Le chef d’état-major de l’armée de Terre veut « mieux tirer parti du renseignement de terrain »

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58 contributions

  1. CortoM dit :

    Un renseignement ne vaut que s’il est convenablement exploité. L’enjeu c’est d’avoir une structure qui permette de croiser des renseignements d’origine aussi différentes que Renseignement Humain et Renseignement Image par exemple. Cela ne va pas de soi.

    • Atos dit :

      Bonjour,
      Vous avez parfaitement raison. De plus, j’ai entendu la même analyse ce matin au café du commerce!

      • Robert dit :

        Atos,
        De nombreux commentaires de ce site pourraient relever de votre sarcasme, est-ce pour autant qu’il faut laisser la parole aux seuls experts reconnus ?
        Et reconnus par qui d’ailleurs?
        Le principe d’un blog ouvert au public est de permettre à celui-ci de s’exprimer, non ?

        • clément dit :

          Tout à fait Robert, d’autant plus que chacun des citoyens de ce pays est à la fois le payeur et le commanditaire de ces soldats, comme le rappelle le drapeau sur leur épaule.

  2. Ost dit :

    « « En revanche, vous apprenez beaucoup quand vous vous promenez dans les villages, quand vous discutez avec les gens sur les marchés, ou plus généralement lorsque vous faites du renseignement d’origine humaine… »
    Merde alors, on redécouvre ce qui a fait le succès de la Colo et de la Légion.

    • wagdoox dit :

      Ce qui me fait marrer c’est appliqué en france, les zelites appellent ca une discussion de café, comme s’il n’y en avait rien à tirer… Mais l’armée s’intéresserait à toutes discussions de café ?

    • felipe dit :

      non « on » ne redécouvre pas, « on » explique à une classe politique qui ne sait pas et qui est bercée depuis 20 ans par les films de guerre américains et l’illusion qu’on gagne une guerre avec une aviation et des forces spéciales.
      « on » essaye, à petites touches d’expliquer ce qu’est la guerre, et surtout la place de l’homme dans la guerre.

    • 1812 dit :

      Oh la ! Parler de redécouvrir est beaucoup trop tôt.

      Les américains n’en sont encore qu’au stade de l’incompréhension (cf le caporal binaire versus le caporal colo, les psy ops). Et l’armée française n’a pas encore terminé sa propre américanisation (le français y est encore en usage, la pauvre).

      Alors laissons le temps aux IA(méricaines) de se mettre à la langue de Molière et on pourra, peut être, un jour, découvrir ce qui a fait le succès de la Colo et de la Légion.

    • Wrecker 47 dit :

      @Ost…Jaloux va!

    • MP3 dit :

      Le renseignement glané au contact de la population peut valoir de l’or…
      Tout soldat est un capteur, cela fait donc 77000 capteurs en soute… contre 12 Reaper.

  3. auxsan dit :

    alors pourquoi délaissé et réduire le nombre de pax au sein du CIAE depuis des années ?????

    • Jm dit :

      Vous voulez la réponse : querelles d’ego d’officiers et interarmisation jamais

    • Jm dit :

      Désolé pour le manque
      Vous voulez la réponse : querelles d’ego d’officiers et interarmisation jamais acceptée par des chefs qui ne conçoivent le renseignement « de terrain » que réalisé par des « terriens ».

      • MP3 dit :

        Il faut quand même reconnaître que combattre au sol et donc recueillir le renseignement nécessaire sont des métiers qui ne s’improvisent pas.
        Ce n’est pas pour rien si les cadres de toutes les armées de terre au monde passent pas mal de temps en formation…
        Il ne s’agit pas d’une critique, simplement d’un constat : tout le monde ne peut pas tout faire.

  4. petitjean dit :

    Paroles de bon sens , mais n’est-ce pas enfoncer des portes ouvertes ??
    N’oublions pas l’expérience des anciens
    En Indochie, en Algérie comment faisaient nos militaires sur le terrain ? Du renseignement en allant au contact des populations. Je crois me souvenir qu’un officier a publié il y a pas mal d’années un manuel sur cette manière de procéder. (manuel d’ailleurs à l’étude dans les académies américaines……..enseigné mai hélas, au vu des « actes », peu mis en pratique)
    Bref , derrière un écran on ne voit pas tout. Rien ne peut remplacer la relation humaine. Je ne dis pas que c’est facile en milieu hostile…………………………..

