Armement : Mme Parly s’interroge au sujet des effets de l’accord gouvernemental allemand sur les coopérations industrielles

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80 contributions

  1. briska dit :

    Mince, et moi qui croyait en lisant certains propos ici ou là qu’ils etaient nos amis.
    Caramba, encore raté!

  2. werf dit :

    Il y a 2 problèmes que l’on fait mine de découvrir. le premier, les américains « tiennent », dans la guerre commerciale, les fabricants étrangers par leur réglementation très restrictive, non seulement militaire mais « dual use » (usage civil et/ou militaire) pour les pièces détachées et composants, notamment électroniques, mais pas seulement (cf.les alliages spéciaux par exemple) fabriqués aux Etats-Unis. Le deuxième, c’est que l’armée allemande, y compris pour ses commandes et partenariats industriels, doit obtenir l’accord du Parlement. Cela vaut également pour l’envoi de troupes à l’étranger. La « coopération intergouvernementale » au sens français n’existe pas sans ces accords, le gouvernement allemand devant s’y plier. Tout cela est connu car c’est un problème constitutionnel en Allemagne. C’est l’une des raisons pour lesquelles l’Europe de la défense est un voeu pieux, d’autant que plusieurs pays sur les 27 ont la même obligation vis à vis de leur parlement respectif. La démarche de la ministre est donc particulièrement maladroite car c’est aux industriels de résoudre ces problèmes sans mettre les projecteurs…

    • tschok dit :

      Visiblement, vous n’avez pas compris ses explications. C’est le dernier paragraphe du billet.
      .
      « si nous coopérons sur le plan industriel et que nous n’avons pas la possibilité de vendre ces équipements à d’autres, le modèle économique de ces coopérations ne pourra pas être assuré »
      .
      Pour que le modèle économique de coopération industrielle tiennent la route, il faut exporter. Mais si ça bloque sur l’export, ce n’est plus un problème de niveau industriel, mais politique:
      .
      « C’est un problème que je qualifierais de politique, et qu’il va falloir régler si nous voulons continuer à aller de l’avant dans la coopération franco-allemande ». Ce point de blocage conditionne l’intensification de la coopération.
      .
      Habituellement, les industriels concernés règlent les problèmes liés à l’export de matériels militaires directement avec leur autorité politique de tutelle, en droit interne, en obtenant, ou pas l’autorisation d’exportation. C’est la relation pyramidale classique. Mais, que peut faire un industriel français comme Nexter par exemple quand le gouvernement allemand décide de bloquer l’export de l’Aravis? Dans ce dernier cas, on est dans une relation croisée, pas pyramidale. En pratique cet industriel se tourne vers son Etat et lui demande alors d’intervenir auprès de l’Etat tiers qui bloque le contrat d’export. C’est du politique.
      .
      La ministre parle de la relation croisée. Vous, vous pensez relation pyramidale.

      • claude dit :

        BEN oui mais la ministre est une idiote car on ne peut vouloir l’UE et donc consentir à la perte de sa souveraineté au profit des autres membres et en même temps se plaindre des effets de cette perte de souveraineté tant désirée.

        • Scipion dit :

          En effet « dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes ».
          Bossuet.

      • ESPAGNAC dit :

        Bravo..simple, clair et précis

  3. petitjean dit :

    C’est un problème que je qualifierais de politique, et qu’il va falloir régler si nous voulons continuer à aller de l’avant dans la coopération franco-allemande. »
    Indépendance totale dans le domaine de la défense nationale.
    J’ai un mauvais pressentiment : cette obsession à vouloir coopérer avec l’Allemagne risque de nous attacher un bras dans le dos !
    Pire, la volonté hégémonique de l’Allemagne sur l’Europe, volonté à peine dissimulée, risque de faire perdre à la France des capacités industrielles essentielles à sa défense

    sur la norme ITAR, un article :
    http://www.bvoltaire.fr/etats-unis-empechent-dassault-de-vendre-rafale-a-legypte/

    • NRJ dit :

