En 2016, deux tiers des munitions guidées tirées par les forces françaises ont utilisé le GPS

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52 contributions

  1. Fabien dit :

    Fonctionnalité anti-brouillage. Ça laisse songeur. Quelqu’un peut expliquer?

  2. Polymères dit :

    Constatons bien deux choses, la première c’est que les armées occidentales étaient en avance vis à vis d’autres pays sur la part de renseignement, de communication et d’orientation venant de l’espace.Cela pouvait faire peur vis à vis d’un ennemi qui irait détruire les satellites afin de faire perdre cet avantage aux occidentaux.
    La deuxième chose, c’est que la première n’est plus et le devient de moins en moins une spécificité propre aux occidentaux.Russie et Chine principalement transforment leurs armées sur un modèle occidentale et utilisent elles aussi de plus en plus l’espace.
    Certains disaient ou pensaient que ces pays faisaient le choix d’avoir des armées moins « dépendantes » de technologies, qu’ils préféraient des matériels simples, rustiques pouvant fonctionner sans électronique, sans informatique, pas cher et nombreux etc. Pourtant plus le temps passe, plus on constate que tout cela n’était pas un « choix », mais un « retard » qu’ils rattrapent ou veulent rattraper.Observons les nouveaux équipements russes ou chinois, on pousse à ressembler ou à surpasser les produits occidentaux, entre super chars et avions furtifs, les missiles de croisières et la robotisation des matériels, on a l’embarra du choix.
    .
    Si hier on pouvait critiquer le « technologisme » occidental conduisant à réduire la quantité et à gonfler les prix des matériels en pensant que d’autres font le choix de la simplicité, du petit prix et de la quantité, aujourd’hui on ne peut que constater que cette vision était fausse et que l’on était bien en face d’un occident en avance face à des armées russes, chinoises ou autres qui fonctionnaient encore sur un vieux modèle.
    La dépendance à l’espace est une réalité chez nous, mais elle le devient de la même manière chez les autres, ce qui écarte le scénario d’une destruction de satellites.
    Le problème, il est comme indiqué, celui des données, celui ou un état pourrait capter les signaux pour savoir ce que l’autre fait, pour savoir ou il est ou encore pour le brouiller et le désorienter.
    Quant à la dépendance au GPS, comme il est indiqué, elle prendra fin avec Galiléo, qui est même meilleur.

  3. Thaurac dit :

    Quand on penqse que certains drones du commerce peuvent se situer grâce à trois sources, le gps ricains, russes et chinois..cela fait rêver.
    On n’en est où de la fameuse myriades de satellites européens?

    • wagdoox dit :

      il est déjà en service initial, nous commun des mortels on le verra arriver en 2020.
      Pour l’armée pas la moindre idée mais connaissant la bête, ils doivent vouloir vérifier la fiabilité militaire de Galiléo comme ca va prendre du temps avant les armées passent prioritairement sur le réseau européen.

    • S.B-Seguin dit :

      Et bien, il suffit juste d’essayer de situer un drone ou quoique soit d’autre en France, avec le système Beidou/COMPASS chinois.
      .
      Allez essayez monsieur Thaurac, juste pour voir. 😉

  4. Raymond75 dit :

    Les Britanniques, assujettis aux USA, avaient interdit que Galileo puisse être utilisé à des fins militaires (le GPS étant sous contrôle de l’armée US). Apparemment il n’en est rein, et c’est une très bonne chose.

  5. jyb dit :

    – une vérirable résilience s’affranchissant des risques de dépendance serait de monter des coopérations avec le système glonass en plus de gps.
    – le colonel zellm souffre du m^me syndrome que @nico saint jean : une foi aveugle en la technologie.
    Parce que quand zellm descendra des étoiles il s’apercevra qu’il faut toujours au moins 3 fois plus d’hommes pour prévaloir sur l’ennemi : Mossoul, syrte, marawi, raqqah…

    • wagdoox dit :

      le technologisme est un probleme mais la technologie permet d’avoir la supériorité tactique mais la victoire et surtout la paix se gagne à l’ancienne !

