Revue stratégique : La Marine nationale n’aura pas de second porte-avions

Un peu plus de trois mois après avoir été commandée par le président Macron à un comité de 16 personnalités présidé par le député européen (LR) Arnaud Danjean, la Revue stratégique qui servira de ligne directrice lors de l’élaboration de la prochaine Loi de programmation militaire (LPM) vient d’être rendue publique, ce 13 octobre [.pdf].

Ceux qui s’attendaient à y trouver des objectifs chiffrés en matière capacitaire ou à des annonces « fracassantes » en seront pour leur frais. Ce document ne fait qu’énoncer des ambitions « générales » en termes de capacités militaires, lesquelles peuvent se résumer en une seule : conforter l’autonomie stratégique de la France sur la base d’un « modèle d’armée complet et équilibré », tout en cherchant un renforcement de la défense européenne « autour d’intérêts de sécurité partagés. »

« Seul pays européen (après le Brexit) membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies et puissance nucléaire, membre fondateur de l’Union européenne et de l’Otan, dotée d’un modèle d’armée complet et d’emploi, la France doit maintenir une double ambition : préserver son autonomie stratégique et construire une Europe plus robuste, pour faire face à la multiplication des défis communs », est-il affirmé dans cette revue stratégique.

Dans sa première partie, cette dernière énumère les raisons qui motivent la nécessité de conserver un modèle d’armée complet, dont la remise en cause de l’ordre multilatéral, la déconstruction de l’architecture de sécurité en Europe, les dissensions au sein de l’Union européenne, la vulnérabilité de la bande sahélo-saharienne, perméable à l’idéologie jihadiste, la déstabilisation (durable) du Moyen-Orient ou encore les tensions en Europe de l’Est et du Nord, sur fond « d’activisme » russe.

À cela, il faut ajouter les zones « porteuses de risques » pouvant affecter (ou concerner) la France, comme notamment l’Asie ainsi que des « fragilités multiples » telles que les pressions migratoires, les dérèglements climatiques, les menaces sanitaires, les rivalités énergétiques, les vulnérabilités cybernétiques et la criminalité organisée.

Enfin, il y est aussi question des menaces « traditionnelles », comme la prolifération des missiles ainsi que des armes nucléaires, chimiques et biologiques. Et le tout marqué par un « retour de la compétition militaire » (mais avait-elle vraiment disparu?) incarné par la Russie et la Chine.

Qui plus est, la revue stratégique met en avant un « durcissement de l’environnement opérationnel » dans tous les domaines (terrestre, naval, aérien, cyber) avec une supériorité technologique des forces armées occidentales de plus en plus contestée, voire même dépassée dans certains cas.

Le document fixe cinq fonctions stratégiques : la dissuasion, dont les deux composantes seront renouvelées, la protection, la connaissance et l’anticipation, l’intervention et la prévention, cette dernière étant visiblement appelée à prendre plus de poids. Pour cela, il faut un « modèle d’armée complet et équilibré » est donc « indispensable ».

Ce modèle devra « disposer de l’ensemble des aptitudes et capacités, y compris les plus critiques et les plus rares, pour atteindre les effets militaires recherchés ». Toutefois, est-il dit dans cette revue stratégique, « il ne s’agit pas d’être capable d’agir en autonomie dans tous les contextes ni de détenir toutes les aptitudes au plus haut niveau de performance ou de masse. »

Devant donner à la France les moyens d’assurer son « indépendance nationale, son autonomie stratégique et sa liberté d’action », ce modèle d’armée, qui sera aussi « dynamique » puisqu’il s’adaptera « l’évolution de la conflictualité », apportera une « une légitimité complémentaire pour générer des partenariats et assurer le rôle de nation-cadre, en particulier pour ce qui relève des aptitudes militaires à haute valeur ajoutée détenues par quelques rares puissances. »

S’agissant des contrats opérationnels (effectifs et moyens), le document se borne à affirmer que « la dispersion des théâtres d’opération, la simultanéité et la durée des engagements nécessitent des volumes de forces disponibles (équipements, hommes et stocks) adaptés, avec une masse critique suffisante. »

S’agissant des équipements, la revue stratégique ne donne pas de volumes. Il y est seulement écrit que « pour la la protection permanente de notre territoire […] ou pour gagner les combats contre un adversaire plus au loin, il convient d’établir et de conserver un rapport de force favorable dans les milieux terrestre, maritime et aérien. »

Et de citer les efforts déjà engagés à cette fin, dont la modernisation des systèmes sol-air, les hélicoptères légers, les systèmes de lutte antidrones, la rénovation des frégates de défense aérienne, l’acquisition de moyens de détection et de neutralisation de la menace
RAM (Roquettes, artillerie et mortiers), le renouvellement de la capacité de chasse aux mines, la rénovation des Atlantique 2, de la flottille amphibie, des SNA [Barracuda, ndlr], l’acquisition de frégates de taille intermédiaire (FTI), de véhicules blindés protégés et connectés (JAGUAR, GRIFFON, VBMR légers) et de moyens d’appui génie et artillerie. »

Cela étant, la revue stratégique évoque très succintement trois programmes futurs. À commencer par celui d’un nouvel avion de combat, qui devrait faire l’objet d’une coopération avec l’Allemagne (du moins, si Berlin confirme sa participation). Puisque le document parle d’efforts à « accentuer » sur « sur l’obtention et la conservation de la supériorité aérienne », ce prochain appareil sera de 5e génération, comme le F-35A américain, le Su-57 russe ou le J-31 chinois.

« Contrer les postures de déni d’accès et conquérir la supériorité aérienne redevient un objectif préalable à toutes les opérations, ce qui implique des efforts renouvelés, qu’il s’agisse de parcs d’avions (en nette diminution en Europe), de capacités de pointe (avions de générations 4+ et 5, munitions spécialisées) ou de technologies de rupture », lit-on dans le chapitre dédié aux « aptitudes militaires à renforcer. »

Il y est aussi question, clairement cette fois, du  » Main Ground System », le successeur au char Leclerc, lequel fera, lui aussi, l’objet d’un développement avec l’Allemagne (l’industriel est d’ailleurs déjà trouvé : ce sera KNDS, la co-entreprise de Nexter de Krauss Maffei-Wegmann).

Enfin, la revue stratégique ne parle pas d’un second porte-avions, alors que la Marine nationale avait tenté de mettre ce sujet dans le débat public à l’occasion de l’élection présidentielle. « Le maintien de la supériorité aéromaritime implique de préparer le renouvellement
du groupe aéronaval », y est-il seulement écrit. Cela signifie que la France n’aura pas en permanence un porte-avions en mer.

Lors de son audition devant les nouveaux députés de la commission « Défense », en juillet, le chef d’état-major de la Marine (CEMM), l’amiral Christophe Prazuck, avait plaidé pour un second porte-avions, sans trop d’illusions. « C’est un investissement extrêmement lourd qui demande une programmation et une volonté affirmée. Donc une décision politique », avait-il dit. Une volonté qui ne figure donc pas dans la revue stratégique.

Le renouvellement du groupe aéronaval reste quand même un bon point, à condition que les études relatives à un nouveau porte-avions soient lancées sans tarder, afin de pouvoir conserver des capacités clés. « Pour garder du personnel compétent, encore faut-il qu’il fasse des ‘choses’. Et ce n’est pas en 2020 ou en 2022 qu’il faudra se poser cette question! Si nous ratons la fenêtre de 2018, nous nous exposerons à de gros problèmes par la suite. C’est le point critique », avait affirmé Hervé Guillou, le Pdg de Naval Group.

Maintenant que les objectifs ont été énoncés, reste à voir si les mesures et les moyens qui seront utilisés pour les atteindre seront suffisants. L’on sait déjà que le budget des armées augmentera de 1,7 milliards d’euros par an pendant le quinquennat. Mais cette trajectoire comporte quelques « chausse-trappes » susceptible de la faire dérailler, à commencer par cette idée de faire supporter à la seule mission Défense le coûts des opérations.

« Il va falloir faire entrer l’édredon dans la valise » car « les besoins dépassent largement les ressources », a par ailleurs lâché Jean-Paul Bodin, le Secrétaire général pour l’administration (SGA), devant les sénateurs de la commission des Affaires étrangères et des Forces armées, le 11 octobre.

En outre, il faudra bien « absorber » la coupe de 850 millions décidée l’été dernier (Mme la ministre des Armées, Florence Parly, n’a pas donné les programmes qui ont été impactés par ce coup de rabot, lors de son audition par les députés). « Si l’on dit à un homme ‘courez!’, il ne faut pas commencer par lui lier les deux jambes », fait dire Paul Féval au Bossu (alias le chevalier Lagardère). D’autant plus s’il faut partir de loin.

170 commentaires sur “Revue stratégique : La Marine nationale n’aura pas de second porte-avions”

  1. Bon, le changement qui devait arriver en 2012 n’est toujours pas là en 2017…. l’Elysée, orsay et Matignon ont plein de belles idées mais Bercy fait sa Loi pour que l’Hexagone reste une puissance moyenne et non ce que nous devons être.

    1. Vous voulez être à l’égal des USA ?.Leur budget défense c’est 800 Milliards,plus de 3 fois le budget de la France.

        1. C’est en fait près de (et non pas plus de) 3 fois le budget total de l’état français (dont la défense ne représente qu’une partie); je pense que c’est à ça qu’Auguste faisait allusion.

          1. 824,6 Millards de $.Je me suis emballé,j’ai pas fait la conversion Dollar-Euro.Budget de la France,c’est naturellement le budget total.Sinon j’aurais dit budget défense de la France.

          2. @ Léonard

            Je pensais que Auguste faisais allusion au budget militaire de la France et non au budget d’état en entier.

      1. Les USA alignent 21 porte-avions de plus 40 000 tonnes dont 11 de plus de 80 000 tonnes, vouloir un PA de 65 000 tonnes en plus du CdG de 42 000 tonnes ne fera pas de la France un pays qui voudrait se comparer aux USA.
        Ce serait plutôt concevable à l’échelle de l’UE.

        Mais imagine t’on une UE cumulant ne serait-ce que LA MOITIÉ des moyens US avec par exemple 5 porte-avions de 40 000 tonnes et 5 autres de 80 000 tonnes ?

        Là est une question révélatrice des ambitions militaires de l’UE à poser à tous les anti-OTAN qui voudraient l’Europe s’émanciper et se débarrasser de la tutelle US.

      2. Euh…. 603 milliards pour 2018. En hausse de 9% par rapport à cette année. C’est déjà pas mal.

    2. Une puissance moyenne… en déclin puisque l’environnement et les menaces évoluent plus vite que nous.

  2. Les prochaines annees vont etre reellement difficiles. Entre le Royaume-Uni qui prend la tangente, l’Europe qui n’arrive pas a se prendre en main et comme un Tanguy prefere le confort de l’ OTAN, et pour finir la France qui n’ arrive plus vraiment a faire tout toute seule et qui est au bout du rouleau (Sentinelle ayant ete le coup de grace).

    1. Oui ça va être compliqué car on ne prend pas un chemin à la hauteur des défis que nous avons à relever.
      Macron ne sera pas un président qui marquera l’histoire là dessus non plus.

      1. Peu importe Macron, Dupont, Durand ou Dupuis: la France n’a plus, de longue date (cf. 39-45, Dien Bien Phu 54…etc) une économie et un budget public suffisants pour financer des forces armées modernes, bien formées et entretenues et à capacité d’action pluri-continentale. La taille critique stratégique ne serait atteinte qu’en regroupant les budgets et les forces des principaux pays européens ….on en parle depuis plus de 60 ans ….

  3. L’idée-force de la revue stratégique: »conforter l’autonomie stratégique de la France », plus loin dans le texte: « assurer son « indépendance nationale, son autonomie stratégique et sa liberté d’action ». Sans avion gros porteur, avec des moyens maritimes très limités… On a vu pour SERVAL: pour mettre 3000 guerriers sur le terrain, on a rameuté les alliés vite fait … Notre autonomie, c’est celle qui arrange les Américains.

    1. Nous avons fait en France un choix qui est plutôt celui du prépositionnement que des capacités de projection.
      Les déficits sont criants jusqu’au niveau tactique, avec une ALAT qui s’équipe de NH-90 là où il serait bien plus pertinent – opérationnellement parlant – de s’équiper de Chinook.

      1. Pré-positionnement qui a été fortement touché par la décision de Sarkosy de diminuer fortement notre présence en Afrique. Une des nombreuses décisions néfastes prises par ce président pour notre armée et notre défense. Pour sa défense, le précédent et le suivant ont fait de même, et l’actuel est sur la même voie.

        1. Cette affirmation est seulement vraie concernant le contexte qui voyait la France exsangue en 1945 engagée dans sa lointaine Guerre d’Indochine jusqu’en 1954.

