Quels « financements innovants » pour le ministère des Armées?

Lors de sa première audition devant des parlementaires en tant que ministre des Armées, Florence Parly avait indiqué que le prochain Délégué général pour l’armement [Joël Barre], aurait « pour mission non seulement d’améliorer la qualité et de veiller à la modernité de nos équipements, mais également d’engager une profonde transformation visant à trouver des modes de financement innovants pour accélérer le renouvellement des matériels. » Sans plus de précisions.

L’on espérait en savoir davantage à l’occasion des différentes auditions menées tant à l’Assemblée nationale qu’au Sénat dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances pour 2018. Mais on en aura été pour nos frais. Seul le DGA a succintement abordé cette question. « Il est prévu, a-t-il dit, que les travaux de programmation en cours comportent une réflexion sur d’éventuels financements innovants. Cette réflexion en est encore à ses débuts. Nous avons déjà quelques exemples de partenariat public-privé dans le domaine des réseaux de desserte des bases aériennes ou de la fourniture d’heures de vol d’hélicoptères en école à Dax. »

À aucun moment, donc, il n’a été prononcé les trois mots qui fâchent : « sociétés de projet ». Ces dernières, dont le principe fut avancé en 2014 quand il apparut que la vente de fréquences hertziennes pour abonder le budget de la Défense allait prendre du retard, devaient acheter des équipements militaires grâce à des capitaux publics et privés pour ensuite les louer aux Armées. À l’époque, nombreux furent les parlementaires à s’y opposer, pour des raisons à la fois morales et budgétaires.

Dans son rapport pour avis sur l’équipement des forces et la dissuasion, le député (LREM) Jean-Charles Larsonneur s’est penché sur cette question des financements innovants, lesquels seront d’autant plus importants qu’une « bosse budgétaire », évaluée à 39,13 milliards d’euros pour le programme 146 « Équipement des forces » est attendue après 2019.

Mais avant d’aller plus loin, M. Larsonneur définit des « financements innovants » par des « démarches d’externalisation ou de mutualisation constituant […] un véritable choix de gouvernance qui induit de profondes modifications de l’organisation des armées ainsi qu’un transfert de responsabilité à un partenaire privé. »

Depuis les années 2000, le ministère des Armées a eu recours à de tels financements, comme par exemple le partenariat public-privé Helidax, pour la formation des pilotes d’hélicoptères de l’Aviation légère de l’armée de Terre (ALAT), le déploiement et le soutien des réseaux de desserte de l’armée de l’Air en protocoles internet ou encore, plus récemment, le projet FoMEDEC (Formation modernisée et entraînement différencié des équipages de chasse) vec un régime de location avec option d’achat de 17 avions Pilatus PC-21.

Cela étant, pour le député, il est hors de question de ressortir les « sociétés de projet » de la naphtaline car elles ne sont qu’un « pis-aller budgétaire. » Alors, quelles sont les autres solutions possibles?

Les Britanniques ayant fait preuve d’imagination et de créativité en matière de financements innovants, M. Larsonneur s’est donc penché sur leurs différentes expériences, en particulier sur les « Private Finance Initiative » (partenariats public-privé). Et, là encore, le bilan, outre-Manche, de ces initiatives est « mitigé », écrit-il.

« Dans les partenariats public-privé britanniques, un industriel finance des équipements, généralement au moyen d’un crédit, et consent à l’État la location de l’équipement concerné pour une longue durée ‒ entre 15 et 30 ans, la durée moyenne s’élevant à 25 ans ‒ afin de permettre au partenaire privé de l’État d’amortir les investissements qu’il a consentis. L’industriel contractant de l’administration supporte ainsi le coût des investissements, voire le risque industriel qui s’y attache », explique le député.

Les avions ravitailleurs A330 MRTT (ou Voyager) utilisés par la Royal Air Force sont régis par un tel système : Airbus met les appareils à la disposition du ministère britannique de la Défense, avec un tarif établi en fonction du nombre de vol consommées. Et il est possible que ces derniers puissent être utilisés pour des usages civils.

Seulement, après y avoir largement recours au tournant des années 2000, le gouvernement britannique a mis le frein sur ces PFI, lesquels ont récemment été modifiés (on parle désormais de PF2).