    • Robert dit :

      Du colonel Roger Trinquier, le livre  » la guerre moderne » étudié à Fort Bennings, qui reste encore aujourd’hui un classique des écoles de guerre.
      Un vrai guerrier et un cauchemar pour les gentils démocrates.

    • MP3 dit :

      Enfoncer des portes ouvertes est devenu une nécessité dans le monde des armées car :
      – un certain nombre de « marchands de rêve » s’évertuent à asséner de fausses vérités, en contradiction totale avec les principes les plus élémentaires de la guerre. De fausses vérités potentiellement extrêmement dangereuses pour celles et ceux qui font le job au sol au péril de leur vie.
      – une fausse vérité assénée suffisamment longtemps peut finir par devenir une doctrine… jusqu’à ce que, comme en 1940, on se rende compte de l’ineptie.

  5. Intel inside dit :

    Va falloir donner des cours sur la complémentarité des capteurs et sur la discrétion qui fait tant la force de certaines de nos capacités….
    Très bonne remarque du CEMAT qui défend bien sa chapelle, qu’en pense le CEMAA de cet article ?

    • Albe dit :

      Si la manne est à ceux qui se font le plus remarquer, l’Armée de Terre devrait récolter des trésors d’attention ! Mais je ne suis pas sur que cette politique de communication soit tout à fait celle de l’Armée de l’Air. De l’extérieur je sens plus les crispations résultantes de cette manière de faire. Méthode qui poussent plus vers une « guerre de clochers ». L’Armée de Terre donne l’impression d’une forme d’hégémonie vis à vis des autres armées et même en son sein, du surement à un complexe de supériorité qu’elle cultive à tout les niveaux. Si elle veut mieux, entre autres, tirer parti du renseignement humain, qu’elle améliore d’abord à la source le concept de l’être humain et ce à tout les niveaux. Même si je la trouve très forte pour défendre ses moyens, elle à une tendance fâcheuse à considérer l’être humain comme un moyen plus qu’une ressource.

      • MP3 dit :

        Complexe de supériorité…
        Avant d’écrire de telles conneries, il faut venir voir la formation que reçoivent les cadres et soldats de l’armée de Terre. Une formation qui justement apprend l’humilité face au terrain et à l’ennemi, et amène à réfléchir sur le rapport à la mort, à la blessure… etc.

        • Albe dit :

          Réfléchir c’est bien et c’est important, à défaut d’expérience, on doit ce contenter de se qu’on nous dit.
          Par exemple et exprimé différemment, comment les personnels de l’armée de Terre perçoivent ceux de l’Armée de l’Air … avec indulgence et reconnaissance, dans la compréhension de la mission et du fonctionnement de chacun … !? Je ne pense pas et c’est bien dommage.
          Rien ne nous prépare réellement à faire face à la mort, personne ne peut prétendre savoir comment il va se comporter dans de telle situation mais inculquer la gestion des émotions permettra surement de préserver ses facultés …

    • MP3 dit :

      Le CEMAT ne défend pas sa chapelle mais ses soldats qui risquent leur vie au quotidien en opérations : un renseignement trop tourné vers le niveau stratégique coûte des vies sur le terrain… et peut donc potentiellement finir par nous coûter la victoire sur le plan politique.

  6. ask dit :

    Bonjour,
    Le 13RDP étant spécialisé dans le ROHUM est-il amené à être moins utile ou remis en cause ?

    • Frédéric dit :

      Vu qu’il s’agit de remettre le renseignement humain a l’honneur. Il n’y a pas de souci de ce côté.

    • felipe dit :

      ce ne sont ni le 13RDP ni le 2RH qui sont ciblés. c’est l’absolue nécessité de réinvestir l’apprentissage du renseignement au contact : un indice, une info, une carte, un téléphone, un tract trouvés pendant une patrouille.
      c’est l’organisation du renseignement au sein de l’unité engagée : on ne fait pas une patrouille pour patrouiller. on fait une patrouille pour rechercher des infos – a priori incompréhesnibles – correspondant à un plan de recherche et c’est valable au sein de la moindre unité : « quand tu passes dans telle rue du village, à chaque fois je veux savoir si telle voiture y est garée, et quand elle y , vers quelle heure, je veux savoir si la lumière est allumée ou éteinte dans telle maison, etc.)

