Pour stimuler la réflexion autour de la guerre, le général Lecointre invite les militaires à prendre la plume

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63 contributions

  1. CortoM dit :

    Carl Schmitt (1888-1985) « La Théorie du Partisan » jamais dépassé, toujours prophétique.

    • jyb dit :

      @corto m
      Non monsieur. Liddell hart, the strategy of indirect approach. 1941.

      • tintouin dit :

        Eh bien je lirai les 2 !
        Pourquoi choisir … 🙂

      • Pathfinder dit :

        Excellent article! Tout autant que la décision du CEMA…
        Et je recommande également « Tactique théorique », du colonel Michel Yakovleff.
        .
        « Utility of Force » de Rupert Smith et « The direction of war » de Sir Hew Strachan ont également des chapitres très intéressants.

  2. TINA2009 dit :

    Bsr ! Excellente initiative …. Sous réserve qu’il n’y ait pas de centralisation des Ecrits « DES PENSEES SUR L’ACTION MILITAIRE et DES THEMES TROP LONGTEMPS DELAISSES » .
    Chacun doit pouvoir les exprimer , en étant certain du maintien et de la sauvegarde anonyme de chacun.
    D’où l’un des intérêts de l’existence du blog de notre Pacha , Mr LAGNEAU.

  3. jyb dit :

    ??? Ce constat est à peu près correct mais avec 20 ans de retard.
    Il y a pléthore de revues où les militaires s’expriment et débattent.
    J’ai posté il y a quelques jours un cr d’un blog mili us sur la pensée française.

  4. Yves Cadiou dit :

    Je suis complètement d’accord avec le Général Lecointre sur le principe.
    Mais dans la pratique, il faut quand-même conseiller aux militaires d’écrire sous anonymat.
    Non par goût du secret mais parce qu’il existe toujours, c’est regrettable mais c’est humain, des chefs plus ou moins petits qui n’aiment pas que leurs subordonnés pensent mieux qu’eux.
    Ce phénomène psychologique n’est pas spécifique au métier militaire : au cours de ma deuxième carrière, dans la fonction publique, j’ai rencontré beaucoup de petits chefs qui craignaient qu’on leur fasse de l’ombre.
    Donc penser, écrire, le cas échéant publier pour être contredit, oui : mais sans oublier les effets secondaires.

    • Wrecker 47 dit :

      @yves Cadiou …Amicalement de Wrecker 47 et meilleurs voeux!

    • Robert dit :

      Yves,
      Sans être militaire, la même pensée que vous m’est venu à l’esprit. Soit, on attend d’avoir quitté l’institution, soit on prend un pseudonyme. Mais plusieurs exemples de libres propos de militaires ont fait l’objet d’une enquête fouillée pour retrouver les intrus. Derrière l’autorité militaire, il y a le politique à qui l’armée fait toujours peur.
      Alors qui définira les limites du style et de la liberté d’expression ?
      Je doute que le système militaire français soit prêt à s’entendre dire publiquement ses quatre vérités.
      Je serais heureux d’avoir des avis compétents sur le sujet.

      • Plouc putatif dit :

        Robert,
        Yves parlait des « petits chefs » qui n’aiment pas que leurs subordonnés écrivent.
        Il préconise d’écrire sous anonymat pour échapper à la vindicte des « petits chefs ».

        • Robert dit :

          Plouc,
          Je pense que le pouvoir politique est aussi susceptible, si un propos détonne, que les petits chefs. Sinon, depuis un bon moment, on verrait sortir des déclarations de cadres sans être sanctionnées. Plusieurs ont eu à connaître un retour de bâton ces derniers temps.

        • Roger Dubreuil dit :

          Robert,
          Examinez un par un ces « retours de bâton » politiques : ils concernent toujours des gens qui n’ont pas eu assez de volonté de se défendre et ont préféré subir la sanction.

    • Xavier dit :

      C’est vrai. Mais Tacaud première OPEX n’est pas anonyme, et est absolument excellent !

