ça marche à court terme. Sur le long terme, la fidélisation est un enjeux majeur. Entre la pub pour le recrutement et la réalité au quotidien, il y a un sacré décalage. L’investissement sur le recrutement ne devrait pas faire oublier celui sur la fidélisation. Mais peut-être que nos chefs sont plus intéressés par le court terme que le long terme ?

  5. ScopeWizard dit :

    Évidemment qu’ il y a de la désertion … c’ est vachement logique en plus …
    .

    D’ une part , il est grand temps de reprendre les problèmes à la base , c’ est-à dire sur le volet éducatif et sur l’ enseignement ( beaucoup de détermination et de courage ) , d’ autre part grand-temps de remettre en première ligne nos valeurs ( très gros boulot ) , enfin grand-temps que « Sentinelle » qui un jour risque de très mal tourner s’ arrête définitivement !
    .
    Les deux premiers points vont prendre beaucoup de temps , au moins 10 à 20 ans ( et encore en s’ y attelant dès aujourd’hui ) , le dernier peut aller très vite ; mais dans ce cas , quid de la nouvelle mission ? Qui va s’ en acquitter ?
    Où en est-on de cette fameuse « Garde Nationale » ? Potentiellement 60.000 à 80.000 gars , ce n’ est pas rien …
    .
    Police et Gendarmerie sont désormais grandement aidées et supplées par des entreprises privées afin de verbaliser au maximum les usagers de la route car « ils ont d’ autres missions plus importantes en cette période trouble que devoir passer du temps à faire de la prévention et de la répression routière qui ne leur convient que moyen moyen « …
    Bon , très-bien , soit …
    Mais alors , ne pourraient-ils pas assurer les missions « Sentinelle » à la place ?
    Comment fait-on pour extraire nos soldats de là-dedans ?
    .
    Les réservistes ne pourraient-ils pas jouer un rôle ?
    .
    J’ avoue que je m’ interroge et que j’ aimerais bien sortir du « yakafocon » …

  6. Matt dit :

    Dans les cas de « désertion », il y a un grand nombre de militaires qui ne sont pas revenus à temps de permissions, et qui ont oublié de prévenir leur hiérarchie (ou qui en étaient incapables car victimes d’un accident ou d’un ennui de santé grave)… Quand on cherche à obtenir des informations sur la situation réelle de la personne dans ces cas là, on ouvre officiellement une enquête pour désertion (présumée, bien sûr).
    Donc, avant de s’alarmer de tels chiffres, il faudrait peut-être expliquer ce que le terme « désertion » signifie, et indiquer quelle est la proportion de militaires qui « fuient » véritablement l’institution de façon clandestine.

    • wagdoox dit :

      merci de rappeler la base.
      Ces faits sont d’autant plus compréhensible que les militaires sont de plus en plus sollicité.
      Le retour de perm sont plus difficiles, forcement.

    • Vroom dit :

      Enfin , avant désertion , il y a l’absence sans motif. Il ne me semble pas que ce soit la même chose .

      • Ba123 dit :

        Merci de recentrer le débat

      • Jean-Marie H. dit :

        Effectivement, je crois me rappeler qu’il y a d’abord dix jours qui sont qualifiés « absence non motivée » ou « absence irrégulière » puis que le classement en « désertion » n’intervient qu’après dix jours d’absence.
        Dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres les chiffres servis « à la louche » et sans notice explicative sont toujours trompeurs.

    • Céphée dit :

      La désertion a une définition juridique.
      Une absence irrégulière n’est pas comptée comme une désertion.

    • M dit :

      Ca change rien au différentiel entre les 300 attendus et le millier constaté. Ces chiffres sont exprimés tous les deux avec les mêmes réserves sur la précision.

