La force française Barkhane va revoir sa façon d’opérer pour être encore plus efficace

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16 contributions

  1. Bricoieur dit :

    « On se focalise sur l’action militaire […] mais c’est sur le plan politique que tout se joue », a souligné le général Guibert. « Les groupes armés signataires valident à Bamako des règles qu’ils n’appliquent pas sur le terrain, la collusion existe avec des groupes terroristes, les accords piétinent », a-t-il déploré. Donc, le plan politique – dont on nous rabat les oreilles – ne donne pas de résultat tangibles, et on revient au … plan militaire. Comme quoi il faut faire attention à ce que l’on dit.

    • tartempion dit :

      Pour être encore plus efficace …..Comme si cette opération barkhane qui coûte 800 millions d’euros par an au contribuable français était déjà un exemple en matière d’organisation . Faut-il rappeler que des soldats sont affectés sur des postes isolés à des milliers de kilomètres les uns des autres , que la protection des sites et des axes de ravitaillement ne sont que partiellement assurées faute de moyens et d’effectifs suffisants , que le ravitaillement en vivres confié à prix d’or par l’état major auprès de l’économat des armées est d’un niveau pitoyable .

      • Lolo dit :

        Sans l’economat des armées le MINARM na pas les moyens financiers et encore moins matériels d’approvisionner correctement les soldats

  2. phil dit :

    Cela ressemble à ce qui a été annoncé pour « sentinelle » moins d’effectifs avec toujours autant de missions , et quand les barbus se seront refait la cerise , on enverra des renforts , avec le cortège de contraintes que ça occasionne d’où dépassement du cout des opex etc etc etc ….

  3. Polymères dit :

    On dit qu’on va « contrôler le terrain », en annonçant que les effectifs seront maintenus encore « quelques temps ». Pourtant si on devrait faire du contrôle de terrain, il faudrait plus d’hommes qu’une posture « coup de poing ».
    L’arrivée de la force G-5, on s’en doutait, va pousser à réduire Barkhane.Mais on semble vouloir investir le terrain, c’est à dire d’arrêter de faire des sorties pour des missions massives (parfois avec plus de 100 véhicules) mais de se consacrer voir de s’insérer au coeur des populations.
    Mais tout cela ne doit-il pas être le rôle de la MINUSMA et de l’armée malienne? Si on commence par s’éparpiller en petits groupes un peu partout, on risque de connaitre des attaques d’opportunités plus grandes.
    Je pense qu’il convient de comprendre qu’on ne parle pas d’une force Barkhane qui agit seule a cette mission, d’autant plus qu’on compte réduire les dispositifs, je pense qu’on parle plutôt d’accompagnateurs français dans des unités du G-5 ou de l’armée malienne et qui guideront les missions de renseignement.Ce serait du genre a ce qu’il y ait un groupe de français inséré dans une compagnie malienne ou autres.
    Le renseignement humain c’est nécessaire, l’accompagnement des militaires africains également, n’en déplaise à ceux qui y verront une main mise française.

    • MAS 36 dit :

      Vous avez raison c’est à la MINUSMA et à l’armée Malienne à contrôler le terrain. Hélas vu les réactions au combat de ces deux entités au cours des derniers moi, il y a de quoi s’inquiéter. Mais comment être surpris, le Mali un pays en pleine déliquescence sans structures étatiques dignes de ce nom, avec une corruption rampante et un sentiment national inexistant.

      Aucun homme politique malien charismatique, aucune vision à moyen terme (restons raisonnable) des accords non respectés car tout simplement pas d’armée malienne, pas de police/gendarmerie malienne, pas de justice, pas de ministère de l’éducation nationale, pas de projet politique ou économique. Alors ne soyons pas étonnés.