    • Rigel dit :

      « La croyance que rien ne change provient soit d’une mauvaise vue, soit d’une mauvaise foi. La première se corrige, la seconde se combat »
      Friedrich Nietzsche
      Les chefs plus ou moins petits n’ont pas de doutes, ils n’ont que des certitudes, la certitude rend fou.
      Nous ne sommes plus gouvernés par de grands chefs, il y a quelques exceptions ici ou là, rares, c’est pour cela que le monde périclite, que l’être humain s’abandonne à tous les excès.

      • Robert dit :

        Rigel,
        Il existe toujours des chefs de valeur, dont des grands chefs, mais ils ne sont pas forcément en pleine lumière parce que notre époque, et nos contemporains, ne supportent plus l’idée d’inégalité de valeur que renvoie cette lumière. L’égalitarisme, une fraternité sentimentale qui évacue toute verticalité, une liberté abstraite et hédoniste, ces valeurs signifient assez clairement un refus de la hiérarchie et d’une inégalité de nature, d’ou sortent les grands chefs.
        Peut-être aussi qu’une époque qui évacue la violence parce qu’elle craint la mort, qui se croit invincible mais se sait impuissante, n’a plus de rêve collectif, ne croit plus en elle. Un grand chef permet d’espérer malgré l’adversité. Mais un grand chef qui aurait une vision ne passerait-il pas aujourd’hui soit pour un fou soit pour un dictateur potentiel ?
        Nous avons les grands hommes que nous voulons, que nous méritons.
        Retrouvons l’espérance et nous verrons se lever de grands chefs. A moins qu’une grande cause reste à réinventer pour voir se lever les chefs qu’elle mérite.
        « L’espérance est un risque à courir, c’est même le risque des risques. L’espérance est la plus grande et la plus difficile victoire qu’un homme puisse remporter sur lui-même. » Bernanos

      • Plouc putatif dit :

        Robert,
        Yves parlait des « petits chefs » qui n’aiment pas que leurs subordonnés écrivent.
        Il préconise d’écrire sous anonymat pour échapper à la vindicte des « petits chefs ».

      • Expression libre dit :

        Les grands chefs n’existent pas dans l’absolu. Ce sont les circonstances exceptionnelles qui font les « grands chefs ». Et le « grand chef » est toujours entouré d’un aréopage qui facilite les prises de décision. En temps de paix, on peut toujours rouler des mécaniques, cela ne mange pas de pain. Attention au mythe du grand chef, on l’a payé cher en 40 avec Gamelin.

    • Craj973 dit :

      @ Robert
      Le pouvoir politique, qui aurait peur de l’expression des militaires si je vous ai bien compris, ce n’est pas le problème : ceci parce qu’on n’est quand-même plus sous MacMahon.
      .
      Il existe de nos jours des voies de recours contre les politiciens qui voudraient abuser de la notion de « devoir de réserve » : celle-ci n’est définie par aucun texte. Cette notion fait l’objet d’une brève allusion dans le statut, mais elle n’est définie nulle part.
      .
      Par conséquent les militaires peuvent diffuser des choses qui déplairont à tel ou tel politicien. Puis, le cas échéant, faire un recours au tribunal compétent contre une sanction, réelle ou déguisé (mutation, blocage d’avancement), qui s’ensuivrait.
      .
      Le problème qui est un peu difficile à gérer, c’est bien celui des petits-chefs mentionné par Yves : vers 1980, dire ou écrire qu’une défaite russe en Afghanistan n’était pas souhaitable, c’était s’exposer aux malédictions de tous les vieux-cons de l’époque. Dire ou écrire, dans « Armées d’aujourd’hui » pourtant, que l’expression des ordres par la méthode des « ordres graphiques », c’était bon sur le champ de manœuvre mais surtout pas en réel, ça vous exposait aux critiques hostiles de ceux dont la carrière guerrière ne sortirait jamais des champs de manœuvre.
      .
      Par conséquent je confirme ce qu’écrivait Yves ci-dessus : il faut écrire sous anonymat, non par crainte des réactions politiques faciles à contrer, mais à cause des vieux cons qui disposent d’un pouvoir hiérarchique mais sont hostiles à tout ce qui dépasse leurs capacités intellectuelles.

