Accident d’un hélicoptère Gazelle du 3e RHC dans la Meuse

Plus de peur que de mal. Le 13 novembre, vers 13H40, un hélicoptère d’attaque de type Gazelle, appartenant au 3e Régiment d’Hélicoptères de Combat (RHC) d’Étain a raté son décollage alors qu’il se trouvait sur l’aérodrome des Hauts-de-Chée (Meuse).

Les trois occupants de l’appareils – un femme pilote, un chef de bord et un chef de patrouille – ont été légèrement blessés. Ils ont été évacués vers l’hôpital de Bar-le-Duc, a précisé le service de communication du 3e RHC. Ils ont ensuite pu retrouver leur unité en fin de journée.

L’hélicoptère accidenté effectuait une mission de reconnaissance d’itinéraire avant d’assurer, plus tard, un vol de nuit.

« Cet aérodrome était dans l’itinéraire. Nous effectuons toujours un trajet de jour pour les vols effectués la nuit », a confié le lieutenant Alice Henry, au site Lorraine Actu.

Comme il se doit, en pareil cas, une enquête sera ouverte par le Bureau enquêtes accidents défense air (BEAD-Air). A priori, le rotor de queue de l’hélicoptère aurait touché le sol, ce qui a entraîné l’accident.

Ce n’est pas la première fois qu’un tel incident a lieu avec ce type d’appareil. En novembre 2010, en Afghanistan, une Gazelle Viviane s’était écrasée juste après avoir décollé sur la base avancée de Nijrab. Les deux membres d’équipage avaient été, là aussi, légèrement blessés.

Pour rappel, dans l’attente de l’arrivée de l’Hélicoptère interarmées léger (HIL), l’Aviation légère de l’armée de Terre (ALAT) devrait utiliser des Gazelle pendant 15 ou 20 ans, alors que cet appareil a effectué son premier vol en 1967.

54 commentaires sur “Accident d’un hélicoptère Gazelle du 3e RHC dans la Meuse”

  1. Le rotor de queue a touché ? Sur un fenestron faut être fort, surtout avec le sabot…
    Heureusement pas de blessés, c’est le principal.

    1. eh 1967 c’est l’âge d’une voiture de collection: une DS quoi non une TRACTION!!
      avec ça on va se taper les russes moi je te le dis….

  2. « A priori, le rotor de queue de l’hélicoptère aurait touché le sol »
    Avec un fenestron c’est improbable.

  3. Le SA 341 est arrivée en unité ALAT en septembre 74… le rotor anti-couple étant en fenestron je n’arrive pas à conceptualiser l’accident,surtout qu’il y a un sabot d’écrasement sous la poutre de queue pour ne pas la flinguer avec un cabré important prés du sol ;le principal c’est que tout le monde soit rentré à la maison.

  4. « un hélicoptère d’attaque de type Gazelle, appartenant au 3e Régiment d’Hélicoptères de Combat (RHC) d’Étain a raté son décollage alors qu’il se trouvait sur l’aérodrome des Hauts-de-Chée (Meuse) »
    « le rotor de queue de l’hélicoptère aurait touché le sol, ce qui a entraîné l’accident. »

    Il n’y a pas de rotor de queue sur les gazelles !
    Il s’agit d’un fenestron intégré à la dérive de queue.

    Et puis heurter le sol avec le sabot lors d’un décollage, à part être parti en translation arrière…

  5. « A priori, le rotor de queue de l’hélicoptère aurait touché le sol, ce qui a entraîné l’accident. »

    Pour faire toucher le sol au rotor de queue d’une Gazelle, il faut y aller… C’est un fenestron…

    1. Parce que ça n’est pas encore commun donc toujours intéressant de préciser quand il y en a en action, accident ou pas.

    2. Parce que tout n’ est pas égal mais aussi parce qu’ il ne doit pas y avoir tant de femmes que ça pilotes de Gazelle dans l’ ALAT …

      Bon , là il s’ agit d’ un accident , ce qui n’ est pas souvent « glorieux » il faut bien le reconnaître même si celui-ci se termine bien , mais cela aurait pu justement , en d’ autres circonstances , mettre en avant la bravoure , l’ adresse ou la virtuosité d’ un pilote femme comparé à ses homologues du sexe dit « fort » …

      Point de comparaison parfois très intéressant …

      1. En attendant, sur ce coup, je pense qu’elle va se prendre une vieille vanne:

        « Femme au volant… la mort au tournant,
        femme volante… la mort tournoyante! ».

