Le Pentagone ouvre une enquête sur l’embuscade qui a coûté la vie à 4 commandos américains au Niger

L’embuscade meurtrière dans laquelle est tombée une patrouille de soldats nigériens et de commandos américains, le 4 octobre, dans la région de Tillabéri, dans le nord du Niger, a brusquement braqué les projecteurs sur la nature de l’engagement militaire des États-Unis dans la bande sahélo-saharienne (BSS).

Quatre membres des forces spéciales américaines – des Bérets verts – ont été tués lors de ce violent accrochage avec un groupe visiblement bien armé et préparé. Et, au-delà de l’exploitation politique des propos qu’aurait tenus le président Trump à la veuve d’un des commandos tués, des comptes sont demandés au Pentagone, en particulier sur les circonstances de cette embuscade ainsi que sur les moyens engagés.

Les questions posées viennent en écho à celles qui furent soulevées lors de l’attaque du consulat américain de Benghazi (Libye), en septembre 2012. En clair, il s’agit de savoir pourquoi la patrouille attaquée n’a pas eu avoir de soutien militaire supplémentaire. Et des voix se sont interrogées sur le temps mis par les Mirage 2000 de l’opération française Barkhane pour intervenir.

Sur ce point, le secrétaire américain à la Défense, James Mattis, a déjà répondu. « Dans les 30 minutes les avions français étaient sur place. […] Je rejette complètement l’idée que c’était lent », a-t-il dit, le 12 octobre. « Mais il est évident que nous allons examiner tout ceci et voir s’il y a des choses qu’il faudra adapter », a-t-il ajouté.

Au lendemain de l’embuscade, l’État-major des armées (EMA) avait indiqué qu’une patrouille de Mirage 2000 était intervenue. Mais en raison de l’imbrication des troupes au sol, ils ne purent apporter un appui-feu à la patrouille attaquée. Ils firent donc un « show of force » (démonstration de force), qui apparemment, fut efficace. En outre, la force Barkhane mobilisa des hélicoptères pour évacuer les blessés vers Niamey.

Quoi qu’il en soit, le comité des forces armées du Sénat, présidé par John McCain, exige des explications sur les circonstances de l’embuscade. Il s’agit d’éclaircir certaines zones d’ombres, comme par exemple le fait que le corps du quatrième commando américain tué n’a pu être retrouvé que deux jours après après les combats.

« Parce que nous surveillons nos forces armées, nous méritons donc d’avoir toutes les informations », a fait valoir M. McCain, qui n’exclut pas de « citer à comparaître » (il a utilisé le terme jurique anglo-saxon « subpoena ») des responsables militaires.

De son côté, le Pentagone a ouvert une enquête. Mais de l’aveu même de James Mattis, il manque des éléments pour reconstituer le fil des événements. « Nous n’avons pas encore toutes les informations » pour en tirer les conséquences, a-t-il admis.

Au passage, M. Mattis a précisé que les États-Unis ont déployé un millier de militaires dans la Bande sahélo-saharienne pour des opérations anti-terroristes. La situation y « est souvent dangereuse » et « si nous avons des soldats là-bas et pas des volontaires du Peace Corps, c’est bien pour une raison : nous sommes armés et le danger auquel nos troupes sont confrontées pendant ces opérations anti-terroristes est bien réel », a-t-il expliqué.

Une équipe d’enquêteurs, dirigée par un général, a ainsi été chargée de faire la lumière sur ce qu’il s’est passé avant, pendant et après l’embuscade.

À ce stade, l’on croit savoir qu’il y a eu deux accrochages (le premier ayant servi « d’appât ») et que, au cours des six derniers mois, 29 patrouilles ont été précédemment conduites, sans incident, dans le secteur où ils ont eu lieu. Enfin, le général Thomas Waldhauser, le chef du l’US Africom, le commandement militaire américain chargé de l’Afrique, avait déploré un manque de moyens dans la BSS, notamment au niveau des capacités ISR (renseignement, surveillance et reconnaissance) et de recherche/sauvetage. Pour y remédier, il est fait appel à des sociétés privées.