      • Myshl dit :

        En 1986, dire en amphi qu’il fallait aider les russes en Afghanistan,
        cause que « Les russes sont des occidentaux ET le redeviendront »,
        dire ça, en amphi était très dangereux.
        Merci.

  5. Parabellum dit :

    Il a lu le bouquin de son prédécesseur? Bien sur il y a peut être quelque part un de Gaulle version vers l armee de métier …mais le risque de se prendre une polémique bloquante de carrière existe puisque seule une pensée d’expérience visionnaire et non conformiste aurait un intérêt…on pense à copel, a brossolet, à Salvan…penser la guerré de demain matin et la décrire impliqué de faire des vagues en ciblant les menaces et la façon de la détruire ou de la dissuader..vaste défi.

    • lxm dit :

      J’ai bien des idées sur l’armée du futur, en terme de technologie ou de stratégie, mais ce sont plutôt les capacités individuelles voir de groupe qui m’intéressent, et me préoccupent. Si on considère qu’il y a une relation entre survie et le couple en bonne harmonie activité cérébrale-corps sain( compréhension objective de l’environnement et vivacité de réaction proportionnée), on peut aller très très loin dans la recherche, avec même des applications dans le civil, l’éducation et le bien commun.
      Pourquoi, par exemple, dès qu’on est reconnu comme important, les gens communs « plient » et acceptent ? les tribunaux sont magnanimes ? il y a là une relation de dirigeant à vassal qui ne dit pas son nom, comme dans un couple il y a toujours un dominant et un dominé, et cela est patent avec 3 personnes, mais avec 4 personnes on obtient 2 leaders( un vrai, un faux) pour 2 suiveurs. Et donc sur le terrain militaire, voir de stratégie mondiale d’un pays, il faut penser à coordonner les concepts pour favoriser sa position avant même l’entrée en guerre et en fait, si on le fait bien, il n’y a même pas de guerre, on semble « sans défaut »( de cuirasse), hors de portée pour l’autre, donc un non-objectif.
      Les nombres sont importants, la répartition des effectifs, combien de soldats dans un groupe, combien de tanks dans un peloton de chars, on suit des tendances historiques lourdes, mais derrière c’est comme pour nos phalanges, nos doigts, nos avant-bras, notre bras, on réplique ce que l’on est, on pare avec le bras gauche, on attaque avec le droit, on enlace pour étouffer( et le coup de boule ou artillerie); une armée tourne généralement dans le sens cyclonique pour économiser l’énergie et gagner de l’inertie, car une armée qui va vite et sera compacte suivra les mêmes règles de physique qu’une balle tirée, les anciens grecs le comprenaient déjà très bien en ajustant l’épaisseur d’une phalange, cela donne un métal avec une certaine densité qui devra pouvoir plier sans rompre.

  6. Albe dit :

    Comme disait Albert Jacquard : « On a pris comme moteur de notre société occidentale la compétition. Il faut être meilleur que l’autre, il faut passer devant l’autre. Mais pour devenir moi, j’ai besoin du regard de l’autre, j’ai besoin de tisser des liens avec lui. Dès que je suis en compétition je ne tisse plus de liens, et par conséquent je suis en train de me suicider. Toute compétition est un suicide. Le système de compétition ne fait que sélectionner les plus conformes. On entre dans un monde qui va se renouveler, et plus on est conformiste plus on est dangereux. Par conséquent on est en train de sélectionner les gens les plus dangereux, ceux qui ne seront pas capable d’imagination. »

    Le modèle militaire actuel relativement conformiste et cadré n’autorise pas l’avènement de vertus
    nécessaires à une salutaire avancée. Les saines réflexions et bonne idées ne libèreront pas les meilleurs potentiels mais nourriront la carrière des plus conformistes.

    • Nihilo dit :

      Réflexion intéressante.