  4. Je crois qu’E. Macron avait déjà annoncé la couleur pour la dissuasion : maintien de deux composantes (ICBM et Rafale). Donc pas d’économies à attendre de ce côté là. Pourtant, les Britanniques, beaucoup plus pragmatiques que nous, se contentent d’une seule composante…

    Pour le 2e porte-avions, ce n’est pas une grande surprise : il aurait fallu mette en chantier un deuxième PAN juste après le CDG, pour bénéficier d’un effet de série mais aussi pour avoir deux navires sensiblement de même génération (en corrigeant bien entendu le tir pour les ratés de la tête de série mais ça, toutes les marines du monde doivent le faire). Programmer, concevoir puis construire un PAN unique maintenant, alors que le CGD est à mi-vie, c’est une dépense encore moins réalisable car on ne peut même pas espérer d’économies d’échelle sur cet investissement.

    Si l’on ajoute l’idée, bien sympathique mais totalement irréaliste du point de vue budgétaire (sans compter de son acceptabilité par les jeunes concernés), d’un service militaire à la Macron, on se retrouve – comme d’habitude hélas – avec une France qui ne veut renoncer à aucun domaine d’excellence, mais qui ne peut pas en financer correctement les coûts. Résultat, une armée qui, sur le papier, reste impressionnante mais dont les moyens de durer – sur le terrain, dans les airs ou à la mer – lors d’un conflit prolongé sont de plus en plus réduits.

    L’augmentation des budgets de la Défense constitue une amélioration très sensible par rapports aux quinquennats et septennats précédents mais je trouve que cette présidence reste décidément malgré tout peu crédible dans ce domaine. Quant on fait la guerre, la première chose à faire, c’est d’augmenter les budgets de défense tout de suite, pas dans cinq ans…

    1. Je suis d’accord avec votre analyse
      Neansmois, l’abandon d’une dissuasion aéroportée ne garantis absoluement pas que les « économies » qui en découlent seront réinvesties dans la Défense. La preuve pour les britanniques qui ont perdu la permanence à la mer de leur dissuasion avec seulement trois SNLE et ne sont pas passés loin de perdre leur Challenger 2.
      Certes ils ont deux portes aéronefs mais n’ont qu’un groupe aéro à mettre dessus…
      En outre, chez Nous la dissuasion est gage d’un format d’armée pour les « protéger » et accompagner. ALT 2, frégates ASM / ravitailleurs et améliorations du Rafale…..

      1. Les britanniques n’ont pas pas perdu la permanence en mer de leur SNLE dont ils alignent toujours 4 unités [ HMS Vanguard, HMS Vengeance, HMS Victorious et HMS Vigilant ] et ils n’ont pas non-plus à investir sur la conception de leurs missiles balistiques nucléaires qui restent d’origine américaine.

        Même sans équivalent de nos BPC,
        les britanniques ont des moyens de projection amphibie bien supérieurs aux nôtres avec leurs 2 TCD de 20 000 tonnes, leur LHA de 22 000 tonnes de la Royal Navy, et leurs 3 TCD de 16 000 tonnes en plus d’un navire de soutient de 28 000 tonnes de la RFA qui reçoit aussi 4 pétroliers-ravitailleurs/navires de soutient de 37 000 tonnes.

        1. « et ils n’ont pas non-plus à investir sur la conception de leurs missiles balistiques nucléaires qui restent d’origine américaine. » En effet, c’est un choix qui leur fait économiser de l’argent. Mais il ne faut pas oublier le revers de la médaille: dans ce domaine et dans d’autres domaines clés qui ont notamment trait à la dissuasion nucléaire, le R-U n’est plus autonome et dépend des USA. Et les plans de déplacement des sous-marins nucléaires britanniques sont partagés avec les USA. La conclusion logique: la dissuasion nucléaire britannique n’est plus tout à fait autonome des USA. Pour envisager de l’utiliser, les britanniques doivent avoir deux clés: une britannique… et une à Washington, si et seulement si les USA l’autorisent. En un sens, c’est plutôt rassurant, mais ça rend la dissuasion britannique plus ou moins redondante de celle des USA. On peut donc se demander pourquoi ils gardent une telle dissuasion, si de toute façon ils sont sous bouclier US.

          A l’inverse, la dissuasion nucléaire française, elle, est vraiment indépendante, avec un coût important évidemment. Et, encore une fois évidemment, il est peu probable que la France envisage de l’utiliser sans au moins demander l’avis de ses plus proches alliés. Mais même en cas de désaccord US (et avec toutes les conséquences néfastes qu’on imagine, en plus d’une potentielle guerre nucléaire…), l’option resterait possible.

          1. Bonjour monsieur Léonard,
            entendez que je ne cherchais absolument pas à vanter le modèle britannique concernant « sa » dissuasion nucléaire.

    2. Il est clair qu’il n’est plus temps d’avoir un deuxième groupe aéronaval pendant la durée de vie du CDG; pour les raisons industrielles que vous pointez du doigt très justement, il faut une « série » de deux successifs pour économiser les coûts (comme l’ont fait les britanniques, même si on peut tout à fait par ailleurs critiquer le choix de décollages courts uniquement et non de catapultes). Il faut donc se résoudre à n’en avoir qu’un. Pour le moment.
      Parce que la décision la plus logique à l’heure actuelle serait de préparer le successeur du CDG à l’horizon 2030+, mais AUSSI le deuxième de la série de ce successeur (après 2035 voir 2040, il n’est évidemment pas question de construire les deux en même temps!), pour avoir là les économies d’en construire deux coup sur coup, presqu’identiques (le deuxième pouvant éventuellement corriger certains défauts constatés sur le premier et l’améliorer). Ces groupes aéronavales sont difficiles à imaginer aujourd’hui: quelle répartition drônes/ avions pilotés? Quelle type de catapulte (ou autre système)? Propulsion nucléaire, diesel, autre même? Quelle mise en réseau naval/ avions/ drones? Quelle escorte anti aérienne, anti missile et anti sous-marin? Et j’en oublie. Il faut déjà commencer à y réfléchir

  5. Bravo, il aura fallu 16 spécialistes pour dire ce que tout le monde sait déjà. C’est de la com, ils sont experts en ça et en réalisation de film portant sur leur monde virtuel.

    La France n’a pas besoin d’une revue stratégique, mais de moyens et d’argent pour défendre son intégrité et son indépendance, à l’heure où certains regarde vers la Catalogne. Il ne s’agit pas de savoir s’il faut officialisation de drapeau de la vierge (12 étoil
    es sur fond bleu).
    Le PA 2 est enterré depuis 10 ans, tout comme notre souveraineté.

    Soit on change de modèle, et donc de direction soit nos enfants assisterons à sa désintégration.
    Je suis curieux de savoir ce qu’en pense nos amis bien heureux qui trouvent que tout va bien en se regardant sans cesse dans leur miroir ?

  6. Bla, bla, bla … encore un beau rapport qui en fait des tonnes pour ne pas dire grand chose.
    .
    Si l’ambition n’est pas là dès le départ, la résultante est connue à l’avance … ce sera le pantalon, puis le caleçon, au niveau des chevilles.
    On commence par ne plus vouloir d’un 2ème porte-avion, puis on trouve que le modèle unique de PA coûte trop cher pour être renouvelé.
    En parallèle, on abandonne le projet de développement d’une version navale pour le futur avion de combat franco-allemand … trop chère, car version dont les Allemands n’auront rien à cirer.
    Et on finit par déclarer que l’aéronavale vivra ses derniers jours avec la fin de vie du PA CDG et des Rafale M …
    .
    Te casse pas Popeye (Macron & cie) … on a compris ton manège. Et c’est celui qui mène au déclassement absolu dans tous les rayons (industriel, économique, social, culturel … et militaire).
    .
    Commence déjà à bien me chauffer ce gouvernement d’entourloupeurs … hélas, les seuls autres politiques qui se font entendre dans l’opposition, ce sont des terroristes communistes à la sauce anarchistes édulcorés d’islamistes.
    Aaah, on est bien barrés …
    .
    Vivement que le réchauffement climatique fasse fondre toute cette chienlit.

  7. Decision somme toutes cohérente avec nos ressources. Nous n’avons plus les ressources humaines et matérielles pour armer un porte-avion en permanence. Encore moins un groupe aéronaval ( CV+ carrier air wing + escorte+ ravitailleur ) permanent. Les FTI elles aussi semblent à notre portée. Bemol concernant la réno ATL2, elle intervient désormais trop tard compte tenu de la fin de vie de l’avion (2030 au mieux). Arrivé à ce niveau de retard (10 ans+), pour procéder à ce qui n’est, au mieux, qu’à une mise à niveau au standard actuel, les fonds seraient mieux employés à acheter quelque chose de neuf (P8?).

    1. « Bemol concernant la réno ATL2, elle intervient désormais trop tard… les fonds seraient mieux employés à acheter quelque chose de neuf (P8?). »

      Je me suis fait la même remarque. Outre le P8, il y a également l’option de drones type MQ-4C Triton.

      1. Le drone est l’avenir de la PATMAR. Cela ne m’étonnerait pas qu’on passe directement de l’ATL2 aux drones dans 10 ou 15 ans.

        1. Ne perdons pas de vue qu’avions PATMAR et drone MALE SurMar ce sont deux plateformes bien distinctes pour des capacités et missions bien différentes.
          Contrairement à un ATL2 ou à P8, un drone MALE sera incapable de faire de la lutte ASM.

      2. Les américains sont partis sur le principe d’utiliser conjointement les P8 et les MQ-4C. Nous avons peut-être une solution nationale/européenne mais vu les piètres résultats obtenus dans la construction de ce qui n’est, au final, qu’un avion de transport, je crains le pire pour un avion de patrouille maritime doté d’un système d’arme relativement complexe. Le P8 a l’avantage de déjà voler, à défaut d’être « combat proven ». Peut-être la moins mauvaise des solutions.

        1. La plateforme du P8 Poseidon n’est qu’un Boeing 737NG on ne peut plus classique, et Airbus a déjà un équivalent disponible avec l’A330.
          Quant aux équipements PATMAR, observons qu’entre Thales et Lenardo (ex-Finmeccanica, ex-Selex ES) que les européens ont très largement les moyens technologiques de rivaliser Boeing et son P8.
          L’A319 MPA est une solution qui techniquement existe déjà depuis 2006 sur le papier.
          Le développement d’un A330 MPA ne serait pas très long et complexe, en tout cas moins que celui d’un A330 AWACS auquel il faudra aussi commencer à penser.

      3. Ce sera de l’Airbus PATMAR et le futur drone MALE RPAS dont il est à parier qu’il assurera la SURMAR.

        1. Bon, et bien il y en a au moins un qui suit.
          Mais Airbus A320, voire A330 MPA et MALE RPAS SurMar ne seront pas d’actualité avant 2025.

    2. Le volume équipage d’un porte-avions conçu dans les années 2020 sera de 35% inférieur à celui d’un PA conçu dans les années 80 (cf. le QE de 72 000 tpc avec 1400 hommes contre le CdG de 42 000 tpc avec 1900 hommes).

      Quant à nos ressources matérielles ou budgétaires, même les seuls 190 Md€ prévus de 2018 à 2022 inclus, sont amplement suffisant à lancer un PA2 dès la prochaine LPM s’il y avait des grands bassins disponibles à St-Nazaire ou une importante volonté politique.

      Nous n’avons pas besoin de navires et SNA d’escorte supplémentaires pour maintenir la disponibilité de 1 et seulement 1 porte-avions non-pas en mer, mais pour partir en mer.
      Ce raisonnement serait valable s’il s’agissait de 2 porte-avions disponibles impliquant un 3e indisponible.

      Enfin, la rénovation des ATL2 vise bien à les faire tenir jusqu’à leur remplacement à l’horizon 2025/2030.probablement par un mixe d’Airbus MPA et RPAS SurMar.

    3. @themistocles : « Decision somme toutes cohérente avec nos ressources. ». Combien de portes-avions peut-on faire avec les 15 milliards que coûte le nouveau service national ?

    4. À thermistocle
      Pour ma part plutôt que des P8, ( contrôlés par les américains),j’aurais bien vu des ATR.. qui ont la particularité d’etres Européens!!!

  8. Dedieu! Si on veut tout faire avec l’Allemagne on n’est pas prêts d’aboutir. Mais entre temps on se sera fait piller nos technologies par des Allemands avides de fric.

  9. Autant dire que les Armées sont dans la m**** si effectivement le coût des opérations est à leur seul charge et non interministériels.
    Avec cette coupe de 850 millions d’euros les armées vont prendre 2 ans dans la gueule avant de réellement pouvoir remonter la pente et cela SI effectivement l’augmentation du budget ne bouge pas d’ici là.
    Bonne chance à eux!

  10. Donc on ne fait que conforter les programmes en cours. Aucune mention de PA2 , d’Helicos Lourds, d’une nouvelle flotte d’avions de renseignement ( je parle ici de remplacer les Gabriels), du BATSIMAR… Des capacités qu’il nous manque cruellement. Bref cela manque d’ambition tout ça.