      Je ne suis pas d’accord. Nous perdrons nos capacités dans la défense si nous nous montrons incapables d’être à leur hauteur. Le problème est avant tout économique: le fric. On est lâche et la moindre réforme un tant soit peu courageuse nous fait tellement peur qu’on est taxé de droitisme chaque fois qu’on en parle. Forcément, on fait face à un déficit abyssal, on n’a plus d’argent pour rien, préférant faire des réductions qui ne vont rien rapporter plutôt que les réformes nécessaires (retraites, nombre de fonctionnaires, etc). Les allemands ont fait l’autre choix. Ainsi, ils sont en excédent budgétaire et peuvent investir aujourd’hui dans l’accueil des migrants et demain peut-être dans la défense. Alors que nous sommes en France dépendants de l’argent de l’Europe et ainsi soumis à la volonté de l’Allemagne. Impossible de négocier sérieusement dans ces conditions avec les allemands. Forcément ils nous écrasent, car on peut pas s’opposer.
      Et pour les grands experts de la souveraineté, le fait d’être seul ne résoudra rien. On fera juste des avions de moins en moins perfectionné, car incapable d’investir (forcément sans argent), et nos avions deviendront obsolètes d’ici une génération.

      • claude dit :

        L’Allemagne c’est 80 millions de personnes et la France 50 millions. Donc quoiqu’on fasse la France sera toujours inférieure à l’Allemagne.

        • Fralipolipi dit :

          La France de 50 millions de consommateurs est déjà loin … Il y a 67 millions d’habitants dans notre pays.
          Après, tout ne tient pas forcément à l’argent dans l’ajustement des accords de coopération franco-allemands. Il y a aussi le talent, les savoirs faire, l’expérience … Et la volonté politique, notamment pour convaincre son interlocuteur.

        • olivier 15 dit :

          la France a 62.7 millions d’habitants et les voisins du Rhin 82,7. vous ajoutez une population vieillissante, natalité au tas, au point que Merkel offre 1 million de places aux migrants ( super intégrés, surtout à Cologne ) , et vous verrez que pour les allemands, à moyen terme, ce ne sera pas gagné. Sur le plan éco, oui, on est inférieurs à eux. tout le reste, par contre…. La France ré-attire les investisseurs et n’est pas autant au tas que l’on aime se faire croire. 😉

        • Scipion dit :

          Heu…au dernier recensement la France comptait 67 millions d’habitants et l’Allemagne 82 millions.
          Certes ils sont toujours plus nombreux mais l’écart se réduit.
          La France à 50 millions d’habitants ça devait être aux alentours de 1980 papy (ne le prenez pas mal parfois je vanne un peu :))

      • Scipion dit :

        l’accueil des migrants c’est un investissement?

        • olivier 15 dit :

          Pour Merkel, il semble. Des inconnus de 25 ans de moyenne d’âge peuvent relancer la natalité.

        • Vlad l'empaleur dit :

          La puissance économique d’un pays repose sur l’activité humaine dans le cadre d’une industrie développée. Cela induit de la croissance, de la richesse.
          Oui l’accueil des migrants est un investissement, il y aura toujours des indésirables, des débordements, des faits divers, maisune grande majorité les migrants adoptent la façon de vivre du pays hôte.

  4. Misare dit :

    Quand un état ne respecte pas ses accords y a t’il moyen de se plaindre ? A un tribunal privé ? A l’union eu ?

    • Caton dit :

      Posez la question à Poutine.

      • Hermes dit :

        ou a la Chine.

        • patex dit :

          Ou aux Etats-Unis… on attend toujours que la « justice » condamne les auteurs du mensonge de 2003 grâce auquel l’Europe sombre progressivement dans la guerre civile…

      • datamo dit :

        Nettanyahu et Trump sont largement qualifiés pour répondre également.
        Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.

    • Nihilo dit :

      Question que je me pose aussi.

      Si des accords sont passés, en l’occurrence l’accord DEBRE-SCHMIDT, pourquoi ne sont-ils pas respectés ? Pourquoi le ministre de l’économie allemand se dispense de les respecter ? Pourquoi la chancelière allemande ou son gouvernement ne rappelle-t-il pas à l’ordre le ministre de l’économie ? Les ventes en question de la France entrent-elles bien dans le cadre de l’accord DEBRE-SCHMIDT ? Le cas échéant pourquoi la France ne se plaint-elle pas au niveau supérieur ?

