Le gouvernement ne sait pas encore comment il financera le service national universel

Contrairement à ce qu’avait promis Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle, il n’est désormais plus question d’instaurer un nouveau « service militaire universel » mais d’un « service national universel », ce qui n’est plus tout à fait la même chose.

Pourtant, l’actuel président avait bien insisté sur le caractère « militaire » que devait avoir ce service universel, d’une durée de seulement un mois, qu’il entendait mettre à l’ordre du jour quand il n’était encore qu’un candidat à l’Élysée parmi d’autres. Et pour cause : il s’agissait de disposer, à terme, « d’un réservoir mobilisable complémentaire de la Garde nationale. »

Dans son esprit, cette période d’un mois devait correspondre à celle des « classes », c’est à dire la formation militaire que les conscrits ont connue jusqu’à la suspension de la conscription, en 2001.

Cela étant, Mme le secrétaire d’État auprès de Mme le ministre des Armées, Geneviève Darrieussecq, a évidemment ce sujet lors de son dernier passage devant les députés de la commission de la Défense. Et, pour le moment, les modalités de ce rétablissement de la conscription est dans brouillard. Brouillard qu’une commission de « haut niveau » sera chargée de dissiper.

Ainsi, quelle place aura à tenir le ministère des Armées? « Les armées ne seront pas les seules impliquées dans cette réflexion », a répondu Mme Darrieussecq. Plus généralement, on ignore encore qui sera véritablement concerné. « Comme il ne s’agit pas d’un service militaire mais d’un service national, le ministère de l’Éducation nationale sans doute, le ministère de l’Intérieur peut-être, voire d’autres ministères y participeront », a-t-elle dit.

Reste que le ministère des Armées sera concerné au premier chef puisqu’il organise déjà la Journée Défense et Citoyenneté ainsi que le recensement des jeunes en liaison avec les collectivités locales.

La finalité de ce « service national » suscite également des questions. En mars, M. Macron avait affirmé qu’il devait permettre à « chaque jeune Français d’aller à la rencontre de ses concitoyens » et de faire « l’expérience de la mixité sociale et de la cohésion républicaine durant un mois ». En outre, il était aussi question de « détecter les difficultés, notamment l’illettrisme » et de proposer, le cas échéant, une « mise à niveau scolaire des appelés lorsque que cela sera nécessaire » ainsi que d’aider les conscrits « à préparer leur entrée dans la vie professionnelle comme dans leur vie de citoyen. »

Pour Mme Darrieussecq, il « faudra réussir les choses, bien les penser et faire en sorte que les objectifs fixés soient remplis. » Et d’ajouter : « Bien sûr, il va falloir que nous trouvions l’équilibre entre, d’une part, le lien armée Nation, l’esprit de l’engagement et la possibilité importante ouverte aux jeunes de se rencontrer et, d’autre part, les moyens que nous pourrons mettre en face de ces trois objectifs. »

Autre question à trancher : celle du statut des conscrits. Pour l’instant, on ignore (comme Mme le secrétaire d’État) s’ils auront -ou non – à porter un uniforme. « Je n’ai pas de réponse à vous apporter à ce stade. La question est posée et la commission se prononcera », a-t-elle dit. « Le service militaire volontaire place sous statut militaire les jeunes qui l’effectuent. Mais, c’est une évidence, il s’agit bien d’un service militaire. Le service national universel que nous essayons de construire se fera, quant à lui, sous un statut encore à définir », a-t-elle expliqué.

Enfin, reste le plus important à régler : la question des moyens. À commencer par l’hébergement des conscrits. Devant les sénateurs, le secrétaire général pour l’administration, Jean-Paul Bodin, a répété ce que tout le monde sait déjà.  » Il me semble évident que le service national universel ne peut pas relever uniquement du ministère des armées. Nous sommes totalement incapables d’accueillir 800.000 jeunes Français pendant un mois, faute de locaux, d’encadrement et de moyens », a-t-il dit.