    1. Bonjour monsieur Jak0Spades,
      le programme BATSIMAR n’est certes pas évoqué, mais il est inconcevable que l’on fasse encore surseoir ce programme 7 années supplémentaires.
      Voici les éléments d’équipements évoqués par la Revue Stratégique qui donne plutôt des orientations que le détail qui sera à découvrir en 2018 quand la LPM 2019/2024 sera présentée.

      301. Dans ce cadre, des efforts significatifs de modernisation sont déjà engagés.
      Ils comprennent notamment la MODERNISATIONS DES SYSTÈMES SOL-AIR [ avec notamment les Mistral & MICA VL + PCP, Aster 30 SAMP/T et Aster 30 Block 1 NT qui ouvrira la voie à la DAMB française ], les HÉLICOPTÈRES LÉGERS [ programme HIL qui est donc CONFIRMÉ ], les systèmes de lutte antidrones, la RÉNOVATION DES FRÉGATES DE DÉFENSE AÉRIENNE [ probablement avec des SF-500 que pourraient aussi recevoir les 2 FREMM classe Alsace ], l’acquisition de moyens de détection et de neutralisation de la menace RAM (Roquettes, artillerie et mortiers) [ entendons l’ÉLABORATION D’UN ÉQUIVALENT FRANÇAIS DU « DOME DE FER » ISRAÉLIEN] , le renouvellement de la capacité de chasse aux mines [ C’est le programme « SLAMF » franco-britannique avec une architecture générale « à trois étages » comprenant un bateau-mère capable de lancer des drones de surface « USV », eux-mêmes capables de mettre en œuvre des sonars remorqués et des drones sous-marins « AUV ». ] , la rénovation des Atlantique 2 [ c’est en cours, rien de nouveau ], de la flottille amphibie [ là, « je donne ma langue au chat » ],
      des SNA [ programme en cours ], l’acquisition de frégates de taille intermédiaire (FTI) [ suivant la programmation de JYLD ], de véhicules blindés protégés et connectés (JAGUAR, GRIFFON, VBMR légers) [ le choix du VBMR-léger en question reste encore indéterminé ] et de
      moyens d’appui génie et artillerie [ il est ici entre autre question des Griffon porteurs de mortiers de 120 mm ].

      303. Le maintien de la supériorité aéromaritime implique de préparer le renouvellement
      du groupe aéronaval [ voir mon commentaire plus bas ]. Les travaux lancés en coopération avec le Royaume-Uni permettront en outre de doter nos forces d’un successeur du missile antinavires
      de la famille Exocet [ programme franco-britannique FMAN-FMC / FCASW « PERSEUS » aussi appelé à succéder aux SCALP ].

      305. Pérenniser la capacité nationale de surveillance et de contrôle de l’espace aérien
      national nécessite la poursuite de la modernisation et de l’homogénéisation
      de la couverture radar 3D (avec un effort substantiel en très basse altitude),
      l’amélioration de performances et la consolidation des chaines de commandement
      du territoire national pour faire face aux nouvelles menaces.

      307. En matière de combat terrestre, le programme SCORPION, qui vise à renforcer
      l’aptitude opérationnelle des forces au contact ou dans la profondeur tactique
      et à contrôler le milieu dans la durée, permettra d’augmenter la puissance et
      l’agilité des unités engagées. A plus long terme, le projet de Main Ground
      System, qui vise à définir le successeur du char Leclerc, ainsi que le système
      d’artillerie du futur devront être menés en coopération avec l’Allemagne [ il s’agira clairement de la première production binationale franco-allemande de KNDS, géant issu du mariage KMW-Nexter ].

  11. Pour ma part je considère 2018 comme une année blanche pour nos armées, les 1,7 milliard seront absorbés par les opex/opin et le rattrapage des 850 millions….
    mais en ce qui concerne un frère au remplaçant du Charles de Gaulles, il sera temps de revoir la copie lorsque le 1er sera en chantier. D’ici là nos armées auront réellement vu une augmentation de leur dotation et alors qui sait???

    1. Bonjour monsieur Carin,
      c’est très bien observé dans ce flot de commentaires en échos au titre de cet article qui est une interprétation pour le moins hâtive et subjective de cette « Revue de Stratégique ».
      .
      La question d’un second porte-avions se posera en effet quand on envisagera une série de 2 porte-avions dont un (le 1er ou le 2e: car la question reste importante en terme de calendrier) sera directement destiné au remplacement du CdG qui ne devrait pas intervenir avant 2035/2040.

  12. quelle surprise ! ainsi nous n’aurons pas de PA !
    il y a une sacrée distance entre l’enflure du discours du cheffaillon et la réalité, les OPEX vont bouffer les pseudos augmentations à venir !
    comment cette bande d’amateurs imposteurs compte tenir ses objectifs avec au final un budget en régression (les OPEX sont chiffrées à 1,3 Mds en 2017 et surement encore en deçà de la vérité, et la darmarinade à 850 millions cette année, résultat il va y avoir en moins pas loin de 450 millions dès le premier exercice plein !)
    les gouvernants se succèdent et leur incapacité à comprendre les enjeux de défense est toujours aussi dramatiquement criante
    Il sera nécessaire après la prochaine défaite occupation… de mettre devant un peloton, les énarques responsables de cette immense trahison !
    MAC !
    les idolâtres du nouveau pouvoir devront bien profiter de leur passage, pour s’en mettre plein les fouilles, ils n’auront pas l’occasion de revenir en deuxième session après un tel foutage de gueule !

      1. Mais non Micron sort de là toi !
        et je te signale qu’il n’est nul besoin de gueuler comme un veau en évoquant le tartuffe insoumis !

  13. Merci de ces infos qui montrent que la revue ne nous apporte aucune vision nouvelle ni renouveau stratégique ni avancée programmatique et fait simplement la revue de ce qu on sait deja et on en voit surtout les silences et les manques . Quelques formules conformes à l air du temps de l en même temps… On s enferme avec les allemands qui n ont que la trouille des russes alors que la france n a pas les mêmes intérêts stratégiques vues ses Zee et territoires outre mer sans parler de la Méditerranée. Et de notre capacite nucléaire. On va simplement essayer de tenir les programmes en cours et encore…plus ça change plus c est pareil…

  14. « Puisque le document parle d’efforts à « accentuer » sur « sur l’obtention et la conservation de la supériorité aérienne », ce prochain appareil sera de 5e génération, comme le F-35A américain, le Su-57 russe ou le J-31 chinois. »
    Comment interpréter cela? Est-ce un aveau de faiblesse du Rafale? Si la France et l’Allemagne se mettent ensemble pour développer un avion de 5ième génération, tout au mieux celui-ci sera opérationnel en petit nombre pour 2030. Cela me semble très tard pour développer quelque chose qui sera plus cher et du même niveau qu’un avion qui sera opérationnel depuis près de 15 ans.

    1. « Est-ce un aveau de faiblesse du Rafale?
      … c’est surtout un aveu (bien inquiétant) de non compréhension du sujet de la part de nos élites.
      Déjà, ils évoquent le Su57 et le J31 comme s’ils les connaissaient (ce qui est impossible), et comme si leurs performances avaient été prouvées (ce qui n’est pas le cas aux yeux des Occidentaux).
      Le raccourci nous fait penser que pour eux, un avion de 5ème gen est un avion … tout lisse.
      .
      Si c’est le cas, il n’y a pas lieu de s’inquiéter, même en Iran ils savent en faire des avions tout lisse.
      .
      Après, présenter le futur avion européen comme devant être de 5ème gen, c’est un brin stupide et si peu ambitieux.
      Le Rafale intègre déjà la majorité des critères en lien avec la définition de la 5ème gen (il ne lui manque que le côté « tout lisse » … celui que l’on voit le mieux en photo 🙂 ).
      Aussi, son successeur devrait a minima innover un tout petit peu .. ce qui devrait lui valoir l’appellation « 6ème génération ».
      (entre autres nouveautés, en plus des capacités 5ème gen déjà bien connues, il y aurait la capacité d’évoluer en patrouille de combat avec des drones UCAV).
      .
      Mais quoiqu’il en soit retenons bien que le concept même de classification dans une « Génération » est profondément débile. Le Rafale sera à cheval entre les Gen 4++, 5 et future 6. Le F35 est déjà à cheval entre les Gen 5 et 6 (car lui aussi ira en opération avec des drones) … à noter que le F35 ne fait pas de supercruise (vol vitesse supersonique sans PC), malgré son puissant moteur (ce qui en dit long sur sa finesse aérodynamique) … aussi, il ne devrait même pas faire partie des 5ème Gen … car le supercruise fait partie du critère 5ème Gen depuis le F22 …
      … tout ça pour vous dire que ces critères de génération, c’est du marketing à géométrie variable,
      et il est bien dommage que nos éminences grises s’y réfèrent officiellement comme s’ils étaient de simples amateurs d’aéro. Ca en dit long …

      1. l’hypermanoeuvrabilité est aussi un critère de la 5gen.
        Si on résume donc la 5gen à la supercruise, l’hypermanoeuvrabilité, la fusion des données et la furtivité, le Rafale est censé être plus 5gen que le F35 car remplissant 3 des critères (voir 3,5 car il est considéré comme semi-furtif) contre 2 pour le F-35.

        1. Ce sera vrai surtout avec la version F4 du Rafale, qui permettre de rattraper bcp de choses sur les capacités électroniques embarquées du F35, et même d’aller au delà de certaines capacités du F35 actuel (lequel pourra lui aussi évoluer … s’il ne continue pas à se faire trop de nœuds dans ses lignes de codes à chacune de ses évolutions/corrections de problème).

        2. Bonsoir messieurs Fralipolipi et TontonCharlie,
          il convient de ne pas confondre « hyper-manoeuvrabilité » et « hyper-vélocité » qui cette dernière entre parmi les critères déterminant – théoriquement – la future 6e génération.

      2. @ Fralipolipi
        .
        « à noter que le F35 ne fait pas de supercruise (vol vitesse supersonique sans PC), malgré son puissant moteur (ce qui en dit long sur sa finesse aérodynamique) »
        .
        Faux, car le F-35 atteint mach 1,2 sans PC selon l’USAF même : https://web.archive.org/web/20121108143240/http://www.airforce-magazine.com/MagazineArchive/Pages/2012/November%202012/1112fighter.aspx
        .
        Et encore plus faux Frali, le fait que le F-35 n’à pas « officiellement » de capacités de vol en supercruise n’à rien à voir avec l’aérodynamisme mais simplement parce que le F-135 n’à jamais été conçu dans ce but. La supercruise est une fonction moteur et non aérodynamique. D’ailleurs un enfant de 10 ans saurait rien qu’en regardant une photo qu’un F-35 est bien plus aérodynamique que ne l’est un rafale ou un Typhoon sans parler du fait que les deux appareils européens traînent encore bien plus en configuration de combat puisqu’ils n’ont pas de baies internes …
        .
        Le F-35 n’est toutefois pas considéré comme étant capable de vols en supercruise car il ne peut pas tenir ce « mode » assez longtemps sans passer en PC. Comme je le dis plus haut, la supercruise est une fonction moteur mais plus précisément lié à la combustion ainsi qu’aux prises d’oxygènes bien spécifique. Un moteur doit donc être spécialement conçu pour ce type de vol et les seuls à l’êtres en occident sont : EJ-2000, M-88, F-119 et F-414G.
        .
        Le problème avec le Rafale n’est pas pour les 10 prochaines années Frali, mais pour les 50 prochaines années. Les appareils de 5e gen commencent à peine à arrivé et seront évolutifs sur au moins les 30 prochaines années alors que la version F4 sera probablement la dernière du Rafale avant que la France ne passe à autres choses dans les années 2035/2040 et c’est dans ses années là que les appareils de 5e gen tels que le F-35 recevront leur mise à jour la plus significative à cause de l’arrivé des appareils de 6e gen comme ce fut le cas avec les Rafale/F-18SH au début des années 2000’s avec l’arrivé du F-22. Bref, le Rafale peut encore évolué mais pas autant que des appareils encore tout neufs comme les appareils 5e gen.
        .
        Ensuite il est faut de dire que la 5e gen est un terme uniquement marketing et si je puis vous être honnête sans vouloir déclenché un débat stérile avec vous Frali, cet argument n’est constamment utilisé qu’avec les pays qui n’ont pas d’appareil 5e gen en développement (comme par hasard) mais vous comme d’autres avez en partie raison sur l’aspect marketing du principe générationnel des appareils.
        .
        Premièrement, les générations sont véritablement déterminé au début grâce aux différences technologiques et capacitaires face aux appareils de générations antérieurs. Par contre, quand une entreprise réussie à réaliser de l’innovation comme la 5e gen, elle se sert de son nouvel appareil à des fins marketing : « le F-35 est le seuls appareils 5e gen multi-rôle au monde » (LM) « le SU-57 sera le seul appareil capable de rivalisé avec le F-22 » (Sukhoï) … Mais en même temps, comment en vouloir en ses entreprises de se servir des innovations qu’elles ont réussies à des fins de marketing ? Doit-on être si étonné qu’une entreprise ayant réussie un bon coup tente par la suite de se faire des couilles en or ? Le monde dans lequel nous vivons fonctionne au fric, que voulez-vous.
        .
        La 6e gen sera défini par 2 choses bien spécifiques : 1- la révolution moteur qui arrive avec le 3e flux d’oxygène dont P&W est actuellement le leader mondiale avec son nouveau F-135 avec 3e flux adaptatif, ainsi qu’une nouvelle famille de moteurs purement à triple flux. Cette innovation permet une économie de carburant extraordinaire pour une puissance très supérieure à ce que nous connaissons aujourd’hui. Les appareils de 6e gen seront donc beaucoup plus véloce tout en ayant de meilleurs rayon d’action et l’US Navy en à déjà fait ça priorité No 1. Ensuite, comme vous l’avez mentionné, le contrôle d’UAV/UCAV à partir d’appareils pilotés rendu possible grâce à la mise en réseau qui sera amélioré de plus en plus entre 2020 et 2030.
        .
        Notez que le F-35 est déjà en mesure théorique de contrôlé jusqu’à 20 drones selon cette haute dirigeante en charge des nouvelles technologies au sein de l’USAF : https://breakingdefense.com/2014/12/pawlikowski-on-air-force-offset-strategy-f-35s-flying-drone-fleets/
        .
        Reste encore à le concrétisé dans un avenir proche.
        .
        Il faut à la France un nouvel appareil qui accompagnera puis remplacera le Rafale peut à peut comme ce dernier le fait avec les 2000. C’est aussi simple que ça.