    • ji_louis dit :

      Est déclaré déserteur à l’intérieur, en temps de paix, tout militaire dont la formation de rattachement est située sur le territoire de la République et qui :
      1° S’évade, s’absente sans autorisation, refuse de rejoindre sa formation de rattachement ou ne s’y présente pas à l’issue d’une mission, d’une permission ou d’un congé ;
      2° Mis en route pour rejoindre une autre formation de rattachement située hors du territoire national, ne s’y présente pas ;
      3° Se trouve absent sans autorisation au moment du départ pour une destination hors du territoire national du bâtiment ou de l’aéronef auquel il appartient ou à bord duquel il est embarqué.
      Constituent une formation de rattachement : un corps, un détachement, une base, une formation, un bâtiment ou aéronef militaire, un établissement civil ou militaire de santé en cas d’hospitalisation, un établissement pénitentiaire en cas de détention.

      Est compétente pour connaître des faits de désertion à l’intérieur la juridiction dans le ressort de laquelle est située la formation de rattachement de départ.

      Dans les cas prévus au 1°, le militaire est déclaré déserteur à l’expiration d’un délai de six jours à compter du lendemain du jour où l’absence sans autorisation est constatée ou du lendemain du terme prévu de la mission, de la permission ou du congé.

      Aucun délai de grâce ne bénéficie au militaire se trouvant dans les circonstances des 2° et 3°.

      Référence: http://www.codes-et-lois.fr/code-de-justice-militaire-nouveau/toc-peines-applicables-juridictions-forces-armees-infractions-o-b5e6e0f-texte-integral

  7. Allobroge dit :

    Grandeurs et servitudes (surtout servitudes) du métier militaire. Encore faut il le leur expliquer…avant !. Nombre de ces jeunes s’imaginent qu’en revêtant un uniforme ils sont d’emblée des « Rambo » !.Puis confronter aux réalités de la formation et de l’instruction de base,avec beaucoup de sueur et d’ampoules ils déchantent forcément !. Peu habituer à obéir (chez leurs parents déjà….), se plier à des contingences dont bien souvent ils ignorent le pourquoi, ils sont évidemment déçu. Peut-être aussi que l’institution s’y prend mal pour faire partager à ses jeunes le sens de l’Honneur, la camaraderie ? Peut-être ne mettons nous pas suffisamment en avant les figures de proue qui firent les gloires de l’armée française ? Mais le fait est qu’à notre époque ça peut paraître désuet encore que c’est ce qui fit la force de notre armée jusqu’il n’y a pas très longtemps (fin de la guerre d’Algérie). Alors commençons par chanter des chansons de marche entraînantes et pas tristes, hauts les cœurs, de l’enthousiasme, de la « pêche » et de la « gueule » comme savait si bien le faire feu le général BIGEARD et quelques autres !

  8. Allobroge dit :

    Grandeurs et servitudes (surtout servitudes) du métier militaire. Encore faut il le leur expliquer…avant !. Nombre de ces jeunes s’imaginent qu’en revêtant un uniforme ils sont d’emblée des « Rambo » !.Puis confrontés aux réalités de la formation et de l’instruction de base,avec beaucoup de sueur et d’ampoules ils déchantent forcément !. Peu habitués à obéir (chez leurs parents déjà….), se plier à des contingences dont bien souvent ils ignorent le pourquoi, ils sont évidemment déçus. Peut-être aussi que l’institution s’y prend mal pour faire partager à ces jeunes le sens de l’Honneur, la camaraderie ? Peut-être ne mettons nous pas suffisamment en avant les figures de proue qui firent les gloires de l’armée française ? Mais le fait est qu’à notre époque ça peut paraître désuet encore que c’est ce qui fit la force de notre armée jusqu’il n’y a pas très longtemps (fin de la guerre d’Algérie). Alors commençons par chanter des chansons de marche entraînantes et pas tristes, hauts les cœurs, de l’enthousiasme, de la « pêche » et de la « gueule » comme savait si bien le faire feu le général BIGEARD et quelques autres ! Ensuite l’instruction physique de base fera le tri !

  9. Myshl dit :

    Sentinelle – Planton tue le recrutement puis la fidélisation.

    Nos soldats sont employés à des missions de gardiennage,
    même pas des missions de police, seulement de gardiennage.