      Quant aux USA, ils sont clairement les maîtres du monde, l’UE a tout-à-fait les moyens de s’opposer intelligemment à sa puissance alors que font les politiques européens ? Ah M. TRUMP est en train d’appliquer du protectionnisme pour l’acier et l’aluminium…

      • tschok dit :

        @ Nihilo,
        .
        En fait, l’Allemagne a respecté les accords Debré-Schmidt, qui ne couvrent que les armements produits en coopération et qui, même dans ce cadre, prévoient une possibilité de refus d’exportation.
        .
        http://www.assemblee-nationale.fr/rap-info/i2334.asp#P1069_230195
        .
        Ces accords ont donc deux angles morts:
        – les équipements incorporés dans des armements non produits dans un cadre de coopération (ex: le châssis allemand d’un camion blindé produit en France et vendu à l’étranger),
        – les armements produits dans le cadre d’une coopération, mais pour lesquels l’une des parties à l’accord refuse à l’autre l’autorisation d’export, ce qui active les articles 3 et 4 des accord.
        .
        Notez que, d’après les parlementaires, les accords n’ayant pas été publiés au JO, ils sont dépourvus de force, en droit interne français.
        .
        En pratique, on considérait déjà, en 2000, que ces accords étaient caduques. La ministre fait bien, 18 ans après ce constat, de mettre enfin le problème sur la table.

    • Fifi dit :

      Typiquement, si un mécanisme de résolution est prévu dans l’accord signé, les litiges sont traités par la Cour permanente d’arbitrage.
      .
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Cour_permanente_d%27arbitrage
      .
      Je ne sais pas si c’est le cas des accords Debré-Schmidt. J’en doute.

  5. Caton dit :

    Mieux vaut être seul que mal accompagné, mais quand on n’a pas les moyens de rester seul – ce qui est le cas – il y a effectivement un problème.
    Le rythme des changements de direction politique des pays est beaucoup plus rapide que celui des grands projets industriels, qu’ils soient militaires ou civils. Et les options vis-à-vis des armes et de leur exportations peuvent changer rapidement. On se souvient des BPC vendus à la Russie et finalement bloqués, ou de Mitterrand faisant retirer les armes au Salon du Bourget par idéologie avant de se raviser par la suite.

  6. Bob62 dit :

    Bonjour,
    J’ai l’impression qu’entre les désirs naïfs de notre président et les propos récents du général Lecointre et maintenant de Mme Parly, un certain réalisme se rappelle à nos décideurs quand aux coopérations avec les allemands.
    Puissent nos dirigeants ne pas sacrifier un des rares domaines où nous restons parmi les leaders sur l’autel d’une hypothétique Europe de La Défense qui n’aboutira pas.

  7. Wrecker 47 dit :

    US des alliés çà ?…des vélos oui!

  8. alfonse dit :

    Ca s’appelle l’ingérence économique et l’utilisation de la réglementation à cette fin et nous somme assez naïf pour croire que cela n’existe pas.

  9. Affreux Jojo dit :

    L’aérien ne devrait être l’objet de coopération qu’avec les Britanniques qui ont toujours été chics. Les allemands sont des enfoirés. Sur tout et dans tous els domaines. Ils nous méprisent.

  10. Leum dit :

    C’est un point que je ne pige pas. Si l’Allemagne ne respecte pas un accord qu’elle a signé, pourquoi Paris ne réagit pas? Manque de couilles?

  11. Bloodasp dit :

    Ce qui a de bien avec nous autre Français c’est notre farouche volonté d’indépendance, d’autonomie…, car cela nous pousse à trouver des solutions de contournement, alors je souhaite que les USA avec leur règle ITAR nous casse les pieds un maximum et là peut-être que nous allons enfin comprendre et développer nos propres composants, en plus on sait faire, alors qu’il continue à nous casser les noix, je les encourage vivement dans ce sens…

    • claude dit :

      On sait faire… si on savait on ferait.

      • claude dit :

        Nous on a fait Minitel quand les américains faisaient Internet…

        • claude dit :

          A un moment donné il faut se poser les bonnes questions. Pourquoi en est on arrivé là? Les américains ont la liberté de faire et de penser. Ils n’ont pas les lois Pleven/ gayssot pour leur empecher de dire et voir la vérité.

    • Hermes dit :

      l’électronique c’est autre chose que de lancer une boulangerie, la production ne saurait être rentable que dans une masse colossale, impossible de rivaliser avec les actuels du secteur a moins d’investir massivement (je parle en dizaines de milliard) pour construire les installations et faire la recherche(qui ruine déjà les géants du secteur si vous aviez un doute..)
      .
      Donc a voir ce qu’est exactement ce composants… Je doute que ce soit une « simple puce ».