      • Bwana dit :

        A l’ancienne contre des jusque-boutistes genre djihadistes oui, à 3 attaquants contre un défenseur (jyb en a parlé aussi), mais contre un peuple moderne il suffit de lui bricoler un programme sur toutes les chaines TV pour lui annoncés que son armée est dans le vent, qu’il lui reste juste une poche de dernier résistants, alors le peuple détournera le regard souhaitant juste pouvoir retourner au boulot le lendemain, et acceptera donc la défaite, le peuple français aillant avant tout une peur bleu du changement de ses habitudes.

      • Euclide dit :

        A condition d’avoir des dirigeants courageux et lucide comme Churchill, Clemenceau ou le général de Gaulle.
        Ce qui n’est pas le cas avec notre petit marquis de l’Elysée.

    • S.B-Seguin dit :

      Il faudrait peut-être finir par intégrer que tant que la Russie occupera militairement l’Ukraine via la Crimée, elle ne sera pas l’amie de l’UE.

      • wagdoox dit :

        bo… ca durera un temps.
        Tout le monde s’en fout de la Crimée par contre l’est de l’Ukraine et ses resources naturelles là c’est une toute autre histoire.
        L’autre probleme c’est l’accès russe à la Méditerranée.

        • Polymères dit :

          Les ressources naturelles de l’Est de l’Ukraine? Vous parlez du charbon? C’était une richesse il y a 100 ans, aujourd’hui le charbon n’est plus un or noir.
          La richesse de l’Est c’était son industrie, mais cela fait des années qu’elle a été laissée à l’abandon, si bien qu’aujourd’hui, il n’y a plus grand chose d’autant plus que la guerre y a mis sa couche.
          Le Donbass vit peut être de son charbon, mais elle n’en est pas riche pour autant.
          Personnes ne s’en fout de la Crimée, ni les russes, ni les occidentaux, si ce serait le cas, nous ne serions pas dans la situation actuelle.
          Les russes parient et jouent sur la longueur afin de faire accepter la Crimée par le reste du monde, mais cela ne se fait pas comme ils le pensaient, il n’y a que leurs armes qui fait appartenir la Crimée à la Russie.Et la situation est toujours la même, celle d’une Russie occupant un territoire ukrainien, peu importe les excuses sur l’Histoire ou les erreurs du passé ainsi les pseudos référendum dont Moscou n’a nul légitimité d’en organiser chez son voisin.
          On ne sait pas de quoi sera fait l’avenir, on ne sait pas comment la Russie sera, Poutine n’est pas éternelle, la société peut changer, l’économie impose aussi des changements.L’Ukraine reste et restera dans une position de légitimité internationale si demain elle lance une opération dans le Donbass ou la Crimée et si la Russie intervient, c’est elle qui sera une intervenante dans un pays souverain.
          Cette affaire ukrainienne n’est pas finie, détrompez vous, elle stagne, ce n’est pas par ce que pour la Russie, une Crimée russe est un fait logique et légitime que cela en fait une réalité pour l’Ukraine et le monde.

        • S.B-Seguin dit :

          Toute future coopération militaire ou militaro-industrielle franco-russe est déjà conditionnée par la restitution de la Crimée à l’Ukraine.
          .
          Après, vous avez le droit de vous draper dans le déni de cette réalité qui a pourtant vu l’arrêt de nombreux programmes de coopération franco-russes pour ceux qui étaient encore inaboutis.

    • Nico St-Jean dit :