    Il faut tuer Sentinelle avant qu’elle ne tue et le recrutement et la fidélisation.

    Mais il est probablement déjà trop tard.

  10. PK dit :

    Heu… On ne doit pas rencontrer les mêmes cas 🙂
    .
    Ceux que je connaisse débarque dès qu’on leur demande de partir en OPEX car ils sont entrés pour la gamelle.
    .
    Reste ceux qui débarquent pour des raisons idéologiques, pour ne pas se battre contre leurs « frères ». Là aussi, silence radio.
    .
    Ils feraient mieux d’atterrir un peu en haut-lieux…

    • Royal Marine dit :

      « Reste(nt) ceux qui débarquent pour des raisons idéologiques, pour ne pas se battre contre leurs « frères ». Là aussi, silence radio. »
      Pas politiquement correct…: amalgame, racisme, etc., …

  11. Albatros24 dit :

    Cela fait beaucoup..
    Vous avez très bien analysé les causes dans votre article je pense :
    Cause 1 – Sentinelle qui démotive surtout dans les unités d assaut car c est un job de police voire de vigile.
    Ils ne se sont pas engagé pour cela…
    Cause 2 -La génération Why qui n a pas connu de SN et qui n est pas habituée à la vie de groupe dont certains ont l habitude de vite laisser tomber pour leur confort quotidien.
    Il est logique de poursuivre au pénal ces derniers car ce sont des pros avec un contrat signé et nous sommes quasi en guerre.
    Pour les premiers je nuancerai car on doit baisser de moitié le nombre de nos soldats mobilisés par Sentinelle voir des 3/4 et réserver ce truc à police gendarmerie réservistes et à cette fameuse garde nationale qui existait à la Révolution française pourtant. Un militaire doit s entraîner à la guerre dans sa caserne et faire des opex avec le meilleur matériel et entraînement possible.
    Mais limiter à 88 000 notre AT est de la folie : il faut au minimum 125 000 soldats bien équipés et surtout entraînés.

  12. Auguste dit :

    Après les attentats probablement aussi que certains se sont engagés par réaction,sans trop se poser de questions.Erreurs de casting semble être le diagnostic juste.Y a pas le feu au lac.