  12. Lassithi dit :

    Sacrée Florence ou l’art de re-découvrir l’eau chaude.
    Mieux vaut être seul si on s’en donne les
    moyens.
    C’est pour bientôt…

    • Caton dit :

      Pour les moyens il suffit de dire « yaka » évidemment ?

      • Lassithi dit :

        Sacré Caton, merci pour vos questions de fond.
        En synthèse, 9 Md€ (bientôt) 11 en sortant de l’UE, des gains de compétitivité de 20% à l’export en sortant de l’€, un protectionnisme intelligent, comme tous nos amis hors UE.
        Et vous, vous proposez quoi ?

  13. Jo6373 dit :

    On n’a besoin de personne il faut des champions industriels nationaux à dimension mondiale
    On pourrait même lancer un sous marin avec une centrale au thorium

    • Carin dit :

      À jo 6373
      « On a besoin de personne… » seulement en harley Davidson !!!

  14. claude dit :

    Ben oui mais la France n’existe plus… faut pas s’étonner des conséquences. Seule la Russie est le dernier pays européen à exister. Elle n’a pas elle d’autorisation à demander.

    • Thaurac dit :

      Avec un pib du vatican?

    • eric dit :

      C’est donc cela : demandons immédiatement notre intégration dans la Russie, comme oblast peut-être… Nos problèmes seront réglés et Saint-Vladimir (et ses copains oligarques) veilleront sur nous. Bon, évidemment, ça consisterait à remplacer la soi-disante dictature de Bruxelles par la domination bien réelle de Moscou : il faudrait demander aux tchèques ou aux polonais ce qu’ils en pensent.

      • revnonausujai dit :

        vu le contentieux actuel avec Bruxelles, il est clair que ni Tchéques, ni Polonais, ni Hongrois pensent grand bien de l’ivrogne juncker , de ses sbires et de la technodictature bruxelloise, ce qui ne signifie pas non plus qu’ils souhaitent revenir sous la houlette russe.
        En bref, vaccinés, ils veulent être souverains !

    • Benoît Préchart dit :

      Les Russes, c’est le 6ème ou le 9ème PIB mondial.
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_PIB_(PPA)
      Cent-cinquante millions de Russes pourraient certainement mieux faire sur le plus grand territoire du monde, particulièrement fertile et bien pourvu en ressources minérales (à comparer au même effectif de Japonais : qui sont le 4ème ou 3ème PIB sur un territoire exigu, sismique et sans ressources minérales) mais les Russes doivent se relever de soixante-dix ans de collectivisme destructeur succédant à des siècles de féodalité tsariste.
      Mais le fond n’est pas détruit et ils ont de l’avenir 
      https://www.youtube.com/watch?v=6e0iK1mCtIs&index=5&list=RDgEJVOgi6eU8

      • claude dit :

        Le collectivisme n’a été destructeur en Russie… t’as vu ça où toi?

        • Plouc putatif dit :

          @ claude (petit c…)
          Tu as visiblement deux problèmes : 1) lorsqu’une idée dérange tes certitudes, tu la réfutes sans chercher à la vérifier ; ce n’est pas la première fois ; 2) tu dois apprendre le français parce que tu ne connais pas le sens du mot destructeur (= casser les structures).

          • claude dit :

            C’est pas des certitudes c’est un constat…Quant au terme destructeur le contexte ne lui donne pas le sens que tu prétends.

        • CGH341 dit :

          Le slogan « du passé faisons table rase » est évidemment destructeur.

          • CGH341 dit :

            Excepté pour les gens qui ne connaissent pas bien la langue française.
            Sans connaître la traduction en russe, l’on peut supposer que l’internationale dit à peu près la même chose dans toutes les langues.

    • Benoît Préchart dit :

      Les Russes, c’est le 6ème ou le 9ème PIB mondial.
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_PIB_(PPA)
      Cent-cinquante millions de Russes pourraient certainement mieux faire sur le plus grand territoire du monde, particulièrement fertile et bien pourvu en ressources minérales (à comparer au même effectif de Japonais : qui sont le 4ème ou 3ème PIB sur un territoire exigu, sismique et sans ressources minérales) mais les Russes doivent se relever de soixante-dix ans de collectivisme destructeur succédant à des siècles de féodalité tsariste.
      Mais leurs fondamentaux ne sont pas détruits et ils ont de l’avenir :
      https://www.youtube.com/watch?v=6e0iK1mCtIs&index=5&list=RDgEJVOgi6eU8
      Tout ceci n’est évidemment pas suffisant pour suivre, dans un sens ou dans l’autre, les exagérations de quelques-uns sur ce blog au sujet des Russes et de la Russie.
      .

