La coalition anti-jihadiste ne quittera pas la Syrie tant que les pourparlers de paix n’auront pas progressé

Votée en novembre 2015, à l’unanimité, par le Conseil de sécurité des Nations unies, la résolution 2249, présentée par la France, demande aux États membres qui « ont la capacité de le faire », de prendre « toutes les mesures nécessaires […] sur le territoire se trouvant sous le contrôle » de l’État islamique et d’autres entités terroristes associées à al-Qaïda et « d’éliminer leurs sanctuaires » en Irak et en Syrie.

« Nos actions militaires, dont nous avons informé le Conseil de sécurité dès l’origine, étaient justifiées par la légitime défense collective. Elles peuvent désormais se fonder également sur la légitime défense individuelle, conformément à l’Article 51 de la Charte des Nations Unies », avait expliqué, à l’époque, François Delattre, le représentant français auprès de l’ONU.

En outre, dans son préambule, cette résolution affirme que « la situation continuera de se détériorer en l’absence d’un règlement politique de ce conflit » [en Syrie] et souligue qu’il « importe d’appliquer le Communiqué de Genève du 30 juin 2012 et la Déclaration du Groupe international d’appui pour la Syrie, en date du 14 novembre 2015. »

D’où les propos tenus le 14 novembre par James Mattis, le chef du Pentagone, au sujet des opérations menées en Syrie et en Irak par la coalition anti-jihadiste dirigée par les États-Unis, au moment où le territoire tenu par l’EI s’est considérablement réduit après avoir été chassé de Mossoul, d’Hawijah, de Raqqa ou encore de Deir ez-Zor.

Conséquence : le nombre de frappes aériennes effectuées par la coalition a baissé de 60 à 70% en octobre comparé à la moyenne mensuelle des huit ou neuf derniers mois.

« Nous n’allons pas partir tout de suite » et « les forces de la coalition |opération Inherent Resolve, ndlr] attendront que « le processus de Genève ait progressé » a ainsi affirmé M. Mattis. « Il faut bien faire quelque chose maintenant à propos de ce bazar, et pas seulement s’occuper de l’aspect militaire et dire bonne chance pour le reste », a-t-il ajouté, au cours d’un point presse improvisé.

En outre, M. Mattis a rappelé que l’objectif de la coalition en Syrie et en Irak a toujours été de combattre l’EI et de « trouver une issue diplomatique à la guerre civile en Syrie. »

« Nous allons nous assurer que nous créons bien les conditions d’une solution diplomatique » et la guerre contre l’EI sera gagné « quand les locaux pourront s’en charger eux-mêmes. »

Cependant, il n’est pas impossible non plus que l’idée est de pouvoir garder un oeil sur les forces et milices chiites soutenues par l’Iran et déployées en Syrie. « J’ai dit clairement à nos amis, à commencer par nos amis à Washington mais aussi à nos amis à Moscou, qu’Israël agirait en Syrie – y compris dans le sud de la Syrie – en fonction de sa lecture de la situation et de ses exigences de sécurité », a par ailleurs prévenu, à nouveau, Benjamin Netanyahu, le Premier ministre israélien.

Le cycle de pourpalers sur la Syrie devrait reprendre le 28 novembre prochain, à Genève, sous l’égide des Nations. Jusqu’à présent, ces discussions entre le régime et l’opposition n’ont jamais abouti, le sort du président syrien, Bachar el-Assad constituant un obstacle.

Cela étant, cette poursuite de la présence de la coalition en Syrie répond aussi à des impératifs militaire, comme l’a récemment expliqué, en commission, le général André Lanata, le chef d’état-major de l’armée de l’Air (CEMAA)

« Il est difficile à ce stade de prédire avec certitude l’évolution de cette campagne dans les mois à venir. Après Raqqa, les opérations vont se poursuivre pour éliminer Daesh dans la basse vallée de l’Euphrate. La phase de stabilisation qui devrait suivre la chute du califat, sera certainement longue et exigeante en termes de moyens de renseignement, de surveillance et de reconnaissance (ISR) et d’appui aérien, bien que probablement moins cinétique que ce que nous avons vécu jusqu’à maintenant », a dit le CEMAA aux députés.

Reste que les propos de James Mattis ont été, comme l’on pouvait s’y attendre, fermement critiqués à Damas. « Lier la présence américaine en Syrie aux pourparlers n’est qu’un prétexte pour tenter de justifier cette présence », a ainsi réagi un responsable du ministère syrien des Affaires étrangères, cité par l’agence Sana.

« Ce lien est inacceptable, car les Etats-Unis, ou tout autre pays, ne peuvent pas imposer une quelconque solution par la pression militaire. Au contraire, cette présence ne fait que prolonger et compliquer la crise », a continué ce responsable. « La Syrie réclame à nouveau le retrait immédiat et sans conditions des forces américaines », a-t-il insisté.

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