Un soldat français disparu lors de la bataille de Verdun et identifié grâce à son ADN va être inhumé à Douaumont

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20 contributions

  1. DUFOUR dit :

    Pas directement en rapport avec le centre d’intérêts du http://prisme1418.blogspot.fr/ dont un des rédacteurs était le général Bach, il faut noter que l’acte de décès n° 185 du sergent Fournier Claude rédigé le 17 août 1916 à Moyen (Meurthe et Moselle) par le lieutenant Chrétien du 134e RI apparaissant sur le registre d’état civil des décès du 134e RI mentionne : n’a pas été enterré par le corps et pour cause.

  2. jean pierre dit :

    magnifique histoire……..

    • Christian Faurillon dit :

      C’est vrai, il y a tellement de familles qui seront éternellement dans l’incertitude du lieu de décès d’un aïeul

  3. Phil dit :

    Emouvant! Il ne restera pas un anonyme…

  4. Tokamak dit :

    Respect à nos disparus !

  5. jean pierre dit :

    lettre prémonitoire d’un poilu tué au front quelques heures aprés. Lettre retrouvée par la Police de Marseille et qui recherche d’éventuels descendants

    https://twitter.com/PoliceNat13/status/964152149591642113/photo/1?ref_src=twsrc%5Etfw&ref_url=http%3A%2F%2Fwww.jovanovic.com%2Fblog.htm

  6. Carin dit :

    Les différents gouvernements français n’ont jamais entamé de recherches sur les sites de batailles pour des raisons évidentes de cherté des procédés d’identification, reconstitution, et inhumation. Mais lorsque des ossements sont mis au jour, on leurs doit bien ça. Bravo pour le beau geste.

    • Vevert 250 dit :

      En 2006, j’ai participé à la dépollution du terrain pour la construction du monument des soldats musulmans morts pour la France à Douaumont. Sur le terrain de 4000 m² (c’est pas trés grand), encore marqué par les entonnoirs d’obus, la petite sapinière existante a été coupée, puis débardée par des chevaux. Les branchages ont été évacués ou brulés sur des tables sans contact au sol. A ce niveau nous avons déjà retrouvés des obus non explosés. La détection a fait apparaitre des milliers d’échos, les plus gros ont été matérialisés. Les NEDEX du 13RG ont passés quinze jours dans la boue pour extraire des tonnes de ferrailles diverses et variées (barbelés, queues de cochon, rails, éclats, balles, cartouches…) et bien sûr des dizaines d’obus de tous calibres (jusqu’à + de 300 mm). Les ossements découverts n’étaient pas humains, mais chevalins. Des consignes avaient été données aux opérateurs pour identifier la nationalité (boutons, armes…) ou l’identité (plaque) en cas de découverte.
      Toutes les batailles n’ont pas été aussi violentes qu’autour de Verdun mais à ces endroits les terres ont été retournées plusieurs fois par l’artillerie et les corps ont été éparpillés. L’ossuaire situé à proximité en est le témoignage émouvant.

  7. petitjean dit :

    émouvant
    et ce petit fils qui découvre un de ses ancêtres,………………que ressent-il ?…………………

    • Thierry HENRY dit :

      Il ressent ce que j’ai ressenti, récemment, en retrouvant la tombe de ma grand-mère, « libérée » par une bombe américaine, en 1944… Un étrange mélange de vide, de déception, de tromperie…

      • Isidore dit :

        N’en déplaise à la cinquième colonne. Et bien qu’il est indéniable que les hauts gradés de l’époque furent responsables de génocides contre leur propres camps. Je pense que ce petit fils ressent surtout une grande fierté pour le sacrifice et l’héroïsme de son ancêtre.

      • Ulysses S. GRANT dit :

        @ Thierry HENRY
        Vos deux cas ne sont en rien comparables.
        Un soldat mort au combat d’un côté, une civile tuée par des bombardements Alliés de l’autre.

