Deux camps de l’État islamique visés par des frappes aériennes au Yémen

Le 9 octobre dernier, la branche yéménite de l’État islamique (EI) a diffusé des images d’un camp d’entraînement situé dans la provincde Baïda et appelé « Abou Mohammed al-Adnani », [du nom du chef des opérations extérieures de l’organisation jihadiste, tué en août 2016 en Syrie]. Ces photographies ont ainsi montré des recrues au visage masqué, vêtues d’un treillis couleur sable, en train de faire un parcours du combattant, s’exercer au maniement d’armes et à tirer.

Une semaine plus tard, ce camp n’existe vraisemblablement plus étant donné qu’il a été visé par des frappes aériennes américaines, effectuées par des drones (sans doute des MQ-9 Reaper). Un second camp, situé dans la même province, a aussi subi le même sort.

Dans un communiqué, le Pentagone a reconnu avoir bombardé « deux camps d’entraînement de l’EI, dans la province de Baïda » afin de « contrarier les tentatives de l’organisation de former de nouveaux combattants. »

« L’EI a utilisé ces camps pour entraîner ses militants à mener des attaques terroristes en utilisant des [fusils] AK-47, des mitrailleuses, des lance-grenades », a expliqué le Pentagone, qui dit avoir agi « en coordination avec le gouvernement du Yémen.

En outre, des « dizaines de membres de l’EI » ont été tués lors de ces frappes. D’après l’AFP, les chefs tribaux ont interdits aux familles des jihadistes de s’approcher des deux camps visés pour aller récupérer les corps.

Depuis le début de cette année, les forces américains ont effectué plus de 100 frappes aériennes au Yémen (contre 44 en 2016 et 23 en 2015). Ces dernières avaient jusqu’à ici visé al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA), qui reste la branche du réseau fondé par Oussama ben Laden considérée comme étant la plus dangereuse.

Au Yémen, l’EI a commis quelques attentats particulièrement meurtriers, notamment dans la région d’Aden. Mais son empreinte est moindre que celle d’AQPA, même si ces deux organisations ont coopéré ponctuellement au niveau tactique, l’ancien directeur de la CIA, John Brennan, ayant expliqué, en septembre 2016, qu’elles partageaient « une même communauté d’intérêts » face aux rebelles houthis (soutenus par l’Iran) et aux forces gouvernementales yéménites, appuyées par une coalition dirigée par l’Arabie Saoudite.

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