La coalition anti-EI veut éviter l’escalade militaire entre les forces irakiennes et les combattants kurdes

Après plusieurs jours pendant lesquels ont circulé de nombreuses informations, parfois contradictoires et/ou ayant été démenties par l’un ou l’autre camp, les forces gouvernementales irakiennes, appuyées par des milices chiites proches de Téhéran, ont lancé une opération dans la région pétrolifère de Kirkouk afin de prendre aux combattants kurdes (Peshmergas) les positions qu’ils avaient conquises quand il s’était agi d’arrêter la progression de l’État islamique (EI ou Daesh) dans le nord de l’Irak.

La province de Kirkouk est au centre d’un contentieux territorial entre la région autonome du Kurdistan, qui veut son indépendance, et le gouvernement irakien. Elle n’est pas la seule.

Comme l’a confirmé la Constitution irakienne adoptée en 2005, la région autonome du Kurdistan s’étend sur les provinces d’Erbil, de Dohouk et de Souleimaniyeh, soit un territoire de 75.000 km2 abritant plus de 5 millions d’habitants.

Seulement, pour les Kurdes, cette délimitation ne représente pas la réalité historique de leur territoire. D’où leur revendications portant sur une partie des régions de Kirkouk (6.500 km2), Ninive (9.000 km2), Sahaheddine (1.500 km2), Diyala (3.200 km2) et Makhmur (2.500 km2).

Dans le cas de Kirkouk, d’autres enjeux sont venus se greffer, à commencer par celui du pétrole. Des questions communautaires sont également à prendre en compte.

Cela étant, la progression des forces irakiennes est très rapide, les combattants kurdes n’opposant aucune résistance, même si quelques accrochages brefs ont été signalés dans la nuit du 15 au 16 octobre.

Ainsi, le Commandement conjoint des opérations (JOC), qui fédère l’ensemble des unités engagées, a annoncé la reprise de la base militaire K1 (où les soldats irakiens avaient été humiliés lors de sa conquête par les Peshmergas, en 2014), l’aéroport militaire, le siège de la North Oil Company (NOC), le champ pétrolier de Baba Gargar et le bâtiment abritant le gouvernorat de Kirkouk.

Cette avancée a été facilitée par le retrait des combattants kurdes affiliés à l’Union patriotique du Kurdistan (UPK), une formation qui s’oppose au Parti démocratique du Kurdistan, au pouvoir à Erbil, en particulier au sujet du référendum sur l’indépendance [l’UPK prônait des négociations avec Bagdad, ndlr].

Selon un conseiller du président Massoud Barzani, des « problèmes internes et des accords ambigus » ont conduit des « commandants à ordonner à leurs peshmergas de quitter leurs positions. »

Par ailleurs, avant de lancer son opération, Bagdad avait dénoncé la présence, à Kirkouk, de combattants du Parti des travailleurs du Kurdistan, une formation turque considérée comme terroriste par Ankara. Et d’estimer que cela pouvait être considéré comme étant une « déclaration de guerre. »

« Il n ‘y a pas de forces du PKK à Kirkouk mais il y a certains volontaires qui sympathisent avec le PKK », répondit alors le le général Jabar Yawer, le secrétaire general du ministère des Peshmergas.

Une déclaration qui n’a pas convaincu à Ankara, où l’on a proposé à Bagdad une « coopération » pour chasser les militants du PKK de Kirkouk.

Cela étant, devant la tension entre Erbil et Bagdad, la coalition anti-jihadiste dirigée par les États-Unis a exhorté les autorités irakiennes ainsi que celles de la région autonome du Kurdistan « à éviter une escalade ».

« Nous continuons de pousser au dialogue entre autorités irakiennes et kurdes. Toutes les parties doivent rester concentrées sur la lutte contre notre ennemi commun, l’EI, en Irak », a fait la coalition, via un communiqué.

« La coalition surveille les mouvements de troupes et de véhicules militaires dans les environs de Kirkouk. Ces déplacements (…), jusque-là, sont de simples mouvements de troupes, pas des attaques », a-t-elle ajouté, en insistant sur le fait que sa mission est entièrement « dédiée à la défaite de l’EI en Irak et en Syrie » et en faisant part de son opposition « à tout ce qui pourrait la détourner » de cet objectif.

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