  13. Polymères dit :

    Le recrutement est le gros problème de toutes les armées professionnelles et ne parlons pas de la fidélisation. Bien qu’elle ait clairement des avantages par rapport a des conscrits, on ne peut pas dire que l’armée professionnelle est facile à modifier et à maintenir.
    C’est comme ceux qui peuvent dire qu’il faudrait 100 000 hommes de plus, oui d’accord, le vouloir c’est bien, mais ce genre d’effort de la masse humaine ne peut pas se faire aussi facilement, ce n’est pas juste la volonté politique ou de l’argent qu’il faut, mais une capacité à recruter. Hors on ne pourrait tout simplement pas faire une telle augmentation même si on le voudrait et qu’on donnerait les moyens financiers, il n’y a que la conscription qui peut permettre de « lever » une armée en « forçant » des classes d’âge à servir dans l’armée.
    Ensuite le monde militaire qu’il soit professionnel ou celui du temps des conscrits, il reste globalement le même et c’est aussi cela le problème, c’est qu’on reste dans une perspective d’exécutants contraints de faire ce qu’on lui demande avec une discipline et un rythme qui peut vite déplaire, surtout pour des militaires du rang qui arrivent (l’immense majorité des déserteurs) et qui sont tout de même traité comme les conscrits d’hier, même si volontaire pour venir, ils restent des civils qu’on forme de la même manière qu’on formait des conscrits à quelques différences prêts.
    De plus, on a toujours cet esprit d’une armée « jeune », le 2e classe qui débarque c’est dès son arrivée un gars de « passage », qu’il reste ou non, peu importe, un autre le remplacera très vite.
    Tout cela contribue à un mauvais sentiment qui ne pousse pas beaucoup à vouloir rester ou à voir un avenir dans l’armée.
    D’un autre côté, je suis et j’ai toujours été un partisan des opex. Pour moi elles sont essentielles pour le militaire professionnel, pour l’expérience commune. Beaucoup ne font que regarder les opex sous forme financière ou sous un aspect capacitaire, mais ou oublie souvent qu’elles sont les aventures pour lesquelles s’engagent beaucoup de jeunes et pour qui ils restent. Mais il convient d’éviter les missions comme Sentinelle, qui elles, apportent tout l’inverse.
    Il faut miser sur cet aspect « coeur du métier » en offrant des opex à nos hommes, même si certains trouveront stupide d’intervenir en RCA, au Mali ou ailleurs, ça reste essentiel pour nos armées. Mais donnons les moyens en opex pour que les hommes ne se sentent pas comme des laissés pour compte . Je doute que dans les unités de FS ou autres unités très portées sur le combat et les missions, malgré les tensions et la surchauffe en raison d’une forte utilisation, on connait ce genre de problèmes de désertions. C’est un peu con à dire, mais les types qui s’engagent veulent du « contact », la plupart d’entre eux risquent d’être déçus de voir dans l’action ou après coup que ce n’est pas comme ils pensaient, certains pourraient subir un état de choc, pourtant les autres qui tiennent le coup, voir qui aiment ça, ils resteront pour former demain, les cadres expérimentés de nos armées.Aujourd’hui on forme des cadres qui expliqueront leurs missions sentinelle ou les anecdotes seront celles de filles rencontrées et non celles de situations « chaudes » en zone de guerre.
    C’est avec la guerre qu’on voit émerger les meilleurs armées, qu’on voit émerger des chefs, qu’on voit ou sont nos problèmes, nos manques et je ne suis pas du tout aligné avec ceux qui disent sans arrêt qu’il faut qu’on s’occupe de notre nombril, qu’on arrête de dépenser de l’argent qui serait plus utile pour entretenir le matériel dans les camps de Champagne ou dans les casernes. Je ne suis pas à vouloir souhaiter des guerres, mais je reste lucide sur leur utilité pour une chose invisible d’une armée, qui est pourtant essentielle, le moral. Après il convient aussi de ne pas faire des guerres d’usures ou on a aucun objectifs, l’engouement il est souvent au début d’une intervention ou dans une intervention plus longue ou on est tout de même dans un scénario ou l’on est plutôt « bien », comme au Mali et contrairement à l’Afghanistan.

    • Elmut Destroy dit :

      On dirait que la France a déserté la justice en faisant des bombardement illégaux. Comme quoi le caca nerveux ne provient pas toujours de ceux qui ont décidés de retrouver un sens à leur vie, mais de ceux qui prétendent détenir l’unique sens à suivre, la pensée unique, l’esclavage sociétale de ceux qui ont décidés de déléguer leur esprit critique, voir carrément leur âme!. Un retex sur la Libye? Non je plaisante, repos.

    • Alex dit :

      Tout à fait d’accord avec vous sur tout et aussi les camps de champagne dont je fait parti

  14. Elmut Destroy dit :

    Certains se sont engagés pour défendre la France, pas pour faire les pantins de la politique américano-israélienne! En plus faut voir nos trois derniers chefs des armée..ça donne vachement envie d’obéir à ces type, qui il faut le rappeler ne sont pas des dieux pétris des meilleurs intentions. Bah oui il y a des soldats qui ont besoin de savoir pourquoi ils se battent, qui on besoin de vrais raisons pour aller tuer d’autres hommes, élémentaire non? Combattre pour simplement combattre relève de la psychiatrie, même les mercenaires ont une raison de combattre, l’argent! Mais quand on est prêt à combattre juste pour obéir, et bien on est pas très éveillé au demeurant. Bref, aujourd’hui stratégiquement les méchants ce sont les syriens et les iraniens, voir les zadistes bien trop libre aux yeux de tous ces esclaves qui n’aiment pas lire et apprendre l’histoire des hommes (24 voitures brûlés à Toulouse, pas d’OPINT?), donc si vous voulez vous engagez, apprenez à vous mentir et à ne plus penser. Sinon merci aux kurdes qui en ont des grosses pour le corps-à-corps, de vrais guerriers! A oui j’oubliais, la moral..oubliez-là!…