      @ jyb

      1- pourquoi dites-vous que j’ai une foi aveugle en la technologie ? Certes, c’est mon domaine dans une minuscule proportion que sont les télécoms et les moyens de détections/visualisations/écoutes sous plusieurs spectres (ce qui représente un grain de sable dans le grand monde de la technologie) et certes, je vois du potentiel dans le F-35 mais en soit, je n’ai pas du tout de foi « aveugle » bien au contraire, j’approuve les technologies nouvelles, mais à conditions qu’elle deviennent *matures* vue ? C’est un peu le pourquoi je ne dénonce pas tout les matins en me levant le trop long développement du F-35 : parce que ledit appareil abrite un nid technologique et j’aime mieux qu’il soit retardé pour maturation, que mit en service beaucoup trop tôt comme le F-104 par exemple.
      .
      Pour moi il y à 5 grandes sphères essentielles pour faire une vraie puissance militaire : L’expérience, l’avance technologique (ce qui inclut une avance en maturité de cette dernière) le nombre, l’économie et l’entraînement. En un mot : USA. Et dans une plus petites proportion : France, GB, Japon, Russie, Corée du Sud. J’y aurait mis la Chine mais sachant que ses soldats n’ont aucunes expériences de guerre, aucune avances technologiques prouvées, un entraînement inspiré de la nôtre mais toujours sans preuves « d’excellence » une économie en pleine transition donc très instable et en ralentissement (plusieurs milliers d’usines sont présentement en fermeture parce qu’elles polluent trop et ce n’est qu’un début : http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/515793/chine-la-lutte-contre-les-cheminees-fait-tousser-l-economie
      .
      Ils ont le nombre et leur économie finira par se stabilisé « à l’occidentale » pour devenir un pays développé, mais il y à trop de flou sur les capacités réelles des forces chinoises donc, ne voulant ni les surestimés ni les sous-estimés, je préfère ne pas les comparés aux USA et ce, même dans une plus petite proportion.
      .
      À ses 5 sphères, vous pouvez ajouter beaucoup de sous-catégorie : Patriotisme, salaires, comm, etc. Mais tout cela pour dire que non, je ne crois pas qu’en la technologie et surtout je n’en suis pas « aveugle »
      .
      2- Vous vous basez sur 4 conflits opposants des républiques de bananes contre de la rébellion […] Envoyez l’armée US dans ses 4 conflits à nombres égales ainsi qu’avec leurs équipement et vous verrez le résultat. Pourtant les batailles de Falloujah et les 2 guerres du golfe devraient vous servir de leçon puisque nous n’étions pas du tout 3 fois supérieurs en nombres de même que les US mais on à gagné pour les 5 raisons (sphères) évoqués plus haut.
      .
      Je précise rien que pour vous jyb que je ne considère pas les soldats syrien, libyens ou autres rebelles comme des sous-hommes et je ne leur enlève en rien leurs courages et autres, mais les pays pauvres et mal gérés n’ont pas l’argent pour l’entraînement, l’équipement et une foulée d’autres choses et donc, doivent souvent combattre à 3 contre 1 pour remporter une bataille.

      • jyb dit :

        1 ) Il y a la puissance militaire, les grands indicateurs mondiaux en donnent une échelle assez juste.
        Et il y a gagner des guerres. Et pour gagner des guerres la technologie n’est pas suffisante (est-elle seulement nécessaire ?) Je vous ai cité Mossoul, syrte etc. parce que ce sont les plus récentes et qu’à ce titre on y a vu les technologies les plus abouties. J’aurai pu vous citer Algérie, Vietnam, Afghanistan/Urss, Liban 2006…
        – Mon propos fait suite à l’échange d’hier sur l’Afghanistan, je constate comme vous des succès militaires sur le terrain (avec un body count bien inférieur au votre) En revanche je sais que 10, 20 50 A10 ou un ghostrider, ou même les meilleurs opérateurs du monde qui grenouillent entre afgha et pakistan dans leurs nstv ne changeront rien à l’équation. Ce sont quelques batailles gagnées dans une guerre déjà perdue.
        Les exemples du post d’hier sont éloquents, mais il ne disait rien des rackets « institutionnels » imposés par les milices que le régime a appelé à l’aide pour ne pas sombrer et on parle là des seigneurs de la guerre dostom et Hekmatyar…
        (Je rappelle au français qui aime se référer à l’embuscade d’uzbin, que c’est ce même Hekmatyar qui a revendiqué l’attaque d’uzbin et se retrouve donc par un sophisme parfait allié des usa et de l’OTAN)
        18ème année de guerre et les plus grandes puissances militaires n’ont pas l’ombre d’une stratégie pour vaincre, et peut être pire ne savent pas quel est le but à atteindre !
        – Vous me dites « Envoyez l’armée US dans ses 4 conflits à nombres égales ainsi qu’avec leurs équipements et vous verrez le résultat. »
        Oui, et justement pourquoi les usa ne l’ont pas fait ou l’on fait à minima ? no boots on the ground pour deux raisons : 1 parce qu’une présence trop voyante des soldats américains
        seraient contreproductive. C’est une sérieuse limite.
        2 parce que parce que des cercueils drapés de stars and stripes risquent de rendre la guerre impopulaire (un technocomber me dira qu’il suffit de faire voler sur New-York et Washington un commando solo…mais je doute)

        – Enfin vous me dites pour finir que ces combattants mal armés, mal entrainé sont prêts à se battre à 3 contre un pour remporter une bataille. Je ne dis pas autre chose.