Pour M. Macron, le ministère de l’Éducation nationale pourrait être sollicité pour fournir les locaux nécessaires à l’accueil des conscrits. Du moins était-ce l’idée qu’il avait avancé pendant la campagne présidentielle.

Pour autant, le financement de ce service national universel n’est, pour le moment, pas arrêté. En mars, le président Macron avait dit qu’il coûterait « entre 15 et 20 milliards d’euros rien que pour les infrastructures, et 2 à 3 milliards d’euros par an en régime de croisière. » Puis il s’était ravisé en parlant d’un coût annuel de « 1,5 à 2 milliards d’euros tout au plus. » (soit, au passage, ce qui manque au budget des Armées pour être sur la trajectoire des 50 milliards d’euros, hors pensions, hors coûts opex, d’ici 2025, autre promesse de M. Macron).

Devant les députés, Mme Darrieussecq n’a pas repris à son compte les estimations du locataire de l’Élysée (du moins les premières qu’il avait données), les estimant « énormes ». « Le chiffrage reste à préciser. Lorsque l’on monte un projet, on regarde ce que l’on peut structurer pour atteindre ces objectifs, puis on établit un chiffrage et l’on voit s’il faut ou non revoir nos ambitions à la baisse, parfois à la hausse, ou si l’on peut innover pour faire en sorte que le coût soit moins élevé », a-t-elle affirmé.

Pour autant, ce retour de la conscription aura bien un coût dont il faudra assumer la charge. « En tout état de cause […] une ligne budgétaire spécifique sera attribuée à ce service national qui n’aura aucun impact sur l’enveloppe du ministère des armées actuelle », a dit Mme Darrieussecq. Soulignons le mot « actuelle »… qui sous-entend une évolution possible.

Car en attendant, le gouvernement ne sait pas comment il fera pour abonder cette « ligne budgétaire spécifique. » « Nous allons devoir faire preuve d’imagination », a admis Mme Darrieussecq. « Le ministre de l’Action et des comptes publics saura être imaginatif pour parvenir à abonder cette ligne », veut-elle croire.

Cependant, quand il est dit que ce service national n’aura « aucun impact » sur le budget des Armées, on peut en douter. Pour la bonne raison que des militaires seront sollicités pour l’encadrer et que cela aura évidemment un coût. « Les ressources humaines nécessaires pour ce dispositif sont en cours d’évaluation. Je parle là de la participation de notre ministère car d’autres ministères y seront associés », a d’ailleurs reconnu Mme Darrieussecq.

À moins qu’il soit mis un terme – et ce serait dommge – à l’expérimentation du Service militaire volontaire (SMV), mis en place au lendemain des attentats de janvier 2015, sur une idée soufflée par le général Jean-Pierre Bosser, le chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT).

Financé par le ministère des Armées (30 millions d’euros) et s’adressant aux jeunes en difficulté, ce dispositif semble avoir tenu ses promesses. « Le premier bilan du SMV est assez exceptionnel : sur les 1 000 jeunes qui l’ont intégré, on compte plus de 72 % de sorties très positives – sorties directes dans l’emploi. Comparé aux organismes d’insertion que l’on connaît, c’est un excellent résultat », a indiqué Mme Darrieussecq.

35 commentaires sur “Le gouvernement ne sait pas encore comment il financera le service national universel”

  1. C’est ballot, ça !
    Mais comme les méthodes de Macron semblent adaptée à son volontarisme, on parle haut et fort avant de réfléchir, il trouvera bien, quitte à piquer l’argent à d’autres.
    Le vrai problème, c’est le contenu de ce service et les moyens humains et techniques à mettre en oeuvre pour le public actuel.
    Et ça, ce n’est pas une question d’argent, mais de réalisme.
    Comme la plupart de nos problèmes d’ailleurs !