  15. Vlad l'empaleur dit :

    Encor cet argument d’une France trop petite.

  16. wagdoox dit :

    je suis … wow enfin … !
    Se réveillerait-on au royaume de France ?
    Je ne cesse de le dire, le fait d’avoir un seul fournisseur et en plus indépendant est argument de poids pour la France. Suffit d’écouter ce que disent les indiens à propos de l’EF ou du Gripen par comparaison.
    L’exportation a toujours été une béquille pour l’industrie française qui ne peut pas seulement compter sur l’armée française pour écouler sa production (meme réduite) et équilibrer les programmes. C’est alliances sont là pour faciliter et relativiser la contrainte. Mais si on ne peut plus exporter alors ca n’a plus aucun intérêt. Et nous redécouvrons ce que nous savions en 1986, le programme rafale a été moins chers pour la France que le programme EF pour le seul royaume unis (43 milliards pour 160 ef contre 45 milliards pour 289 rafale pour la France (chiffre des cours des comptes des deux pays avant la réduction de hollande) sans parler du budget F35 qui s’ajoute pour le RU à celui de l’EF).

    • NRJ dit :

      Votre analyse est faussée : on ne peut pas comparer aussi globalement l’Eurofighter et le Rafale. Ils obéissent à des doctrines différentes. Le Rafale est un avion qui se voulait multirôle et d’une grande polyvalence (combat aérien, pénétration dans un espace contesté, reconnaissance, attaque au sol, soutien, embarquement sur porte-avion). Et donc fusionner les 5 ou 6 différents types d’avions de chasse qu’on avait jusqu’alors. L’Eurofighter est un pur chasseur, développé pour combattre les bombardiers du Pacte de Varsovie et combattant en coopération avec des chasseur-bombardiers Tornado pour détruire les troupes au sol.
      A posteriori, la France a fait le bon choix : la fin de la guerre froide a rendu inutile la présence d’un pur chasseur (raison pour laquelle on l’adapte aujourd’hui à des missions d’attaque au sol) et renforcé le besoin d’un avion plus polyvalent, comme l’est le Rafale. Mais il était impossible de prévoir dans les années 80, où la tension est-ouest atteignait son pic, que la guerre froide finirait en 1991. Et il restait essentiel à cette époque d’avoir 4 lignes de production différente de l’Eurofighter (alors qu’une seule aurait permis de réduire les coûts).
      L’Eurofighter est probablement un bien meilleur avion que le Rafale. Et celui-ci a bien failli rester un fiasco. Sans les ventes en 2015, la production aurait été arrêtée (26 exemplaires prévus dans la LPM 2013-2019, pour 11 avions produits annuellement). Pour cette raison, ne faites pas de l’Eurofighter un fiasco conceptuel. On a failli avoir bien pire en France.

      • Fralipolipi dit :

        Vous avez vraiment tout faux 😉
        Le programme Rafale a simplement toujours été plus inspiré, plus en avance, mieux géré (par des ingénieurs plus audacieux et des gestionnaires plus fiables) que le programme Eurofighter … point-barre.

        • NRJ dit :

          Vous n’auriez pas dit ça si on avait pas fait des exportations en 2015 et que la production avait été arrêté. Vous auriez dit à raison que le programme Rafale était un fiasco. Revoyez les compte-rendus de certaines vidéo genre « armée française ou va l’argent ?  » pour vous remémorer les impressions qu’on avait du Rafale en 2010.

          • Fralipolipi dit :

            Sauf que le Rafale a déjà été exporté par 3 fois, et que cela n’est sans doute pas fini !
            Et qu’en parallèle, l’AA et la MN sont totalement satisfaites de leur avion, alors que c’est loin d’être le cas chez tous les opérateurs du Typhoon !
            C’est donc à vous d’adapter votre analyse, bien plus qu’à moi de modifier la mienne.