  7. Sempre en Davant dit :

    « En somme » il s’agit d’avoir du temps, donc des effectifs.
    Pour poursuivre des objectifs politiques (aussi ténus qu’ils soient) dont la réalisation demande nécessairement d’apporter des changements sur le « théâtre ».
    Il faut donc non seulement des premiers, seconds et pêtits rôles,… , une pièce bien écrite, un lieu, des gradins, une buvette, des sanitaires, un restaurant et un dancing,… , il faut un scénographe, une costumière, un éclairagiste, un ingénieur du son, un attaché de presse, des machinistes, des décorateurs de spectacles, peintres de trompe l’œil, électriciens, menuisiers, traiteurs, chauffeurs etc etc etc… et pouvoir les engager d’emblée !
    Le Weinstein et le réalisateur feront la Une mais les petites mains font le spectacle.
    .
    Avec Desportes et de Villiers nous avons peut être vu la naissance d’une génération de généraux voulant faire la guerre c’est à dire aller jusqu’à la réduction de la violence.
    Quand ils étaient Lt et Cne, on ne faisait que des opérations. Quand ils furent Colonels, les armées étaient dépouillés (théorico-médiatico-budgétairement) de tout le « social et l’humanitaire » au profit des ONG et limités aux rangs de « videurs » les « Assos » allaient faire appel à la générosité publique et vous régler ça.
    Etaient’ils seulement « de Brigade » quand le « droit d’ingérence humanitaire » démontrait son inanité conceptuelle?
    Par bleu! Verrai je, de mon vivant, nos zélites comprendre que la sécurité incendie ne repose pas que sur la fine fleur des pompiers du GRIMP mais aussi sur l’urbaniste, l’architecte, les gars du bâtiments et les habitants?
    Les pompiers de service peuvent en avoir marre de pleurer dans leur casque!
    Il faut un but et du monde pour réussir!
    La bataille n’est qu’une phase…
    La Guerre est un conflit réglé entre puissances qui visent à la réduction de la violence par ce mécanisme.
    Les fascinations des troskaro-68ard ont donné les résultats qu’on pouvait en en attendre.
    Il en résulte, comme le disait Desportes, que l’ONU est mort et que l’€urope est morte! Il est urgent que renaisse une politique sur les cendres des politiciens… Et qu’on se donne les moyens de retrouver les vieux carcans du droit des Nations et des Gens!
    Par ce que le rens ne sert que si on l’utilise et ne s’obtient que s’il porte des fruits…
    Souvenir des Policiers auxiliaires qui klaxonnaient longuement sur leurs scooters avant de traverser en trombe la « cité des indes » et prévision de prospérité pour Marlboro Man avec les clopes à dix €…
    Mironton mirontaine….

    • MP3 dit :

      Nulle n’est mieux placée pour savoir ce qu’est la guerre que l’armée de Terre, celle qui paye le plus le prix du sang dans les opérations, depuis longtemps.

  8. jyb dit :

    une des clés de l’acquisition du renseignement terrain : parler la langue sans le truchement d’un interprète.