      • Thom dit :

        Pourquoi ne pas dire simplement qu’elle a été tué par une bombe américaine? Pourquoi écrire « libérée »? C’est étonnant aussi de parler de la mort d’un proche en utilisant les mots déception et tromperie.
        Ça donne surtout l’impression que vous êtes un peu déçu du camp qui a gagné mais c’est sans doute la tristesse de la mort de votre grand-mère qui vous rend imprécis dans l’expression de vos sentiments.

        • Robert dit :

          Thom,
          Vous lisez dans les pensées ?
          Je suis né dans un de ces lieux et, effectivement, les sentiments étaient partagés, non pas sur l’occupant vaincu mais sur les deuils que leur apportaient ceux qui les libéraient. Ils ne devraient pas l’exprimer ?
          Les normands et d’autres français qui ont perdu des proches parce que les bombardements alliés étaient très imprécis n’ont pas le droit de déplorer que ceux-ci aient été victimes de libérateurs ?
          Pareil pour les femmes qui ont été violées, parfois tuées, par certains de ces mêmes libérateurs.
          Vous pensez qu’elles auraient du s’offrir à leurs généreux libérateurs et ne pas en faire une histoire?
          Nombre de ces femmes ont porté seules ce fardeau jusqu’à leur mort pour ne pas recevoir de réflexion désobligeante comme la votre.
          Aller jusqu’à insinuer qu’ils auraient peut-être préféré que l’autre camp l’emporte, il faut oser le faire.

  8. petitjean dit :

    Je pense à l’héroïsme , au patriotisme et aux sacrifices immenses de la jeunesse de cette époque et je me dis :
    Ils ont donné leur vie pour la France. Et nous ?
    quand j’y pense, ça me fout le cafard

    je partage cette lettre avec vous :
    « « Je m’adresse à vous comme au meilleur, au seul de mes amis. Je pars dans deux heures pour une destination incertaine où doivent se passer de grandes choses. Et c’est à vous que je m’adresse pour éviter à une famille la douloureuse nouvelle […] Je connais votre cœur et je n’hésite pas à lui faire un appel suprême : vous ne refuserez pas le pénible service, en cas d’événement grave, d’avertir ma famille et ma fiancée qu’avant de mourir, après avoir donné ma vie au pays, mon âme ne pense qu’à eux et leur envoie mon adieu suprême. Je sais ce qu’est la guerre, mais je sais que de nous dépend la fin. De cette bataille viendra peut-être ma fin, mais aussi la victoire, et l’affreux cauchemar aura vécu. Dites-leur que c’est pour eux que j’ai la force de vaincre et de tout cœur je les presse sur mon cœur. Adieu mon vieux, bien fraternellement à vous. Jean. »

    Dans ce billet, le sergent Jean Soulagnes, du 75e régiment d’infanterie, s’adressait à son « seul ami » Jean Audiffen depuis la Somme, juste avant de partir au front
    Ce texte fut écrit le 23 mai 1915. Le 8 juin, quinze jours plus tard, ce sous-officier était tué dans la bataille de la Somme à Hébuterne.
    http://www.bvoltaire.fr/ont-donne-vie-france/

  9. Robert dit :

    Quelle émotion pour ses descendants. Et pour les français pour qui il s’est sacrifié.

  10. Christian Faurillon dit :

    1916 ; hors image d’épinal, La barbe me surprend ? À cette date ils étaient sensés se raser les joues et le menton. La barbe drue nuisait à la bonne étanchéité des masques à gaz de l’époque.

    • Robert dit :

      Christian,
      Il me semble que les différentes versions de le reconstitution du portrait sont destinées à élargir les chances de le reconnaître par ses descendants. Peut-être qu’en civil, il portait la barbe et que des photos ou témoignages le connaissaient barbu. Parce que je doute qu’il reste des traces de sa barbe s’il en avait porté une quand il est mort pour le reconstituer en barbu.

      • Bernard dit :

        Oui vous avez raison Robert : l’IRCGN a réalisé ces quatre hypothèses de reconstitution et c’est la seconde, avec la moustache, qui a permis de reconnaître le sergent Fournier sur une photo de groupe.