        1. Mon cher Nico,
          Vous devenez fébrile.
          Vous voulez faire croire que j’ai tout faux, or dans votre long post, vous ne faites que paraphraser tout ce que j’ai écrit plus haut (hormis sur 2 points, on va y revenir).
          Vous présentez juste les choses via le prisme de votre mauvaise habituelle, mais dans le fond, vous racontez EXACTEMENT la même chose que moi.
          Donc non, je n’ai pas tout faux, et vous, vous radotez.

        2. Faux, car le F-35 atteint mach 1,2 sans PC selon l’USAF même : https://web.archive.org/web/20121108143240/http://www.airforce-magazine.com/MagazineArchive/Pages/2012/November%202012/1112fighter.aspx
          Nico, es tu sûr que cela vient des dires de l’USAF ? Non parce que M. Stephen O’Bryan, celui qui expose, est certes un ancien pilote de F 18 mais tu oublies un peu vite qu’il est VICE-PRESIDENT de Lockeed Martin. Je l’invente pas c’est écrit dans l’article. Alors pour la neutralité tu repassera .
          Quant à ta démonstration que la supercroisière est liée à la fonction moteur et non à l’aérodynamisme, je vais te répondre que tu as en partie raison mais aussi en partie tort. Et tu le sais très bien!

          1. @ Nenel

            Et bien, même si l’auteur de l’article n’est plus en service avec l’USAF, le site Airforcemagazine est administré et appartient à l’USAF association .. 😉 Donc 1- la vérification des infos se fait par des membres de l’USAF et 2- Vous pensez réellement que le VP de Lockheed vous mentirais en pleine face de même qu’à l’USAF via ce site ? Disons que cela serais risqué .. puisque l’USAF sait à peu près tout du F-35.
            .
            Concernant l’aérodynamisme et la supercruise je n’ai pas vraiment tord puisque la partie la plus importante et définitive est et sera toujours la fonction moteur. De plus, avec les appareils d’aujourd’hui, tous pourraient avoir la supercruise même si certains sont moins aérodynamique que d’autres puisque aucuns traînent trop pour en être incapable avec de tels moteurs. Après l’aérodynamisme va joué sur la vitesse maximale en supercruise et l’accélération transsonique, mais même un F-16 peut au moins atteindre mach 1.1 en supercruise s’il est équipé du moteur adéquat alors qu’à l’inverse, il ne pourrait pas le faire sans un moteur conçu spécifiquement pour cette tâche (le F-135 étant la seule exception récente que je connaisse) voilà pourquoi le moteur reste beaucoup plus important que l’aérodynamisme, les entrées d’air y sont également pour beaucoup avec le moteur.

        3. Nico,
          Il y a néanmoins dans votre Post 2 points qui sont soit différent soit additif à ceux de mon post précédent.
          Merci d’avoir précisé quel est le futur apport majeur de la 6ème gen en plus du fonctionnement avec les drones : les réacteurs triple flux.
          Oui vous avez raison, ce sera un game changer, et oui vous avez raison, les US sont super en avance par rapport à l’Europe (comme bien souvent) … et l’Europe va-t-elle se réveiller à temps ? rien de moins sûr vu le peu d’ambition et de vision dont semblent faire preuve nos fabulous dirigeants !
          .
          Autre point, qui est une différence, la Supercruise du F35. Désolé de n’avoir pas considéré qu’il en était capable … même si c’est en pédalant comme un bourrin, et surtout pendant très « peu de temps ». Ceci rend donc la supercruise totalement inutile sur F35. Et du coup, pas de supercruise pour les F35 (nous arrivons à la même conclusion, sauf que pour vous, le chemin est plus long).
          En parallèle, sur ce même sujet, désolé de vous dire que si vous considérez que la finesse aérodynamique n’a pas d’importance dans la définition des capacités supercruise (du F35 ou de tout autre avion), vous vous fourrez le doigt dans l’œil … jusquà l’hypothalamus ! Car la vérité est diablement tout à l’inverse !!! Et ça, un enfant de 10 ans pourrait vous le confirmer 😉

        4. Pour finir,
          Quand vous écrivez qu’un F35 a une meilleure finesse aéro que celle d’un Rafale, là, je demande des preuves ! Surtout lorsque tant de gens du secteur pensent l’inverse.
          Toujours sur ce sujet, lorsque vous écrivez que Rafale et Typhoon trainent encore bien plus en config de combat, en lien avec le sujet du supercruise, vous racontez à nouveau n’importe quoi, et faites à nouveau preuve d’une belle mauvaise foi !
          1- le supercruise n’est utile que pour la supériorité aérienne .. pas pour le bombardement (donc ne venez pas nous parler d’un F35 qui supercruise avec 2 JDAM dans ses soutes … contre un Rafale qui pédale avec ses 6 AASM … En attaque au sol, le vol supersonique n’est rien d’autre qu’une capacité utile pour l’évasive … donc, plutôt en lisse).
          2- Typhoon et Rafale sont capables de supercruise « utile » (cad nettement au dessus de Mach 1 … pas seulement à Mach 1.1 ..; et surtout pendant un temps suffisant … 2nd facteur plus en faveur du Rafale que du Tyhoon) et ce AVEC un emport minimal de 4 missiles air-air + des bidons supersoniques.
          Alors que côté F35, même avec ses Amraam à l’abri dans ses soutes (et que dire s’il faut les ouvrir en vol pour rafraichir l’appareil 🙂 ), ben … toujours pas de supercruise …
          Donc … nous pourrions penser que vous continuez à nous raconter un peu n’importe quoi.

          1. @ Fralipolipi
            .
            Non mais vous vous mélangez sérieusement les pinceaux mon cher ..
            .
            Commençons par l’aérodynamisme : Vous laissiez entendre qu’un F-35 est moins aérodynamique qu’un Rafale puisque ce dernier peut volé en supercruise alors qu’un F-35 ne le peut que légèrement, je ne fais que vous exposez la simple vérité qui est que la supercruise n’est pas du tout atteinte grâce à une amélioration aérodynamique mais bien grâce à une amélioration moteur …
            .
            Concernant les baies internes relisez-moi, car je n’étais clairement plus dans la supercruise mais uniquement dans l’aspect de l’aérodynamisme F-35 vs Rafale, vous contredisant sur votre sous-entendu comme quoi le F-35 serait moins aérodynamique qu’un Rafale, ce qui est complètement absurde.
            .
            Prenez 1 F-35 avec 6 météor en soute (Block 4.2 2023-2025) contre un Rafale avec 6 météor sous ses ailes. Qui traîne le plus d’après vous ? .. Ensuite, rajouté au moins 2 bidons au Rafale qui n’emporte que 4,7 tonnes de carburant en interne. Le Rafale est également un appareil à forte traînée induite, cette dernière se caractérise par une forte surface alaire (le rafale est celui qui à la plus grande des appareils de 4e/5e gen) et donc, surface alaire égale portance, portance + vitesse = traînée induite. Ensuite ajoutez la belle grosse perche que le Rafale à en plein milieu du nez (…) ce qui est un énorme facteur de traînée, ensuite la base du nez plate du Rafale conçu pour intégré les plans canards plus les 2 RWR frontale bien à l’extérieur de la cellule. Quant au F-35, il est lisse de partout à cause de ça forme furtive ce qui favorise grandement l’aérodynamisme ..
            .
            Celui des deux qui raconte n’importe quoi n’est autre que vous Frali, d’ailleurs vos « experts » je n’y crois pas du tout car il n’y à pas un expert qui pourrait vous dire qu’un F-35 traîne plus qu’un Rafale à moins que vos experts n’écrivent des biscuits chinois …
            .
            Et je répète au cas ou : Quand je compare un F-35A avec 2 JDAMS de 900 kg + 2-4 AMRAAM/Météor avec la même chose côté Rafale, je parle d’aérodynamisme en général en réponse à votre douteux sous-entendu qui était tellement de bonne foi puisque vous êtes ici un évangéliste jugeant de la bonne ou mauvaise foi des autres …
            .
            « Oui vous avez raison, ce sera un game changer, et oui vous avez raison, les US sont super en avance par rapport à l’Europe (comme bien souvent) … et l’Europe va-t-elle se réveiller à temps ? rien de moins sûr vu le peu d’ambition et de vision dont semblent faire preuve nos fabulous dirigeants ! »
            .
            Je n’ai pas mentionné l’Europe en particulier dans mon propos mais P&W est effectivement assez en avance sur ce qui est connu du publique et reste d’assez loin l’entreprise la plus avancée du moment pour être la première à mettre en service un réacteur à triple flux. Les russes travaillent également très fort sur cet aspect mais avec le budget qu’ils ont de nos jours ..

          2. Nico,
            Tentez comme vous voulez de vous rattraper aux branches … selon ma lecture de ces posts, c’est plutôt vous qui vous mélangez très sérieusement les pinceaux … et qui vous vous obstinez à refuser de reconnaitre basiquement une réalité pourtant simple … non, d’abor Monsieur doit polémiquer.
            Tout est parti du fait que j’ai OSE dire que le F35 ne faisait pas de Supercruise, et là, vous nous faites tout un pataques pour vouloir faire croire que je dis n’importe quoi, alors que vous finissez vous-mêmes par écrire que le Supercruise, ça n’est pas pour le F35 … Bref … je vous laisse sur ce sujet, pas mon truc de tourner en rond trop longtemp.
            NB : 6 Météor embarqués par un F35 uniquement dans ses soutes internes ??? J’attend de voir.

        5. @Nico St-Jean

          Très bonne correction des mythes et mensonges qui sont encore et toujours véhiculés par les rafaraleurs. Je suis toujours soufflé par la mauvaise foi de ceux qui abhorrent le F-35.

          Je rend hommage à votre patience car ca devient vraiment un peu lassant de corriger les mensonges ressassés par les tenants du rafale. Il faudra quand même un jour appeler un chat un chat et accepter que la rafale ne soit pas un chasseur de 5 eme génération comme le F-35 furtif. La prochaine version n’arrangera pas grand-chose, étant donné que pour être vraiment furtif il faudrait pratiquement concevoir un nouvel avion.

          Le F-35 écrase la concurrence non pas parce-que les américains complotent contre l’industrie française, mais parce-que le F-35 est largement supérieur au rafale. Le F-35 emporte le marché et c’est tout à fait mérité.

          1. Eh SZUT, « le F35 ECRASE la concurrence » … « largement supérieur » …
            en écrivant cela, vous vous décridibilisez en un éclair (façon Lightning). Bravo.
            .
            Pas besoin d’aller bien loin pour révéler au grand jour votre « écrasante » erreur ou mauvaise foi : allez juste voir la dernière évaluation des Pays-Bas sur les avions de combat – eux qui ont fini par acheter le F35 (en si peu d’exemplaires).
            Le Rafale y est classé juste derrière le F35, quasi au coude à coude … et bien loin de « l’impressionnante supériorité du F35 » que vous et vos semblables ne savent que considérer.
            Bref, vous me faites penser au zozos qui ont cassé du sucre sur le programme Rafale pendant 20 ans – avion en échec, inexportable, blablabla – jusqu’à ce qu’il soit exporté 1 fois, puis 2 fois, puis 3 fois.
            .
            Avant de parler du F35 comme arme « écrasante », attendez au moins que les US aient soigné ses problèmes de jeunesse (encore nombreux) et que nos voisins européens commencent à avoir des « RETEX sérieux » sur son exploitation en « opération de guerre ».
            Ce qui ne sera pas pour demain … loin de là !!!
            .
            Jusque là, considérez que vous trempez pas mal encore dans la fiction avec votre LOCKHEEDIENNE vision « écrasante » des choses.