  9. Polymères dit :

    L’humain reste la source de tout et la qualité de l’armée française, c’est qu’elle a toujours été forte par ce qu’elle était imbriqué dans le tissu local.
    Contrairement aux américains, qui eux ont cette mauvaise habitude d’être un étranger chez l’étranger, se repliant sur eux, dans leurs bases et le reste, considérant la population comme soumise ou ennemie, mais rarement un allié sur lequel on doit se faire aimer.
    J’ai le souvenir de ces américains qui en Afghanistan, regardaient étrangement le comportement des français, car nous en 2006, on faisait encore des patrouilles à pied dans les villages, béret sur la tête, presque l’arme dans le dos, quand eux ils étaient déjà à s’enfermer dans leur FOB et à patrouiller cacher dans leurs véhicules.Puis plus tard on se souvient tous du changement stratégique américain visant à « gagner les coeurs », mais c’est trop tard, on termine comme on commence.
    Mais pour l’Irak c’est pareil, encore que ils sont vraiment venus en conquérant.Pourtant quand ils ont débarqués, nombreux étaient les irakiens qui étaient « content » de la fin de Saddam, mais les américains n’ont pas réussis à exploiter ce filon, ils ont procédés à une administration du pays par la soumission et par le rapport de force en méprisant une partie de la population, celle qui formait l’ossature du pays sous Saddam et qu’on retrouvera plus tard chez Daesh.
    .
    Quand on fait une guerre, cela vaut pour nous également, car la classe politique l’a oublié, c’est qu’il faut débarquer avec deux valises.La première c’est celle d’une armée capable d’imposer le rapport de force et d’éliminer tout soulèvement, la deuxième valise est économique.Cette valise économique doit apporter le changement « positif » de cette présence étrangère, la population doit voir son quotidien s’améliorer, elle doit voir l’armée d’occupation lui acheter ses produits au marché, lui construire des routes, des logements, lui apporter du travail.La réalité c’est que pour un milliard dépensé dans la première valise, il en faut 2 dans la deuxième.
    Mais notre problème, c’est que notre politique militaire n’est pas celle de coloniser ou d’annexer des territoires, on veut juste intervenir à minima pour économiser de l’argent, un petit coup de pouce temporaire pour éliminer l’ennemi avec cette irrémédiable envie de vouloir dégager au plus vite, ce qui se ressent et c’est ce qui fait que l’ennemi se joue de cela. Autre problème, c’est que si hier on intervenait dans des pays d’à peine quelques millions d’habitants, avec des villes dépassant rarement les 500 000 habitants, aujourd’hui ce sont des dizaines de millions d’habitants et des villes pouvant en compter plusieurs millions.C’est donc un effort humain et financier beaucoup plus grand.
    Sans approuver l’annexion de la Crimée, on peut constater cependant que la Russie dans une politique à long terme est arrivé avec de beaux projets économiques avec elle.L’emblématique pont, des investissements, un perspective d’en faire le coeur touristique pour les russes, il y a plus d’investissements réalisés en Crimée que dans certaines pauvres régions de Russie.
    Je ne vais pas regretter l’ancien temps, mais il faut que dans certains choix militaire on décide clairement de contrôler la situation et de le gérer complètement, donc de s’y impliquer, soit la petite aide militaire, coup de balai restera un coup de balai, toujours utile pour avoir une maison propre, mais qui n’empêchera pas que de la saleté revienne et qu’on aura toujours ses trous d’inefficacité dans les opérations car tous les moyens militaires ne seront pas engagés et que la deuxième valise est rester à Paris pour l’équilibre budgétaire et pour éviter la gueulante d’une partie de la population.
    Dans notre situation, dans nos politiques d’engagements, il faut faire simplement de l’assistance aux forces locales, qu’on leur donne des moyens militaires, qu’on forme leurs hommes, qu’on leur donne une aide de renseignement, mais on devrait en rester là et les laisser gérer même s’ils ont 10 fois plus de morts que nous.
    Car au Mali on a quoi? 1500 hommes peut être sur les 4000 de Barkhane, désolé mais on le sait, on ne peut pas compter que sur nous pour contrôler le terrain.

    • Novice dit :

      Commentaire extrêmement intéressant. Merci.
      Cette vision de la guerre a-t-elle était théorisée/soutenue par quelqu’un ? Dans un ouvrage ?

      • Polymères dit :