        • Vlad l'empaleur dit :

          Tout ce que fait l’Europe est un fiasco, a part pour les Allemands qui ont pu reconstituer, leur économie et leur industrie. Ils ne leur restent plus qu’a revenir dans la course des technologies militaires pour être une grande puissance.
          Pour cela, et au nom de la défense européenne sous commandement de l’Otan (Le secrétaire à la Défense américain Jim Mattis: « Il y a un accord clair pour inclure dans le document de l’UE que la défense commune est une mission pour l’Otan, et pour l’Otan seule. »), donc des US, ou dans des projets Franco-allemand, piller notre savoir-faire et l’industrie Française qui est décidément trop petite.

      • Fabien dit :

        L’Eurofighter est un avion spécialisé, certe, mais si Airbus avait choisi le M88 plutôt que l’Eurojet, ils auraient un avion plus léger, plus manoeuvrant, avec une meilleure dynamique.
        Qu’en basse altitude, le Rafale soit capable de croquer le Typhoon en deux virage en dit long sur les carence du « pur chasseur »… : à basse altitude, il n’est qu’une proie.

  17. Carin dit :

    Personnellement je trouve que Mme Parly se pose les bonnes question quand à cette coopération voulue par les allemands, mais qui par le passé a montré la «  main mise » allemande sur ces produits de coopération.
    Pour prendre l’exemple de l’avion de combat futur, seul dassault est réellement capable d’un tel projet… mais les allemands ne veulent passer que par Airbus, parce qu’ils maîtrisent tout les rouages de cette entité… donc si nous les suivons, on peut dire adieux au côté militaire de dassault. Et c’est très précisément ce que veulent les allemands.
    Quant au missile SCALP de MBDA, je ne comprend pas pourquoi nous continuons à utiliser des puces américaines alors qu’ils bloquent chaque fois qu’un marché leur échappe parce que nos amis ricains sont très clairement hégémoniques et n’acceptent pas de perdre un marché sur ce qu’il considèrent comme leur pré carré.. c’est à dire le monde. Donc changeons cette foutue puce, et envoyons sur les roses nos amis ricains, et pour les missiles futurs pensons bien à y installer que du matos européen, mais pas allemand .. ils font pareil malgré les accords Debré-Schmidt.
    Dassault l’a compris depuis la création du rafale, pourquoi les autres entreprises d’armement n’ont’elles pas suivie?

    • Math dit :

      L’Allemagne n’est pas un partenaire. Il ne s’agit même pas de fiabilité, il s’agit de comportement. Au fond, les allemands nous méprisent. Leur feinte amabilité le cache à peine. Macron et sa clique nous font perdre un peu de temps, mais ils ne dureront pas.

      • MERCATOR dit :

        Macron et sa clique nous font perdre un peu de temps, mais ils ne dureront pas.

        Oh une petite vingtaine d’années tout de même,c’est vrai qu’à l’Échelle du temps ce n’est pas grand chose !

      • NRJ dit :

        Normal qu’ils nous méprisent. On est incapable de se gérer, on est les derniers de l’Europe sur le chômage, sur l’endettement, sur la croissance. Si on voit le concret derrière le slogan »France is back » de Macron, il ne reste pas grand chose de notre pouvoir politique. Ca ne nous empêche pas d’aller nous enliser dans un bourbier sec et sans soutien si ce n’est symbolique dans tout l’afrique du nord pour traquer quelques barbus avec des pickups. Mais il ne faut pas nous surestimer. Quel poids peut on avoir ?

    • Zeke dit :