          2. Bonsoir monsieur Szut,
            avant d’affirmer que le F-35 écrase la concurrence, force est de constater qu’il ne connait à ce jour en 2017 que 3 succès à l’exportation avec Israel, la Corée du Sud et le Japon, les autres pays auxquels il est destiné étant partenaires industriels du programme JSF.

            Le Typhoon connait 3 succès à l’export (et peut-être un 4e à confirmer avec le Qatar), le Rafale a été exporté à 3 pays, tandis que le Gripen est exporté à 5 pays.

            Il n’y a donc pas matière à affirmer que le F-35 écrase la concurrence.

            PS.
            Il est difficile de dire que le F-35 était « largement supérieur au Rafale » en 2002 quand 8 pays s’associèrent aux USA sur le programme JSF, vu que ce n’était encore qu’un projet.

    2. Non ca montre simplement que les 20 sont des nuls carriérististes qui ont fait un texte très politiquement correcte et extrêmement conservateur. Même l’avion du futur est déjà dépassé. Il suffit de regarder un peu ce que dit l’onera pour comprendre que l’hypercelocité sera l’avenir et non plus la furtivite. Pareil au us. Bref on est pas gâté avec ces incapables et ses traîtres. Et oui si on veut tout faire avec l’allemagne c’est pour se couler dans l’allemagne. En bon disciple de Rocard macron veut détruire la France pour réformer l’empire carolingien peut importe si l’allemagne veut pas.

    3. Le Rafale est entré en service en 2001. Les F-35 et Su-57 ne sont pas encore opérationnels et le J-31 est un prototype. Ces trois appareils embarquent donc logiquement des technologies inexistantes ou trop onéreuses pour la France lors de la conception du Rafale (1991-2001).

      Dans le même ordre d’idée, je ne saisi pas pourquoi le remplaçant du Rafale serait disponible « petit nombre » et « au même niveau » que les avions actuels.

      1. les systèmes de radar passif et les réseaux intégrés mettront fin à la furtivité (c’est le patron de l’ONERA qui le dit). Le F35 sera épaulé d’un systeme type spectra assez rapidement, le F22 aurait bientôt un successeur lui aussi et un nouveau SR71.
        Donc je réitère la 5 gen sera dépassé en 2030.
        Le F35 n’est pas un chasseur mais une plateforme de tire.
        Le SU57 est inférieur au rafale F4.2 (dixit l’IAF).
        Le J31 tient plus de l’intercepteur lointain pour taper les appareils à forte valeur (ce qu’on fait nous avec le meteor).
        Bref à part le F22 qui a besoin d’une mise à jour et le SU57 qui a besoin de prendre en maturité rien de très concret encore moins contre un réseau intégré.

        Petit nombre parce que l’avion coutera plus chers (merci les experts qui prévoient la catastrophes mais y vont quand meme) et au meme niveau qu’actuel parce qu’ils sont pétochards et ne veulent pas prendre de risque donc ils regardent ce que font les autres.
        Heureusement c’est pas eux qui sont à la manoeuvre et ca ne risque pas vu le niveau.

        1. Ne nous affolons pas, personne (même pas le patron de l’onera) ne sait en est réellement la course technologique entre la furtivité et les radars. Le meilleur moyen de rester en tête dans la course aux armements, c’est de prétendre qu’on possède depuis longtemps la parade. Malheureusement ca ne marche qu’en temps de paix. En temps de guerre l’adversaire qu’on a essayé de ridiculiser rigole. Les radars font de progrès, mais la furtivité aussi et cette compétition n’est pas prête de s’arrêter.

          Une chose est certaine ce sont les chinois et surtout les russes qui font un tapage au sujet de leurs super radars qui détectent l’homme invisible. Tout ca est ressassé ad nauseam sur les sites de propagande comme RT et sputnik très appréciés par les gens crédules. Pas de quoi s’affoler donc, c’est de la propagande russe. Curieusement les russes comme les chinois ne font pas entièrement confiance à leurs super radars et essaient désespérément de mettre au point leurs propres chasseurs furtifs.

    4. Lorsque ce prétendu avion de 5ème génération sera en service, les américains, les chinois et peut-être même les russes auront d’avions de 6ème génération.

    5. Ce qui est surtout inquiétant, c’est d’aller avec l’Allemagne donc Airbus pour les avions de combat alors que la seule boite qui sache bien faire en Europe c’est Dassault.
      Le problème semble être que Jupitruc a un pb personnel avec Dassault, ce qui avait d’ailleurs clairement transpiré dans les accusations concernant la presse (et le Figaro) après que cette dernière se soit montré critique après l’exploit d’avoir fait claquer la porte à son ex CEMA.
      Les histoires de « consanguinité » chez les Enarques (chez qui l’inventivité ne s’exprime que dans les taxes) sont pourtant largement plus préoccupantes pour le pays que dans la presse. Surtout quand il s’agit de casser ce qui fonctionne encore au profit d’une vassalité pro-allemande (même s’il préfère dire pro-europe) vraiment préoccupante.

    6. Bonjour monsieur Linka,
      observons qu’en 2030, les F-35, Su-57 et J-31 n’auront certainement « près de 15 ans » de service opérationnel ni même 10 ans.

      Ceci dit, le Rafale n’est pas destiné à être éternel, et il est clair qu’entre SCAF et NGWS, il faut commencer à penser à son successeur car les Rafale auront déjà 25 / 30 ans de service opérationnel en 2030 et que les plus anciens devraient être commencer à être retirés à partir 2035 / 2040.

      Et oui ça passe vite…

  15. Votre titre est volontairement accrocheur car vos lecteurs aiment ce genre de débat sur les porte-avions ! Cependant ce que vous assurez n’est pas écrit comme il n’est pas écrit le nombre d’avions, de chars ou de bateaux ! ce sera de l’ordre de la LPM ultérieure sans doute …

    1. @ babylas,

      Que faut-il comprendre alors quand il est écrit « Le maintien de la supériorité aéromaritime implique de préparer le renouvellement
      du groupe aéronaval »? S’il avait été écrit : « Le maintien de la supériorité aéromaritime implique de préparer le renforcement des capacités aéronavales », le titre aurait été différent 😉

      1. alors comment faut-il comprendre « préparer le renouvellement du groupe aéronaval « , le supprimer ou le reconduire ?

      2. Retenons plus prosaïquement qu’il n’y aura pas de second porte-avions au cours de l’actuel mandat présidentiel ou jusqu’à la prochaine Revue de Programmes, car cet exercice vise bien à remplacer les Livre Blanc sur un processus plus rapide.

  16. Pour rester logique le comité aurait du proposer de vendre le CdG,car il faut bien apprendre à s’en passer pendant les grandes visites et les visites intermédiaires et il sera difficile de dire « pouce,je joue pas… »c’est comme si mon véhicule était régulièrement indisponible.La conclusion non-écrite de ce comite de 16 QI élevés:un porte-avions ne sert à rien;puisque nous n’avons pas la permanence.

    1. Assurer une permanence sur toutes les mers du globe avec DEUX porte-avions est illusoire. Compte-tenu du rythme des « grandes visites », les USA ont des problèmes pour être présents sur toutes les mers avec leurs DIX Porte-avions. Alors la France…

      1. un PA n’a pas besoin d’être sur toutes les mers quand il fait 1000 KM pour jour, il est sur un théâtre lointain en moins d’une semaine. Le fait d’un avoir un seul porte avion soit un présent de 0,6 PA 8 ans sur 10 n’est pas un probleme en soit sauf pour les 2 ans sur 10. Le vrai problème aujourd’hui c’est que fait t on si jamais deux crises ont lieux au meme moment dans un cadre assymétrique. Et dans le cadre symétrique alors là c’est la quantité de PA et chasseurs embarqués par PA qui pose probleme.
        Avec le Reagen plus de grandes visites, les chaudières n’auront pas besoin d’être réalimentées.
        De la meme manière le CdG va etre très vite obsolète, sa capacité de catapultage va atteindre le max à 25 tonnes soit le rafale, il est incapable de lancer des drones et il est trop petit. Donc la question n’est pas du PA2 mais d’une nouvelle classe.
        Et là il en faudrait 3 avec une dispo de 70%, des chaudières sans ravitaillement, catapulte et brin d’arrêt magnétique, 300 mètres de long (catapo), 48 chasseurs, 12 SCAF, 12 MALE, 5 V22. Ca permettrait d’avoir deux PA puissants à la mer. Ca fait beaucoup mais c’est un minimum si on veut pas d’un déclassement violent. En fonction de la qualité du successeur du rafale (et de son autonomie), il n’y aura peut etre pas du tout de déclassement.

      2. Il n’a jamais été question « d’assurer la permanence sur toutes les mers du globe »…
        Mais d’assurer une permanence opérationnelle, c’est à dire avoir la possibilité d’intervenir en cas de crise parce que l’outil GAN est disponible en permanence… C’est très différent!
        Par ailleurs le PA est par définition le « premier entrant » en cas de crise grâce à son ubiquité et assure la projection de puissance (outil stratégique au service de la diplomatie), autant que la projection de force (puissance militaire) grâce à son GAé.
        C’est donc un outil irremplaçable lorsque l’on veut intervenir, où que ce soit dans le Monde.

      3. Un deuxième porte-avions n’est destiné qu’à assurer la permanence d’un PA disponible pour partir en mer PAS EN MER.
        .
        Assurer la permanence de 2 porte-avions disponibles implique une troisième unité, toutes étant à propulsion classique pour des IPER et ATM moins longs.

        1. il suffirait de développer un réacteur qui n’aurait pas besoin d’entre réalimenter en uranium, ce que viennent de faire les US. Certes ca coutera cher mais bénéficiera aussi aux sous marins dans l’avenir et au final serait une source d’économie en temps et en argent. il faudra aussi que ce réacteur soit plus fiable que l’actuel.

          1. Fabriquer un réacteur qui n’aurait pas besoin d’être réalimenté au cours de la vie d’un navire, on sait le faire, seulement il faut prévoir un carburant hautement enrichi. On a fait le choix d’utiliser le même carburant que nos centrales car il a aussi des avantages.

  17. « Revue stratégique : La Marine nationale n’aura pas de second porte-avions »
    Effet de bord suite à la vente honteuse d’Alstom à GE ?

    En effet, c’est Alstom Energie qui a conçu et maintenait les turbines de la chaufferie nucléaires du PA CDG… »On st pas le Venezuela !! » aurait dit l’ancien conseiller de Hollande pour répondre à Arnaud Montebourg qui voulait garder le contrôle sur Alstom. Un certain Emmanuel Macron.

    1. la fin du PA2 date de 2013 soit avant la vente mais est bien du fait de la socialie.

    2. Les deux réacteurs du CDG sont ceux des deux SNLE qui n’ont pas été construits. Initialement 6 puis 4. Comme la construction des deux réacteurs étaient déjà bien engagée et qu’Alstom a pleurniché sur son chèque, la solution commode a été de les utiliser pour le Charles de Gaulle. Ensuite, le choix d’une propulsion nucléaire pour le CDG s’est avéré (relativement) pertinent.

      1. Alstom ne fait pas de réacteur nucléaire juste des turbines.
        C’est technicatome le producteur.

    3. Bonjour monsieur Beren,
      si tant est qu’une nouvelle classe porte-avions français soit nécessairement à propulsion nucléaire (ce qui est loin d’être démontré), observons déjà que le raisonnement qui voudrait relier un futur porte-avions français à Alstom Energie devrait aussi le faire avec les 10 prochains sous-marins nucléaires français (6 SNA et 4 SNLE de 3e génération: remplaçants des classe « Le Triomphant » à partir de 2030).
      .
      Le sort d’Alstom Energie n’est pas synonyme de la fin de la composante navale de la dissuasion nucléaire française.