        2) pour ce qui est de la technologie pure, c’est-à-dire détachée des affaires humaines que sont les guerres. Je suis assez convaincu du saut générationnel que représente le F35, en partie en vous lisant d’ailleurs mais je n’ai aucune valeur ajoutée à apporter aux forts pertinents intervenants sur le sujet. Sauf à ce qu’on parle de la diplomatie du f35 au pomo.

      • jyb dit :

        et triste illustration : ce jour ambulance piégée dans la partie ultra sécurisée de Kaboul…au moins 40 morts.
        trop d’usd pour les machines, pas assez pour les humains.

        • Nico St-Jean dit :

          @ jyb

          Bin oui .. et pourquoi pas 250 000 boots on the ground t’en qu’à y être. Personne aux USA ne veut d’une autre guerre, they need a break. Donc, 25 000 soldats au max, bien équipés et avec des A-10/F-16 en appui tout en continuant la formation locale. Par dessus tout, des opérations offensives, reprendre des territoires bref, montrer aux soldats afghans comment gagné, leur faire goûté à la victoire, leur montrer ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas pour gagner, remotiver les troupes. l’Afghanistan à maintenant ça propre petite air force en passant, ils vont donc pouvoir bientôt effectué leurs frappes offensives/défensives d’eux-mêmes. Beaucoup de bien sort de certaines équipes de FS afghanes également.
          .
          De plus le bilan est monté à plus de 95 morts … et ce pauvre Aleksandar qui pense que « des millions d’afghans soutiennent les talibans contre les étrangers » mais oui bien sûr .. C’est comme à dire que tout les talibans sont pachtounes dans ça forme la plus pure (tribale) alors qu’ils veulent imposer la CHARIA dans ce pays .. Sans compter que les vraie tribus Pachtounes qui n’échangeront jamais le pachtunwali contre la charia, *combattent toujours* les talibans dans le pays.

          • jyb dit :

            @nico saint jean
            – Les talibans pachtouns avaient malheureusement gardé le pire de la sharia ET du pashtounwali. Et si le but politique de cette guerre est un retour au pashtounwali. Stop. Il faut tout arreter et rentrer tranquille à la maison.
            – Actuellement pour obtenir les résultats qu’on voit dans le helmand, les us marines s’appuient sur des militaires afghans tadjiks (du nord) qui viennent combattre au sud.
            Ils ne parlent pas pashtoun et sont des anonymes pour éviter tout risque de rétorsion sur leur famille. Je ne vois pas bien l’articulation possible avec la phase suivante de cette guerre. « être et durer » en France on aime bien, mais en afgha ça fait 17 ans que çà dure et on ne voit pas la sortie.
            – 25 000 hommes ? En me limitant à la ligne durand (frontière entre pakistan et afghanistan) on a 2400 kilo de frontières…Et dans la profondeur il faut aller jusqu’à quetta au pakistan. Donc votre armada de A10, F16 et vos 25 000 gus appuyant des commandos tadjiks vont renverser la table ou sont attablés 14 millions de pachtouns (chiffre bas, je compte fata = 30 000 km² et 5 millions d’habitants + provinces du sud 9 millions sur 13 au total…) qui ne sont qu’une partie du problème.

  6. etage dit :

    « Les États-Unis sont sont intéressés par une coopération sur Galileo. Ils viennent pour accéder à des informations de Galileo, de la même façon que nous avons accès au réseau GPS : c’est une forme de résilience, non de mutuelle dépendance, mais de coopération pour consolider nos systèmes ».
    Je pense que c’est une vision quelque peu naïve, ou peut être simplement politiquement correcte. Les américains ont imposés une coopération en menaçant de brouiller Galiléo. Pour moi, c’est donc pas pas une forme de résilience ou de réelle coopération, mais c’est plutôt une forme de soumission de l’Europe vis à vis des USA (comme c’est le cas d’ailleurs depuis la seconde guerre mondiale).

    • Leum dit :

      Vous avez des sources? ça m’intéresse.