  6. Ah la gazelle, c’était une gazelle dans le final de Rabbi Jacob, ça donne une idée de l’âge des machines ! Et toujours vaillantes ! Un pilote d’alouette III de la marine rencontré lors d’un meeting me disait que tant qu’il y avait des pièces, c’était réparable, sans date limite.

    1. @Jl

      Et elle était présentée comme la nouvelle Alouette …

      D’ ailleurs dans Predator 2 , Danny Glover fait allusion à l’ Alouette , enfin en tous cas dans la version française , en parlant d’ un Ecureuil dont se sert le personnage de Gary Busey si mes souvenirs ne sont pas trop émoussés …

    2. l’avantage avec des machines comme ça lors d’un meeting c’est qu’on croit que la machine est une pièce de musée ….mais non mais non ça fait partie de nos fers de lance des hélicoptères de …..combat

  7. Ah la la , les femmes au volant … 😉

    Bon , j’ ai quelques questions …

    À ce que j’ ai entendu dire , cette sorte de Super-Alouette que l’ on a appelé Gazelle est un très bon hélicoptère , très performant mais malheureusement insuffisamment puissant pour pouvoir accueillir un bon blindage efficace .et beaucoup d’ armement …

    Vrai ou faux ?
    Quel est le meilleur ; le SA-341 ou le SA-342 ?

    L’ Aérospatiale l’ a développé avec les britanniques de Westland si je ne m’ abuse … Peut-on dire qu’ il s’ agit pour autant d’ un programme franco-britannique ? Parce qu’ il y a eu également dans le même temps les Puma et Lynx …

    Le missile anti-char HOT et le viseur optronique VIVIANE constituent-ils encore de nos jours une bonne combinaison ou est-ce dépassé ?

    1. La SA342 est une SA341 avec une turbine plus puissante mais bridée à la même puissance que la 341, limitation de la boîte de transmission oblige… Elle est donc capable de donner la puissance théorique d’une 341 en conditions hot and high. La Gazelle Viviane est équipée de pales d’Ecureuil pour augmenter sa masse maxi (le viseur de toit, d’ancienne génération, est très lourd). Dans tous les cas la Gazelle est sous-motorisee pour emporter blindage et armement… Le H125M ( Écureuil B3) serait capable de le faire tout en conservant les qualités de la Gazelle : économique, fiable, facile d’entretien,…

      1. Une photo : http://img.over-blog-kiwi.com/0/64/42/44/20171113/ob_47989c_crash-d-un-helicoptere-du-3e-rhc-d-eta.jpg

        Passons au post ci-dessus :
        Gné ?
        Bien sûr que non ! La puissance distribuée sur les éléments mécaniques est totalement différente… d’où la capacité d’emport augmentée.
        Il ne faut pas oublier que c’est la Gazelle qui a beaucoup œuvré en Libye…
        * Toi tu n’as jamais vu le régulateur d’une 342 ! (ou si tu l’as vu tu n’as pas compris…) et surtout tu n’as jamais volé sur ces deux machines : bref, la Gazelle est un grand pas vers une disponibilité mécanique incomparable avec les AL II & III.

    2. HOT Viviane reste une excellente solution du fait que ce système d’arme ne peut être brouillé.
      l’allonge est très bonne et la capacité de destruction est largement au dessus des besoins actuels.
      Le fait d’être filaire oblige le tir à vue mais reste très fiable malgré la vitesse de déroulage des deux fils…

      De nos jours on parle d »hélicoptères d’attaque alors même que seul le tigre en fait partie ; les autres c’est soit reco, soit reco armée, soit HAntichar, soit manoeuvre (transport-log), …

  8. 1967-2017 : 50 ans déjà, et jusqu’à 20 ans de reste à vivre?
    Ce n’est plus du registre de l’obsolescence, avec une valeur décroissante avc les années .
    C’est un collector, avec une valeur qui repart de ce fait à la hausse 🙂
    L’humour est la politesse du désespoir.

      1. Damien Boiteux serait sans doute encore vivant s’il avait eu à piloter un hélico de guerre (donc blindé) en janvier 2013 au dessus des colonnes jihadistes du Mali.
        Malheureusement il pilotait une excellente machine civile.

  9. Les femmes pilotes c’est un vieux serpent de mer…
    Cependant, les pilotes doivent être capables de piloter sans assistance hydraulique, mais j’en ai déjà trop dit ! 🙂

    A trois dont un CB et un CP en sus du pilote, l’imbroglio va être difficile à démêler.