  18. Remettons un peu d’ordre pour cette revue stratégique.
    Premièrement elle n’est pas un nouveau livre blanc, mais une « actualisation » de celui qui est déjà en oeuvre.
    Cette actualisation est nécessaire car depuis 2012 ou 2013, le contexte a changée, il n’y avait ni guerre en Ukraine et des tensions qui en résultent, ni de Daesh, ni d’attentats quotidiens du terrorisme islamiste, ni d’intervention au Sahel avec Barkhane, ni les nouveaux défis géopolitiques et géostratégiques (ces deux derniers ne cessent de changer).
    On fait un état des lieux et de la situation du moment, il faut relire l’ancien livre blanc pour le comprendre, même si les attentats y ont apportés des changements au niveau du format 2025.
    La 2e étape, qui est déjà en cours, c’est comme toujours, (rien de nouveau ici Laurent Lagneau) l’élaboration d’une LPM.C’est cette loi que que tout le monde attend et de toute façon, il n’y a là non plus pas de « nouvelles » capacités, les moyens iront dans la consolidation de tout ce qu’on a, dans l’accélération des programmes urgents, faut arrêter d’espérer tout de suite un 2e porte avions alors qu’on sait très bien que on a tant d’autres choses a acquérir, qui sont peut être moins symbolique, mais plus utile au quotidien.
    Le 2e porte-avions, c’est un sujet qu’on abordera lorsqu’on va concevoir le successeur du CDG, a ce moment on se dira si il faut, comme pour les britanniques, faire une série de deux, ou de se contenter d’un seul.Ne passons pas notre temps, chaque année, a attendre symboliquement ce 2e porte-avions, car de toute façon, il se passera au moins 10 ans.

    1. Bonjour monsieur Pierre 047,
      je souscris totalement à votre commentaire le second à contrecourant de tous les autres sur cet article.
      Voyez mon commentaire plus bas.

  19. Il est évident qu’on aura qu’un PA jusqu’à la classe suivante, le tout c’est de savoir combien de temps avant qu’on décide de passer à la suivante. Sachant que les drones MALE arriveront dès 2025, les SCAF 2030 et le successeur du rafale plus lourd dès 2030-2035.
    Il faudra un nouveau porte avion entre 2025-2035 et cette fois il en faudra deux.
    Ces histoires de coopérations nous font perdre un temps et un argent précieux mais les politicards sont des laches qui ont besoin d’avoir un chef (comme tout fonctionnaire) sont impatients de mettre la responsabilité de l’armée dans d’autre mains.
    Dans le domaine aérien, j’ai jamais lu un truc aussi débile de recréer les erreurs faites par d’autre depuis 15 ans, le successeur du rafale ne peut pas être de 5 gène, le SCAF sera déjà de 5++, la supercroisière et l’hypermanouvrabilité en moins et une grosse autonomie, des armes à énergie en plus.
    Pour le futur chasseur l’important sera d’avoir un rayon d’action bien plus important, des armes hypersoniques longue portée et des armes à énergies pour l’auto protection.

    1. Je crois que vous rêvez un peu trop.
      Pour avoir ce que vous décrivez c’est 3% du PIB au moins qu’il faudrait consacrer à la défense.

      1. la seule chose qui manque à ce que j’ai décris c’est les PA.
        tout le reste est déjà engagé et le successeur du rafale est sur la voie également

      2. Un budget des Armées cumulant 500 Md€ de 2025 à 2035 peut amplement le permettre.

  20. Quand il s’ agit de « l’ autre camp » , celui des vilains méchants ( russes de préférence ) nous appelons cela « propagande ; quand il s’ agit du nôtre , celui des gens « bien » ( forcément ) , nous appelons cela de la com …

    Sympa ! ( à prononcer façon Coluche )

    Voici en résumé ce que je pense de cette « Revue Stratégique » …
    https://s-media-cache-ak0.pinimg.com/736x/8e/64/9d/8e649dff1a70f47e27ea1d10686da5a7.jpg
    Et faites pas chier … merci ! 😉

    1. Vous devriez déménager sur RT ou sputnik. Vous allez déprimer sur opex, ici les avis sont beaucoup trop diversifiés. Sur RT au moins on défend la Russie martyre et on y dénonce l’impérialisme américain, on n’y fait pas grand-chose d’autre d’ailleurs.

      1. @Szut

        Non , ici les avis ne sont pas beaucoup trop diversifiés , ils sont surtout beaucoup trop partiaux et péremptoires et lorsqu’ il y a désaccord ou divergences , certains comportements laissent franchement à désirer pourrissant l’ ambiance d’ un forum par ailleurs animé d’ intervenants de grande qualité qui maintiennent et rehaussent l’ intérêt d’ ensemble de ce blog !

        Nous pouvons parfaitement ne pas être du même avis voire tenir des propos aux idées diamétralement opposées tout-en parvenant à nous respecter mutuellement , ce qui est la condition sine qua non à tout échange un tant-soit-peu constructif …

        Par exemple , se prendre le chou pour savoir qui du F-35 ou du Rafale est le meilleur ou le plus naze ne sert à rien … ou actuellement en tous cas à pas grand-chose …
        Mais au moins , respectons les arguments de chacun et ne le rabaissons pas par une attitude condescendante qui tend à imposer un point-de-vue asséné en tant qu’ Alpha et Oméga de toute Vérité parée de mille vertus incontestables …

        Comme je suis sympa , pour ma part je vous dirai juste que le F-35 « patine » à cause d’ un logiciel de partage d’ informations qui n’ est toujours pas pleinement opérationnel …
        De plus , sa furtivité est essentiellement basée sur la détection RADAR et sa signature infra-rouge reste importante tandis qu’ il est pourvoyeur d’ émissions autorisant son repérage …

        Donc , un , certains vantent une machine qui n’ est pas encore au point , en surévaluent à l’ envi sa supériorité avant-gardiste supposée en dépit de tous ses défauts , ce qui reste encore entièrement à prouver , tandis que le Rafale fait presque office de vieux clou rouillé tout juste bon à faire de la figuration face aux merveilles de Lockheed Martin , deux , s’ agissant du PAK-FA ,T-50 , à présent Sukhoi SU-57 comme de tout-autre engin volant post soviétique , alors-là c’ est Walt Disney au pays des manèges enchantés de la Place Rouge , un jouet d’ aéro-club pour geeks fondus du Kremlin …

        Tout ça n’ est pas sérieux et n’ incite pas au moindre dialogue dépourvu de ressenti … et c’ est vraiment dommage …

  21. Macron à bien raison et je le soutient à 100% pour cela ! Un 2ème porte avion pourquoi faire ??? Quand on vois que la Russie n’en possède qu’un seul ! A quoi peut servir un porte avion à part semer l’ingérence militaire dans les autres pays comme le font les USA tous partout dans le monde ! Stratégiquement pour la défense de la France il vaut mieux investir dans des sous-marin bourrés de têtes nucléaire plutôt que dans des porte avion à vocation fouteur de merde chez les autres, car on sait bien comment se termine les guerres crées par les pays agresseurs ! Bref la France n’a besoin d’aucun porte avions !

    1. Quelle faiblesse d’analyse, une défense qui se résumerait entre l’inaction et l’Holocauste nucléaire….
      Je ne vais pas revenir sur toutes les opérations menées par le CdG, je ne suis pas certain qu’un avis aussi tranché soit réceptif à ce genre d’arguments.
      Une remarque toutefois: cette décision – quoique non véritablement actée – ne résulte pas d’un choix technique sur l’utilité d’un porte-avions, mais juste d’un choix de priorité, certes discutable, dans un contexte financier complexe.

    2. A quoi peut bien servir un PA pour le pays le plus maritime du monde ?
      question qui donne beaucoup de réponse sur son auteur là quand meme.
      Sans le PA tout les navires qui se baladent avec le drapeau pour seul arme seront en grand danger.

    3. Et même plus besoin d’armée !..Et que croyez vous qu’il se passera …après ?!…

    4. Le porte-avions est un « outil » qui a son utilité, tous les pays qui ont un minimum d’ambition veulent s’en équiper en plusieurs exemplaires, y compris la Russie.
      Ceci étant dit, nous naviguons entre deux eaux entre ce genre d’outil et nos dispositifs prépositionnés, qui couvrent en grande partie notre zone d’intérêt prioritaire mais dont la pérennité à long terme n’est pas assurée.

      1. Le porte-avions reste pérenne pour toute force navale ayant vocation à être projetée loin de sa métropole en dehors de la couverture de ses forces aériennes.

    5. Oui les sous-marin nucléaires sont très utiles pour assurer notre survie face à la menace nucléaire mais pour peser face à toutes les crises qui se développent ici et là et on a peut-être encore rien vu il faut des moyens aériens et le porte-avion qui permet d’intervenir en dehors de toute contrainte liée à l’utilisation de bases terrestres . Sauf si votre modèle c’est la yougoslavie, la suisse ou même l’Albanie sauf que vous finirez comme eux pour info c’est déjà en route !

    6. Cà c’est une vision stratégique! Quelle intelligence! Quelle profondeur de vue!
      Je vous rappelle que l’arme nucléaire est une arme de non emploi… Normalement, parce que dissuasive.
      Que le porte-avion lui, a une vocation à exprimer: « Attention mon gars! Continue comme çà, et tu vas t’en prendre une! » Pas à intervenir pour « f…. la m…e! » pour reprendre votre expression…
      Seul est en cause l’emploi qu’en font les politiques… Dont ce Macron dont vous avez l’air de le prendre pour un Dieu vivant…

    7. Bravo !
      Très bien commenté ; vive Macron !

      Bon , justement il ne doit pas tarder à venir nous rendre visite dans le coin … mais où ai-je encore rangé mon fusil , moi ??
      Ah , voici déjà les chargeurs …
      Bon , il manque aussi la lunette de visée …

      Envoyez le Macron ! chaud le Macron … POULE ! FEU !

      Soudain , un BANG se fit entendre …

  22. Les porte-avions d’aujourd’hui sont aussi vulnérables que ceux des japonais, aux ponts en bois, de la deuxième guerre mondiale. Personne ne veut le dire car il faut justifier une présence en mer de la France (réflexe colonial…). Les bases fixes sont plus sûres, pour autant qu’elles soient choisies avec soin. Regarder du côté de Djibouti et dans la mer de Chine, pour comprendre l’évolution stratégique…

    1. @werf,
      Les porte-avions d’aujourd’hui sont aussi vulnérables…..Les bases fixes sont plus sûres, pour autant qu’elles soient choisies avec soin.
      Pfff, comment dire , pour exprimer ce genre de faits encore faut-il avoir les bons arguments. Or malheureusement c’est l’ignorance qui s’exprime ici. La culture s’est comme la confiture, MOINS on en a PLUS on l’étale.

    2. Sans porte-avions, le Japon se serait effondré dès 1942 face aux USA dont les porte-avions demeurèrent la clé de la victoire des USA dans la Guerre du pacifique.
      Ne jamais perdre de vue que la très grande majorité des porte-avions japonais furent coulés par des avions embarqués sur des porte-avions américains.

      Si vouloir lancer un porte-avions est synonyme de réflexe colonial, que dire de la Chine ou de l’Inde ?

      À propos de Djibouti c’est la France qui est historiquement la première installée et déjà à une époque où elle alignait 3 porte-avions. Et le fait d’avoir une base à Djibouti ne rend pas l’usage caduque: il suffit de voir les exemples américains avec 19 porte-avions et chinois avec bientôt 3 voire 4 porte-avions, sans oublier la Japon qui pourrait équiper ses 2 « 22-DDH » classe Izumo de F-35B.

      La pensée qui conçoit une force navale sans porte-avions appartient à une autre époque: les années 50/60, quand le « tout missile » était alors imaginé comme option quasi universelle.

  23. C’est d’un ridicule! Nos projets militaire sont dirigés par des ignorants et incapables. Sérieusement, faire un avion de 5ème génération parce qu’en face il y le Su-57 et le J-31.. mais c’est quoi cette blague?! Franchement? On ne sait quasiment rien de ces avions qui sont encore en développement et on tout à prouvé! Et de ce qu’on sait ces appareils sont derrière le Rafale. Pour le Su-57, d’après un rapport indien il serait à peine plus furtif que le Rafale, en terme d’avionique, de fusion des données et de capteurs on a suffisamment d’avance sur les Russes pour savoir d’avance que le Rafale est plus avancé sur ces points là et en terme de performance le Rafale est supérieur d’après les premières infos du Su-57 à ce niveau là. Pour le J-31 n’en parlons même pas, la furtivité doit être aussi très relative est proche de celle du Rafale (voir inférieur), pour l’avionique la question ne se pose même pas et pour les performances là aussi l’avion chinois est une vaste blague comparé au Rafale.
    Et puis la 5gen est une blague à elle seule, aujourd’hui elle ne désigne plus que tout ce qui ressemble de près ou de loin à un avion furtif, qu’importe si la furtivité est réellement là ou pas, la seule chose qui change beaucoup de la 4gen ce sont les coûts (de développement, d’acquisition et d’entretien). N’importe quel amateur sait qu’il faut sauter la case 5gen et passer directement à la 6ème.
    .
    Bon pour le reste c’est tout aussi ridicule, on se contente du strict minimum, c’est une blague là encore.. après avoir enterré la France culturellement, diplomatiquement et économiquement, voilà que se met à l’enterrer militairement. Franchement qu’elle sera notre place sur la scène international dans 20 ans? Si on continue comme çà notre hard et notre soft power ne vaudront pas mieux que ceux du Pays-Bas. Autant chercher à vendre nos place de membre permanent au CSNU, on ne la méritera plus d’ici peu.