    • lxm dit :

      En fait non, la compétition est propre à la dualité, le choix, comme le jour et la nuit. Ce qui arrive donc, c’est que quand un type, une doctrine, une philosophie, un pays, un produit, approche du monopole( environ 85%), cela démultiplie la résistance, l’opposition, la volonté de changement, et la puissance. Donc les perdants sont ceux( surtout les derniers qui se mettent à la mode sur le tard) qui « suivent » le truc officiel (même s’il est très bien c’est pas ça la question), car il est plus rentable de prendre la position inverse. Et je regarde notre planète avec son libéral-capitalisme, et on semble avoir être proche du seuil, et on sent qu’on ne peut aller plus loin, ni peut-être se défendre sans « se salir ».

    • lephil dit :

      Dans un système naturel seul les plus fort s’en sortent déjà notre naissance est programmée biologiquement par la compétition du un seul spermatozoïde fécondera l’ovule alors non la compétition au niveau masculin n’est nullement suicidaire bien au contraire sauf si les dés son pipés au départ.
      On veut tous le meilleur pour nos enfants quittent à se voiler la face et tricher en modifiant les règles du jeu de la compétition qui n’en devient plus qu’une parodie de spectacle c’est humain mais tout comme pour l’aristocratie cela va nous emmenez à notre perte ….

  7. MD dit :

    Prendre la plume ou un traitement de texte, ce n’est pas justement ce que font les dignes assidus de ce site?

  8. CortoM dit :

    Pour Carl Schmitt la notion de Partisan remonte au soulèvement des Espagnols contre les troupes Napoléoniennes, personnellement je pense que le point de rupture c’est l’échec de l’Association Bretonne de Armand Tuffin de la Rouërie qui donne l’impulsion de la chouannerie bretonne puis vendéenne avant de devenir l’Armée Catholique et Royale du Morbihan.

  9. Raphaël dit :

    Selon moi, contrairement à ce que certains pourrait penser, toutes les problématiques auxquelles les militaires de l’occident politique font face sont non seulement voulu, mais aussi maitrisé. La précarisation des armées, l’immaturité technologique de certains équipements, les risques de « terrorisme » domestique et internationaux…
    Il est selon moi bien naïf de penser que les premières puissances de la planète ont soudainement abandonner la politique machiavéliste pratiqué depuis des siècles au profit d’une naïveté semi-bien-pensante. Surtout que ce machiavélisme peut-être observé chaque jour en Afrique, en Asie et en Amérique latine. Où y en a-t-ils beaucoup qui pensent que les quelques petits attentats ici est là sont vécu comme des échecs cuisants par l’exécutif?
    Je m’explique: nos dirigeants, hauts-fonctionnaires, élites politiques, académiciens et grandes fortunes (bref, les puissants) procèdent de manière scientifique. Ils profitent de la paix au sein de nos frontières pour parfaire leurs tactiques et stratégies. Ils conduisent des expériences sociales et technologiques à petite échelle afin de gagner l’avantage sur toute opposition. Ils encouragent la prise de risques technologiques, sachant qu’ aucun adversaire important ne peux actuellement profiter de l’immaturité indéniables des F-35, NH-90, Eurofighter, Tigre, Patriot etc. Le but étant d’atteindre le stade de rupture technologique afin de rendre les efforts de mise à niveau technologique des BRICS et autre nations en développement obsolètes. La nécessité est mère de toute les avancés. En privant de fonds nécessaires les services publics (armée, santé, police, éducation etc), l’exécutif cherche à encourager les innovations du « système D » tout en ayant une idée précise des problèmes que rencontre une nation développé face à l’adversité économique et sociale – des connaissances fort utiles pour déstabiliser des nations type BRICS. Ils sabotent toutes possibilités d’intégration des immigrés, formate la jeunesse de celle si en subventionnant un Rap de mauvaise qualité artistique mais avec des messages de haine clairs. Observer comment tout les rappeurs de la mouvance « gangsta rap » ont été porté par de grands groupes multimédias, dont les dirigeants sont proche du pouvoir. Observer comment le pouvoir facilite le crime avec des lois et des méthodes (suppression de la police de proximité etc) qui font tout sauf entraver les trafics de drogue, d’armes et d’humains (merci au Américains de nous avoir montré comment faire grâce au enseignements de la prohibition). Là encore, les observations seront d’une grande utilité afin de se protégé de déstabilisation extérieure tout en déstabilisant des pays avec des minorités nombreuses (ils y en a beaucoup en Afrique, Asie et Amérique latine). Ils facilitent l’ascension de l’extrême gauche et de l’extrême droite ainsi que des extrémistes religieux afin de voir comment les nouvelles technologies et les mutations sociétales affectent l’action des individus. Quand les puissants en sentiront la nécessité, l’argent pour les services publics coulera à flots, les fonctionnaires seront employés de manière efficaces et les équipements seront soumis à des cycles de développement corrects. Est-ce que je surestime la planification des puissants? Je ne pense pas. Je pense que nos gouvernements font exprès de se montrer faibles et impuissant afin que nous, mais surtout leurs adversaires les sous-estime.

