Une information judiciaire ouverte sur la mort de 6 légionnaires emportés par une avalanche, en 2016

 

Le 18 janvier 2016, un groupe de 51 légionnaires appartenant à la 3e compagnie du 2e Régiment Étranger de Génie (REG) fut emporté par une avalanche alors qu’il se dirigeait, en ski de randonnée, vers le col du Petit Argentier, dans la région de Valfréjus (Savoie).

Malheureusement, cinq d’entre eux (le caporal Touré Lamarana, le légionnaire de 1ère classe Samuel Simi ainsi que les légionnaires Denis Halili, Gheorghe Palade et Lal Bahadur Khapangi) y laissèrent la vie. Le légionnaire de 1ère classe David Hetenyi décédera une semaine plus tard des suites de ses blessures.

À l’époque, le procureur de la République d’Albertville avait annoncé l’ouverture d’une enquête afin d’établir les circonstances de ce drame.

Près de deux ans plus tard, l’on a appris que le parquet d’Albertville s’est dessaisi de cette affaire, en octobre, au profit de la juridiction interrégionale de Lyon, compétente en matière militaire. Une information judiciaire pour « homicides involontaires » et « blessures involontaires » a été ouverte dans la foulée.

D’après l’AFP, cette affaire relevant de l’accident du travail, la « transmission au parquet militaire de Lyon devait se faire en cas d’émergence d’une éventuelle infraction pénale » ou si des éléments venaient étayer l’hypothèse d’un homicide involontaire.

Peu après le drame, il fut rapporté que deux membres de l’encadrement des légionnaires avaient préalablement reconnu le tracé avant de l’emprunter, malgré le risque d’avalanche. « Je ne suis pas certain qu’on puisse les accuser avant d’avoir les conclusions de l’enquête. Mais je pense qu’avec un risque de 3 sur 5, chacun apprécie en fonction de ses connaissances de la neige et d’un certain nombre de choses », avait commenté Jean-Claude Raffin, le maire de Modane.

« L’itinéraire qu’ils ont pris est un itinéraire classique. […] Ils ont a priori pris des précautions, en tout cas pour monter. Peut-être qu’ils étaient trop nombreux pour cette pente-là ce jour-là. C’est très difficile de déterminer cela comme ça », avait estimé Julien Noël, directeur du domaine skiable.

« La montagne est un milieu dur, exigeant où les conditions naturelles sont toujours changeantes. Le risque zéro n’existe pas, quel que soit le milieu auquel nous sommes confrontés. Nous en sommes conscients et au quotidien, dans l’exercice de notre métier, nous prenons toutes les mesures pour atténuer ces risques », avait expliqué l’armée de Terre.

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