Airbus a obtenu un accord sur la révision du calendrier des livraisons de l’avion de transport A400M « Atlas »

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39 contributions

  1. Expression libre dit :

    Quand on le voit, c quand même un bel avion!

  2. Expression libre dit :

    Si on peut l’exporter plus facilement, ça vaut le coup. Les US sont ds l’attente, paraît-il ?

  3. Demento dit :

    Mise à part la motorisation je ne vois pas ce qu’il y a de spécial au A-400M d’un point de vue technique. Bien entendu l’expérience et la bonne gestion sont important mais avoir de tel problème … je ne comprends pas. Quelqu’un pourrait-il m’expliquer cela?

    • EchoDelta dit :

      Je suis pareil. A part que les pays ont tous des besoins différents et faire un vrai Cahier des Charges exhaustif devait être une gageure, sinon dans l’exécution AD&S aura été moyen sur ce programme. Avoir des problèmes de motorisation comme ils en ont eu, ca ne s’explique pas.
      Ils ne sont clairement pas mûrs pour gérer des vrais programmes militaires. Heureusement qu’il y avait un avion dispo (C130) sur le marché pour les soins palliatifs au retard parce que sinon nous aurions eu un gros trou dans nos capacités. Et ca c’est grave.

    • Enzo dit :

      C’est un peu comme une voiture moderne haut de gamme : ça coûte beaucoup plus cher, ça tombe souvent en panne, et ça fait pas beaucoup mieux, voire moins bien, qu’une voiture qui a 15 ans d’âge.

    • Rascasse dit :

      Il porte plus lourd, plus loin et plus vite que tous ses concurrents du même volume, et en plus il peut opérer depuis les terrains les plus précaires. Aucun doute, c’est un vrai progrès capacitaire. Il y a bien des avions russes ou ukrainiens opérant de terrains précaires, mais ils portent moins lourd sur de plus courtes distances. Il y a aussi les solutions américaines, mais l’Hercule va moins loin, moins vite, et ses capacités à opérer depuis n’importe sont un peu moins bonnes.
      D’ailleurs, si cet avion n’avait pas des qualités intrinsèques très claires, les clients auraient déjà jeté l’éponge devant les échecs d’Airbus. Mais aucun des concurrents existant ne peut offrir les capacités tactiques de l’A-400M. Conclusion: cela vaut le coup de stabiliser le programme et de s’assurer de belles capacités tactiques pour les 50 ans à venir, même si le résultat se fait encore attendre un peu.

    • Zou dit :

      C.est un avion qui vole à Mach 0,72 soit 50% de plus qu’un transall et qui a de meilleures capacités sur terrain sommaire qu’un C130. Il a un encombrement à peine supérieur à celui à celui d’un C130 et transporte 2 à 3 fois plus de charge sur une plus grande distance …
      Pas mal non ?

      • Pierre Paul Jacques dit :

        Meilleures capacités terrain sommaire ??? Tout ça parce qu’il a posé à Madama ? Le C130 aussi pose là-bas…..
        C’est un très bon avion logistique mais pour le tactique …. il repassera. Quand on n’aura plus que lui, on fera avec, mais on aura perdu de belles capacités !!!
        Les contraintes civiles d’Airbus et la navigabilité ont tué l’aviation militaire tactique !!!
        On dit merci qui ? (non pas à jacquie ni à michel, mais à nos grands chefs très clairvoyants une fois de plus ….qui ont sacrifié le bon sens à l’autel du pognon roi !!!)

      • Enzo dit :

        Non, a quoi sert pour un avion de transport de voler plus vite ? La charge offerte est celle d’un A320. Un A400 transporte moins de passagers ou de paras qu’un C130. Les capacités tactiques sont quasi inexistantes : un boing 737 est probablement plus rustique qu’un A400. Son encombrement est bien plus grand qu’un C130, avec ses ailes trop près du sol, et surtout l’A400 est beaucoup plus fragile.

      • Nico St-Jean dit :

        @ Zou

        Lol un A400M n’à pas du tout de meilleures capacités sur pistes sommaires que le C-130J. Il est vrai que l’A400M est de loin le meilleur appareil sur sommaire dans ça catégorie, mais battre le C-130J reviendrais à défier les lois de la physique.
        .
        Pour faire simple, un C-130J est pratiquement une copie conforme au A400M mais en plus petit et comme son grand frère européen, spécialement conçu pour le sommaire.