  10. SCAtastrophe dit :

    Terrorisme (J Baud), L’europee Mad Max demain, Africanistan, « pourquoi perd on la guerre » un nouvel art occidental, la puissance au 21eme siecle les nouvelles définitions du monde, la guerre au 21 eme siecle, strategie au 21 eme siecle, les états et l’eau, La logistique une fonction opérationnelle oubliée ,strategie spatiale penser la guerre des etoiles: une vision française, l’atlas des frontières, contre-insurection theorie et pratique… Il y en a tellement que c’est difficile de ne pas paraphraser.

  11. Nihilo dit :

    Excellente initiative.
    Et les auteurs devraient même publier des versions en anglais.

  12. werf dit :

    En regardant les reportages TV récents, on croît comprendre que seules les forces spéciales peuvent être efficaces dans un combat asymétrique. Cela montre la pauvreté de la réflexion. Quant aux instructeurs des commandos, ils me font honte à l’écran et dans la vraie vie, à Collioure notamment. Ils en sont restés à « casser du volontaire » comme dans les années 50, à l’image de la formation des marines américains. Cela ne donne pas une belle image de nos armées qui valent mieux que cela. Le management des troupes passe par une autre dimension plus humaine si l’on veut recruter et conserver les engagés plus de 5 ans…

  13. vrai_chasseur dit :

    Rien de nouveau, l’expression libre par la plume est pratiquée depuis longtemps sur la guerre moderne (depuis l’Indochine et l’Algérie notamment – donc depuis plus de 50 ans). Mais nul n’étant prophète en son pays, les auteurs sont peu connus.
    citons par ex.
    Les colonels Roger Trinquier et David Galula, oubliés en France mais considérés aujourd’hui aux USA comme les maitres à penser de la guerre moderne subversive et de la contre-insurrection. Leurs écrits datent des années 70 mais inspirent encore fondamentalement la doctrine militaire US en COIN (le FM3-24 pour les connaisseurs)
    le général Fernand Gambiez un des plus grand théoriciens des stratégies d’organisation des maquis autochtones, dont les principes sont mis en pratique par bon nombre de services secrets aujourd’hui pour la guerre dite « asymétrique »…
    Souhaitons que d’autres prennent la relève avec le même brio et la même hauteur.

    • jyb dit :

      @vrai chasseur
      trinquier,aussaresse, galula,gambiez etc, n’ont jamais disparu du champ d’étude français mais leur objet avait perdu de son actualité jusqu’au début des années 90 ou ils sont revenus au premier plan.
      Vous avez le même mouvement chez les brits, je pense à templer et à la contre insurrection en asie du sud est…
      et j’ai l’impression que d’ici peu, les penseurs de la manœuvre blindée vont prendre le dessus ?

      https://warontherocks.com/2015/12/myth-busting-french-counterinsurgency/
      une idée, ou vous l’avez déjà lu ?

  14. Jm dit :

    A quoi ont servi les parfumeurs de tabouret depuis 30 ans?

  15. Thaurac dit :

    Cela ressemble aux carnets de marche que tenaient les officers

    • jyb dit :

      @thaurac
      je ne crois pas. Le journal de marche est un document formaté (un peu comme le journal de bord)
      Je ne pense pas que l’officier ait une très grande liberté « créatrice » dans cet exercice.

  16. petaf dit :

    il ferait mieux de trainer sur la toile et ici , pour lire nos pensées !!