    1. Ben oui, les russes et les chinois sont des propagandistes. Ils mentent sur les capacités de leurs chasseurs soit disant furtifs et sur leurs soit disant super radars également. Par contre pour le F-35, la pilule va être amère pour le rafale.

      1. Pas du tout, aux Pays-Bas le Rafale a été jugé égal au F-35 (ou presque, un petit avantage de 0.02 points pour le F-35) sauf qu’à l’époque le F-35 était évalué sur papier, c’est-à-dire avec pleins de promesses non tenues aujourd’hui et pour le Rafale c’était la version F2 (voir peut-être même F1) qui était évaluée, aujourd’hui on est à la version F3R. Donc logiquement le Rafale est dessus.

        1. Bonjour monsieur TontonCharlie,
          le fait est que la compétition qui opposait le Rafale F2 au F-35A au Pays-bas depuis 2007 était simplement formelle (pour ne pas dire d’emblée truquée), dans la mesure où l’industrie aéronautique néerlandaises était dès 2002 déjà associée comme partenaire de niveau 2 avec l’Italie, au programme JSF.

      2. Plutôt que pour le Rafale,
        la pilule de sera surtout très amère pour les forces aériennes clientes quand elles seront confrontées à la réalité du gouffre financier généré par la MCO du F-35 en plus quasi sous contrôle exclusif des USA seuls dépositaires des codes sources.

        La pilule risque également de se révéler très amère quand Lockheed Martin invitera les non-pas les pays clients export tels que Israel ou la Corée du Sud, mais bien les pays « partenaires » du programme JSF [ RU, Italie, Pays-Bas, Australie, Norvège, Danemark et Turquie ] à partager la facture des coûts de développement qui atteignent plus de 400 Md$ avec presque 10 ans de retard du programme en 2017.

        Les CEMAA concernés qui ne verront pas d’escadrille de F-35 opérationnelle avant 2025, se diront à quel point ils ont été cons de ne pas avoir choisi le Rafale dès 2005 ou même 2015.

  24. Avec la multiplication des zones de déni d’accès (A2/AD) dans le monde, la prolifération des sous-marins et le développement des missiles supersoniques, un porte-avion est-il encore pertinent ?
    La multiplication des bases aériennes terrestres, beaucoup plus polyvalentes (chasseur, drone, bombardier lourd, transport stratégique), par les USA (Niger, Somalie), la Russie (Syrie, Biélorussie), la Chine (Somalie, mer de Chine) devrait nous faire réfléchir, non ?

    1. La Chine n’a pas de base en Somalie, mais à Djibouti comme le Japon, nuance.
      Et ça n’empêche ni la Chine, ni les USA, ni le Japon, ni même la Russie d’armer et concevoir des projets de porte-avions.
      Voilà ce qui doit nous faire réfléchir !
      .
      PS qui dit porte-avions et avions de combat dira aussi drones UCAS et transports stratégiques lourds, mais par voie maritime pour ces derniers.
      Quant aux bombardiers lourds, nous n’en avons pas en France.

  25. Je suis Ok avec le fait que disposer de 2 PA ne nous apporterait probablement rien, je suis plutot d’avis que nous devrions préparer l’avenir sur la base d’un futur PA géant similaire au CVN Gerald Ford US (100 000t 333m de long près de 100 aéronefs embarqués …) nucléaire bien évidemment et dont le design combustible basé sur au moins 10 ans minimum (et extensible sur une marge de 10-15%) pour s’assurer que cela n’empiètera jamais avec un besoin urgent en guerre

    Ceci étant dit, pour moi il y a urgence de reporter la dépense du PA2 sur au moins 3 a 4 batiments principaux pour notre marine nationale qui en a cruellement besoin : 2 Frégates de 1er ordre + 2 sous marins ça serait je pense pas du luxe ! (en + des objectifs prévus j’entends)

    Cela pourrait se faire par exemple avec 1 Fremm supplémentaire au programme pour une meilleur présence francaise notamment dans nos ZEE , + une nouvelle frégate Horizon car 2 a mon sens c’est pas suffisant

    Et 2 sous marins Barracuda supplémentaires (8 au lieu de 6) ou éventuellement un Barracuda et un SSGN qui pourrait être réalisé sur la base du premier SNLE-NG2 prévu (avancer le programme du SNLE-NG2 avec un premier batiment de type SSGN) avec a bord au moins 100 vecteurs tirés non pas horizontalement mais verticalement

    Ou alors un barracuda SSGN mais j’en doute un peu que cela soit viable techniquement

    1. Et comment ces 2 SSGN assureraient-ils la couverture de 2 frégates supplémentaires ou le CAS de troupes amphibies débarquées ?
      Avec 15 frégates de 1er rang, la Marine Nationale n’a jamais aligné autant de navires de 1er rang depuis 1940.
      Avec un PA2, il serait par contre bien plus intéressant d’augmenter le nombre de VLS ou de cellules verticales sur chacune de ces frégates.

  26. Mh ? Mais bien sûr.
    On en reparlera aux prochaines tueries de masse et quand Vlad prendra le pays baltes ou bien que Trump et Kim s’enverront autre chose que des nom d’oiseaux à la gueule.
    D’ici là je constate que la direction prise est la même que dans d’autres domaines d’activités privé (offshoring et co-traitance) ce qui dans énormément de cas ne fonctionne pas.
    Le résultat va être à mourir : de rire.
    Quand à l’aspect budgétaire, c’est moins l’armée qui est à questionner que l’incompétence flagrante et notoire de tous nos dirigeants depuis belle lurette…
    Aussi conviendrait d’en rendre sa part au peuple puisque ce sont clairement ces veaux qui ont été voté pour le résultat que nous constatons aujourd’hui.

    @lrem : et la situation ne risque pas de s’améliorer hors plan budgétaire. Car sans sécurité, pas d’investissement.. la base. Au passage l’allemagne a rapatrié ses stocks d’or à l’étranger et le Royaume-Uni a BRexit : il n’y a rien qui vous interpelle ? Si oui, vous manquez clairement de vision…

  27. Pour synthétiser : en faire plus avec moins ou comment faire du neuf avec du vieux… discours totalement éculé depuis plus de 40 ans…
    Rien de nouveau donc, sinon que l’état général empirera davantage.

    1. ARGH ! Ma remarque s’adressait au post de Pierre047 qui commence par « Remettons un peu d’ordre pour cette revue stratégique ». Désolé.

  28. Le porte avions est le top du bras armé de la diplomatie. Si le porte avions n’était pas si important, pourquoi la Chine et l’Inde chercherait à s’en doter.
    Avec un porte avions, vous n’avez pas besoin de pacte de coopération pour avoir des bases à proximité d’un ennemi. Vous vous déplacez, et vous frappez.
    Lors de l’opération Harmattan, et peut importe si cette opération était souhaitable ou pas, durant trois semaines, le PA CDG a mis une pression militaire effective, terrible sur les infrastructures militaires libyennes. Lors des opérations au Liban en 1982; les porte avions français ont permis des frappes précisent sur des installations syriennes et ont permis à la diplomatie française d’avancée ses cartes.
    Si vous devez tenir pour X raisons, les canal de suez, un jour ou l’autre, le PA sera incontournable. Si vous devez intervenir pour protéger la mer d’Oman pour le pétrole, le PA sera incontournable. Et plus tard si le détroit de Béring, avec le réchauffement climatique, devient une route stratégique, le PA sera incontournable. Le PA est le seul concept qui permet de projeter une supériorité aérienne, en toute indépendance.
    Les anglais avait abandonné ce concept, ils y reviennent. Voilà.

    1. PARIS — The French Ministry of Defence has deleted from its website a news story relating how one of its nuclear-powered attack submarines, Saphir penetrated a US Navy carrier group and fictitiously “sank” the US Navy aircraft carrier USS Theodore Roosevelt as well as several of its surface escorts (Ticonderoga-class cruisers and Arleigh Burke-class destroyers).

      The deletion was not acknowledged, and simply implemented by replacing the original story by an error page.

      The original French navy report on the exercise was posted on March 4, 2015 (above) and deleted shortly afterwards; the link now points to an error page (below). Screen copies made on April 7.

      The deletion was noted at the time by several blogs, but has only now come to our attention.

      On March 6, the Russian television website RT also reported that “French delete evidence US carrier was ‘sunk’ by sub in drill” It reported that “A major vulnerability that allowed French submarine to “sink” aircraft carrier USS Theodore Roosevelt and most of its escort during drills was apparently revealed by the French Navy and Defense Ministry in blogposts that were quickly wiped out.

      “Both the French Defense Ministry and the Navy released and then quickly deleted a news post entitled “Le SNA Saphir en entraînement avec l’US Navy au large de la Floride” (“The SNA Sapphire in training with the US Navy off the coast of Florida”) that praised the 34-year-old French nuclear submarine’s success in “sinking” the American aircraft carrier USS Theodore Roosevelt along with best part of its escort.”

      The original story, however, was copied by a French defense blog, and is still available here:

      This is the relevant paragraph, in French, followed by our translation:

      Dans une seconde phase, le Saphir, était intégré aux forces ennemies et avait pour mission de localiser le porte-avions Theodore Roosevelt ainsi que les autres bâtiments de la force navale amie et de se tenir prêt à l’attaque. La situation politique se dégradant de jour en jour, le Saphir s’est glissé discrètement au cœur de l’écran formé par les frégates américaines protégeant le porte-avions, tout en évitant la contre-détection des moyens aériens omniprésents. Au matin du dernier jour, l’ordre de feu était enfin donné, permettant au Saphir de couler fictivement le Theodore Roosevelt et la majeure partie de son escorte.

      TRANSLATION:

      During the second phase, the Saphir was integrated with “enemy” forces, and its mission as to find the aircraft carrier Theodore Roosevelt as well as the other ships of its task force, and to remain on standby to attack. As the political situation [of the exercise scenario] was worsening from day to day, Saphir covertly entered the screen of American frigates protecting the aircraft carrier, and avoided detection by the pervasive aircraft assets. On the morning of the final day, the firing order finally arrived, allowing Saphir to fictitiously sink the Theodore Roosevelt and the greater part of its escort ships.

      It is obviously not to the credit of the US Navy that a 30-year old submarine was able to penetrate one of its carrier groups and to sink both carrier and most of its escort vessels, which not only failed to detect its approach, but also failed to attack it once it made its presence known by sinking the carrier.

      In fact, given the claims made by US Navy chiefs about their ships’ effectiveness, and the huge sums invested in carrier groups on the strength of these claims, they deserve to be publicly embarrassed, and to be forced to explain this latest failure.

      Because, in fact, this is not the first time a foreign submarine “sinks” a US Navy carrier during an exercise. In 2004, the US Navy leased a Swedish Navy submarine, the Gotland, for one year of dissimilar training, and got more than t bargained for. In fact, as reported by the Foxtrot Alpha blog,

      “The Gotland virtually « sank » many US nuclear fast attack subs, destroyers, frigates, cruisers and even made it into the ‘red zone’ beyond the last ring of anti-submarine defenses within a carrier strike group. Although it was rumored she got many simulated shots off on various US super-carriers, one large-scale training exercise in particular with the then brand new USS Ronald Reagan ended with the little sub making multiple attack runs on the super-carrier, before slithering away without ever being detected.”

      Although the French MoD diplomatically tried to limit the embarrassment to the US Navy, the bigger question remains, and is likely to further fuel the legitimate debate in the United States as to the cost and the true effectiveness of US Navy carriers.

      These are already threatened by the emergence of Chinese “carrier-killer” missiles as well as more powerful anti-ship missiles, such as the Indian-Russian supersonic BrahMos missile.

      prev

      1. Good evening Mr. Mercator would you please express yourself in French by respect for the users of this blog?

        Bonsoir monsieur Mercator voudriez-vous s’il vous plait vous exprimer en français par respect pour les usagers de ce blog ?

        Merci pour votre compréhension.

      2. – En Décembre 2011, un missile Aster 30 du Forbin abattait un missile Israélien Black Sparrow cible de missiles balistiques, la première fois un missile Aster avait tenté un tel engagement.
        – En avril 2012, la marine française a abattu une cible américaine de Coyote GQM-163 simulant un missile de croisière antinavire supersonique BrahMos volant à Mach 2.5 (3000 km / h) à une altitude inférieure à 5 mètres.
        Le missile Aster 30 fut tiré par la frégate Horizon Forbin (D620) avec le Chevalier Paul (D621) également présent sur cet exercice.
        C’était la première fois qu’un système de défense antimissile européen détruisait un « missile » supersonique. L’essai a été décrit comme un «scénario opérationnel complexe».