    * La gazelle, pour faire court, c’est une excelmlente machine d’abord proposée en 341 avec 650 cv et un moyeu rotor un poil léger : a suivi la version 342 de près de 1.000 cv plus costaude (féminin de costaud) mais inutile dans le domaine civil.
    Pas de blindage : juste une option en céramique pour protéger la partie extérieure des navigants.

    1. @Lalatsonuniversimpitoyable..
      Petite erreur, pour info Le GTM Astazou XIV équipant les SA342 L1 et L2 développe 870 ch.

  10. Pourquoi ne pas avoir des exemplaires francais du Lakota qui équipe l us army a plus de 300 exemplaires à sa pleine satisfaction…vu la taille de la série quelques exemplaires de plus ne coûterait peut être pas cher ? La chaîne américaine employait je crois des vétérans…non trop simple pour renforcer l Alat…on va attendre le très chic et trop cher h 160 dont on aura une petite escadrille expérimentale dans des années…quant au successeur dès puma et autre Nh 90 …gare au machin trop techno et à nouveau au compte goutte dans 20 ans…un peu de réalisme en urgence ferait sans doute du bien.

  11. Apres avoir vu les photos de l’appareil, ( http://www.estrepublicain.fr/edition-de-bar-le-duc/2017/11/13/chute-d-un-helicoptere-militaire-a-l-aerodrome-de-bar-le-duc) on peut constater que les pales du rotor principal, semblent affaissées, par contre les pales ne sont pas complètement détruites. On observe une cassure à la liaison cône cellule et poutre de queue. Celle-ci repose sur son sabot arrière.
    Cette photo me rappelle un accident sur gazelle à L’Esalat DAX suite à un « touché » dur en finale d’autorotation. Au toucher sol, au moment du soutien final, l’augmentation importante du pas appliquée sur le manche Pas General, pour amortir le choc, induit une réduction rapide du régime Rotor principal qui pourrait expliquer l’état relativement correct des pales principales après l’impact.
    Comme l’exercice autorotation est interdit sur ce type de machine, équipée du système de visée « Viviane », nous serions peut être devant une finale autorotation mal maitrisée, suite à une panne GTM. A suivre, j’aurai des infos bientôt, mais laissons faire les enquêteurs. Fait positif, l’équipage s’en sort relativement bien.

    1. Très instructif …

      Pour quelle raison , l’ exercice d’ autorotation est-il interdit sur Gazelle ?
      En va t-il de même pour d’ autres machines ?

      1. Uniquement sur Viviane car la cellule ne peut supporter l’augmentation relative du poids lors de l’impact des patins au sol sans subir de déformation et déformation = interdit de vol.

      2. @ scope wizard
        Sur le 342 équipé Viviane, lors de la transformation, la structure cabine a dû subir quelques « ajustements » pour supporter la masse de ce nouveau viseur, qui est plus importante que celle du viseur initial HOT. Par précautions et sur conseils du constructeur, il avait été décidé (COMALAT et DCMAT) d’éviter les exercices autorotation dans cette configuration, afin de préserver l’intégrité structure cabine. Je vous donne cette info sous réserve que cette mesure, prise à la mise en service des 342 Viviane en 1997/1998 soit encore effective bien sûr. J’espère ne pas trahir de « secret » en vous donnant cette info..

      3. Faire de l’autorotation en exercice sur gazelle viviane est interdit en raison du poids du viseur viviane, qui en cas de toucher un peu trop dur pourrait provoquer l’affaisement de la partie haute de la cabine sur les pax…

    2. Les pales sont complètement détruites, brisées à plusieurs endroits : pour arriver à ce résultat il faut faire fort !
      Le MRP aussi et la tête rotor ne ressemblent plus à rien, tous les manchons ayant cédé lors du crash.
      Les amortisseurs de traînée ont cassé net. Joli boulot de destruction parfaitement réussi.
      On voit très bien que la partie basse avant de la cellule, sous la batterie, a heurté (labouré) le sol… Les plexi devant les palonniers sont explosés.
      La poutre de queue est totalement « chiffon » !
      Pire, il y a eu un fort impact car la cellule est affaissée. Les portes ont été écrasées.
      La BTP semble inclinée vers l’avant, résultat d’une mauvaise action aux commandes.
      La totale en un seul crash !