« Le ministère britannique de la Défense n’a encore passé aucun contrat de PFI sous l’empire de des nouvelles règles PF2 », avance en effet le rapporteur pour avis. Des raisons contractuelles et financières peuvent l’expliquer (selon le National Audit Office, « dès lors que la principale motivation de ce type de montage se trouve dans le souci de réduire à court-terme les dépenses d’investissement, et non d’optimiser les investissements de long-terme, l’efficience des partenariats public-privé est souvent faible »). De même que des contraintes opérationnelles.

Sur ce dernier point, écrit M. Larsonneur, « si la redevance d’un PFI est établie en fonction de la consommation de services, elle peut agir comme une incitation au ‘rationnement’ du recours aux capacités concernées, soit à des fins d’économies pure et simple, soit afin de laisser une part substantielle des capacités à des clients tiers afin de maximiser les ‘ revenus tiers' ».

Un autre type de financement innovant utilisé par les Britanniques est le recours à l’externalisation pour le maintien en condition opérationnelle (MCO) des équipements militaires. Et le groupe Babcock en est le grand bénéficiaire. Et, visiblement, ce dispositif a l’air de bien marcher puisque, par exemple, le coût d’entretien des avions Hawk, qui servent à la formation des pilotes de chasse de la RAF, a été réduit de 25%, « notamment grâce à une réduction de 66 % de la durée des opérations de maintenance. »

Mais ces externalisations ne sont pas pour autant la panacée. Le président de la commission de la Défense de la Chambre des Communes a ainsi confié que « si les armées y ont trouvé des avantages, elles en subissent également des inconvénients, par exemple lorsqu’il s’agit de projeter des éléments de soutien des forces sur des théâtres extérieurs. »

Aussi, pour M. Larsonneur, les « financements innovants sont à exclure pour l’investissement dans des capacités opérationnelles. » En revanche, ajoute-t-il, « c’est dans le champ de l’environnement et du soutien des forces ‒ par exemple dans leur formation et la maintenance de leurs matériels ‒ que ces financements peuvent permettre d’optimiser des dépenses qui, en dépit de la hausse annoncée des crédits de la défense, resteront contraintes. »

33 commentaires sur “Quels « financements innovants » pour le ministère des Armées?”

  1. Je me souviens d’un cas de sabotage par un employé mécontent. Cet employé travaillait dans une entreprise réalisant la MCO d’une armée. Quelqu’un se souvient de cet article?

    Enfin bref en plus du déploiement de soutiens de personnel privé sur les théâtres d’opération, cela pose aussi la question du personnel intervenant sur les avions qui ne sont pas soumis aux autorités militaires.

    1. Je me souviens de ce article. Les conséquences auraient pu être dramatiques. Pour autant, faut-il stigmatiser le personnel du privé sur ce seul et unique fait divers ? Ce type de situation n’est-elle jamais arrivée avec des militaires ? Le cas échéant, cela aurait-il fait la une des journaux ?

      1. Stigmatiser surement pas, mais il serait intéressant de comparer les sanctions encourues entre un personnel privé, et un personnel militaire.

  2. Tout ceci ne sont que des pis-aller de temps de paix pour des armées qui ne quittent pas leurs casernes. Je vois mal l’armée se retrouver dans l’impossibilité de louer un avion car l’organisme privée le lui interdirait dans le cas d’une traite non payée. Ou de matériels non réparés en opex car trop dangereux pour le personnel privée où parce qu’ils ne veulent pas travailler le dimanche ou la nuit. Maintenant on peut totalement privatiser les armées, et ne payer que leurs utilisations en OPEX, laissant la seule défense nationale à la police et la gendarmerie. Comme cela si l’état n’a plus d’argent, le contrat s’arrête et l’état n’a pas de contraintes particulières en terme de salaires, de matériels et de bâtiments à entretenir. De plus si on engage que des étrangers, il n’y aura plus de morts français en opération, ce serait pas plus mal.

    1. @ Intox,

      « De plus si on engage que des étrangers, il n’y aura plus de morts français en opération, ce serait pas plus mal. »

      D’accord, mais les soldats français dont la vie aura été épargnée finiront bien par mourir un jour ou l’autre, car c’est notre lot à tous. Mais ils mourront sans avoir vécu leur vie de soldat.