  17. Allobroge dit :

    Naturellement les « écrivains combattants » éviteront les lieux communs, les diagnostics affichés depuis des lustres et le blabla de soirées aux mess.Ils écriront ce qu’ils pensent et proposeront des solutions innovantes, pragmatiques et sans langue de bois,sous pseudo évidemment (du moins dans l’immédiat). Mais s’il s’agit uniquement d’obtenir les palmes académiques comme ce fut le cas à la fin du XIXème et début du XXème siècle quel intérêt !. Déjà que les RETEX des opérations passées ne sont plus lus !…Et pourtant que d’enseignements à tirés !

    • Davy Cosvie dit :

      Allobroge, vous êtes trop pessimiste.
      On verra ce que l’écriture, ainsi encouragée, donnera : si c’est mauvais, c’est mauvais et on oublie ; mais si c’est bon, c’est mieux que le mutisme. On n’a rien à perdre avec l’expression des militaires : comme sur ce blog, on n’est pas obligé d’être d’accord et on n’est même pas obligé de lire ceux qui n’apportent habituellement rien.
      .
      Je ne sais pas si vous connaissez « opex Tacaud » : les souvenirs et réflexions d’un capitaine de Marsouins en opération. https://operationtacaud.wordpress.com/
      Bien sûr, ça n’est pas parfait mais c’est quand-même utile. Notamment ça répond par avance à votre pronostic : « Ils écriront ce qu’ils pensent et proposeront des solutions innovantes, pragmatiques et sans langue de bois. »
      .
      Quant aux RETEX, rien n’indique qu’ils ne sont plus lus. Quoi qu’il en soit, ils sont à la disposition de tout public et c’est déjà bien. http://jgrattepanche.free.fr/documentation/sources/585.pdf Nous reprochons souvent (et à juste raison) aux élus et aux journalistes d’être ignares dans le domaine militaire, alors donnons-leur au moins les moyens de s’améliorer s’ils le veulent : les élus et les journalistes (dont quelques-uns s’autoproclament « experts », les cuistres !) prendront peut-être conscience de leur incompétence en lisant les actions guerrières et les réflexions qui s’ensuivent, fondées sur la réalité du terrain.

  18. Vince dit :

    Michel Goya, David Galula etc. vont apprécier sans doute – de même que la nouvelle génération comme Gilles Haberey.
    cf http://www.opex360.com/2017/11/26/quelques-livres-offrir-ou-se-faire-offrir-pour-les-fetes-de-noel/

  19. claude dit :

    Bon.. trève de balivernes… quel est le problème de la condition militaire?

  20. Simplecitoyen dit :

    Sur ma base on a un bureau « doctrine » armé d’une pétaure de Lieutenant-colonel.
    Je me disais qu’il servait peut être à écrire des choses plus ou moins abstraites… mais même ça visiblement c’est pas leur rôle.
    Quelqu’un sait à quoi servent ces bureaux « doctrine » ou encore les bureaux  » préparation de l’avenir  » ?

  21. tartocitron dit :

    La réflexion autour autour de la guerre n’a pas besoin d’être stimulée car la pensée sur l’action militaire est synthétisée dans les livres blancs sur la défense et les lois de programmation militaire. La recherche constante des menaces peut aboutir à de nouveaux enjeux qui se traduisent en politique de défense. Les capacités nécessaires pour faire face sont dimensionnées en conséquence par des calculs d’optimisation. Mais il peut arriver que des solutions ne peuvent être résolus par des algorithmiques classiques d’où le développement de l’intelligence artificielle. C’est sur ce domaine que l’armée doit chercher sa source d’inspiration car il peut faire émerger de nouvelles problématique. Quant à l’illusion des dividendes de la paix, l’expérience suffit se prémunir d’une amnésie.

    • Nihilo dit :

      Je ne suis pas d’accord. Les écrits de LIAUTEY, FOCH, etc. n’étaient pas dans les livres blancs…

  22. DIOGENE LE CYNIK dit :

    Stimuler la réflexion ou repérer les dissidents ?