      On dirait plutôt un décollage avec prise de vitesse de translation sans augmentation de hauteur sol qui a mal tourné… heurt avec le sol et baisse rapide du PG.
      Je dis ça, je dis rien…

      1. MRP ?
        BTP ? celui-là j’ ai bien une idée mais je doute qu’ elle convienne … 😉
        PG ?

        1. @ Scope
          MRP Moyeu Rotor Principal
          Ensemble mécanique de la chaine de transmission de la puissance, c’est sur cet élément que sont fixées les pales principales il est situé sur la entre la BTP et les pales.
          BTP Boite de Transmission Principale
          L’ensemble mécanique de la chaine de transmission puissance, composé essentiellement d’un couple conique, et d’un train de pignons épicycloïdal, Il permet la transmission de la vitesse de rotation du Groupe Turbo Moteur vers le MRP, et la réduit à un régime de rotation adapté
          Exemple sur SA342 :
          Régime de rotation GTM Astazou XIV 43000tr/mn
          Sortie réducteur GTM, environ 6000tr/mn
          Entrée BTP 6000 tr/mn
          Sortie BTP vers le MRP et les pales 387 tr/mn
          PG PAS GENERAL : levier de commande de l’incidence sur les pales du rotor principal : Levier situé à gauche du pilote ; commande la puissance du rotor principal.
          Au besoin, contactez moi par mail via @ zone.militaire@gmail.com

    3. Autorot Viviane = Interdit.
      Autorot à trois à bord = interdit.

      Après, vu le sinistre, je pense que les brevets vont valser… car les explications idoines vont être difficiles à fournir.
      On fait et on assume, hein !

      1. Cela me rappelle la phrase célèbre d’un patron du « comité de la hache » (direction de la sécurité des vols) il y a 50 ans de cela: » Petit je te sauve la vie en te retirant ton brevet ».

  12. la Gazelle, c’est un super engin : souple, puissant…..les exemplaires actuels ne sont pas forcément vieux, et sont remis à niveau régulièrement. Donc ces oiseaux sont dans le coup, sauf pour la partie « blindage » et « système d’armes » lourd, mais ils n’ont pas du tout été conçus pour ça

    ils sont dotés d’un rotor de queue sous fenestron. Mais si ce dernier cogne fort, il peut être endommagé et causer de la casse au ventilo qu’il abrite. Même les Mi 24 tombent du ciel, qu’on se le dise !

    Après avec ou sans testosterone, si le pilote a fait une boulette, il risque d’y laisser sa carrière. Le tourniquet n’est pas sexiste….

    Moi, j’ai des envies de bipale : façon Huey au dessus de la jungle…..le mois de novembre me pousse aux nostalgies……

  13. Pour avoir piloter pendant quelques années une de ces petites bébêtes, Je pencherai pour un poser (très) dur ou effectivement pour une une assiette trop a piqué au décollage.
    Ce qui m’étonne dans ce cas c’est que si la gazelle n’a pas basculé vers l’avant (limité salto), l’action du cyclique vers l’arrière pour remettre la machine à plat aurait dû à mon sens couper la poutre de queue avec les pales.
    La aucune marque sur l’arbre de transmission arrière.

    1. Allez tschok qui la ramène et embrouille tout alors qu’ il n’ a rien pigé ; grandiose …

      1. Rappelez-moi qui préconisait de mettre les gaz et donner un coup de palonnier pour faire virer un avion?

        A part ça, je me contente de citer l’article mis en lien: « l’accident s’est produit en début d’après-midi lorsqu’à l’occasion d’un exercice sur l’aérodrome Les Hauts-de-Chée, l’aéronef a touché le sol du bout de l’une de ses pâles au moment du décollage et s’est retrouvé déséquilibré ». Donc assiette trop à piquer.

        « L’hélicoptère militaire de type Gazelle a alors terminé son envol en se posant lourdement en bout de piste ». Poser dur.

        J’ai noté que les pilotes d’hélico pensent à une autre hypothèse.

        De mon point de vue cela ne correspond pas, notamment parce que dans le rapport BEA mis en lien par Sgt Morales, les biellettes de pas étaient intactes (page 27 du rapport).

        Là, il n’en reste rien.

        Mais chuis pas pilote. En revanche, je sais lire un rapport.