      Le gros problème c’est que nos « petits gars » se font trouer la paillasse pour essayer d’endiguer des terros plus trafiquants qu’autre chose. Les « révolutions arabes » ont ouvert la boite de Pandore en Libye et Syrie et ailleurs dans la région, et la France seule n’arrivera pas à éradiquer ces guérillas. Cela d’autant que les responsables militaires perdent leur énergie à défendre un budget déjà bien maigre pour les missions demandées par le président et sa ministre (pourtant bonne tacticienne quand il s’agit de défendre son budget personnel).

      Conclusion : ne rien faire = impossible. Faire seul = impossible. L’aide de l’Europe = ne pas y compter. Il y a des moyens pour contrer les migrants, un peu moins pour contenir les terroristes religieux.

      Je crois que bientôt il faudra à nos autorités prendre des mesures radicales, réduire les fronts, ce recentrer.

  4. felipe dit :

    c’est un débat qui durera à l’infini : 4500hommes pour contrôler tout le sud sahara…
    le cout logistique restera quoiqu’on en dise, significatif..
    cela dit, la notion de contrôle de zone dans la durée me semble être une piste intéressante et remettre les forces conventionnelles à leur juste place :
    la nomadisation pendant plusieurs semaines, sous la forme de colonnes mobiles du volume de la compagnie/escadron (150h) avec l’interarmes en conséquence pour pouvoir « encaisser » et réagir en attendant la cavalerie (appui aérien, drones, hélico) mérite attention. personnellement, je milite pour des unités à dominante 50/50 CAV BLINDEE/INF, avec leurs appuis intégrés (GENIE, FAC, mortiers). il ne s’agit pas d’alourdir mais de développer des unités motorisées , légèrement blindées (le concept AML actualisé).
    un mandat de 4 mois pourrait se résumer à une phase d’adaptation (3 semaines), deux phases de nomadisation ( 2 X10 semaines) , entrecoupées d’une séquence de récup et de remise en condition avant retour (15 jours chacune) . les SGTIA mixtes seraient ainsi déployés dix semaines sur 17 . la concentration des moyens pourrait s’envisager par regroupement de SGTIA pour une durée limitée , le temps de conduire une ou deux opérations de niveau GTIA si nécessaire. une vision plus rustique de la manoeuvre collaborative. on conçoit la manoeuvre avec des moyens déjà déployés.
    le tout « lutte anti terro » use le potentiel de combat des FS et me semble antinomique de leur emploi. il faut leur conserver ce rôle d’intervention coup de poing (en autonome), en appui, coplt des forces convenitonnelles ou, a contrarion comme leader d’une opération qui exige la couverture des FC (par concentration de SGTIA). in fine, rien ne remplacera les FS dans l’anti terro en appui des forces locales dans les grandes métropoles africaines (cf. bamako).

    • 0828pm dit :

      C’est vachement intéressant, mais si vous avez du temps à tuer, n’hésitez pas à réfléchir sur comment on fait pour reconnaître (et non éclairer) la Courneuve, Clichy et Barbès.
      Parce que le contrôle de zone urbain face aux islamistes, çà c’est un défi !
      Quoiqu’il en soit, 4000 miloufs français sur un continent où ils seront bientôt 2 milliards et où les colonnes d’immigrés vers l’Europe vont se multiplier…
      Concentrons nous plutôt sur la défense de l’Europe.

      • S.B-Seguin dit :

        N’allons pas comparer le niveau de militarisation et d’armement des GAT de la BSS avec ceux gangs et islamistes radicaux des banlieues du genre « la Courneuve, Clichy et Barbès ».
        Ce genre de situation est plutôt du ressort du Ministère de l’Intérieur et donc de la Police Nationale avec accessoirement la Gendarmerie Nationale.
        Et l’emprunte de leur action contre ces phénomènes islamistes (et autres délinquances) ne sera mesurable que proportionnellement à la VOLONTÉ POLITIQUE qui reste strictement INEXISTANTE.

        PS. La défense de l’Europe commence souvent en dehors de l’Europe, du Moyen Orient à l’Afrique sahélo-saharienne.