40 commentaires sur “Le Pentagone ouvre une enquête sur l’embuscade qui a coûté la vie à 4 commandos américains au Niger”

  1. Dans son com du 11 octobre @contractor avait donné l’essentiel. On peut ajouter que les infos qui ont permis l’embuscade venaient directement de membre(s ?) du village de tongo tongo (tonogo) ou devait avoir lieu la réunion. plusieurs ont été arrétés par les forces nigériennes.
    Les officiels nigériens, us et français ont donné pas mal d’infos contradictoires (les autorités nigériennes n’ont pas donné l’autorisation de cas (français) ; Il s’agissait d’une patrouille de routine (nigérien) ; c’est une méprise, on pensait que c’était des français ( adal ag roubeid), pas de revendication parce que les auteurs ont peur des représailles us…)
    Une chose est sure, c’est qu’il reste pas mal de zone d’ombre au point que l’usafricacom a diligenté une équipe pour effectuer une « review of the fact » parce que « nous ne savons pas ce qui s’est passé exactement le 4 octobre »
    Personnellement je doute encore de la responsabilité directe du groupe d’al saharaoui (revendication, volume, élongation…)

    1. Cette embuscade démontre aussi les limites des opérations conjointes avec support US ou français sous direction des forces locales aussi bien nigériennes que maliennes, concernant Mali.
      Nous avons l’exemple typique parmi tant d’autres, de l’inexpérience US sur les théâtres d’opération africains.

      Les histoires de « plusieurs centaines de djihadistes » impliquées dans cette embuscade, en nombre comparable à ce qui fut vécu au Mali en 2013, ne correspond à aucune réalité établie, quelles que soient les affirmations péremptoires sans source de certains sur site.

  2. ce qui se passe outre atlantique est intéressant.
    Les média sont tombés à bras raccourcis sur l’administration trump. Avec de bon motifs semble t-il.
    Toutefois cette shadow war que les media us découvrent n’étaient pas une guerre secrète et avec un minimum de professionnalisme, ils n’auraient pas découvert qu’un pays d’afrique s’appelle le niger et qu’il n’a rien a voir avec le nigeria.
    Une chaine de tv nationale a réussi à présenter une carte de la bss fausse. Je me demande comment c’est possible.
    Commentaire drôle en d’autres circonstances : la première chose a faire est dire à trump qu’on a des morts dans un pays qui s’appelle le niger et qu’il va devoir apprendre à le prononcer nijer,
    (sous entendu pas nigger qui en anglais veut dire « negro »)
    Plusieurs polemiques :
    – Il y a un protocole officieux ou informel pour honorer les morts au combats. Trump ne l’a pas suivi alors qu’il était respécté sous les admin bush et Obama.
    – trump a été particulièrement maladroit dans ses propos à l’égard d’une veuve…et c’est la veuve du seul soldats black.
    – grosse embrouille à propos du soldat porté disparu pendant 48 h. Il était encore vivant après que ses camarades aient décroché d’après son tracker. L’équipe chargé de le retrouver était une équipe de contractor et ils ont un peu « merdé » ce qui ajoute aux critiques violentes outra atlantique.
    – les forces us auraient fait de la retention d’info ce qui a nuit aux opés de soutien et secours.

  3. La réaction US face à cette embuscade me fait penser à celles en France ayant suivi l’embuscade d’Uzbeen en 2008.

    Eh oui, la guerre tue.
    Parfois, l’ennemi est plus malin sur une opération, et prend l’avantage, malgré ses sandales et son infériorité technologique.
    L’effet de surprise, encore et toujours (et je ne suis pas un spécialiste pour le dire, même pas militaire).
    Nul doute que les prochaines patrouilles US dans la zone seront plus pêchues et mieux préparées (reconnaissance, drones en amont, appuis aériens sur zone).

    Un peu comme en Afghanistan après Uzbeen, où les Français sortaient de leurs FOBs et partaient investir une vallée, seulement après avoir pris les sommets (dépose de nuit par héicos de commandos et d’appuis), et en engageant non plus 2 ou 3 sections, mais 3 ou 4 compagnies.

