La région de Bruxelles ne veut pas de l’avion de combat F-35 pour la force aérienne belge

Le remplacement des F-16 de la composante « Air » de la Défense belge ne manque pas de rebondissements. Après les forfaits de Boeing (F/A-18 Super Hornet) et Saab (Gripen E/F), la France a décidé de ne pas prendre part à l’appel d’offres lancé par Bruxelles dans le cadre du programme ACCap (Air Combat Capability) pour proposer, à la place, un « partenariat stratégique » basé sur la livraison de 34 Rafale.

Une initiative qui n’a pas les faveurs de Steven Vandeput, le ministre belge de la Défense, pour qui seul compte le respect de l’appel d’offres et des procédures en cours afin d’éviter de possibles complications juridiques. Aussi, selon lui, le choix devrait se faire entre le F-35A et l’Eurofigter Typhoon, Lockheed-Martin et le consortium européen (BAE Systems, Airbus et Leonardo) ayant joué selon les règles prévues.

Mais tel n’est pas l’avis du conseil des ministres restreint (le kern), qui a décidé de maintenir le Rafale dans la course. « Cela concerne la politique européenne de la Défense, cela vaut la peine de regarder ce qui est concrètement proposé, mais cela doit pouvoir rentrer dans les conditions du marché. Si les obstacles juridiques sont trop importants, on restera dans le cadre de la procédure », a expliqué, le 6 octobre, Didier Reynders, vice-Premier ministre et chef de la diplomatie belge.

À l’issue d’une rencontre avec son homologue français, Edouard Philippe, le 16 octobre, le Premier ministre belge, Charles Michel, a indiqué que la démarche de son gouvernement était de « faire la clarté juridique sur l’état de la question » relative à la proposition faite par Paris.

À cette occasion, le quotidien « La Libre belgique » a révélé que l’offre française « représenterait un potentiel de quelque 4 milliards d’euros de retombées économiques pour l’industrie belge d’ici 2030 », notamment pour les industriels de l’aéronautique implantés en Wallonie.

Mais une autre région suit ce dossier de près : celle de Bruxelles-Capitale. Et la candidature du F-35A américain ne remporte pas ses suffrages. « Le choix du partenaire sera important sur les retours économiques », a estimé, dans une résolution adoptée le 5 octobre, le gouvernement régional.

« En effet, les experts aéronautiques avancent que l’avionneur américain, partenaire jusqu’ici semblant être privilégié par le [gouvernement] fédéral, n’est pas connu pour être très volontariste ni même actif en termes de retours économiques » et « cela fait craindre un très faible impact sur l’économie belge ainsi que sur l’économie bruxelloise », poursuit le texte, dans le contenu a été révélé par le Libre Belgique.

Et l’exécutif de la région Bruxelles-Capitale de souligner que « deux autres pays concurrents [France et Royaume-Uni, qui défende le dossier de l’Eurofighter Typhoon], au contraire, ont saisi l’importance de la question des ‘retombées économiques’ pour la Belgique. »

« Le gouvernement britannique propose ainsi d’installer deux centres de fabrication et les Français évoquent une coopération approfondie (formation, coopération industrielle et technique…) avec les trois Régions du pays », rappelle la résolution.

La région Bruxelles-Capital, qui compte profiter de 5 à 10% de retombées économiques dans le cadre du remplacement des F-16, défendra ses arguments à l’occasion d’un « comité de concertation » prévu le 26 octobre prochain. La Flandre et la Wallonie auront également l’opportunité d’exprimer leur point de vue sur ce dossier.

Par ailleurs, le 16 octobre, le groupe PS de la Chambre des représentants de Belgique a déposé une proposition de résolution demandant à inscrire « impérativement » le programme ACCap dans « une une véritable politique européenne de la Défense et de la sécurité ». Ce qui, selon le député Sébatian Pirlot, est un appel en faveur de la poposition française. Et donc du Rafale.

En effet, ce texte demande au gouvernement belge de « renforcer et privilégier ses collaborations militaires tant sur le plan opérationnel, humain qu’industriel avec les États-membres de l’Union européenne agissant en faveur de la mise en oeuvre effective d’une Europe de la Défense intégrée et de choisir un successeur aux F-16 belges à la lumière de cette priorité. »

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