  2. Cette bande de branquignols à l’art des conneries inutiles !
    bof ils ne sont pas à quelques milliards près, suffit d’augmenter les taxes de droite et de gauche de supprimer une douzaine de rafales deux trois frégates 5 ou 6 régiments et l’affaire est dans le sac !
    ils vont se foutre du monde jusqu’au bout, encore 4 ans et 6 mois à supporter ces amateurs !!!
    on va voir ce que l’arriviste forcené de Bercy va nous sortir comme nouvelle darmarinade…

  3. J’en ai marre !! Rendons obligatoire le passage durant un an, lorsque la scolarité est terminé, dans un service, aux services de la population afin de faire prendre conscience de la valeur des choses. Les pompiers manquent de volontaires, un an en tant que réserviste, un an de réservistes en police ou gendarmerie obligatoire, dans les samu sociaux, les associations à but caritatifs, au sein des municipalités en tant qu’employés….. Un an sur une vie de 80 ans…. Un an au service des autres et notre jeunesse comprendra qu’avant d’attendre que son pays fasse quelque chose pour elle, il faudra qu’elle fasse quelque chose pour son pays. Voilà, mais comment allez vous faire pour imposer cela alors que depuis 1999, on ne peut plus rien imposer à notre jeunesse !!! J’ai été instructeur en école de gendarmerie … C’est une catastrophe, un taux d’attrition catastrophique alors qu’il n’y a plus aucune pression sur le coté psychologique afin de détecter les meilleurs, nous sommes dans « l’acculturation », c’est à dire que le petit, il est civil, il ne faut surtout pas le plonger d’emblée dans une culture militaire traumatisante et trop contraignante ….. bla bla bla… résultat, alors que nous sommes dans un format de volontariat, sur 150 volontaires inscrits, à peine 110 arrivent au train lors de l’incorporation, une dizaine ne passe pas l’épreuve de la visite médicale et en trois mois, entre ceux qui ne supporte pas de se laver tous les jours, ceux qui se découvrent des muscles à chaque footing de 1500m et qui trouvent cela « trop dur », ceux qui ne supportent pas de ne pas fumer entre les cours (ben oui, comme dans les campus en amérique), ceux qui ne supporte plus les directives, les ordres car au bout d’un mois, on entre dans le vif du sujet…. et bien on en perd encore une dizaine. Je ne vous parle même pas lorsque cette population arrive dans les unités, ou là, ils découvrent les patrouilles de nuit, les astreintes sous délai, les week-end travaillés, les QL qui sautent, le fait qui faille nettoyer son logement, faire la vaisselle, se faire la bouffe …. Bref sur 150 on est au bas mot, en un an 80 qui sont encore présents !!!!!!! Et on voudrais imposer !!!! Oh la la !!!! Allez que nos politiques se penchent sur autre chose de plus important….. Mettre en adéquation la rémunération des professeurs et instituteurs avec les résultats objectifs obtenus …. et là on va faire de réelles économies ou alors, nos profs seront mieux payés mais cela voudra dire que nos enfants auront augmentés en niveau !!!! Et oui, j’ai en ce moment un jeune qui est détenteur d’un BTS informatique … Il veut entrer en gendarmerie, il est actuellement sous contrat !!! Le pauvre, il m’a fait une rédaction … J’ai déchiffré … Je lui ai donné le Bled à potasser, et obligé à faire des dictées…. Il a 21 ans et il est loin d’être idiot mais quel niveau !!!!!
    Alors penchons nous sur les vrais problèmes et pas sur une chose totalement infaisable et ingérable.

    1. Ce que vous déclarez est la réalité
      mais ce que vous dénoncez est le résultat des politiques menées depuis 40 ans : abrutir la masse, désarmer intellectuellement notre jeunesse, laver le cerveau du populo pour lui imposer le projet mondialiste. En France les illettrés se comptent en millions
      Abaisser le niveau scolaire pour s’adapter aux nouveaux arrivants et assurer ainsi « l’égalité ». Les zélites ont leurs écoles eux !

      en passant, témoignage d’une enseignante :

      http://lesobservateurs.ch/2017/10/02/guerre-civile-une-enseignante-francaise-temoigne/