  3. Petit hors sujet: Pour ceux qui critiquent les pays européens qui ne la jouent pas « europe de la défense ». Le projet nEUROn me semble être un exemple de ce que les autres pays craignent: la France s’approprie la grosse part du gateau et le reste de l’europe ne sert qu’à financer la recherche et l’industrie Française.

    1. la liste des participants au financement et qui seraient « grugés » SVP
      sinon, passez votre chemin à l’avenir !

    2. Le neurone est un démonstrateur, c’est comme si l’industrie automobile vantait les mérites du Duster en présentant à un salon de l’automobile, un proto Renault 6X6 de 500cv. La concurrence entre Boeing, Lockeed M, Northon G, etc, est vivifiant pour l’industrie aéronautique américaine; chez nous c’est le contraire, avec diversion et auto-satisfaction médiatique. Et là les hommes de pailles vont venir me répondre que c’est comme ça et pas autrement, au cas où on remarquerait que l’innovation française dans ce domaine est pratiquement nul. Alors les logiciels 4.0 c’est bien gentil mais c’est pas du tout ce qu’on attend de notre recherche dans le domaine militaire. Les monopoles c’est jamais bon, on en voit déjà largement les limites.

      1. donc coulons Dassault avec Jupiter en maître d’oeuvre, ça tombe bien il semble être de votre avis, comme cela, plus de monopôle, plus rien du tout d’ailleurs, quelle bonne idée..

        1. Quand on arrose tout les cloportes de service, on a pas à s’inquiéter. Quand on lève l’immunité parlementaire de Le Pen pour les photos d’horreur du terrorisme, alors qu’on ne lève pas l’immunité sénatorial de Dassault pour tentative d’homicide, on comprend parfaitement que la compromission est devenu banal dans cette vielle France. Les boudins mondain ont le vent en poupe rassurez-vous mon petit monsieur.

  4. tout ca pour pas avoir à payer dans le budget de l’année mais ce systeme à un cout final bien plus important. Nos dirigeants font tout pour nous soumettre à l’usure !

  5. Quelqu’un pourrait-il me dire pourquoi l’on ne parle plus de sortir les dépenses militaires de la règle européenne des 3% de déficit budgétaire ?
    Est-ce par idéologie ou est-ce parce que c’est l’intérêt de la France ?

    1. @Davy Cosvie

      bug système

      voici ma réponse à votre question

      je vous invite donc à vous poser une autre question, essentielle celle là : Quel est le coût de l’invasion migratoire imposée par la classe politique ? Coût estimé à plusieurs dizaines de milliards par an !!

      Des milliards il y en a , mais uniquement pour la réalisation du projet mondialiste

      Posez vous donc la seule question qui vaille……………………….

    2. Bsr Mr Davy Cosie !

      Je vous rejoins : Pour moi , seul la mise en oeuvre de la 4ème étape d’une idéologie mondialiste par des milliardaires et soit-disant représentants ( ils se présentent ainsi) explique ce constat ?
      Pourquoi … et répondre à cette question ouvre bcp de portes !