  15. Rossi dit :

    Beaucoup d’entre eux avaient des affinités avec daech et ont rejoint leur rang et beaucoup se sont fait desouder là-bas et ce n’est que positif en ce cas la

  16. Commandant Monastorio dit :

    Rien de nouveau sous le soleil, il suffit de s’intéresser à l’histoire de l’armée française, surtout sous l’Ancien Régime et son armée, déjà, de professionnels pour constater que c’est un phénomène permanent pour nos unités.
    Sans doute les raisons d’aujourd’hui sont différentes, et encore que…

  17. Maxime dit :

    Ne sous_estimons pas le sentiment généralisé qui frappe d’emblée quand on entre dans l’institution : c’est globalement le bordel (réforme du soutien) et il n’y a plus vraiment de chefs, car chaque chef est dépendant de decisions et de moyens qui sont délivrés de façon centralisée, à un niveau qui parait obscur et désorganisé . Les activités doivent être planifiées un an à l’avance et les petits niveaux n’ont aucune marge d’initiative. Bref, c’est trop civilianise, pas seulement en termes de RH, mais surtout dans les processus, car il faut gerer la pénurie et obéir à des règles comptables et de pilotage. Comment adhérer ?

  18. who? dit :

    avec une hiérarchie d’incompétents complètement tarés et mal dans leurs peaux, qui plombent les gens qui font le boulot à leurs place, ce n’est pas étonnant que certains se cassent !

  19. Grosminet dit :

    Quand on voie certains EVAT demander les services d’une entreprise pour l’entretien des lieux communs car « ce n’est pas dans le contrat »…

    Ou,dans 2 régiments,vers la fin des conscrits,les jeunes EV refuser de faire les TIG car « les appelés sont la pour ca »….

    Voir des mecs en payer d’autres pour faire le week end de garde à leur place….

    Comment voulez vous qu’avec UNE MAJORITÉ de mecs pareils, »militaires de 8h à 17h »,on arrive à quelque chose de correct?

    Alors que pour moins que ça,on a refusé de prolonger un de mes gars qui avait seulement le défaut d’être I3 def (mais un des meilleurs EV que j’aie eu….pendant qu’on courrait,DE LUI MÊME il préparait nos douches,salles de cours ou ateliers)

    • Briska dit :

      Merci, pour le retour. Et dire qu’ici, certains veulent aller botter le cul des Russes. Eh ben, bon courage!…

      • Grosminet dit :

        Mais QUI serait assez stupide pour aller taper sur les couilles d’une puissance nucléaire ?

        Les occidentaux sont peut-être parfois un peu cons sur les bords mais pas suicidaires. …

        Seule la propagande sputnikienne fantasme sur la horde otanniene prête à envahir la mère patrie

    • delta dit :

       » militaires de 8h à 17h  »

      et dans les armées étrangères (us, uk ,…) ?
      ayant été au contact des allemands dans la brigade franco allemande , c’était l’attitude qui prévalait , militaire de 7h à 17h aussi bien en caserne que sur le terrain . Et pas qu’au niveau des soldats mais aussi au niveau des cadres . Je n’ai pas de souvenir de repas/activités de cohésion organisés avec les allemands le soir .

  20. Plusdepognon dit :

    Attendez le meilleur reste à venir avec la reforme des retraites et le « service national »… Dans le futur on appellera la débandade…
    Mieux que juin 40, macron 2017-2022.