      Le problème avec l’utilisation des puces américaines chez SCALP il faut le trouver du côté BAE Systems (les anglais tirent beaucoup de la technologie américain). La force de l’aéronautique française, qu’a permis de vendre des Mirages dans tous les coins du monde, c’était leur indépendance industriel (Dassault-Matra-Aerospatiale). L’offre français permettait aux pays occidentaux non alignes ou qui souhaitent une certaine indépendance vis a vis de l’influence des États Unis (la presque totalité des pays d’Amérique du sud), obtenir un outil performant a un prix abordable. La perte du marche sud-américain au profit des américains et les ruses (seule le Brésil et Pérou, sont acheté des M-2000… et en quantités très réduites), il faut les trouver dans la perte du contrôle de Matra et Aerospatiale. On peut citer le cas particulier de l’Argentine: Un très grand client de l’aéronautique française depuis des années 70. La FAA a passé d’être la puissance aérienne de sa région, a se trouver aujourd’hui incapable de intercepter quoi que ce soit (violations de l’espace aérienne argentin pour la armée de l’air de Bolivie, trafique de drogue quotidien dans toute sa frontière nord, qui a permis d’implanter une filiale narco très florissant…). Incapable de fournir une bouclier défensive dans le prochain G20 , le parlement argentin a autorise a contre cœur, le déploiement d’un porte-avions américain pour assurer la défense de Buenos Aires. Les raisons de cette situation? 1- Politique interne: une bande de corrompus et bras cassés, qui souhaitent des institutions militaires affaiblies pour meilleur voler sans craint a se faire buter le cul (Oui, ils sont déjà passé 40 ans de démocratie, et ils ont toujours le paranoïa de que les institutions militaires sont un danger pour la démocratie). 2- Le embargo britannique: Une offre française affaiblie par MDBA, Gripen suedois avec électronique BAE Systems, une offre américaine très cher et technologiquement très limité (sous influence britannique)… L’unique raison pour laquelle la FAA ne c’est pas fourni chez les ruses, c’est parce qu’ils le refusent. Leur solution semble venir des FA-50 sud-coréennes avec technologie américain (a priori autorisé) ou des M-2000 d’occasion (actuellement en négociations, et très probablement bloquée par les anglais).

    • Fralipolipi dit :

      Pour la puce US, ceci est peut être lié au fait que le Scalp soit un missile franco-… Britannique … Who Knows ?
      Pour l’avion de combat futur franco-allemand, soit Dassault est maitre d’œuvre, et les Allemands l’acceptent pleinement,
      soit le programme est mort né … Fin de l’histoire !

  18. Intox dit :

    « Pour Mme Parly, ces coopérations industrielles doivent permettre de défier les lois de l’arithmétique car leur objectif, a-t-elle dit, est « qu’un plus un soit supérieur à deux. »

    Sauf que c’est rarement le cas. Croire qu’en fusionnant on va vendre plus, en ne produisant plus qu’un seul produit au lieu de deux, c’est très risqué. Si le produit est mauvais et/ou ne plait pas aux ex acheteurs d’avant la fusion, c’est le fiasco assuré.
    Je sais que les armements ne sont pas des voitures, mais si l’on regarde ce qu’il se fait dans le secteur automobile, on constate que lorsqu’un constructeur en rachète un autre il ne fait pas pour autant disparaitre la marque achetée, ni ses modèles. Cela se faisait avant, mais plus maintenant, au contraire on garde la marque et on multiplie les modèles. La seule chose qui se fait, ce sont les économies d’échelle, une mise en commun des achats de pièces, beaucoup de pièces communes, et plate formes communes avec moteur et châssis partagés. Par contre les finitions ne sont pas les mêmes, ce qui fait que les choix sont multiples et peuvent séduire un nombre plus importants de clients Suivant cet exemple, il ne devrait pas y avoir qu’un seul futur char, mais 2 voire plus à même de pouvoir satisfaire les desiderata des futurs clients. Vouloir faire un char qui serait la panacée universelle ou le consensus mou de plusieurs clients potentiels risque finalement de ne satisfaire personne soit parce qu’il sera trop chère ou trop complexe par rapport aux besoins exigés. L’autre risque, pourrait être celui d’un char mal né avec des défauts rédhibitoires ou avec des vices cachés qui le rendrait inopérant pour l’ensemble des effectifs et des clients utilisateurs.
    Ne pas oublier qu’il ne faut jamais mettre tous ses œufs dans le même panier. A cet égard le Rafale et l’Eurofigter sont des exemples patents, qui connaissent des fortunes divers. A méditer.

    • heaume44 dit :

      @ Intox
      Excellent post.
      Tout à fait d’accord avec vous.

    • Fabien dit :

      @ Intox
      Méditons: les Fremm où celles des Italiens sont concurrentes directes des nôtres… Mais aussi celles des Britanniques qui posent -elles- des soucis à leurs utilisateurs.
      Si les Français et les Italiens se mettent d’accord et ne se font plus concurrence, est-ce mal? Surtout que les charges de travail peuvent être réparties entre les divers chantiers et sous-traitants au lieu d’un seul.
      Quand à l’assemblage, nous savons tous les deux que seul le pays client aura ce privilège, sauf exception (Egypte…)
      Méditons toujours:
      Les Allemands ont fait le Léopard 2. Fiable et plus simple que le Leclerc, il s’impose comme un must. Puis le Leclerc s’impose comme un nouveau standard et les Allemands incrémentent leurs versions en copiant le canon et le blindage.
      MAis pour le futur char, on ne parle plus de char franco-allemand mais plutôt Renault Nissan.

