L’Équipe cycliste de l’armée de Terre quitte le peloton

Commencée en 2010, l’aventure de l’Équipe cycliste de l’armée de Terre (ECAT) disparaîtra des pelotons l’année prochaine, après une brillante ultime saison. Basée au camp des Loges, à Saint-Germain-en-Laye, dirigée par l’adjudant David Lima Da Costa évoluait au niveau continental (3e division professionnelle), après avoir atteint le statut professionnel en 2015.

Ironiquement, ce sont les bons résultats de l’ECAT qui ont précipité sa fin. Dans un communiqué, le ministère des Armées explique que les « contraintes, les spécificités et le financement d’une équipe sportive professionnelle ne rentrent pas dans le cadre normal de la politique de développement du sport de haut niveau auquel [il] est attaché qui repose sur la promotion du sport amateur. »

La décision de mettre un terme à l’histoire de l’ECAT a été conjointement proposée par le chef d’état-major des armées (CEMA), le général François Lecointre, et le chef d’état-major de l’armée de Terre, le général Jean-Pierre Bosser.

L’ECAT comptait 13 coureurs militaires dans ses rangs, dont Damien Gaudin (dernier vainqueur du Tro Bro Leon, avec une étape du Tour de Luxembourg à son palmarès en 2017), Julien Loubet (Tour du Finistère et étape à la Route du Sud) et Benjamin Thomas (étapes aux Quatre jours de Dunkerque et au Tour de Wallonie). Certains d’entre eux auront l’opportunité de rejoindre une équipe professionnelle civile tandis que les autres pourront préparer les prochains Jeux Olympiques avec les autres sportifs de haut niveau des Armées, via le Centre national des sports de la défense (CNSD).

Quant à l’encadrement technique de l’ECAT, ses membres, précise le ministère des Armées, seront « réintégrés au sein de l’armée de Terre, dans le cadre d’un traitement individualisé. » À cette fin, ils seront « reçus en entretien individuel afin d’explorer les différentes pistes de reconversion possibles. »

Le ministère précise que la décision de dissoudre l’ECAT « réoriente l’effort des armées en matière de cyclisme sur l’objectif des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2020 et 2024 » et rappelle qu’il est le « premier employeur de France de sportifs de haut niveau, avec 103 athlètes intervenant au profit de 20 fédérations » dont « détenteurs de titres mondiaux et olympiques. »

Clairement, l’objectif est de concentrer les moyens sur des prochaines olympiades, notamment en termes de recrutement et d’accompagnement des athlètes. « L’objectif de faire toujours mieux qu’aux jeux de 2016, où 51 sportifs (dont 14 paralympiques) ont été présentés et ont remporté 18 médailles (dont 6 paralympiques), dont un total de 5 en or », avance le ministère des Armées.

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