    • Elmut Destroy dit :

      Mais nonnnn. Les retraités sont solidaire à l’insu de leur plein gré, qui dit le président… Et les passagers otages des cheminots! Il faut lire ce double langage pour ce qu’il est: Du mépris! D’où l’utilisation des ordonnances qui signifie une chose bien précise: « Les français sont trop cons pour comprendre, au diable le débat parlementaire! » Alors quand il est question de guerre et que les français n’ont pas droit au chapitre, l’outrage n’est pas bien loin…

    • Jean-Marie H. dit :

      Je crains pour la suite.
      Déjà « Sentinelle » est une catastrophe pour la cohésion des unités (et donc pour le moral de chaque soldat, encadrement compris) mais cette perspective de service-national-dont-l’armée-ne-sera-pas-seule-chargée fait dès maintenant baisser la qualité du recrutement.
      Pour ma part je me suis engagé chez les Marsouins (il y a longtemps : je suis retraité) pour servir dans une unité professionnelle et faire des opex : « changez d’horizon » disait la pub.
      Et ce fut ce qui arriva : j’ai changé d’horizon, à tous les sens de cette expression.
      Je comprends que les jeunes d’aujourd’hui soient démotivés.
      .
      Si le pouvoir politique (et notamment la Représentation Nationale, qui est supposée maîtriser le Gouvernement en notre nom) refuse d’écouter le Commandement, ou fait seulement semblant d’écouter et ne bouge pas, les mauvaises nouvelles vont s’additionner.
      Et l’on n’est plus dans ces époques où @internet n’existait pas : le pouvoir politique, couvert par les médias, pouvait alors rendre le Commandement responsable de toutes ses propres carences.
      Mais c’était avant.

  21. Anthonyl dit :

    Pas chercher midi à 14h00 : Augmentation des effectifs rapide = augmentation quasi proportionnelle des désertions

    • Jean-Marie H. dit :

      Augmentation plus que proportionnelle parce que la qualité de la sélection au recrutement et pendant la période probatoire est en baisse d’exigence.

  22. Bangkapi dit :

    Il y a toujours des déserteurs parmi les engagés. Surtout dans la première année de service.
    Evacuons les problème de la Légion Etrangère où c’est vrai il y a toujours eu un fort pourcentage de déserteurs. Venus pour on ne sait quoi ( ou pas ) et qui décident de repartir chez eux parce que cela ne va pas.
    Pour les français après un début de carrière assez peu désertent. S’ils le font c’est souvent pour des raisons sentimentales.
    A l’époque des unités professionnelles ( avant 1997 ) au 3ème RIMa on avait un système qui marchait bien. Dénonciation ou résiliation de contrat de tout engagé absent pour des raisons farfelues. On préférait de passer de ces types plutôt que d’avoir des soldats peu fiables.
    Comme de toute façon les sanctions se font au civil et qu’elle sont souvent ridicules ( traitées comme une absence au travail ) autant virer ces types et laisser la justice régler cela comme veut.
    Le haut commandement veut des soldats en nombre mais je continue à penser qu’il vaut mieux en avoir un peu moins mais des bons.
    Il faut noter aussi que l’on a pas à ma connaissance de désertions en opération ou en tout cas c’est bien caché.

    • ji_louis dit :

      C’est difficile de revenir en France par ses propres moyens si on déserte en Afrique ou au Moyen-Orient…

      • Bangkapi dit :

        Bien d’accord.
        Mais ayant servi outre-mer je peux vous assurer qu’il y avait de désertions.
        Et de personnels ( surtout légionnaires ) qui eux ne voulaient surtout pas rentrer en France.
        Je pensais surtout à des désertions avec passage chez l’ennemi.

    • 1812 dit :

      « A l’époque des unités professionnelles ( avant 1997 ) au 3ème RIMa on avait un système qui marchait bien. Dénonciation ou résiliation de contrat de tout engagé absent pour des raisons farfelues. On préférait de passer de ces types plutôt que d’avoir des soldats peu fiables. »
      La pratique était généralisée dans la DIMa ; Cela allait de la mutation avec ou sans changement d’arme jusqu’à l’éjection. Un autre filtre était l’affectation dans un autre reg de l’arme après un séjour,

  23. revnonausujai dit :

    certains jeunes s’engagent par ce qu’ils n’ont pas de travail, ce qui est toujours mieux que de glander à toucher des allocs; parmi eux , certains trouvent une opportunité plus rémunératrice et/ou plus tranquille en terme de disponibillité et.. s’en vont , tout simplement ! mouches et vinaigre, ça fonctionne parfois mal !