  4. Je m’interrogeai sur la nouvelle stratégie com des gat qui ne communiquaient plus leurs faits d’armes. Les choses viennent de rentrer dans l’ordre. Le jnim vient de balancer d’un coup toute une serie de communiqués revendiquants des attaques au mali, niger, burkina ces derniers mois.
    Aucune com sur l’embuscade au niger.
    Ces communiqués montrent que le jnim a reussi a federer les groupes djihadistes sahéliens.
    Donc les choses se simplifient un peu, on peut considerer que seuls jnim et daesh-gs (grand sahara)
    opèrent.
    Je ne suis pas complètement certain de la subordination de daesh-gs à bh (branche barnaoui) qu’évoque @contractor.

    1. @jyb
      La subordination existe belle et bien et est imposée par al Baghdadi. L’EI veut éviter le morcellement de ses éléments et donc un message « flouté ». Ansarul Islam est de la même veine. Chaque groupe a sa Shura et il y a une Shura de la Province qui est dirigée par Nur. Tout se décide là, même si avant le Walli (al Barnawi) a déjà fait le tri dans les actions à mener.
      D’autre part, des opérations dans des villes importantes d’Afrique de l’Ouest sont en préparation. Sont citées : Dakar, Abidjan, Cotonou, Abuja, Lagos, Niamey, Bamako. Bref, du déjà vu sauf que là, il y a besoin de redorer le blason et que cela passe, entre autre, par des coups d’éclat.
      Je ne suis pas optimiste pour l’avenir de cette région. Sans nécessairement parler d’actions de force pour contrôler un territoire (ils savent que ça ne marchera pas), le prosélytisme est en marche et ce n’est pas moins dangereux : la majorité communautés sont réceptives ou à tout le moins neutres.

      1. @Contractor
        – Oui effectivement des signaux remontent comme quoi une démonstration de force se prépare.
        Les us et le canada ont mis en gardent leurs ressortissants au Sénégal. L’avertissement us est assez précis et demande d’éviter le front de mer.
        – Allégeance. Je suis moins pessimiste que vous. Bh reste très divisé et plus encore après la fin de daesh en syrak. Barnaoui ne doit pas être très en forme, il est le symbole de cet échec et ses « opposants » qui voulaient un sultanat plutôt que d’être une province éloignée du califat se trouvent confortés. J’ajouterai que le califat central a peu mis en valeur sa province africaine. Sauf une interview de barnaoui en aout 2016 (dans une publication de daesh mais je ne sais plus laquelle) pour asseoir son autorité, la province ouest africaine est restée sous médiatisée. J’ajouterai que la mission des « émissaires » doctrines et militaires que le d’iwan a envoyé dans le borno n’a reçu aucun écho (écho plutôt négatif) On ne peut pas être une province d’un califat qui n’existe plus.
        – L’actuel repli sur la cuvette nord du lac Tchad en zone béri béri me laisse penser qu’on va retourner à une notion de sultanat (qui d’une certaine façon a une légitimité historique) plutôt qu’à une extension du djihad. Ce qui ne veut pas dire que l’espace vacant restera inoccupé, les mouvements du jnim sauront en profiter. On verra un peu plus clair sur qui est maitre du terrain quand le brouillard se sera levé sur ceux qui et comment a été perpétré l’attaque de tonogo.
        – Pour al saharaoui, le problème est le même, plus de califat=plus de légitimité politique. Donc se subordonner à barnaoui n’est pas d’une grande attraction pour les apprentis djihadistes.