    • PK dit :

      @ felipe

      Je milite pour du plus léger encore : des compagnies de parachutistes… On les drope : elles nomadisent 2 à 6 jours… puis on recommence… On garde deux compagnies en réserve pour les accrochage plus un plot aérien de chasse…

      Avec 4 régiments de paras, on couvre une surface énorme… avec des effectifs identiques à ajourd’hui

      Par contre, il faut recréer des régiments para et avoir du transport pour les rotations et des avions qui soient capables d’atterrir dans la verte africaine…

  5. Électeur dit :

    Nous devrions avoir le courage (courage politique… je sais que la formule est surréaliste) de décider une bonne fois que les problèmes africains ne nous concernent pas. Nous avons fait ce que nous pouvions pendant trop longtemps : maintenant il faut que les Africains se prennent en main. Et s’ils n’y parviennent pas, tant pis pour eux.
    Mais ils préfèrent palabrer (à la radio, en se plaignant ensuite d’avoir des problèmes de transmissions), ne rien faire et nous critiquer à chaque fois qu’ils en ont l’opportunité. Alors ça suffit. Nous ne devons plus rien aux Africains.
    Et si d’autres veulent prendre notre place, on « leur souhaite bien du plaisir ».

    • S.B-Seguin dit :

      Avec plusieurs millions d’africains vivant en France, l’Afrique concerne plus que jamais la France.

      • Électeur dit :

        Des Africains sont en France parce que c’est leur intérêt et le nôtre. Mais il suffit de parler un peu avec eux (trop souvent mes compatriotes se contentent de rumeurs au lieu de s’informer par eux-mêmes) pour comprendre que les problèmes africains ne les intéressent plus : parce qu’ils en sont sortis, ces problèmes ne sont plus les leurs.
        Alors nous n’avons aucun motif d’en faire nos problèmes si chez nous les principaux intéressés ne sont pas intéressés.

  6. basstemp dit :

    Dire qu’on aurait pu éviter toute cette merde si en 1972 nous avions été moins débiles et + a l’écoute sur la création d’un véritable état Touareg : Car après tout le mali étant un pays sans cohérence territoriale et ethnique réelle entre le Mali de Bamako et le Mali de Gao/Tombouctou qui sont 2 malis si différents … Il aurait fallu se rendre a l’évidence qu’un mal être Touareg finirait tot ou tard par exploser …

    Et on a fait la sourde oreille jusqu’a ce qu’ils explosent en actions violentes par une dilution du MNLA dans les factions islamistes qui se sont appuyés sur une autre cohérence : Celle des djihadistes d’Aqmi (aujourd’hui isis …)

    Je doute fort que nous serions dans cette situation si un état Touareg avait été crée pour une cohérence ethnique sur la base de la revendication de l’Azawad (sans le nommer Azawad)

    • S.B-Seguin dit :

      Bonjour cher monsieur basstemp,
      observons simplement qu’en 1972 la France n’avait aucun moyen d’imposer un état Touareg à l’ensemble des pays qu’il traverserait, sachant qu’ils étaient tous indépendants depuis même une douzaine d’années pour la plupart.

  7. S.B-Seguin dit :

    Au delà de la gestion de opérations et actions courantes de l’intervention française sur la BSS avec Barkhane, revenons sur une opération exceptionnelle et improvisée ayant les forces françaises secourir 12 « Bérets Verts » US en très mauvaise posture pris sous le feu d’une embuscade de nombreux djihadistes qui les avaient encerclés à Tongo Tongo.

    Il est probable que les bérets verts US aient perdu l’ensemble de leurs 12 hommes présents sans l’intervention d’une QRF (Quick Reaction Force) française composée du Groupe d’Action « Chimère » du 1er RPIMa associé à 2 Tigre du 4e RHFS, qui élimina d’ailleurs une vingtaine de djihadistes faisant fuir les autres.

    https://www.ttu.fr/sauver-berets-verts/