      Plus ils sont bêtes plus ils sont malléables…………

    2. En fait, vous constatez que l’armée, au niveau subalterne, n’attire plus que les brêles … Cela vous surprend ?

    3. Le niveau scolaire est lamentable… Après, pour ce qui est de la culture militaire, il faut bien être honnête, tout le monde n’est est pas capable. Pour moi 1500m ce n’est pas un footing, c’est un marathon ! Rien à faire, je suis une intellectuelle, si votre gosse a des problèmes en maths confiez-le moi, je suis très forte pour ça. Mais exiger de moi des performances physiques militaires, vous pouvez oublier. Ce serait une perte de temps pour tout le monde et pendant ce temps je prendrais du retard pour les études.
      Il faut arrêter de vouloir faire entre tout le monde dans le même moule, parce que tôt ou tard, il faut faire le tri entre ceux qui peuvent et les incapables, et si ce n’est pas fait tôt, ce sera fait tard en ayant perdu du temps!

    4. Les suites de mai 68 et la société qui évolue surtout actuellement. On ne reviendra plus au passé donc il faudra s adapter.

  4. Il y a déjà un service civique pour les jeunes, c’est aussi bien que cette connerie de « service national universel » à la Macron.

    1. Je ne suis pas sûr que la seule logique comptable puisse permettre d’affirmer s’il s’agit d’une réussite remarquable, d’un fiasco total ou d’un résultat logique !
      Le % élevé de « recasage » traduit certainement le volontarisme des jeunes retenus pour le effectuer un SMV. C’est bien et il est sans doute possible de pousser un peu les feux en réduisant le coût per capita sur des centres plus importants (si infrastructure et ossature existantes, légère augmentation de l’encadrement de contact pour accroître le nombre de sections.
      Reste à savoir si le recasage sera durable où s’il n’est que de façade.

  5. Pourtant il a bossé dans une grande banque d’affaire le Micron
    Il ne sait pas financer un projet ?
    les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent!
    Ce projet tournera en eau de boudin ou, pire encore, ce machin servira à faire dans l’associatif bien pensant, et en guise de mixité sociale, la troupe ira servir la soupe dans les cités aux dealers
    ils nous prennent vraiment pour des ânes……………………..

  6. Jean,
    Vous l’avez bien descendu, je partage globalement votre analyse.
    Mais je ne reprocherais pas aux jeunes d’être, un bon paquet pas tous heureusement, ce qu’ils sont devenus. C’était aux adultes, à l’Etat qui se prend pour un dieu et prétend éduquer, de leur donner les moyens de lire et écrire correctement au lieu des sottises pédagogistes, du nivellement par le bas, et maintenant de la théorie du genre.
    « La jeunesse est le thermomètre du monde. Quand la jeunesse se refroidit, le monde entier claque des dents. » C’est de Georges Bernanos. Quand on voit son arrière petit fils devenu « antifa » à bruler des voitures, casser des magasins et agresser la police, puis venir pleurnicher parce qu’il s’est fait prendre, je précise qu’il est ultra connu pour violence par leurs services, c’est plutôt désespérant.
    Mais si on donne autre chose aux jeunes, à commencer par les modèles sociaux valorisés et subventionnés, puis en aidant les familles à les éduquer et les instruire au lieu de prétendre les éduquer, on peut dire qu’une bonne partie du travail est déjà fait. En bien ou en mal, certes, mais les résultats actuels, excepté là ou les parents et l’école tiennent la route, ne sont pas formidables.
    Aller essayer ensuite de réparer ce qui a été brisé, ou construire une personnalité qui ne l’a pas été durant ses premières années, c’est dérisoire.
    Mais nous vivons dans le messianisme social que se partagent les idéologues de gauche et du marché roi.