  24. Palikao dit :

    Je pense que les chiffres donnés sont sous évalués car ils pourraient leurs être rajouter tous les personnels un peu plus intéligents qui veulent quitter l’institution alors que celle
    -ci ne veux pas les laisser partir avant la fin de leur contrat qui se mettent en arrét maladie jusqu’à leur radiation des cadres.

  25. vieux margi dit :

    Certains désertent par soucis familiaux, d autres ne comprennent pas que certains matériels ne soient pas engagés et que des véhicules sautent encore sur des I E D ( cas de sapeurs qui regrettaient que les SOUVIM prévus pour passer en tête des convois ne soient pas employés!!!) d autres déçus par le manque de considération de la part d officiers venus prendre leur galon et qui se foutent de leurs soldats… refus de perm alors que c est possible au niveau effectifs et contrantes de service… Voilà ce que je sais …certes il doit y avoir d’autres raisons …celles ci émanent de plusieurs militaires et les cas cités ci dessus revenaient souvent

    Cordialement

  26. Jo dit :

    On ne peut pas démissionner à l’armée ?

    • Céphée dit :

      Non.
      On ne signe pas un contrat de travail mais un contrat d’engagement.
      Les DRH peuvent refuser le départ d’un militaire pour de très nombreuses raisons.

  27. gapi dit :

    Rien d’anormal quand on voit ce que le commandement leur demande de faire…. Un militaire c’est fait pour préparer la guerre et la faire en cas de nécessité, pas pour arpenter les rues de nos villes! Que le gouvernement créé une garde national pour les OPINT genre sentinelle et laisse les soldats se recentrer sur leur cœur de métier, il y aura beaucoup moins de déserteurs… Un haut gradé est surpris par le nombre élevé de défection? Comme d’habitude les chefs sont complètement détaché de la réalité du terrain!

  28. Wrecker 47 dit :

    Plusieurs choses entrent en ligne de compte ,quand à ces désertions et ces départs en fin de contrat ,on finira par avoir l’armée que le pays mérite !
    – Pour commencer le manque de rusticité et de motivation de nos soldats qui sont couvés depuis leur enfance …Sauf cas particuliers !
    – La Solde qui n’attire pas beaucoup  » le client » pour aller se faire démâter sur des IED ou les mines , surtout si celle-ci est (mal) payée par LOUVOIS et »Cons-orts ! »
    – Les conditions de travail 24/24 ne conviennent plus à » nos petites louloutes »,surtout en temps de guerre ou de tensions…
    – La malhonnêteté des centres de recrutements qui bossent au rendement, et pas à la qualité du personnel, promettant monts et merveilles à nos » gogos » …
    – Le manque de considération du Gouvernement depuis quarante ans vis à vis de nos soldats du pays de France en leur supprimant hors mission le port de l’uniforme (ce n’est le cas nulle part ailleurs dans le monde!).
    -Le délaissement et le manque d’intérêt des » cadres de haut niveau » quand aux confort et conditions de vie courante des hommes en service: type « Sentinelle » et autres …en ce qui concerne les logements et cadres de vie habituelle avec la » wi-fi,Internet « et autres …Faut vivre avec son temps !
    – Le manque de temps libre avec leurs familles entrainant de nombreuses séparations et divorces avec ou sans enfants et les complications multiples que cela entraine !
    -le matériel obsolète avec lequel ils travaillent ou roulent qui on parfois deux fois l’âge des conducteurs ! Le soldat est devenu un Mac Guyver pour remplir ses missions !
    – l’avancement qui traine en longueur par manque de places libres ,et ont un impact sur l’âge dans le grade !
    – Le mépris et l’abandon des personnels et des familles des blessés au combat ,ou en service ou « oubliés  » par la suite de leurs anciennes unités … Car bien sûr les cadres « tournent ,les unités aussi!
    – Le manque de suivi du » service social « à l’issue des réformes des blessés , quand à leurs soins ,visites et rendez-vous en hôpitaux civils ou militaires …Les difficultés de transport,auxquelles ils ont à faire face !
    – Le rallongement des limites d’âge pour la retraite,qui ne rajeunira ni les cadres ni les hommes
    – la prochaine révision des retraites ainsi que celle des blessés de guerre…
    Tout ceci n’incite pas à fidèliser le soldat surtout quand on le considère comme une brêle ….
    je pourrai en rajouter encore si on le voulait … Mais ;
    – Aussi longtemps que le Gouvernement ne fera pas le moindre effort, pour son armée ,elle n’aura que ce qu’elle mérite :27000 Hommes à renouveler tous les ans +1560 Déserteurs et
    2700 Aviateurs spécialisés qu’il faudra » re-former » qui quittent l’aviation ,car ils sont mieux payés ailleurs !
    Quand aux « Réserves « , »La Garde Nationale et le Service National ….n’en parlons pas !…

