L’Otan envisage une mission d’entraînement et de conseil au profit de l’Irak

En mai 2017, le général Joseph Dunford, le chef d’état-major interarmées américain, avait indiqué que les États-Unis entendaient demander à l’Otan de planifier une mission visant à entraîner et à conseiller les forces irakiennes après la défaite militaire de l’État islamique (EI ou Daesh).

L’Otan « pourrait être idéalement positionnée pour fournir une mission d’entraînement » aux forces irakiennes « sur une longue période », avait en effet affirmé le général Dunford, après une réunion à Bruxelles.

Selon lui, il était alors question pour l’Otan d’apporter une aide en matière « de logistique, d’acquisitions, de développement de capacités, de formation de cadres et d’académies » tandis que la coalition anti-jihadiste se concentrerait sur une mission de conseil aux « forces combattantes ».

« Il ne s’agit pas de voir l’Otan faire du conseil militaire comme à Mossoul ou à Raqqa. Je ne pense pas que nous en soyons maintenant au point de pouvoir envisager » de voir l’Otan prendre complètement le relais de la coalition, avait expliqué le général Dunford.

Cela étant, l’Otan est déjà impliquée, via un programme destiné à former les forces de sécurité irakienne à la lutte contre les engins explosifs improvisés. En outre, l’organisation propose également des formations aux officiers irakiens en Jordanie, précisément au Centre d’entraînement pour les opérations spéciales Roi Abdallah à Amman.

Visiblement, la demande américaine a été reçue favorablement. « Nous devons gagner la paix. Il est extrêmement important de stabiliser le pays après la fin des opérations de combat », a ainsi affirmé Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l’Otan, à la veille d’une réunion des ministres de la Défense des pays membres de l’Alliance. « Renforcer les forces locales est l’un de nos meilleurs outils dans la lutte contre le terrorisme », a-t-il plaidé.

Ainsi, a expliqué M. Stoltenberg, il s’agirait de passer à d’une « petite » mission de formation à une « opération », dotée du financement nécessaire. Mais, comme l’avait indiqué le général Dunford, il n’est pas question d’une « mission de combat. »

Pour que cette nouvelle mission puisse voir le jour, il faudrait qu’elle soit demandée par Bagdad. Et, justement, M. Stoltenberg doit rencontrer le Premier ministre irakien, Haider al-Abadi, lors de la Conférence annuelle sur la Sécurité de Munich. Son lancement pourrait être annoncé lors du prochain sommet de l’Alliance, les 11 et 12 juillet prochain, à Bruxelles.

« Le moment est venu de lancer une large réflexion politique et stratégique sur l’avenir de notre lutte contre le terrorisme jihadiste » à un moment où l’EI « a été éradiqué d’un point de vue territorial mais pas complètement affaibli dans son idéologie de mort et dans sa diffusion de propagande », a résumé Roberta Pinotti, la ministre italienne de la Défense, lors d’une réunion des principaux membres de la coalition anti-jihadiste, organisée à Rome, le 13 février. « Au cours de la rencontre (…) une grande attention a été consacrée à la reconstruction et à la stabilisation des zones frappées » par l’État islamique, a-t-elle ajouté.

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