        Je n’en sais rien, mais ça reste mon point de vue et mon analyse.
        Pour moi le problème de nos interventions militaires, c’est bien cette obsession à vouloir passer un coup de balai par les armes en oubliant les à côtés car on ne veut pas payer.
        Dans une politique de conquêtes et donc de contrôle sur la durée, pour moi il n’y a que deux solutions, soit on fait la vieille tradition de l’écrasement des locaux ou leur déplacement massif (mais aujourd’hui les populations sont tellement nombreuses que ça en devient une folie), soit on vient comme un vent de renouveau positif qui fera oublier à certains les revendications identitaires et une image d’une armée/nation qui vient dominer par le bâton et qui n’apporte rien d’autre que la répression.
        Un peu comme pour le plan Marshall, il faut un puissant levier de reconstruction et d’aides pour devenir utile, intéressant puis essentiel et ce n’est pas pour rien non plus que l’Allemagne, le Japon et la Corée du Sud sont devenus de puissants exportateurs et de grandes nations économiques, car les USA ont largement poussés les entreprises américaine à y investir pour exploiter une main d’oeuvre très peu coûteuse et pour prendre des monopoles dans de nombreux secteurs.
        Après le problème c’est qu’on ne cherche pas, qu’on ne cherche plus en France, mais également aux USA et dans d’autres pays à investir massivement à côté des interventions militaires, car on a pas de politique de vouloir contrôler, certains le fantôme du colonialisme leur pend au nez, d’autres ont perdus toute idée de perdre de l’argent.Car au fond c’est un peu cela dont il s’agit, une politique colonialiste et expansionniste, la seule « victoire » militaire aux yeux de certains, tout le reste n’étant que des batailles sans qu’on y voit des choses concrètes.
        Quand vous voyez la Russie avec la Crimée, la Chine au Tibet, on observe d’importants investissements pour contrôler ces régions et se faire aimer de la majorité (des opposants il y en aura toujours, le plus importants étant de réussir à créer un état d’esprit qui fera que ces opposants soient contestés par leurs propres concitoyens locaux, leurs voisins, leurs familles et non par notre armée). Ce qu’ils font n’est en rien une nouveauté, nous le faisions également et aujourd’hui, allez donc à Alger, voyez que cette ville qui fait la fierté des algérois, elle est comme une ville française, un héritage, une vitrine, ce fameux renouveau que notre arrivée à apporter.C’est ce renouveau, ces nouveautés, ces valeurs, ces richesses qui ont fait qu’on s’est fait beaucoup d’alliés sur place, qui a fait que lorsque nous étions en guerre, la mobilisation volontaire était très importante, souvent plus importante qu’en France.Après bien entendu l’Histoire a mis à mal l’image et surtout les finances de la France, c’était le vent des indépendances frappant les empires européens qu’ils ne pouvaient plus maintenir devant le nouveau rapport de force mondial qui s’installait, celui de l’URSS et des USA.
        Mais bon il ne faut pas négliger ce côté économique de nos interventions.En Afrique, il y a encore beaucoup de traces et on a un bon socle pour bien se placer, la francophonie y est essentielle.C’est de la soft power, le problème n’est pas tant de l’étendre pour en tirer plus d’avantages, c’est qu’en France, ni la population, ni les politiques ne veulent « perdre » de l’argent pour les « autres ». Pourtant quand on regarde l’Histoire, la France est devenue ce qu’elle est devenue à l’internationale en menant une politique militaire se reposant sur un important rôle économique, alors il y a le côté noir comme l’esclavage, la main d’oeuvre gratuite (hors achat) pour toutes les plantations qui ont fait le développements de nos colonies, dans les Antilles, aux amériques et partout ailleurs et on a pût voir ce que la colonisation peut faire avec les USA.Une colonisation qui se faisait beaucoup avec les prisonniers du pays, ils étaient envoyés aux bagnes, là aussi (main d’oeuvre gratos) puis obligés de rester sur place pendant des années et sans argent, pas de billets retour.Comme les anglais, énormément de blancs d’Australie ou d’Afrique du Sud étaient des repris de justice, des militaires indisciplinés et autres, souvenons nous que la colonisation se passait également comme ça.
        Sachons aujourd’hui d’éviter l’exploitation humaine, car dès lors que le bâton tombe, l’émancipation gagne les esprits, peu importe ce s’ils n’ont rien à y gagner, leur idéologie leur diront qu’ils n’ont rien à perdre.
        Bon après je pourrai continuer à sortir une multitude de choses à faire, à ne pas faire, mais cela deviendrait un livre.

  10. Yconnaitpasraoul dit :

    La coopération civilo-militaire consisterait donc à autre chose qu’à repeindre une salle de classe? …

    • auxsan dit :

      eh oui … c’est un rôle de facilitateur qui permet d’apaiser le ressenti de la population auprès de la force. c’est de l’influence.

  11. Piauhau dit :

    Au vu de la réflexion du CEMAT, on peut se demander pourquoi il a validé la dissolution des batteries de renseignement de brigade dont la vocation exclusive était de produire du renseignement tactique aux GTIA et ce en multicapteurs : imagerie drone, capteurs humain, radar RASIT, moyens légers de guerre élec. Don’t act…

    • MP3 dit :

      Les BRB justement étaient trop tournées vers une logique renseignement pour le renseignement.
      Les BAS leur ont succédé, avec une logique beaucoup plus ISTAR à fin d’action.
      Cela fait une différence. Importante.

      • Piauhau dit :

        Pas vraiment d’accord avec vous. Justement les BRB avaient été créées entre autres pour éviter cet écueil dont vous parlez pour les unités rens soit disant de niveau opératif. Le rens en boucle courte au profit des GTIA était bien une absolue réalité… C’était même la priorité ops qui était fixée.

