La Chine dénonce l’intrusion d’un drone indien dans son espace aérien

Plusieurs raisons peuvent expliquer la rivalité entre la Chine et l’Inde. Et l’une d’elles tient aux disputes territoriales entre ces deux pays, notamment le long de la ligne « McMahon », encore appelée « Ligne de contrôle actuelle » (LAC), dont le tracé n’est pas figé, ou encore dans la zone du plateau de Doklam, où a récemment eu lieu un face-à-face tendu entre militaires chinois et indiens.

Ces différends territoriaux sont tout sauf anodins. En septembre, le général Bipin Rawat, le chef de l’Indian Army n’avait pas sous-estimé le risque de voir la situation s’envenimer progressivement, jusqu’à une possible guerre entre la Chine et l’Inde, deux pays pourtant dotés de forces nucléaires.

« Les armes nucléaires sont des moyens de dissuasion. Mais de là à dire qu’elles peuvent empêcher la guerre ou qu’elles ne permettront pas aux nations d’entrer en guerre, dans notre contexte, cela pourrait ne pas être vrai », avait déclaré le général Rawat, lors d’une intervention devant le Center for Land Warfare Studies, un centre de réflexion basé à New Delhi.

Aussi, dans ces conditions, tout incident est à regarder avec intérêt. Comme celui qui s’est récemment produit le long de la « ligne de contrôle actuelle ». Le 7 décembre, Pékin a en effet dénoncé une « violation » de sa souveraineté territoriale après le survol d’un drone indien qui s’est ensuite écrasé.

« Récemment, un drone indien a ‘envahi’ l’espace aérien chinois et s’est écrasé. Cet acte constitue une violation de la souveraineté territoriale de la Chine. Nous exprimons notre fort mécontentement et notre opposition », a en effet indiqué l’état-major de la zone de défense Ouest chinoise, sans donner de précision sur le type d’appareil et la zone où il est tombé.

« Nous remplirons notre devoir avec gravité et défendrons fermement la souveraineté et la sécurité de notre pays », a prévenu le général Zhang Shuili, commandant en second de cette zone de défense.

À New Delhi, on n’a pas démenti cet incident. Au contraire : le ministère indien de la Défense a admis avoir perdu le contrôle de l’un de ses drones de la LAC avant de préciser que les autorités chinoises en avaient été prévenues.

« Un drone qui effectuait une mission d’entraînement à l’intérieur du territoire indien a perdu le contact avec le sol en raison d’un problème technique, avant de traverser la Ligne de contrôle actuelle. Selon le protocole standard, les garde-frontières indiens ont immédiatement alerté leurs homologues chinois », a expliqué le ministère indien de la Défense. Et d’ajouter, plus tard, que la cause de cet incident ferait l’objet d’une enquête.

New Delhi n’a pas précisé la nature du drone impliqué dans cet incident. Les forces armées indiennes mettent en oeuvre des appareils tactiques ou entrant dans la catégorie dite « MALE » (Moyenne Altitude Longue Endurance) de facture israélienne (Heron, Searcher, Harpy, Harop) ou de conception locale ( Nishant, Rustom).

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