    • fabien dit :

      @ Demento
      Je vais essayer la version courte: Le programme A 400 cumule un avion de transport stratégique et tactique, dans la même cellule: un avion de transport apte à s’autoprotéger par des leurres (tests toujours en cours), à l’aérolargage (palette et parachutistes) et au posé sur des terrains sommaires. Et accessoirement le ravitaillement en vol… d’hélicoptères.
      Et comme ce n’était pas assez compliqué, il fallait le faire pour pas cher et à plusieurs pays.
      Et comme pour répondre à ce cahier des charges, il fallait une nouvelle cellule et de nouveaux -gros- moteurs, il y avait… des risques certains, tant pour le coût que dans les délais.
      .
      Or, créer un avion gros porteur n’est jamais gagné d’avance, surtout à cause de ses moteurs qui sont une pièce essentielle. En Europe, de si gros turbopropulseurs étaient déjà inédits, mais en plus, ils fonctionnent d’une manière originale (les moteurs les plus proches du fuseau de la cellule tourne à contre-sens de ceux à l’extérieur de l’aile. Donc de gauche à droite, les rotations sont ONNO… ou l’inverse). Pour les performances, c’est efficace, et si un moteur stoppe (impact ou panne ), les perturbations son amoindries… et il est probable que la structure de l’aile soit allégée, ce qui est essentiel pour ce type d’appareil qui doit lever du lourd et le porter loin.

    • MD dit :

      Airbus a peut être tout simplement copié la recette de Lockheed)Martin: prendre ses clients en otage, et les faire chanter .

    • BRAN RUZ dit :

      Il a été décidé, par choix politique, que le partenaire industriel qui ferait les moteurs ne serait pas un de ceux qui savaient le faire (FR, GB, ALL), mais justement celui qui ne savait pas, et qui désirait accéder à cette compétence/capacité. Ce surcoût (y compris le crash d’un appareil d’essai et les décès qui vont avec) correspond à la facture de ce choix..

  4. arnaud dit :

    Quel est l’intérêt de prévoir des pénalités si elles ne sont pas appliquées ?

    • omiomi dit :

      Ne pas couler un fleuron de notre industrie ?

    • clément dit :

      On se donne l’air d’être des gestionnaires raisonnables de l’argent public, alors qu’on sait qu’on lance un projet qui représente un saut technologique énorme, avec ses risques.
      Ce n’est qu’une comédie, tout le monde se tient par la barbichette.

    • Demento dit :

      Je pense que c’est un argument de vente pour les commerciales et ça donne bonne conscience aux signataires. J’espère que pour une fois les pénalités seront appliquées.

  5. patex dit :

    Inadmissible. Simplement inadmissible. Si l’Etat français et l’Etat allemand n’avaient pas renoncé à leur siège au conseil d’administration d’Airbus, ceci ne serait jamais arrivé. Enders n’a plus de compte à rendre aux Etats qui ont créé Airbus. C’est hallucinant ! Cet homme qui baigne dans des scandales de corruption qui auraient dû depuis longtemps lui coûter sa place va à présent pouvoir faire « cracher des dividendes » à ses actionnaires sur le dos des contribuables européens…

  6. Miaou dit :

    Tant que l’argent est ré-investie dans l’économie le cout réel n’est pas si élevé.

    Il faut beaucoup de courage pour innover et encaisser les bourdes techniques et de gestions.

    C’est le courage de forger l’avenir.

    • Enzo dit :

      ben voyons… Autant larguer des palettes de billets, tant que c’est réinvesti dans l’économie réel…

      • Miaou dit :

        Larguer des palettes de billets ne fait pas fonctionner les ateliers ni les techniciens ni les bureaux d’études ni le management. Larguer les palettes de billets ne contribue ni au maintient de la technologie ni à son développement.

        La technologie sa coûte chère à développer, la technologie c’est non seulement l’avion qui vole, mais l’armée de personnes qui à permis sa conception construction, management. A tout les niveaux la technologie de gestion intervient et des bourdes à tout les niveaux sont possibles.

        Mais je comprend que certains aient du mal à assumer s’ils ne veulent pas imaginer/se renseigner sur les difficultés à sur-monter.

        • Enzo dit :

          Donc si je comprends bien, le fait que l’avion ne reponde pas au cahier des charges et qu’il coûte x fois son prix initial n’est pas un problème, à partir du moment où l’on fait travailler des ateliers français.