      • etage dit :

        Les américains ont toujours été réticents à l’égard de Galiléo qui pourrait donner une indépendance stratégique de l’Europe vis-à-vis d’eux. Les Américain veulent pouvoir brouiller de Galileo à leur guise sans altérer leur propre GPS. Il y a eu pas mal de tractations et de tensions début 2000 et je me souviens avoir lu à l’époque que les américains avaient menacé de brouiller totalement Galileo si les Européens ne se pliaient pas à certaines de leurs exigences (bien sûr, tout ne se passe pas sur la place publique …). J’ai retrouvé un article de 2004 qui parle globalement de la problématique : http://www.liberation.fr/sciences/2004/02/27/galileo-et-gps-navigueront-cote-a-cote_470508

        • S.B-Seguin dit :

          Bonjour monsieur etage,
          votre source d’il y a presque 15 ans est pour le moins moisie et donc plus d’actualité.
          Changez d’époque, nous sommes en 2018 pas en 2004…

        • L'autreTom dit :

          De ce que je comprends de l’article, la question n’était absolument pas pour les américains de maintenir les européens sous leur dépendance et par la menace.
          .
          Non, de ce que dit l’article, le débat était de décaler les fréquences de Galileo par rapport à GPS pour pouvoir brouiller les signaux du GPS et de Galileo, indépendamment l’un de l’autre ou de manière combinée, afin de pouvoir en interdire l’usage à un ennemi. Et quand on voit l’usage actuel par Daech de drones, je me dis qu’ils avaient raison.

    • S.B-Seguin dit :

      Il serait plus juste de dire que c’est le GPS qui va devenir dépendant de Galileo de conception beaucoup plus récente et performante…

      • Nico St-Jean dit :

        @ S.B-Seguin

        Pa vraiment. Comme le dit notre hôte à la fin de son texte, les américains envoient des satellites beaucoup plus performants et à cela j’ajoute qu’il vont progressivement remplacé l’ensemble du réseau satellite GPS au cours des années 2020’s-2030’s
        .
        De fait, les nouveaux satellites GPS Block III offriront une une précision de quelques centimètres fin 2020’s contre 1 mètre pour Galileo. : https://www.rewiresecurity.co.uk/blog/future-of-gps-and-global-positioning-locating
        .
        Et c’était attendu, Galileo à l’avantage d’avoir été développé bien plus tard que le GPS, mais il ne fallait pas s’attendre à ce que les américains ne renouvellent jamais le GPS.
        .
        En ce moment, le GPS avec ses satellite block II offre une précision de 3,5 mètres à 5 mètres en moyenne par rapport au décamètre début 2000 : https://www.gps.gov/systems/gps/performance/accuracy/
        De plus le GPS possède déjà une précision sous 1 mètre mais uniquement en traitement du codage P crypté, qui est la 3e face du CDMA. Ce 3e codage est par contre, uniquement militaire alors que Galileo offre la précision d’un mètre tant dans une application militaire que civile.
        .
        Ainsi, en 2030 le réseau GPS passera de 31 satellite composé de 12 Bloc IIR, 7 Block IIR-M et 12 Block IIF contre 36 satellite composés de : 12 Block IIIA, 8 Block IIIC et 16 Block IIIC.
        .
        l’augmentation de nombre de satellite servira à mieux géré le retard Ionosphérique, qui se traduit par une marge d’erreur lié au temps que le signal envoyé par satellite met à traversé l’atmosphère (merci aux ions …) De même, le réseau sera conçu pour faire du positionnement cinématique en temps réel.
        .
        Mais ses histoire de qui à la plus longue ne sont que technique. En 2030, le GPS aura une sacré longueur d’avance sur les autres, mais le véritable avantage n’est pas le GPS en lui même, mais bien que américains et européens travaillent ensemble pour une coopération qui en suivra des fameux récepteurs bi-mode GPS/Galileo. De cette manière, un ennemi potentiel comme la Russie ou la Chine devra se débarrassé de DEUX système GNSS (galileo + GPS) pour nous faire la vie dure. Une coopération rendra la tâche de nos ennemis beaucoup plus difficile avec un réseau de 66 satellites qu’avec 36 (GPS) ou 30 (Galileo) seuls. En plus, avec l’armement qui utilisera les 2 mode de navigation, le brouillage sera beaucoup plus difficile.