    1. Je ne vois pas le lien entre les idéologues de gauche et le marché roi ? Réunir les deux c’est un oxymore.

      1. Stylgar,
        Non, le capitalisme et le socialisme se sont développés en parallèle, tous deux prétendant apporter une réponse matérialiste aux sociétés contemporaines. Marx s’est réfugié à Londres centre du capitalisme mondial dont il se prétendait l’ennemi. Une anecdote parlante, durant le mouvement révolutionnaire de la Commune de Paris, un symbole du capitalisme et de la grande bourgeoisie l’hôtel particulier des Rothschild fut non seulement épargné par la fureur sanguinaire des Fédérés, mais un piquet de ces Fédérés le protégèrent durant tout le temps de l’insurrection jour et nuit.
        Des banques américaines financèrent la révolution bolchévique et la première banque française, le Crédit Lyonnais, a blanchi de l’argent pour le compte de Lénine pour les besoins de la Révolution.
        Actuellement, mais en fait depuis qu’ils existent, ils se partagent le marché, l’un prétendant apporter le remède opposé aux solutions de l’autre, mais tous deux combattant les mêmes ennemis du matérialisme, l’enracinement et la transcendance. Les plus grands groupes capitalistes ont contribué financièrement à favoriser le socialisme, de Marx à Lénine et maintenant avec des milliardaires comme Soros et d’autres qui financent à fonds perdus toutes les idées promues par l’idéologie socialiste, dite progressiste, même si elle change de nom. Ils se partagent le marché du matérialisme parce qu’ils ont les mêmes ennemis et la même haine de toute transcendance, à commencer par le primat du respect de toute vie humaine.
        Lisez la prose d’un Attali, socialiste libéral, ou d’un Mélenchon, plus proche des communistes, mais aussi de tant d’autres, vous y retrouverez les mêmes aversions, les mêmes convergences alors qu’en société ils paraissent défendre une vision de l’homme et des projets de société complètement opposés.

        1. Il est clair que le capitalisme britannique et américain a beaucoup contribué à la destructions des régimes politiques qui cherchaient à réguler, contrôler et retreindre le libre commerce. L’Etat russe tsariste, l’empire napoléonien, les républiques à tendance autarciques sud-américaines, les empires coloniaux espagnols et français – et finalement britannique aussi, puisque les capitalistes se dévorent entre-eux… – , les Etats du COMECON, l’empire du Japon (qui cherchait à mettre la main, dès 1931, sur le mythique « marché chinois »), ont tous du faire face à l’hostilité de Londres, de Washington, ou des deux.

    2. Vous avez tout à fait raison….
      Je pointe aussi du doigt les propositions qu’on leur fait en termes de culture: musiques commerciales de très bas niveau, émissions débiles à la télé, jeux vidéo ultra violents, omniprésence des écrans, raréfaction de la lecture…..
      Niveau civisme, relativisme moral et tolérance à tout va. On leur fait des cours sur l’homosexualité pour soi-disant prévenir l’homophobie, mais on oublie de leur transmettre les valeurs de bases de la vie en société : ne pas tricher, ne pas mentir, ne pas voler, respecter son prochain, ne pas faire à autrui ce que tu n’aimerais pas qu’on te fasse…. Résultat, les pauvres homosexuels ne seront pas discriminés, il se feront tabasser comme les autres, voilà….
      Ah oui j’oubliais l’éducation sexuelle : cours limite porno sur la contraception, et zéro éducation sentimentale: on n’apprends pas aux garçons à respecter les filles qui ne veulent pas, les filles à se respecter et à savoir dire non si elles n’ont pas envie, on ne leur dit pas que le but du jeu n’est pas d’avoir des relations sexuelles le plus vite possible, mais de construire une relation équilibrée et épanouissante. Et pour ça il faut savoir se maîtriser pour ne pas brusquer l’autre. À la fin on fini avec des voyous qui violent tout ce qui leur tombe sous la main, et des filles faciles qui se laissent détruire par les garçons..
      Ces jeunes ne font que reproduire le modèle culturel qu’on leur propose, hélas….