  14. Cette photo plus proche, donnée par @lalatsonuniversimpitoyable, permet d’affiner l’analyse qu’il y a eu mauvaise réaction du pilote aux commande ; Comme sur la gazelle de Dax dans la fin des années 90, on voit que le plateau cyclique et les bielles d’incidence semblent cassées et le plateau cyclique remonté au-delà de la normale. Cette configuration s’était produite deux fois à DAX. A l’époque, l’analyse des causes, était, que la procédure enseignée pour la conduite des finales autorotation à savoir : « Flare , remise à plat ,premier soutien, ,deuxième soutien » n’ était pas adaptée et ne correspondait pas à celle du manuel de vol constructeur. Le « premier soutien » n’est pas nécessaire, et risqué en cas de manœuvre trop brutale du PG vers le haut.
    Je vais essayer d’être explicite pour les non-initiés. D’après le bureau d’études constructeur, la puissance développée par les 3 servo commandes au plateau cyclique, est calculée pour un rotor en rotation dans des régimes proches du NR nominal (387 tr/mn sur la SA342). En dessous de ce régime rotor, et particulièrement lorsqu’on applique du PG trop rapidement sur le rotor lors du 1er soutien, phase dans laquelle le rotor perd tares rapidement sa vitesse de rotation, la puissance appliquée sur le plateau cyclique par les servo commandes est trop importante en rapport des forces cinétiques exercées sur le rotor. Ceci entraine un risque de rupture des biellettes d’incidence.
    Je modifie donc dans mon analyse et j’émets la thèse que la panne soit survenue, en stationnaire ou en translation un peu haute, et ce compte tenu de la relative intégrité de l’aéronef. Panne GTM, mauvais réflexe d’amorti par manœuvre brutale du PG vers le haut. Qu’en pensent ceux qui ont également pratiquer cette machine ?

    1. Une action brutale sur les commandes peut en effet entrainer la prépondérance du plateau cyclique sur les commandes: »seuil de réversibilité des commandes »;j’ai moi-même été piégé sur un virage « grand angle grande vitesse »,heureusement le manche a donné 2 coups dans la main et je suis vite retourné dans un domaine de vol plus académique.mais ces pales souples ont parfois des réactions bizarres ,ainsi j’ai bouffé en fin d’autorotation la queue de dérive à mi hauteur avec les saumons , et comme nous étions dans le t.. du c.. du monde en pleine saison des pluies on est rentré en vol(flippage assuré!).je joins le rapport d’accident de dax:https://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=1&ved=0ahUKEwjews–tcPXAhXMWRoKHRuEAZsQFggnMAA&url=http%3A%2F%2Fwww.defense.gouv.fr%2Fcontent%2Fdownload%2F105592%2F1032186%2Ffile%2FRapport%2520public%2520BEAD-air-T-2007-021-A.pdf&usg=AOvVaw0EzNdtp57V9L7dQ3t_RYhd

  15. La pale visible sur la photo porte des traces d’impact sur son bord de fuite. Ces dommages ont été occasionnés avant le crash, ou pendant?

    Avant le crash: au décollage, la pale a heurté un obstacle (le sol par exemple) qui l’a brutalement ralentie. Elle est alors entrée en collision avec la pale qui la suivait et qui l’a heurtée sur son bord de fuite. Puis, elle a été projetée en avant. Pour vérifier cette hypothèse, il faut voir si le bord d’attaque de la pale qui suit porte des traces d’impact correspondant à celle du bord de fuite de la pale qui précède. Si ça colle, alors c’est ça.

    Pour que ce soit parfait, il faudrait qu’il manque un petit bout de la pale, à son extrémité. Et cela semble être la cas.

    Après le crash: l’hélico tombe comme une pierre vers le sol en conservant une assiette stable. Comme s’il était en auto-rotation. A l’impact, les pales valsent dans tous les sens et l’une d’elles heurte l’autre sur son bord de fuite.

    Ca colle plutôt bien aussi.

    Problème: deux des trois pales semblent avoir été brisées net, comme si elles avaient été arrêtées par un obstacle: le sol. Et la dernière, celle qui porte ces traces d’impact sur le bord de fuite et la seule qui ne soit pas brisée. Donc, comment l’une de ces deux pales a pu heurter la troisième?

    Sinon, l’hélico s’est posé bien droit, comment expliquer l’état de la verrière? Et comment expliquer l’état du fuselage de queue de l’appareil? On a l’impression que le truc a été tordu, comme s’il avait subi un effort de couple violent, distinct du choc d’impact avec le sol.

    A part ça, je trouve cette épave très réussie. Après l’expertise, on devrait l’exposer dans un musée, avec une reproduction informatique de l’accident.

  16. Infos que j’ai réussi à glaner.
    Décollage sans puissance, trop d’assiette et coupe câble qui se plante dans la terre…
    Après que s’est il passé : ont ils voulu tirer le PG pour remonter mais avec les morceaux de pales en moins ils sont retomber d’où les pales cassées et la poutre de queue brisée.

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