        1. @jyb
          Sur le terrain, les affaires se présentent différemment. ISWAP se restructure mais dans le même temps a engagé depuis quelques mois le « management de la terreur » : c’est à dire qu’ils font du prosélytisme auprès des communautés et même si l’écho semble faible, il y a certains mouvements qui laissent à penser que le point de bascule n’est pas loin (ex: Monguno au Nigéria). Des retours existent même si ils sont encore aujourd’hui à la marge. L’important dans la doctrine, c’est qu’ils existent. Le mouvement se restructure et renforce son C2.
          Le Califat reste une notion un peu ésotérique : oui, il faut un minimum d’emprise territoriale mais dans l’absolu, le Califat est mondial tant que le Calife est présent. Le principe du sultanat/emirat est l’actuel point de « discorde » majeur entre AQ et l’EI: l’un pour une vision globale (EI) l’autre pour une vision décentralisée reposant sur des « potentats » locaux (AQ).
          Et c’est bien là le problème pour une lecture de l’affaire. De plus, pour l’Afrique de l’Ouest, se pose encore les problèmes ethniques qui pour l’instant ne sont pas transcendés par la religion, question de culture. Mais les choses évoluent et le changement semble être en marche. A voir dans les prochains mois.

        2. De plus, il apparaît que dans leur mode d’action, la notion de territoire soit importante. Ainsi, si un responsable de zone (Caïd) fait face à une menace directe, il peut et doit engager cette menace sans en référer à quiconque. Le bilan se fait après. Sinon, il peut être accusé de « lâcheté » et condamné comme tel. Pas simple…

  5. Les américains se battent contre tous les groupes jihadistes en Afrique.
    Selon le général Thomas Waldhauser, il y a 1300 opérateurs des forces spéciales américaines en Afrique.
    En cinq ans, leur nombre sur le continent africain a triplé : ils n’étaient que 450 en 2012.
    Leur mission est de contrer la progression des mouvements jihadistes: les shebabs en Somalie, le groupe Etat islamique au Sahel, en Libye ou en Egypte, Al-Qaïda au Mali et Boko Haram au Nigeria.
    Les militaires américains sont notamment présents au Tchad, en République démocratique du Congo, en Ethiopie, en Somalie, en Ouganda, au Soudan, au Rwanda et au Kenya.
    Les Etats-Unis n’ont officiellement pas d’autre base sur le continent que celle de Camp Lemonnier à Djibouti. Mais les forces spéciales, qui regroupent des unités d’élite de l’armée de Terre (les « Bérets verts »), de la Navy (les fameux Navy Seals), des Marines et de l’armée de l’Air, utilisent aussi la base aérienne de Moron, dans le sud de l’Espagne, pour leurs opérations en Afrique.
    Les Forces spéciales ont aussi des « installations durables » dans les pays amis, selon une source au commandement américain en Afrique (AFRICOM). « à la demande du pays-hôte », notamment au Niger.
    Les Etats-Unis soutiennent l’opération militaire française Barkhane dans cinq pays du Sahel (Mauritanie, Mali, Tchad, Niger, Burkina Faso). Ils ont notamment apporté du ravitaillement aérien pour les avions français et échangent du renseignement avec les Français.

    1. c’est marrant ce problème des officiers us avec les chiffres…1300 ce n’est pas le nombre de fs en afrique.

      1. jyb

        « c’est marrant ce problème des officiers us avec les chiffres…1300 ce n’est pas le nombre de fs en afrique. »
        .
        C’est navrant mais je doute, non, je suis plus que certain que vous comme nous ne savez et ne saurez jamais le nombre précis des FS américaines en Afrique …

        1. jyb a toujours de bonnes infos, je ne sais pas d’ou il tient ses sources mais il n’a jamais dit de conneries a ma connaissance.

        2. @nico saint jean
          heuu, pas faux.
          Mais il n’empeche qu’entre 800 et 1300, la plage est assez large. Je pense surtout au besoin de communiquer même pour dire n’importe quoi ( en référence au fds front sud ou au fds à majorité arabe qui ont repris raqqah…)
          Disons que ces informations étant confidentielles à défaut d’etre secrètes,
          le silence est plus judicieux que le bavardage.

      2. Difficile à dire si ce chiffre est réaliste ou pas, les américains communiquent rarement sur les effectifs réels déployés par l’Africom et le Socom sur le continent africain et le général Waldhauser semble inclure les Marines dans les FS…. Vous l’estimez sous-estimé ou sur-estimé ?