  12. LAUPIN-VILLEMUS . BERNARD dit :

    pour moi radio, le meilleur moyen du renseignement c’est l’infiltrer des homme/femme dans les rangs
    de l’ennemi ! et utiliser le moins possible les radio sauf téléphone satellitaire en codé bien sur !

  13. NRJ dit :

    C’est utile d’avoir du renseignement humain à condition que celui-ci soit fiable. SI mes renseignements sont exactes, l’armée française n’est pas très populaire au Niger et au Mali. Quant aux Touaregs du nord du Mali, ils détestent l’armée malienne (ce qui a eu pour origine leur soutien aux islamistes en 2013) et n’ont aucune raison de nous apprécier.
    Je le sens mal le renseignement humain au Mali. C’est comme l’Afghanistan. La population est dans le camp adverse et on est vu comme une armée d’occupation (normal ça fait 5 ans qu’on y est).

    • jyb dit :

      @nrj
      On donne trop de résonance médiatique à des agitateurs et activistes locaux,ils ne sont pas représentatifs des populations.

    • MP3 dit :

      Encore un commentaire qui démontre l’ignorance de celui qui le poste. La population n’est pas un ensemble homogène. Dans n’importe quel pays c’est la même chose.

  14. fred dit :

    Le général BOSSER a bien raison , sur nos théâtres la prise en compte de l’espace humain-terrain est primordial et permet le recueil d’informations de premier ordre , seulement voila , passer et disparaitre a tout jamais des zones et croire que l’adversaire ne connait pas ce genre de technique est une erreur . Les infos intéressantes ne se recuperent qu’après de longues heures d’entretiens et maints rendez vous . La stratégie du coup de vent (pfuiitt puis plus rien) ne met pas d’éventuels contacts en confiance . la population préfère s’abstenir de donner des renseignements plutôt que de prendre des risques avec une troupe qui ne sera pas la demain pour la protéger .
    Bref , au niveau tactique , on a tout un tas de soldats , un peu robots américains, qui se déplacent comme un troupeau d’éléphants espérant chasser des loups et une stratégie de collecte d’information qui manque de coordination et d’imagination .
    F.

  15. ESGOU dit :

    Le 13 n’appartient pas à la brigade Rens de l’AT mais au COS et est rattaché pour emploi à la DRM. Il n’est donc pas concerné par ces propos du CEMAT.

  16. werf dit :

    Si vous arrivez en tenue militaire et que vous ne parlez pas les dialectes des pays du Sahel ou touareg, vous n’avez aucune chance de recueillir du renseignement humain exploitable. Même en Afghanistan, et en payant, les américains n’obtienne rien de valable…. En outre, les plus petits villages ont le téléphone portable, la radio et même la télé pour ceux qui ont de l’électricité dans les villes. C’est fini les temps où il fallait attendre les caravanes pour avoir des nouvelles … Ils vous voient venir de très loin!

  17. leo-karo.com dit :

    Décidément le général bosser est un chef qui a tout compris.
    Mon expérience personnelle d’officier renseignement me permet de confirmer le bien fondé de son approche et nos brillantes unités spécialisées doivent être complétées par d’autres unités très spécialisées en recherche humaine sur des fondations de recrutement et de formations de spécialistes en langues formés à la gestion des sources humaines.
    Le renseignement humain sur le terrain est tout simplement essentiel pour gagner dans des conflits asynchrones. mais il ne doit pas passer uniquement par les capteurs techniques ni par les unités spécialisées équipées tels que nous le concevons dans une armée occidentale.Le renseignement doit également provenir des infiltrés et des officiers traitants qui possèdent des sources dans la zone de conflit. Si le COM.RENS s’appuie sur plusieurs unités spécialisées, dont le 61e Régiment d’Artillerie (drones tactiques), les 44e et 54e Régiments de transmissions (guerre électronique et acquisition du renseignement d’origine électromagnétique), le 28e Groupe géographique et le 2e Régiment de Hussards (le « régiment de recherche humaine des forces terrestres »). Il est nécessaire de construire une autre unité spécialisée en infiltration et en recrutement de sources locales. C’est un vrai métier, la DRSD et la DRM pourraient y mettre en œuvre des compétences complémentaires pour y parvenir.
    Depuis 2012 une telle unité auraient pu construire un réseau de sources au Mali qui aurait apporté de nombreux succès en complétant l’excellent travail de la DRM et de unités sur le terrain.
    Rappeler vous les missions du SOE….en France occupée ou en Allemagne…
    De l’audace toujours de l’audace – More Majorum