      Synthétiquement :
      – Les PPP ( PFI en anglais) —> C’est avantageux uniquement pour le privé , SUR LE LONG TERME ET EN TEMPS DE PAIX, SUR LES LIEUX OU L’OPERATEUR POURRAIT AVOIR A UTILISER CES MATERIELS !
      – Le FOMEDEC de 17 PILATUS , c’est Pilatus et Dassault qui s’en mettent plein les poches ! —> A annuler et remplacer par … 100 Super tucano …. en échange de 50 Rafales pour le brésil ( Avec annulation de l’autre avion de combat monoreacteur nordiste …. complété par un escadron BI-NATIONAL de 12 RAFALES Supplémentaires commandés , STATIONNES OBLIGATOIREMENT sur une BASE EN GUYANE : Ainsi , je propose de remplacer les PPP des PMN ( Partenariats Multi-Nationaux) avec des financements étatiques ( absence de présence d’entreprises privées) multi-organismes ( En l’occurrence , dans le présent exemple, cela concerne les 2 ministères des armées de l’air de 2 pays ) . on se retrouve , pour partie , avec la création d’escadrons tel que le NORMANDIE-NIEMEN …. en TEMPS DE PAIX, d’une part ; et POUR DES OBJECTIFS et MISSIONS DEFINIES COMMUNES DE 2 PAYS. Et on peut multiplier les exemples ….
      – Question car j’ignore et je ne dispose d’aucune données fiable sur l’observation que je vais formuler et les réflexions qui suivent . A savoir : Quelqu’un pourrait ‘il nous communiquer, de façon fiable quels sont les 10 pays disposant du plus grand espace maritime mondial . CES INFORMATIONS connues et vérifiées comme factuelles sont l’un des paramètres pour engager des négociations concernant plusieurs partenariats PMN tels je les envisage dans les présents domaines
      1/ le ravitaillement en vol avec des Gros porteurs ravitailleurs(MRTT330 par ex)
      2/ le ravitaillement de bases et moyens sur le terrain avec des GROS porteurs ( Type C5 Galaxy ou plus Russe , de préférence… et Une nouvelle capacité pou L’AA)
      3/ Le matériel pour la formation des pilotes de l’AA
      4/ Le matériel maritime de débarquement
      5/ Le matériel pour la surveillance des zones de l’arctique et l’antarctique ( Zones à Ne pas négliger et à Investir) .
      – De PLUS , on doit Obligatoirement annuler les commandes et réduire les commandes , SIGNIFICATIVEMENT DE MATERIELS TROP ONEREUX à l’achat comme à la maintenance : Je parle des NH 90 ( toutes versions confondues) , A400M … pour une raison toute simple : Leurs maintenances coûteraient trop cher en temps d’UTILISATION IMPORTANTE ET PROLONGEE —> CE NE SONT PAS DES MATERIELS MILITAIRES , CLAIREMENT , CLAIREMENT ! Enfin , nous , la France , en tant que nation , ne disposons pas d’une maîtrise significative dans nombre de domaines concernant la fabrication de ces matériels —-> Résilience Affaiblie VOLONTAIREMENT pour satisfaire l’APOGEE d’UN MONDIALISME ISSU D’ORIGINES EXTERIEURES A NOS VALEURS NATIONALES.
      – Enfin , QUAND ON A PAS DE SOUS, On fait avec ce que l’on A : un point final! Et CE , en sans s’appuyant et exigeant de la part de nos industriels de la défense ( mais pas uniquement et surtout pas uniquement, vu les domaines concernés : ouvrez les yeux BORDEL !!!! ET ARRETEZ DE VOUS SUBMERGER PAR LA ROUTINE!). Pour justifier ce dernier constat, Je vais prendre prendre 2 exemples, qui concerne notre MARINE et les déclarations concernant plusieurs programmes et annonces faite très récemment … ET LE CHANGEMENT DE NOTRE ATTITUDE VIS A VIS Du GROUPE NAVAL GROUP . EN CLAIR, nous DEVONS ETRE LA LOCOMOTIVE pour permettre à Notre groupe NAVAL d’être une référence dans le domaine du NEUF comme de la MODERNISATION de MATERIELS. Synthetiquement :
      1/ Les FREGATES LAFAYETTE DOIVENT ETRE MODERNISEES telles qu’annoncé , avec un renforcement significatif des fonctions AIR-AIR et ASM ( Via la tourelle de 76MM italienne avec ces 3 types de muntions différentes et les senseurs qui vont avec + maintien du système crotale 2 tel quel… complété du système SADRAL…non ponctionné sur les navires FREGATES AA de type CASSARD + Les senseurs et torpilles tels qu’annoncé)
      2/ Les 2 Frégates CASSARD Doivent être maintenue en EXERCICE pour les 12 prochaines années…. comme dans d’autres marines …. Leurs disponibilités sera , certes , moindre ….. Mais, avec une modernisation complémentaire ET PEU ONEREUSE de Sa COQUE et de certains EQUIPEMENTS, peut être tout a fait crédible sur certaines missions . A savoir : Un élargissement de la coque au niveau du lanceur SM1 + 1,30M à l’arrière de la plateforme Hélicoptère permet la dotation d’1 hélicoptère Moyen (type NH 90 / ou Caracal maritime ASM) + UN HANGAR Mobile sur RAIL qui peut Couvrir l’ensemble de la plateforme – tout en accueillant toujours les sytèmes SADRAL à son Sommet et de chaque côté , compte tenu de leurs Faibles poids – + un Sytème CAPTAS 2 + Système MU90 + un Mur composé d’acier composite affleurant à la coque – partant de la base de la tour d’antenne jusqu’au lanceur SM1- diminuant ainsi la signature thermique et électromagnétique + 2 système Narval en 20 mm.
      3/ le MAINTIEN des FTI ( en nombre et configuration).