    • eric dit :

      Vous allez certainement m’expliquer comment les Etats-Unis pourraient, aussi bien technologiquement que politiquement, brouiller un système de positionnement européen, donc allié. Ca éclairera certainement ma lanterne…

      • etage dit :

        Pourquoi ne pourraient-ils pas brouiller ce système. Les satellites envoient de signaux et les signaux ca se brouille. Quand on veut résister au brouillage, il faut créer les système actifs pour contrer le brouillage (saut de fréquences ou autres techniques) et je ne pense pas que Galiléo est dans cet optique (il vise plus le civile, du moins officiellement).
        Politiquement, je ne vois pas ce qui empêcherait les américains. Les européens sont globalement dans une relation de dépendance/subordination (technologique, financière, médiatique, militaire) vis à vis des américains. Une petite sanction et l’allié rentre vite dans le rang. Je pense que vous avez une vision quelque peu idéaliste de ce que peut-être la relation entre ‘alliés’. Il y a l’allier leader, l’allier bras droit et les autres. Tous n’ont pas les même droit 🙂

        • v_atekor dit :

          Brouillage local au mieux. Et galiléo est plus robuste au brouillage que le GPS.

        • S.B-Seguin dit :

          Les USA n’ont aucun intérêt à brouiller Galileo sachant qu’en Europe nous avons autant de moyens de brouiller le GPS.
          .
          Vous avez une vision quelque peu caricaturale de la relation USA/Europe et dites-vous que dans le domaine spatial, l’Europe n’est en rien tributaire des USA qui eux sont tributaires de la Russie ne serait-ce que pour rejoindre l’ISS.

    • v_atekor dit :

      … En menaçant de brouiller Galileo ? C’est n’imp. du troll de bas étage. On peut brouiller localement une réception GPS ou galiléo (et le second est costaud à brouiller…) mais pas à la surface du globe.

    • Orichalque dit :

      C’est un peu plus complexe que brouiller Galileo, car cela peut être interprété comme une déclaration de guerre. Par contre ils demandent quelques assurance dans certains domaine oui.
      .
      Par contre ils ont bien fait comprendre qu’adieu le GPS et nombre de système ne sont pas compatible avec le système Européen.
      .
      A présent il faut également savoir que le système Européen dispose d’une collaboration avec la Chine et son système.
      .
      Oui l’Europe joue avec tout le monde sur ce plan, et c’est pas plus mal.

      • Orichalque dit :

        Eratum 2e paragraphe:
        Ils ont bien fait comprendre que si on ne faisait pas certains geste on devrait dire adieu au GPS*
        .
        Cela n’empêche en rien le système Européen d’être détaché des USA.

  7. R2D2 dit :

    A quand les AASM avec un sticker « Galileo ready »…

    • v_atekor dit :

      A mon avis c’est déjà le cas depuis plusieurs années. Les armes prennent les signaux GPS et galiléo, (probablement glonass, je ne sais pas s’il y a un signal en clair ) histoire d’avoir suffisamment de redondance. Ca ne coûte pas grand chose d’intégrer tous les signaux possibles 😉

  8. wagdoox dit :

    Mais alors qu’utilise le dernier tiers des munitions de précisions pour ce guider ?

  9. EP04 dit :

    Le GPS et les systèmes équivalents (Galiléo et Glonass) souffrent de leurs exceptionnelles performances: un niveau de signal très faible est nécessaire au fonctionnement les récepteurs.
    Conséquence, il est très facile de brouiller une zone entière avec des appareils à qq milliers de dollars. Ce qui s’est déjà produit lors de l’invasion de l’Irak par le américains. Même si es GPS militaires sont un peu plus robustes, le problème reste entier. En plus des capacités militaires « sur zone », il faut considérer que la défaillance du système GPS affecterait considérablement le fonctionnement « civil », notamment dans les pays développés.

    Pour le reste, notre totale dépendance envers les dispositifs électroniques nous laisserait paralysés et sans défense contre une attaque IEM (Impulsion électromagnétique) qui mettrait hors service la grande majorité de ces merveilleux dispositifs désormais « indispensables » à notre vie quotidienne. Il semble urgent de prévoir un mode grand secours..

  10. Myshl dit :

    Une sérieuse tempête solaire et les satellites sont HS.
    Et la probabilité d’un muselage des satellites par le soleil n’est pas nulle.
    Ne resteraient alors plus que le guidage inertiel ou mon chouchou gravitationnel.