  23. dan78 dit :

    Tiens! si notre brillant CEMA écrivait sur le sort des supplétifs locaux de l’Armée Française?
    Combattants des maquis montagnards des maquis tonkinois et laotiens, Harkis et tirailleurs nord-africains, interprêtes Afghans- à qui l’on refiuse un visa d’entrée en France alors qu’on l’accorde au tout venant algérien? C’est y pas un beau thème que celui de l’histoire de la trahison permanente et de la honte? Certains qui n’étaient pas des écrivains militaires se sont révoltés contre cela il y a bien longtemps ,en 1961…….. Ils ont fini en prison comme le regretté Denoix de Saint-Marc ou face à un poteau d’exécution. Que le CEMA prenne sa plume et demande au minitre d.e l’intérieur et au président pour exiger des visas pour les 700 interprètes et leurs familles que nous avons laissé dernière nous. Cela sera utile au moins.

    • claude dit :

      Ah non,non! Que les afghans restent chez eux, interprètes ou pas. D’ailleurs l’Afghanistan doit etre un merveilleux pays, depuis le temps qu’on lui apporte la démocratie…

      • Nihilo dit :

        Je ne sais pas si les propos de dan78 sont justes quant aux supplétifs afghans mais si c’est le cas, alors pourquoi y a-t-il des débats sur le retour des français et françaises partis faire le djihad tandis qu’il n’y a aucun débats sur ces supplétifs ? Vaut-il mieux accueillir des étrangers qui ont aidé la France ? Ou des français qui ont trahi la France ?

  24. Grand Naïf dit :

    J’aimerais savoir si le Président-chef a lu (lu et compris) le livre du Général de Villiers.
    Peut-être s’en est-il abstenu parce qu’il pense, comme Castaner (c’est la même équipe, on aurait tort d’oublier Castaner), que ce livre est celui d’un « poète revendicatif ».

  25. france dit :

    oui écrivez au canard on va rigoler

  26. Bricoieur dit :

    « Prendre le temps d’écrire, (… ) de tirer les enseignements de la mission tout juste effectuée, (…) sont autant « d’actes salutaires et indispensables pour maîtriser l’action », fait valoir le CEMA.
    Après avoir vécu in situ l’ ex – Yougoslavie et le Kosovo, d’aucuns peuvent se demander quelle était la latitude de la France d’une part et celle de ses militaires d’autre part pour s’engager ou ne pas s’engager dans ces « actions » dont le résultat est si peu convaincant. Dans les 2 cas, les décisions et procédures de l’ONU et de l’OTAN n’ont laissé qu’une infime marge de manoeuvre pour « l’action » et l’emploi de nos hommes.

  27. 1812 dit :

    1er thème proposé : neutraliser Bercy

    • Electeur dit :

      @ 1812
      Oui, pourquoi pas ?
      Mais ça, c’est le devoir du Parlement ( =le L »gislatif) : celui-ci doit sanctionner le Gouvernement (= l’Exécutif) qui n’exécute pas ses lois. Bercy fait partie du Gouvernement et doit exécuter les lois de finances.

  28. Myshl dit :

    La plume et l’épée. Joli programme… Gaullien…

    Mais quelles garanties pour ceux qui, tenant l’épée d’une main,
    de l’autre prendraient la plume?

    De Gaulle a tenu les deux, il a été condamné à mort.

    Et serait-ce parce que l’épée n’est plus aiguisée ni forgée qu’il ne nous reste que la plume?
    Tout le monde n’est pas De Villiers…

    Quelle garantie de Lecointre que la plume soit autorisée partout, tolérée partout,
    et qu’elle ne soit pas prélevée sur le pigeon qui l’aura prise, pigeon ignorant qu’ouvrir les ailes, et sa gueule certes permet l’envol mais vous désigne comme cible d’une foultitude d’exécuteurs en embuscade du bas en haut de la hiérarchie?

    « C’est celui qui dit la vérité qui sera exécuté » (Guy Béart).

    Pour le moment seuls les anciens peuvent prendre la plume,
    avec le risque évident d’anachronisme en peu d’années.

    Si le CEMA veut vraiment en appeler aux plumes de ceux d’active,
    il lui faut absolument innover. Sinon, silence dans les rangs.