      Et on peut multiplier les exemples ( Drones armés ou … pas encore …., Transall…. LECLERC , VAB, Famas, …) .
      Ce qui est certain avec ce type d’observation et de projection, c’est qu’on ne sautera plus de générations pour un matériel …. mais le matériel sera présent !
      Et malgré tout disponible …. avec une expérience irremplaçable!

      1. @ Tina
        Si vous voulez qu’on vous lise, faites un effort de clarté.
        Mais si vous êtes ici seulement pour déverser votre bile, continuez comme ça : on vous zappe, vous ne dérangez finalement personne.

  6. Financement innovant ?
    Droit de pillage tout simplement.
    Allons chercher l’argent oú il se trouve: dans les banlieues aux mains des trafiquants divers (et « divers ») et dans les monarchies du Golfe, bailleurs de fond de la racaille terroriste…
    Allons jusqu’à l’excès… Et ce ne sera sans doute pas assez…

    1. Taxer la spéculation, réduire les niches fiscales, interdire les passe-droits d’impositions entre initiés, fixer les règles boursières dans un contexte de sauvegarde du fonctionnement sociétal, stopper les mégalomaniaque du pouvoir et de l’argent, aimer les autres pour vouloir les protéger, aimer la société dans ce qui la constitue, aimer la France, aimer l’humain. Sinon on peut semer la jalousie, la haine, la connerie, la guerre et la mort. On a toujours le choix, on peut être con, ou on peut être bon. Faites votre choix; la roue tourne; rien-ne-va-plus!

  7. On aurait pu et dû lancer un emprunt Défense nationale après les attentats. L opinion aurait sans doute compris et souscrit. On peut aussi trouver quelques milliards dans les gaspi etatiques et locaux. Il faut de la volonté et du patriotisme ferme plutôt que des montages foireux et ruses comptables illusoires. Quant à louer du mathos de guerré destructible alors la ca pue l arnaque…merde mon char en location a pris un rpg…c est pas sérieux!

    1. « On aurait pu et dû lancer un emprunt Défense nationale après les attentats. L opinion aurait sans doute compris et souscrit. On peut aussi trouver quelques milliards dans les gaspi etatiques et locaux.  »

      Pas faux !

      « merde mon char en location a pris un rpg… »

      J’imagine les débats houleux à l’agence AVIS LOL 🙂 !!!

    2. @ Parabellum,

      « On aurait pu et dû lancer un emprunt Défense nationale après les attentats ».

      Mais, euh… Pourquoi faire? On n’a pas de problème de crédit. Je veux dire: quand la France émet un emprunt – ce qu’elle fait en routine toute l’année – cette émission trouve preneur.

      Si vous voulez, on peut intituler une ligne d’emprunt OAT « Défense Nationale » au lieu de lui donner un numéro de code (le code ISIN)

      Tenez, le 2 novembre dernier, on a émis pour environ 8 milliards d’euros d’OAT dont les codes ISIN sont FR0013286192, FR0012993103, et FR0013257524. Si ça peut vous faire plaisir, on peut intituler ces émissions Défense Nationale 1, 2 et 3.