          • Miaou dit :

            Ce n’est pas ce que je dis.
            Je dis que la recherche et développement coûte chère et qu’il faut avoir le courage de l’assumer.
            Et par ailleurs c’est mieux les coûts alimentent aussi l’économie européenne.

  7. gros86 dit :

    Comment se « planter » de + 50% d’un devis initial, sans les capacités garanties initialement…
    Près de + 20 M d’Euros / appareil = j’espère qu’au moins les chiottes sont plaquées or !!! (et encore y – en – t -il ???)
    Bizarre, Airbus a fait le même « coût » avec l’Eurofighter, sans les capacités air – sol, reco, attaque en raze motte, l’attaque anti – navire etc… ni l’assaut nucléaire pourtant dans le cahier des charges imposé par les USA aux membres de l’OTAN (pourtant une bombe, même pas un engin du genre ASMP, bonjour la « survie » de l’appareil !!!)

  8. Sprit of Bercy dit :

    Je cite « certains, comme l’Allemagne, ont imposé des pénalités financières au constructeur » …
    … c’est hallucinant que que l’on a pu raconter comme balivernes au sujets des pénalités financières sur l’A400M.
    Le contrat de production de l’A400M est un contrat de droit britannique, dont les pénalités sont assez dynamiques, mais capées au bout de quelques mois. De telle sorte que comme la cadence de production s’est sensiblement décalée vers la droite par rapport au planning résultant de l’avenant de 2011, Airbus encourt pour chaque avion le plafond de pénalités, rien de plus.
    Et quand l’Allemagne a commencé à recevoir des A400M de manière massive en 2016, en retard comme pour tous les clients d’un an environ, dame Merkel était en campagne électorale, tandis que sa ministre de la défense UVdL voulait acquérir une image de gestionnaire rigoureuse. Si bien que la ministre a mis en scène l’application des pénalités, et les retenues sur paiement liées aux capacités non livrées (en gros tout ce qui dépasse le SOC1.0, premier standard contractuel dans l’avenant de 2011). L’Allemagne s’est donc contenté d’appliquer à la lettre le contrat – comme la France – mais au son des fifres et des tambourins « l’Allemagne inflige des pénalités à Airbus ».
    Reste qu’en plus de la mage à terminaison que ces pénalités, même modestes, entament, il y avait avant cet accord un vrai problème de cadencement entre les capacités délivrées par Airbus et les paiements. Les développements étant complètement désynchronisés par rapport aux SOC du contrats, Airbus n’était pas payé pour ses efforts et travaillait gratuitement. C’est peut-être réjouissent dans un esprit de vengeance, mais ce n’est guère productif ni équitable d’un point de vue économique. Si on remet tout à plat, on paye pour les capacités que l’on reçoit, ce qui est plus incitatif pour Airbus.
    Enfin, si ce « rebaselining » peut lisser la production dans les années 2020 la faire perdurer jusqu’à ce que la France puisse disposer d’une trentaine d’avions, ce sera tout bénéfice !
    Et la question n’est pas de savoir ce qu’on aurai pu ou ou dû faire autrefois, les dépenses du passé sont des sunk costs. Ce qui compte est de prendre aujourd’hui les meilleures décision pour disposer demain des meilleures capacités. Un dialogue intelligent et coopératif avec Airbus en est le meillleur gage …

  9. Edouard dit :

    A voir les commentaires, on se demande pourquoi vs ne vs présentez pas ts pr présider au destinés de l’armée… Vs presque ts tellement plus intelligent et visionnaire…
    L’A400M n’est pas parfait ms c’est un bon avion.
    Pr les paras, il faut reconnaître que depuis la fin de la guerre d’Algérie, les larguages à grande échelle st très nombreux chez ns.

  10. Carin dit :

    Airbus n’etait peut-être pas le plus qualifié pour réaliser cet avion, mais l’A400 avance, un peu péniblement, mais il avance… nous sommes plus près du «  bon pour le service » que du « tout à faire » alors aidons Airbus à finir correctement le boulot et nous auront un super outils de projection, qui (personnellement je n’en doute pas) ouvrira la voie vers un plus gros porteur . Quand au prix de ce projet, il faudrait peut-être faire des comparaisons avec le prix de la mise au point d’un transporteur équivalent? Si on en trouve un évidemment ?