      1. Maria,
        Les homosexuels sont pris en otage de l’idéologie dominante comme s’ils choisissaient tous leur orientation et si la même fausse réponse était positive pour tous à savoir s’afficher, s’exhiber en public et pénaliser toute critique sur leurs comportements ou toute contradiction sur leur « choix. »
        Résultat, beaucoup croient avoir trouvé la réponse à leur mal-être, on leur dit tellement qu’ils sont victimes et qu’on va les libérer de l’oppression. Comme les femmes pour qui la « libération sexuelle » n’a jamais donné que plus d’avortements et plus de violence et de solitude. Ceux qui tiennent un autre discours étant rendu responsable de leur souffrance, et au bout du compte rien n’aura changé, toujours autant de désespoir et mal-être, de solitude affective et de suicide, de drogues et haine de soi.
        Pour couronner le tout, cette même idéologie déconstructiviste prétend nier le fait nouveau, la culture musulmane importée chez nous.
        Je ne donne pas dix ans pour que des pauvres homosexuels se fassent lyncher ou tuer par ceux qui ne distinguent pas la personne de ses actes et ne connaissent ni pardon ni miséricorde. En fait, cela a déjà commencé comme avec les femmes trop « libérées » au goût de certains.
        L’éducation nationale prépare le terrain pour la banalisation des rapports sexuels avec des mineurs et la pédophilie.
        Société humaniste qui se révèle anti humaine, comme ce qu’était réellement la « philosophie » des Lumières qui niaient l’homme réel pour n’en avoir qu’une vision utopiste.

  7. Bah, c’est pas grave ! avec les capacités aérotransport, le PA 2 et les 10 frégates de premier rang qu’on n’aura pas !

  8. Alors, je lis des commentaires ironiques, grossiers ou ulcérées… Que d’émotion pour un article qui nous informe que le Gouvernement n’a PAS ENCORE arbitré le financement du Service National !!!

    1. L’ulcération vient du fait que pendant 5 ans et même avant, ce type de politique était déjà utilisé. On balance une connerie, on voit ce que cela donne dans les média, les réactions, puis on l’oublie. Il y en a marre !! Balancer une idiotie pareil alors que l’on a inculquer à nos jeunes que l’on ne pouvais plus rien leur imposer, c’est tout simplement dément. Les jeunes vont le refuser, les parents diront que c’est une perte de temps, on va arriver comme avant, à ce que certains passent à travers …. on le sait, c’est voué à l’échec ! Mais on le balance quand même, pour voir !!!! Marre, marre, marre. Et après ces politiques vont s’étonner du taux d’abstention ? Non, quelle fumisterie !! Je rappelle simplement que le service national a été suspendu car trop contraignant d’un point de vue juridique sur l’envoi en OPEX d’appelés du contingent et, de ce fait, gabegie financière pour payer des appelés à garder des casernes sur le sol uniquement national. Ce qui devait permettre de libérer du financement pour équiper l’armée avec du matériel qui devient de plus en plus cher. Voilà alors des idées comme ça, ils peuvent se les garder et à poursuivre dans cette voie, ces politicards seront bientôt élus avec 20% de voix !!!! Elle est belle notre démocratie !!!!

  9. « Comme il ne s’agit pas d’un service militaire mais d’un service national,  » autant dire qu’à ce titre on embauchera pour rien une frange de la jeunesse et ça fera baisser drastiquement le chômage ! Pensez , garçons et filles employés pour un mois tout au long de l’année c’est au moins près d’un million de gens qui ne seront pas dans les statistiques et en plus ça ne coûtera que les frais de gestion !

  10. Vite : créez un comité militaire de Salut Public, et prenez le contrôle de la société : à lire vos innombrables commentaires, vous êtes tous des gens supérieurs, de grande valeur, et surtout les meilleurs ; et vous faites régulièrement le constat que la société n’est peuplée que de lâches incompétents et fainéants. La preuve ? TOUS les militaires sont décorés !

  11. Moi, je ne sais pas non plus comment ce sera financé, mais je sais déjà qui est le (et même la) ministre en charge. Et ça m’inquiète… Ce qui m’inquiète encore plus, c’est que je vois bien notre institution y trouver une bonne cause à servir. Ca occupera le trop plein de notre pyramide inversée (le paquet de lieutco et colons qui s’enmerdent en attendant l’âge légal), ça renforcera le lien Armée Nation (ptet pas faux…), ça redonnera du prestige à l’uniforme et facilitera le recrutement etc… Dans tout ça il y a du vrai, mais messieurs les généraux svp ne vous faites pas « baiser par Bercy! » et Macron.