      Mais je suppose que vous voulez parler de ce qu’on appelait les « grands emprunts », ou les « emprunts nationaux », qui portaient le nom d’un ministre (Barre, Pinay, Giscard, Balladur, etc)

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Emprunt_national_fran%C3%A7ais

      On ne fait plus ce genre de chose, pour deux raisons: ils coûtaient horriblement cher et ils correspondaient à des besoins de financement ponctuels de relativement faible montant. Or, aujourd’hui, l’endettement de l’Etat, c’est du big business. Les besoins de financement de l’Etat tournent en effet autour de 200 milliards d’euros par an:

      http://www.aft.gouv.fr/rubriques/state-financing-programme_40_lng1.html

      https://investir.lesechos.fr/marches/actualites/france-le-besoin-de-financement-de-l-etat-augmentera-en-2018-1708165.php

      Or, l’épargne nette des Français tourne autour de 75/80 milliards d’euros par an: https://www.challenges.fr/patrimoine/placements/ces-3-lecons-a-retenir-sur-l-epargne-des-menages-francais_62619

      Vous avez donc un delta de 120 milliards d’euros par an à financer et cette somme, on va la chercher sur les marchés financiers. Maintenant, on peut émettre des emprunts nationaux, comme on le faisait dans le temps, mais ça ne changera rien à cet état de fait.

      C’est juste un autre produit financier qui s’ajoutera à ceux dont on dispose déjà et qui coutera vraisemblablement plus cher qu’une émission d’OAT classique.

      Si on veut être synthétique, retenons que le mode de financement de la dette d’Etat a changé au milieu des années 80 du siècle dernier: avant, c’était de l’artisanat, coûteux, portant sur de faibles quantités d’argent. Puis, c’est devenu de l’industrie, avec une interconnexion de la dette d’Etat au système financier mondial, pour faire face à l’augmentation des besoins de financement de l’Etat.

      1. Et pourquoi ne pas faire marcher la planche à billets, tout simplement ? Ainsi nos « partenaires » de la zone € seraient automatiquement obligés, que ça leur plaise ou non, de participer à nos dépenses militaires (arme nucléaire, opex) dont ils profitent gratuitement depuis cinquante ans.
        Ma question est sérieuse, j’attends avec intérêt les réponses. Merci.

        1. @Davy Cosvie

          Parce que c’est interdit pour les raisons que vous venez d’exposer.

          Par ailleurs, j’attire votre attention sur le fait que l’affirmation selon laquelle les autres membres de la zone euros « profitent gratuitement depuis 50 ans de nos dépenses militaires » est une lubie française, qui fait doucement rigoler les européens.

          Comprenez bien que ce qui peut nous paraître très convaincant entre Français ne l’est plus du tout dès que vous en discutez avec un étranger.

          Nous, Français, sommes sincèrement convaincus d’être le phare du génie humain qui éclaire ce monde, qui nous doit tout. Donc, l’Europe, comme les autres, nous doit tout. Les étrangers nous regardent en se demandant si on est vraiment sérieux. Et quand ils comprennent qu’on l’est effectivement, ils en conçoivent que les Français sont « arrogants ».

          En tant que Français, je ne nous trouve pas arrogants. Je trouve que, d’une certaine façon, le monde nous doit tout. C’est vrai. Sauf qu’on s’explique mal, quoi.

          En fait, on a toujours une façon très pingre de dire les choses: on donne l’impression de présenter la note, comme des Thénardier. C’est d’ailleurs exactement ce que vous proposez.

          Mais ça marche pas comme ça. Faut trouver une façon de le dire, mais sans montrer qu’on est des pingres. Parce qu’on est vraiment des pingres. Arrogants, non, mais pingres, oui.

  8. Boaf, le ressort ultime pour redorer les finances, c’est souvent le recours à la publicité.
    Imaginez, des sponsors pour les missions les plus symboliques?! Sur les cartouchières, osont imprimer « ces dragées vous sont offertes par Fuca », sur les GBU « Prosper, youp la Boum! », sur les ailes des rafales « Citroen, ça décoiffe » / variante, sur les ananas « les C4, ça décoiffe » … bref, mettons quelques créatifs à l’oeuvre, et zou!

    ps: je file à l’Inpi, avant qu’on ne me pique mes idées.