        1. @lagaffe
          très surestimé. Le chiffre de 800 à 1000 est plus réaliste. Je vous donnerai une estimation par pays à minima.
          mais comme vous dites si l’usmc est compté comme fs ça monte très vite.

  6. La patrouille cherchait à prendre l’adjoint de al-Sahraoui (un dénommé Amadou). Il y a eu des fuites et donc riposte de l’EI dans le Grand Sahara avec cette opération.

    1. @contractor
      ??? ça ne correspond pas du tout au format habituel de ces opérations. Déjà si on parle du numero 2 de daesh-gs on aurait eu au minimum isr et cas…et au yémen ou en syrie des secondes classes d’al qaida se sont fait droné pour moins que çà.
      Pour une mission de neutralisation, les us ont des unités dévolues qui opèrent sans s’encombrer de militaires locaux, à la limite ils intègrent un opérateur interprète mais pas plus. Je doute qu’ils soient sortis à poils avec le bras droit de al saharaoui dans le collimateur. Est-ce andou chefou (amadou chefou) dont on parle ?

      1. Oui, c’est lui. En fait, les US pensaient y aller « en douceur » donc sans sortir le gros déploiement, l’objectif était de le prendre vivant. Malheureusement, les dés étaient pipés car le groupe a eu connaissance de la manip d’où le contre feu… Après, d’où les infos sont venues, je ne sais pas. Mais il semble maintenant avéré que les nigériens engagés ont laissé tomber les US, du moins ceux qui n’étaient pas sous le feu ont quitté la zone sans essayer d’intervenir. Cette affaire reste floue..

        1. @contractor
          gros échec du rens us. Il semble l’avoir joué perso, ce que j’appelle rétention d’information ou que certain formule autrement « s’ils n’avaient pas bander à part, ils seraient rentrés entier ».

      2. Amadou Chefou ?.Pourriez vous m’en dire plus?.Il y a un Cheiffou,ancien premier ministre nigérian,aujourd’hui conseiller municipal et aussi un Chebou,lui un « rebelle »,mais il est mort.Oubbel que je cite plus bas,se réclame de lui.(pour la gallerie)

        1. Rien à voir. A priori un Peul issu, comme son chef, du MUJAO. Compliqué d’en dire plus car dans la zone, il faut pouvoir mettre un nom sur un visage et dans un secteur donné pour être + ou – sûr de celui dont il s’agit. Travail de fourmi.

        2. @auguste
          pas grand chose et tout au conditionnel. amadou, ou andou ou dondo cheffou ou chefou.
          est le premier lieutenant d’al saharaoui, ou son chef militaire. C’est un peul peut etre issu d’une région anglophone.

    2. Amadou Koufa du macina?.Il y en a un autre tout aussi intéressant:Amadou Ibrahim dit Oubbel.A la suite d’une fête Peul,il a réuni,(sans l’appui de l’ONU),les Peuls des 5 pays de la région.C’est lui qui rackette et règne en maitre dans toute la région Menaka-Ansongo.Ils vont tous se planquer dans la réserve.

      1. Koufa est avec JNISM. Sa katiba est en réalité une branche d’Ansar Dine. C’est un autre, peul aussi à priori mais avec l’EI.

      2. @auguste
        amadou koufa c’est le jnim qui ne semble pas etre dans le coup à tonogo.
        amadou ibrahim, pas vraiment un djihadiste.

        1. Pas besoin d’être djihadiste pour donner un coup de main.Surtout si on veut continuer son business tranquille.On ne tue pas que du civil sur la route Menaka-Ansongo.L’armée et les casques bleus sont aussi des cibles.

          1. @auguste
            Attention.
            Les djihadistes sont des idéologues de la sharia donc hors de question de se compromettre avec des droits communs.
            Des rezzous oui mais haram.

          2. @jyb.Idéologues?.A Palmyre ils ont rameuté tous les culs de basse fosse pour piller et vendre les antiquités.Et les petits arrangements avec les mafias?.Et la Rolex de Bagdadi,c’est un précepte du coran?.Si la chaaria était appliquée,ils seraient tous manchots…au minimum.