  19. batgames dit :

    l’éternel merdier pourquoi l’Europe ne se défendra jamais réellement et sera toujours à la remorque des autres ,Spartes et Athénes quoi !on avale les couleuvres et on est rien ….voilà votre belle europe au frontière ouverte à tous les miséreux qui vont la réduire en cendre à petit feu ,si je pouvais vivre 100 ans de plus on en reparlerait (peut être en étant obligé de la fuir à cause des guerres civiles qui vont nul doute se répandre à force d’immigration incontrôlable )

  20. Raymond75 dit :

    Les Américains ont une politique économique et industrielle hégémonique, mais ils l’assument (le ‘leader ship’) et les Allemands ont une vraie politique industrielle (comme la France à l’époque du Plan), c’est pourquoi les uns et les autres savent défendre leurs intérêts ; à la France de faire de même, et comme le dit @intox mieux vaut partager des bases communes que faire un seul produit. Enfin, la chancelière allemande a beaucoup moins de pouvoir que le président français, et elle est étroitement contrôlée par le parlement : les Allemands se souviennent de leur histoire, et ne veulent plus d’un pouvoir fort !

  21. Carin dit :

    L’allemagne à quand même une porte de sortie… elle peut créer une association des pays du nord de l’europe qu’elle contrôle, et mettre en chantier ce fameux chasseur du futur au travers d’Airbus comme elle le préconise… ce qui la retient encore c’est de risquer une création type typhoon, tellement bon qu’ils risques toute les années de voir ses chaînes de montage arrêtées…. d’ailleurs remplacer ses Tornado par des EF2000, ne sert qu’a faire tourner encore quelque temps ses chaînes de montage…

  22. Candide47 dit :

    La montée en puissance de Sigmar GABRIEL n’est probablement pas une bonne nouvelle pour la FRANCE (F Miterrand avait pensé la même chose de la réunification allemande). En Allemagne c’est le ministre des affaires étrangères qui donne le feux vert pour l’export de matériel « militaire » et les accords Schmidt-Debre n’ont pas force de loi en Germanie. Parly a bien raison de s’inquiéter, un contact est urgent afin que nous déterminions sur quel pied danser. Les accords bi-latéraux ont probablement de beaux jours à venir. Je suis attentif à notre capacité d’accord avec l’Inde par ex.

  23. Lafaux dit :

    « Ces projets de coopération sont faits pour, non seulement créer du lien, mais aussi contribuer au regroupement de nos industries. Or aujourd’hui, nos industries de défense nationale sont souvent trop petites par rapport à leurs grands compétiteurs mondiaux. Il y a donc un besoin urgent de consolidation à une échelle européenne »
    La taille de l’entreprise n’est pas un facteur déterminant, d’autres critères peuvent rentrer en jeu prenons l’exemple de l’entreprise Israélienne Rafael ce n’est pas la première entreprise dans les classements cependant elle fait de belle réalisation (Spike, Iron Dome) et les capitaux et l’actionnariat sont Israélien. On peut s’interroger sur la pertinence pour un pays comme la France de solliciter une union de ses entreprises Nexter, Naval Groups, NBDA, la perte de Renault Trucks (important les camions, BV et moteur), SESM,… . De la même manière la multitude des programmes en coopération char, futur canon, avion de combat, fusil d’assaut (sans licence de production), missile (NBDAone),… . Il existe différentes façons de faire une Union Européenne de la défense on en a choisi une qui est contestable on s’orriente vers des parcs faibles dans chaque états important et un abandon de remontée en puissance nationale et surtout un abondon de souveraineté militaire national. Je n’ai rien contre les programmes en coopération, (en fait plus certain programmes pour augmenter nos capactités) mais il ne faut pas oublier que l’allemagne, comme les Etats-Unis comme d’autres, sont des pays étrangers.

  24. Plusdepognon dit :

    Cette LPM dont pas un euro n’ira dans le secteur public a été très bien pensée pour les industriels de l’armement… Pour le reste, j’aime bien cette analyse http://www.athena-vostok.com/loi-de-programmation-militaire-de-lincertitude-a-linquietude