  9. L’histoire de la guerre;
    au départ il s’agit juste de prouver sa force, son agilité, repousser l’autre en dehors du territoire de chasse ou de là où se trouvent les femmes; on voit encore cela avec le combat de sumo. Puis vient l’arrêt au 1er sang, celui qui est blessé a perdu, on voit cela dans le règne animal, car la moindre blessure, contrairement à l’image véhiculée des films, on devient plus faible, chaque nouvelle blessure réduit les capacités et donc augmente le risque. En asie, le combat de sabre reflétait cette précision, la moindre erreur et hop, un bras coupé.
    Puis un jour, il y a un mort. Et ils s’empilent, la force, c’est à dire le fascisme( dont la définition est que le plus fort est dans son droit), se développe comme manière de résoudre les problèmes.
    Historiquement on constate l’émergence de la guerre avec l’urbanisme et la propriété privée, il y a donc une histoire de densité là aussi dedans, si la nature donnait plus que les besoins des humains personne ne devrait se combattre. mais voilà, le combat se développe aussi dans les groupes humains, pour le pouvoir, pour accéder aux femmes qui veulent du mâle alpha. Les sociétés évoluées ont résolu la guerre sociale avec le mariage arrangé obligatoire( nous pensons qu’ils sont primitifs alors que de leur point de vue c’est nous qui le sommes avec le laisser-faire), pour éviter que certains aient tout et d’autres rien.
    La guerre va plus loin que le simple ministère des armées, guerre sociale économique, psychologique, soft power, hard power, réseaux d’énergie, d’information, guerre démographique, guerre technologique, etc..
    Nous considérons que la guerre est une activité normale alors qu’elle est une anomalie, fruit d’un déséquilibre. Que remarque t-on dans les jeux vidéos ? les joueurs délaissent les concurrent intelligences artificielles pour les concurrents « humains ». Le capitalisme libéral est une forme sublimée de guerre à priori sans morts mais qui la légitime, entreprise contre entreprise, cadres contre cadres, même dans l’entreprise les gens sont mis en concurrence, c’est à dire en guerre de tous contre tous. Chacun veut tirer l’énergie à lui, c’est à dire l’argent, représentant le sang qui circule dans la société et qui réchauffe. Notre organisme fait aussi la guerre , quand il doit se battre contre des indésirables, des virus, des corps étrangers. On retrouve cela dans la représentation politique.
    Alors à l’heure des armes de destruction massive, que bientôt n’importe qui pourra fabriquer avec son imprimante 3D et un programme pirate tiré de l’underground d’internet; il faut se poser sérieusement la question.
    Pourquoi continuer ?
    Reformulé autrement, est-ce que si chacun se balade avec une arme nucléaire portative qui se déclenche à la moindre agression, est-ce qu’il vivra en paix sans jamais être attaqué ?
    Si la guerre est de rechercher la justesse, donc la justice, c’est à dire la lumière( précise et droite), alors il suffit de regarder le monde et de trouver les invariants, alors la guerre cessera.
    La guerre est un problème qu’un homme de science doit résoudre, peut-être le plus grand des problèmes. Ne la légitimons pas en fixant des budgets contraignants absurdes pour faire vivre une industrie ou respecter des % de pib, car dans un monde où tout doit être rentable utile, si on veut une armée utile on crée la guerre, la chaos sur la planète pour l’y envoyer. Or on fait la guerre pour avoir la paix, et c’est quand on fait n’importe quoi en temps de paix que la guerre revient.

  10. Faut peindre les vab en rouge et marquer caca kola dessus. Sur que c’est du financement innovant. Pour les rafales, de la pub Boeing dessus, et pour les armes, faut demander à pawnshop…

  11. La Bundeswher a également expérimenté le MCO en métropole externalisé tandis que celui effectué en opération devait être fait par du personnel militaire ; comme celui-ci ne pouvait pas effectuer celui en métropole, il s’est avéré lors de déploiement opérationnel (Afghanistan, …) un manque cruel d’expérience et donc une baisse signifiante de capacité.

  12. Quels « financements innovants » pour le ministère des Armées?
    Lancer un grand emprunt pour la Défense Nationale. Et l’employer uniquement pour les besoins de nos armées: renouveler notre flotte d’hélicoptères, d’avions ravitailleurs, nos véhicules de combat, construire notre deuxième PA , moderniser notre force de dissuasion, etc…

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