La CIA avertit qu’un missile nucléaire nord-coréen pourra bientôt atteindre les États-Unis; Le Pentagone relativise

Les séries de sanctions prises par le Conseil de sécurité des Nations unies contre la Corée du Nord n’ont nullement dissuadé cette dernière de procéder, en 2017, à un nouvel essai nucléaire et au lancement de trois missiles balistiques intercontinentaux (une capacité dont elle ne disposait pas jusqu’alors). Quels effets auront celles votées à l’unanimité le 22 décembre, sachant que certains pays impliqués de près ou de loin ne jouent pas forcément franc-jeu dans cette affaire?

Lors de son message pour la nouvelle année, Kim Jong-Un, le chef du régime nord-coréen, a sans doute donné la réponse, en affirmant avoir donné l’ordre de « produire en masse des têtes nucléaires et des missiles balistiques », tout en tendant une main à Séoul.

En tout cas, dans un entretien donné à la BBC, Mike Pompeo, le directeur de la CIA, a estimé que la Corée du Nord serait « capablede frapper les États-Unis avec une arme nucléaire d’ici quelques mois », avant d’ajouter qu’elle « se rapproche très rapidement du moment où elle pourrait déployer un missile balistique intercontinental opérationnel. »

« Notre tâche consiste à fournir les renseignements au président des États-Unis, afin qu’il puisse disposer d’un ensemble d’options lui permettant de réduire ce risque par des moyens non diplomatiques », a par ailleurs expliqué M. Pompeo.

Cela étant, le Pentagone semble plus prudent. Le général Paul Selva, le numéro deux de l’état-major interarmées américain, a certes reconnu que la Corée du Nord avait progressé, l’an passé, dans le domaine des missiles balistiques. Pour autant, des doutes subsistent sur la maîtrise, par les ingénieurs nord-coréens, de capacités clés, comme le ciblage ou encore la technologie relative des véhicules de rentrée (qui contiennent l’ogive nucléaire) dans l’atmosphère.

« C’est possible qu’il [Kim Jong-Un] les ait, donc il faut partir du principe que c’est le cas, mais il n’en a pas donné la preuve », a insisté le général Selva.

Par ailleurs, si une guerre devait éclater, il « est peu probable » que les forces américaines puissent « avoir des indication sur l’imminence des tirs de missiles nord-coréens.

« Il est très improbable que dans une situation tactique, nous recevions toutes les indications et avertissements qui précéderaient un lancement autrement que par de la chance et voyions le déplacement des missiles vers leur zone de lancement », a expliqué le général Selva. Et pour cause : actuellement, a-t-il continué, les États-Unis et leurs alliés ne sont en mesure de détecter les tirs nord-coréens de missile que 12 minutes avant qu’ils aient lieu, contre une heure il n’y a pas encore si longtemps.

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