    3. Pourquoi n’y a t’il pas de revendication ? cela leur ferait un bon coup de pub.
      Jyb a évoqué une hypothèse que c’était des français qui étaient visés et ce pourrait être la peur de représailles US qui expliquerai cette absence de revendications . Qu’en penses tu?

      1. Ils n’ont pas peur des représailles. Au contraire, tout est fait pour « forcer » les « kuffars » a envoyer des troupes afin de les frapper. Pour eux, la bataille finale se fera à partir de Jérusalem quand Issa Ibn Mâryam (Jésus le fils de Marie) prendra le commandement des combattants pour la dernière bataille, celle de la victoire. C’est une version de l’Apocalypse.

      2. Depuis la Somalie c’est plutôt les Américains qui ont peur de se découvrir.Et le guet apens prouve que rien ne passe inaperçu en Afrique,même en essayant d’être le plus discret possible.Il faut autre chose qu’une formation de combat pour nager dans ces eaux.

        1. En même temps, sur le nombre d’opérations menées depuis des années par les américains, il est statistiquement impossible qu’il n’y ai pas, au moins une fois, une erreur.

  7. Condoléances aux familles des soldats.
    Après cela, nos amis anglo-saxons cesseront de dire que nos succès en Afrique sont surtout dû à la faiblesse de l’ennemi africain…

  8. Pour compléter l’article de M.Lagneau, voici quelques précisions publiées par le LA times et reprises par l’express.
    Visiblement suite aux demandes de la presse de connaitre les circonstances de la mort des soldats et notamment l’abandon d’un des corps dans leur retraite, des officiels du pentagone sont revenus plus en détail sur les circonstances des attaques.
    http://www.latimes.com/politics/la-fg-trump-niger-20171019-story,amp.html
    http://www.lexpress.fr/actualite/monde/niger-des-soldats-americains-sauves-par-les-forces-armees-francaises_1954353.html

    Avec notamment cette précision:
    « Without the French air response, the military is concerned the entire unit could have been killed »
    –> « Sans le soutien aérien français, les militaires (US) sont sûrs que l’unité complète aurait pu être » tuée »

    1. Intéressant l’article du LA ; ils mentionnent des hélicos d’attaque français. Il y est fait part également de manque criant en matière de rens (notamment les drones) Digest :
      .
      Pendant des mois précédentl’embuscade, l’armée américaine avait demandé plus de drones et avions de surveillance au Niger, et du soutien médical militaire supplémentaire, mais ces demandes ont rencontré la résistance de l’ambassadeur américain dans le pays, réticent à accroître la présence américaine dans le pays. selon un responsable américain informé de l’attaque.
      .
      Des hélicoptères d’attaque et des avions de chasse français ont répondu lors de la deuxième embuscade, tuant et repoussant avec succès les hommes armés, permettant aux autres membres des forces américaines et nigériennes de s’échapper.
      .
      Compte tenu de la sophistication de l’attaque, les responsables militaires américains croient que l’État islamique a peut-être joué un rôle dans la planification de l’attaque.
      .
      Le Général Thomas Waldhauser, commandant du Commandement des Etats-Unis pour l’Afrique, a déploré au Congrès en mars le manque de ressources nécessaires sur le continent africain. Il a dit qu’environ 20% à 30% des besoins en vols «de renseignement, de surveillance et de reconnaissance» étaient assurés, et il se plaignait qu’il n’y avait pas assez d’hélicoptères militaires pour secourir les militaires disparus, blessés ou tués.

      1. Il n’y a pas d’hélicos de combat utilisé la bas selon ce que j’ai lu. Les médias US ont confondus avec les hélicos utilisé pour le transport des blessés sans doute.

    2. Les moyens aériens français arrivés sur zone n’ont pas engagé : imbrication trop importante.

  9. De plus, il apparaît que dans leur mode d’action, la notion de territoire soit importante. Ainsi, si un responsable de zone (Caïd) fait face à une menace directe, il peut et doit engager cette menace sans en référer à quiconque. Le bilan se fait après. Sinon, il peut être accusé de « lâcheté » et condamné comme tel. Pas simple…

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