  29. Supedro dit :

    Bonjour et désolé mais je ne savais pas trop ou mettre cette news sur l’intervention en Syrie :

    La Marine a rencontré des « aléas technique » lors du tir des missiles de croisière
    Une salve sur deux n’a pas pu être tirée. 17 avril 2018 à 16h53

    https://www.lopinion.fr/blog/secret-defense/marine-a-rencontre-aleas-technique-lors-tir-missiles-croisiere-147551

  30. 1cplchef dit :

    Il fallait bien réfléchir avant de s’engager,l’armée c’est l’armée.

    • Elmut Destroy dit :

      J’apprécie votre esprit de synthèse. ^^

    • fremm39 dit :

      Hélas les jolies paroles des CIRFA (qui sont là pour faire du chiffre…) ne reflètent en aucun cas la réalité. Oui c’est l’armée mais tant qu’on y a pas mis un pied on ne peut pas vraiment comprendre ce que c’est et beaucoup de jeunes tombent de très haut et souhaitent partir.
      Hélas ils ne peuvent pas toujours et désertent donc

  31. Myshl dit :

    L’armée est l’armée du Peuple. Elle l’est encore plus depuis la professionnalisation.

    Avant, l’armée utilisait, employait ce qu’on lui envoyait de jeunes, du Peuple.
    Elle ne se posait pas trop de questions, l’armée, la ressource était là.

    Désormais, les jeunes, il faut les prendre et les comprendre comme ils sont.

    Et ne plus se foutre de leur gueule. Ils s’engagent et désertent ou partent?

    Ils sont des citoyens. Faut faire avec.

    Mais comment une armée peut-elle prétendre défendre une Nation, s’il en reste une,
    si elle ne comprend pas ses jeunes, si elle ne s’adapte pas à sa jeunesse?

    Cause que notre jeunesse, faut faire avec.

  32. fremm39 dit :

    Les armées sont actuellement en flux plus que tendus. Beaucoup de jeunes rentrent avec des rêves pleins la tête et au bout de quelques années souhaitent rejoindre la vie civile et là ils tombent de haut. Quasi 70% des démissions sont refusées. Le motif principal est là spécialité déficitaire. 2 solutions s’offrent à eux:
    – prendre un avocat et attaquer l’armée (en sachant que le temps de la procédure est très long et qu une fois l’information connue, l’ambiance au travail va devenir détestable)
    -déserter et se reconvertir dans le civil…
    Bref de gros soucis RH et qui ne vont pas aller en s’améliorant

  33. Nicolas dit :

    Le haut gradé qui s’étonne… J’ai arrêté un déserteur une fois lors d’un contrôle routier. C’était vraiment un bon gars qui était pilote de char Leclerc dans un régiment de cavalerie. Il m’a dit qu’il avait l’impression de ne servir à rien parce que de toute façon son char Leclerc ne roulait jamais. Juste un brave gars écœuré de faire du Sentinelle et de traîner à rien faire dans son régiment sans aucun espoir de partir sur un théâtre d’opération avec son char de musée.