    • Albe dit :

      C’est un vrai métier, c’est vrai et c’est pour ca que le Groupement de Recueil de l’information dont les missions étaient très proches de celles que vous annoncez, a été dissout en 2010, in fine les personnels ont rejoint le 2eme Régiment de Hussard. La solution, si ce n’est pas déjà fait, serait de se rapprocher du 2eme régiment de Hussard pour savoir ou ils en sont, d’écouter leurs besoins et de les rattacher pour emploi à la DRM comme le 13 RDP. Le régiment, aux effectifs proportionnés, évolue dans environnement Opératif, la DRM dans un environnement Stratégique. Chacun son métier et les vaches seront bien gardées.

  18. josette eteve dit :

    faut esperer que les militaires,ecouteront la grande verite du peuple, sans tenir compte de leurs subordonnes de l,O.M.N merci.

  19. lechieurmasqué dit :

    bonjour tout ce bon monde veut faire du renseignement , c’est a la mode , le problème est que nous moquons du matériel et des hommes des spécialistes , des traducteurs , des gynécologues et surtout des dentistes .arrêtez de rêver nous n’avons ni les moyens ni la volonté .

    • MD dit :

      Pas d’accord. Les anciens du CEFEO n’avaient pas grand chose , eux non plus . Mais ils connaissaient la formule qui serait faite en réponse à toute objection :
       »Si c’est pas moyen , c’est moyen quand même ».
      Et le fait de ne rien avoir n’est pas du tout une excuse pour ne rien faire. Surtout en matière de renseignement .
      Les Français se sont toujours montrés assez futés et débrouillards pour parvenir à en recueillir sans argent ni gadget ultra perfectionné. Pourquoi auraient ils changé?

  20. Si vous prenez des renseignements humains dans les pays où il y a la dictature ou, des bombardements vous seriez les bien venus par les habitants c’est sûr. Supposant cela que c’est le but ultime de l’armée de terre, je vous admire pour votre email. Merci

  21. Wrecker 47 dit :

    Le « renseignement »…un métier de seigneur,mais surtout un métier!

    • leo-karo.com dit :

      Le renseignement est un métier, mais point de seigneur dans nos rangs, juste des personnels bien câblés qui exercent de fortes responsabilités individuelles dans une mission collective. Les personnels du renseignement, comme les autres militaires ou civils, et pas plus, sont au servicee du collectif, quand bien même certains travaillent seuls dans un schéma organisationnel parfaitement contrôlé dans le cadre d’un métier spécifique et ce au même titre que toutes les composantes des armées. Nous avons toujours tendance à penser par modestie que ce que fait l’autre est plus important que nos propres attributions. Pour ma part à partir de mes 27 années de service je considère que tous hiérarchiquement ou par spécialités nous SERVONT avec grandeur en tant que petit rouage d’un grand dessein et d’un organisation hors du commun et toujours perfectible  » les armées » confrontées à des difficultés : l’absence de moyens, l’absence d’imagination, l’absence de préparation, et entravées par leur pire ennemi : l’absence de dessein politique à la hauteur des enjeux stratégiques d’un planète qui surfe avec le chaos.
      cordialement
      cordialement

    • leo-karo.com dit :

      Certes gagner les cœurs et aussi important qu’offrir un développement économique ! et le CIAE en est une composante au m^me titre que la diplomatie. Toutefois le renseignement dont je parles c’est de l’action souterraine recrutement de source, gestion des sources, infiltration….un autre métier et parfaitement utile à l’action opérationnelle en complément des autres formes de renseignement.

  22. MP3 dit :

    Le déficit en matière de renseignement au niveau tactique se paye cash, en vies humaines.
    Donc trouvons un juste équilibre entre renseignement stratégique et tactique. Il y a du boulot et oui le modèle Au Contact souffre peut-être un peu de sa construction en tuyaux d’orgue, construction qui montre déjà des limites au niveau de l’interarmées.

  23. Platane dit :

    A l etranger; Le ROHUM ne doit pas être une exclusivité des militaires. On ne sollicite jamais ou rarement les expatriés. Dommage. Ils ont plein d’infos.

    • leo-karo.com dit :

      Vous êtes dans le vrai toutefois vous approcher sans vous mettre en danger nécessite des personnels formés et par conséquent d’autres modes opératifs que ceux utilisés à ce jour.
      cordialement