  12. Un aspect non abordé Est-ce que les jeunes « appelés » sont ou seront volontaires pour interrompre leurs études pendant 1 mois? Je ne le crois pas, sauf éventuellement pour ceux qui auront la « chance » de devoir faire leurs classes en juillet et/ou août. Pour les autres, c’est une année d’étude de perdue.

    1. Et je doute qu’on aille courir après les déserteurs, symboles qu’ils seront de l »échec de la politique « volontariste » de quelqu’un (un parmi les autres) qui n’a pas fait son service militaire mais veut bien que les autres le fassent.

  13. Certains malins ont émis l’idée d’héberger les « conscrits » dans les internats des lycées pendant les vacances d’été.
    L’internat de mon lycée se libère le 8 juillet (environ, selon les dates officielles…), on reprend nos internes le 01 septembre (idem). Si ces internats accueillent des jeunes du 15 juillet au 15 août qui assurera qu’aucune dégradation ne sera commise? Car il est évident qu’il serait impossible de réparer des dégradations, ou de nettoyer et préparer convenablement les locaux, en si peu de temps, et qui paye en cas de dégradations importantes?
    Dans de nombreux internats on ne pourra pas faire la rentrée, et il faudra expliquer à nos lycéens et étudiants post-bac qu’ils sont invités à aller voir ailleurs si on n’y serait pas.
    J’imagine assez bien la présence de 150 « jeunes » de banlieues dans mes internats…fausse bonne idée.

  14. Tous les français subissent déjà 15 ans de passage à l’éducation nationale qui est censé leur inculqué la discipline et la cohésion républicaine. Et devant l’échec flagrant de cet institution sur ce point (et sur d’autres …), que décide-t-on ? Bien évidemment de rajouter un bidule d’un mois censé résoudre tous les manquements des 15 années précédentes. C’est bien une démarche étatiste à la française, avec une incapacité flagrante des administrations à se remettre en cause. Si cela ne marche pas; c’est forcément car on manque de moyens car les administrations sont nécessairement infaillibles …

  15. Si le « Mammouth » doit être associé a cette « réforme, aventure » , une chose de sur , c’est pas demain la veille de sa mise en application, on peut dormir serein. Mais surtout prévoir les alternatives aux multiples jours de gréve a venir . Encadrer 7jrs/7jrs, 24H/24H en juillet, en août, à noël , à pâques,,,,, Ça c’est dans un autre monde.

    1. Le « mammouth » n’encadrera rien du tout! Quand arrive juillet, une semaine après le bac, les agents partent en vacances et ont déjà fait largement le taf d’heures en présence élèves. C’est même courant que je doive leur accorder des récup d’heures supplémentaires.
      De plus l’Etat n’est pas propriétaire des locaux, ils appartiennent à la Collectivité Territoriale (Région pour les lycées, Département pour les collèges) , je ne vois pas en quoi les CT et les Établissements Publics Locaux d’Enseignement accorderaient la gratuité à l’État pour venir déglinguer les internats.
      Il y aurait nécessairement des conventions à caractère onéreux.
      Encore un truc d’annoncé avant d’avoir été réfléchi.

  16. On va loger nourrir instruire entraîner ces garçons et filles comment et où et avec qui! ? De plus des gens de 18 ans aujourd’hui hui sont très différents de ce que nous étions il y a plus de 50 ans pour moi ou même il y a 25 ans..ca va etre curieux socialement ! Et totalement inefficace militairement si on prend les gens un mois…même pas le temps de leur apprendre à faire leur lit …quant au combat on oublie…et le budget ?

  17. Espérons que les difficultés rencontrées ( au moins aussi grandes que pour l’édification d’un monument aux morts ..) feront renoncer les sages responsables qui nous gouvernent .

  18. Mr le président devrait aller se recueillir au cimetière de joinville le port (ile d’Yeu) et demander à un illustre locataire comment créer des chantiers de jeunesse à moindre coût.faudra penser à récupérer toutes les cravates vertes de la LE.

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