    L’ennemi premier de la guerre en réseau, c’est le soleil.
    Le soleil, une usine nucléaire jusqu’à ce que les écolos l’interdisent…

    Et on a la photo de l’ennemi:
    https://helioviewer.org/

    • Orichalque dit :

      Peu de chance que tous les systèmes soient HS, sans parler de tous les satellites.
      .
      Si on en arrivait à ce niveau, les installations terrestre seraient également touché.
      (Surtension, panne de courant et j’en passe..)

  11. werf dit :

    J’espère que la DGA se préoccupe sérieusement du problème des nouvelles armes électromagnétiques pouvant être utilisées dans l’espace pour brouiller, de manière brève, les communications quelles qu’elles soient… C’est aussi valable pour le champ de bataille terrestre, aérien et maritime.

  12. S.B-Seguin dit :

    Le système Galileo ne sera pas pleinement opérationnel avant 2019 et 24 unités en orbite en cette fin d’année 2018 (les unités appelées à être lancées ultérieurement seront des réserves de remplacement).
    .
    Avec une précision sans commune mesure avec le système régional Beidou chinois et le Glonass russe étant même plus performant que le GPS, Galileo offrira une réelle indépendance à l’Europe sur le plan de ces systèmes de positionnement.

  13. Bwana dit :

    Ce sujet est à comprendre en relation avec la perte du signale d’Ariane 5, et du mauvais positionnement des deux satellites… Pendant le live tout semblait pourtant fonctionner en voyant les équipes au sol (Sauf la trajectoire jaune du tracé virtuel qui annonçait bien la défaillance.). https://www.usinenouvelle.com/article/ariane-5-les-deux-satellites-ne-sont-pas-sur-la-bonne-orbite.N643533 Le brouillage vient évidemment à l’esprit, la concurrence et la guerre électronique étant ce qu’elles sont, à redouter. En tout cas rien n’est perdu, les satellites devraient finir par effectuer ce pour quoi ils ont étés construit. La guerre des ondes et du chiffrement sont des points centraux de la guerre moderne, fallait s’y attendre, déjà dans l’Antiquité la sécurisation des communications était prise en compte, aujourd’hui c’est dans l’espace de bataille, si je puis dire, qu’on ne peut pas se permettre un demi-budget, ou des considérations arrangeantes au risque de se retrouver aveugle en moins de temps qu’il ne faut pour le dire; comme décollage d’hier soir à Kourou, où quelques secondes après le lancement les paramètres de vol n’étaient plus vraiment nominaux puisque perdu, évanouit dans l’espace intersidéral. Heureusement, et comme l’arrêt automatique d’un lanceur précédent, l’automatisation à sauver la mission..enfin on en sera sûr seulement quand les satellites entreront en fonction.

    • Nenel dit :

      Les satellites sont OK et la mise en orbite geostationnaire se poursuit normalement.
      Le pb venait du système de poursuite au Brésil. Tout est OK et c’est les propriétaires des satellites qui l’assurent.

  14. Vince dit :

    @général Breton : « La parade passe plutôt par la ‘robustification’ des moyens de réception » = durcissement ?

    • Bwana dit :

      Je dirais plutôt redondance de différents systèmes, comme les missiles utilisant l’infrarouge, le radar et la vidéo.

  15. Miaou dit :

    En cas de guerre chaude, une trentaine de charges nucléaires dans 1000km d’altitude et plus personne n’aura de satellites, ni internet le jour suivant (avec un option sur la panne général d’électricité).

  16. Raymond75 dit :

    En considérant toute l’électronique embarquée ou pas nécessaire à une armée moderne, on peut penser que la première décision lors d’un conflit entre alliances militaires très développées sera une bombe à effets électromagnétiques qui paralysera une zone entière, et toutes ses installations civiles et militaires. Et après, il ne restera plus qu’à se battre à coups de pelles.

  17. MP3 dit :

    Il reste le bon vieil obus de 155 mm tiré par un CAESAR qui, sans guidage, fait aussi très mal comme les amis barbus ont pu le constater. Même si on ne peut pas l’utiliser partout.

  18. bob dit :

    J’ai un smartphone de base qui utilise le GPS et GLONASS. La redondance n’est visiblement pas compliquée.