  29. Et si la France cessait de jouer aux grands de ce monde ? Des porte avions il en faudrait trois !Nous avons le deuxième espace maritime au monde et n’avons pas les moyens de le protéger. Nous nous faisons piller aussi bien à l’étranger qu’à l’intérieur du pays, nous donnons des leçons au monde entier et sommes de moins en moins écoutés car de moins en moins forts et par dessus le marché ruinés !On va aller jusqu’où comme ça ? Encore quelques années et nos dirigeants vendront après les « bijoux de famille » des villages entiers avec leurs habitants à je ne sais quel émir de passage ou dictateur africain plein aux as à cause du pétrole;

    1. L’Australie, le Japon et la Corée du Sud (et potentiellement l’Italie, l’Espagne et la Turquie) sont-ils des « grands de ce monde » avec 2 porte-avions avenirs dans la prochaine décennie ?

    2. on en est là par manque d’ambition et par excès d’ouverture.
      Si les français manquent de travaillent c’est justement a cause du sous investissement.
      et si on est endetté c’est à cause des chers amis, de la corruption.
      tout au contraire il faut arrêter de jouer petit bras, arrêter de souspoudrer les moyens de l’état et faire des choix. un budget militaire à 1,7% ou meme à 2% ca n’a rien de normal ! en terme d’effort militaire on est 11 ème pays, je parle meme pas historiquement parlant on a jamais fait aussi peu.
      Dans un autre sens La Défense c’est la seule industrie encore compétitive avec l’aviation et comme par hasard l’état arrête d’investir ou presque dans les derniers segments de l’économie française.
      on nous vend !

    3. Faux, si on gouvernait correctement notre pays : Nous aurions largement les moyens pour avoir les arsenaux nécessaires & fantasmés !

      Le vrai problème c’est la dépense publique française dans le social/associatif et surtout dans l’éducation des populations des quartiers ou l’ont y dépense des dizaines de milliards pour rien car ces gens refusent l’éducation que nous leur apportons, pire encore ils la réfutent coran a la main !!! Ce qui en dit long sur l’échelle du gaspillage budgétaire en France pour l’éducation prioritaire pour des populations qui ne VEULENT PAS APPRENDRE !!! Ils ne veulent pas être des français de coeur, ils veulent juste être la lame de l’islam pénétrant l’Europe ni + ni moins et c’est tout !

      Nous devons en finir avec ces milliards gaspillés pour rien en Zones d’éducation Prioritaires qui ne servent A RIEN !!! Notre dette ne s’en portera que mieux et nos budgets militaires ne pourrait que mieux respirer correctement et nous armer a hauteur des enjeux de nos ZEE

      Le reste c’est du vent, du blablabla, du mensonge, de la connerie, de l’endormissement par des berceuses stupides !!!

      Cessons d’essayer d’éduquer les barbares de l’invasion islamique en France, et même allons + loin : Cessons de leur payer la moindre allocation que ce soit familial ou d’aide au logement car il faut créer les conditions du départ de ces populations qui veulent vivre sur le dos des européens en dealant de la drogue et qui ne font que financer au final du djihad … !

      Nous ferons alors d’une pierre 3 coups : Départ en masse de ces populations qui seraient alors devant la vérité qu’ils n’ont plus les moyens de vivre en France (et leur verser pour seule aide allocative un billet d’avion pour le Maghreb ou l’Afrique) , cessation des activités terroristes en France progressivement en parallèle du départ des populations qui le nourrit , démultiplication du budget militaire en France pour correctement armer notre pays pour qu’il puisse être prêt a l’éventuelle 3 ème guerre mondiale

      > 500 000 soldat
      > + de 30 a 35 navires de 1er ordre (sous marins compris) et non 15 + 6 du format prévu futur
      > 300 Rafales F4 (F4 Marine compris)
      > 300/350 MBT Leclercs XL
      > + de 1000 Nexter Jaguar (très important ça !!!)
      > + de 200 Nexter Caesar (6×6 & 8×8 mixés)
      > Construction d’un 4 ème BPC a pont modulable pour en faire un éventuel PA d’urgence en cas de coup dur avec le CDG (en cas de coup dur j’entend bien, pas de politique a 2 PA)
      > forte politique d’achat d’A330 MRTT (+ de 30) et de quelques appareils a capacité logistique massive pour un pont aérien de masse ne dépendant plus d’une quelconque location
      > Forte politique sur le missile Mamba qui doit évoluer vers une capacité anti-ballistique pouvant contrer du nucléaire !!! Ainsi qu’une forte politique d’achat
      > Achat de 50 Drones furtifs (type Neuron/Taranis quand il sera prêt)
      > Fixer d’avance un achat de 75 futur Fighter de combat de 5 ème gen

      1. Bonjour monsieur bassemp,
        vous n’arriverez jamais à recruter 500 000 militaires pour votre modèle d’armées.

        Et partant de cette réalité tout en tenant compte des moyens que vous engagez, un modèle d’armées de 250 000 hommes (209 000 en 2017) avec les moyens aériens et terrestres que vous détaillez, voici un autre modèle naval bien plus réaliste:
        – 1 PAN
        +1 PA (65 000 tpc)
        – 3 FLOTLOG (BRAVE-200 33 000 tpc ou Vulcano 25 000 tpc)
        +1 FLOTLOG
        – 3 BPC
        +2 TCD (16 000 tpc)
        – 4 SNLE
        – 6 SNA
        +4 SNA
        – 8 FREMM-ASM
        – 2 FREDA
        +2 FREDA
        – 2 FDA (modernisées)
        – 5 FTI (4050 tpc)
        +5 FTI
        – 6 Gowind 2500 (2500 tpc)
        +4 L-CAT MPV
        – 4 B2M
        – 4 BSAH
        – 10 SLAMF
        – 12 OPV 50

  30. L’effort budgétaire consenti est certes en augmentation, mais il est encore très nettement insuffisant au regard de l’environnement décrit, des menaces et du retard pris depuis 20 ans.
    Sur le seul plan des capacités, le renouvellement des composantes de la dissuasion va absorber une part considérable des ressources, bien plus importante qu’au cours des 10 dernières années, et assécher d’autant le renouvellement et la modernisation dans les autres segments, qui en ont bien besoin.
    Bref Macron est dans le fond comme ses prédécesseurs : il ne prend pas la mesure de l’environnement qui nous entoure et des menaces, et maintient de facto la distorsion entre ambitions et moyens. Comme en 1870 ou en 1940, nous l’avons déjà payé avec l’ennemi djihadiste qui a déjà réussi à venir jusqu’à nous pour tuer – c’est un échec. Et nous risquons de le payer encore cher demain, avec cet ennemi et / ou d’autres.

  31. Nous assistons partout a une nouvelle forme de « corruption-demandeuse » (dans le meilleur des cas). Ces gens bien intentionnes produisent un document avec un seul objectif : plaire au pouvoir en place pour esperer une promotion ! Ok, l’objectif a deux tetes : lister des lieux communs indiscutables qui seront repris dans tous les medias (la comm sans bouger) et eviter tout chiffre susceptible d’embarraser …
    Si c’est pas malheureux … Sortir du bi-partisme pour tomber dans ça ….

  32. Parce qu’il faut regarder loin devant :
    Le futur, ce n’est pas le dernier avion de chasse ni le porte-avions nucléaire ou pas !
    Non, ce sont les drones, petits, discrets, peut être fortement armés.
    Pas de besoin de grande piste pour les faire voler…

    1. Il serait judicieux d’examiner de près les caractéristiques des porte-avions qui embarquent le X-47B, seul UCAV à ce jour embarqué sur porte-avions.

    2. Il est vrai que dans toutes les prospectives sur la guerre du futur, le porte-avion fait figure de dinosaure. Les drones aériens, terrestres et sous-marins couplés avec de l’intelligence artificielle risquent de remplacer tous les matériels lourds nécessitant un effectif humain important.
      La ligne de front des théâtres d’opération terrestres et maritimes sera peuplée par « des machines contrôlées par des humains en retrait » selon la plupart des experts, y compris par ceux du Pentagone. Une évolution qu’ils estiment être « la base de la guerre du futur » vu l’obsession des armées modernes de minimiser les pertes humaines dans leurs rangs, mais aussi de réduire les coûts. Les budgets pour les AUV (Autonomous Underwater Vehicle) ont augmentés de 1000 % en deux ans. A terme le sous-marin d’attaque sera lui aussi impacté par la dronisation.

      1. Les porte-avions seront simplement de plus en plus présents et construits à travers dans les 20 prochaines années et avec une durée de service de l’ordre de 35 ans en moyenne on peut aisément dire que d’ici les 50 prochaines années (à l’horizon 2070) le porte-avions sera au coeur du dispositif naval de toutes les puissance navales qui compteront: USA, Chine, Inde, RU, Japon, Australie, Corée du Sud, Italie, Espagne, Russie (voire même Brésil et Turquie).
        Difficile de croire que seule la France abandonnera cette capacité à l’instar de la Thaïlande dans les années 2020.

        Pourquoi les porte-avions sont irremplaçables ?
        Parce qu’ils représentent le seul moyen d’offrir une couverture aérienne à une escadre déployée hors des limites couvertes depuis des bases aériennes terrestres.
        Ils offrent aussi la possibilité de maintenir en permanence une couverture aérienne in situ pour des forces amphibies ou terrestres projetées pour de l’appui tactique et des CAS.

        Les histoires de « tout drones » (aériens, navals, sous-marins, terrestres) appartiennent encore à la SF et relaient réellement plus d’un demi-siècle les partis-pris qui anticipaient le « tout missiles » dès les années 60.
        Nous sommes presque en 2020 et encore loin du « tout missiles » jadis prévu par « toutes les prospectives sur la guerre du futur » qui condamnaient aussi déjà les porte-avions dès les années 60 / 70.
        Une option que les britanniques avaient chèrement payé aux Malouines dans les années 80. Nous connaissons depuis la suite avec les 2 PA britanniques de 72 000 tonnes classe Queen Elizabeth.

        1. Lire: Les porte-avions seront simplement de plus en plus présents et construits à travers – le monde – …

      2. C’est bête mais dans toute guerre il y a un ennemi et il essaye de ruiner les belles constructions intellectuelles !

  33. D’un gouvernement qui annonce un budget des Armées porté à 2% du PIB ou 50 Md€ « hors pensions & OPEX », mais pas avant 2025 et donc certainement pas pendant son propre mandat prenant fin en 2022; faut-il s’attendre à des « annonces fracassantes » (comme dit dans l’article) sur la durée de l’exercice dudit mandat?

    Essayons de revoir les repères à ne pas perdre de vue concernant ce sujet.

    – 1) Cette Revue Stratégique n’a pas l’ambition d’être un Livre Blanc avec les longues consultations de ce dernier implique.
    La Revue Stratégique n’est qu’un moyen plus rapide de corriger des orientations du LBDSN de 2013 pour l’élaboration de la prochaine LPM de 2019/2024 qui sera débattue dès 2018.
    La portée de la Revue Stratégique renvoie donc à 2024 au plus loin, pour ne pas dire à 2022, quand une éventuelle alternance politique pourrait également élaborer sa propre Revue Stratégique.
    Avec un budget des Armées porté à 2% PIB pas avant 2025 et donc après son mandat, la seule chose dont Macron est certain est qu’il n’est sûr de rien sur le plan budgétaire, en dehors des 190 Md€ annoncés par la Revue Stratégique de 2018 à 2022 inclus.

    – 2) Donc, sur la période de 2018 à 2024 inclus, traitée par cette Revue Stratégique, l’annonce du lancement d’un deuxième porte-avions n’aurait été concevable qu’en reportant le lancement d’un des 3 FLOTLOG actuellement anticipés à Saint Nazaire, dont le carnet de commande est complet jusqu’à fin 2025 sur ses grands bassins.
    Nous sommes donc certains que rien ne changera sur ce plan là jusqu’au moins 2022.

    – 3) Si la prochaine LPM finance dès 2018/2019 l’étude du successeur du Charles de Gaulle, il est clair que ce programme d’étude amont sera bouclé d’ici la fin de la LPM 2019-2024, laissant clairement la possibilité de lancer le porte-avions en question dès 2026 qui serait achevé en 2030 (4 années de construction) pour entrer en service en 2032/33 (2 à 3 ans d’essais).
    Mais ce PA entrant en service en 2033 ne sera clairement pas le remplaçant du CdG actuellement en cours refonte au prix de 1,3 Md€ pour être prolongé jusque après 2040.

    – 4) Ce qui nous amène à constater que toute décision définitive concernant un éventuel PA2 ne sera prise que lors de l’élaboration de la LPM 2024/2029 d’ici 5 ans et peut-être par un autre gouvernement.

    Au sujet du PA2, après le « on verra plus tard, Dividendes de la Paix obligent » de Mitterrand 2, le « non » de Jospin, le « oui » de Chirac 2, les « on verra en 2011 » puis en « 2012 » de Sarkozy, le « non » définitif de Hollande,
    Macron ne fait que conserver toutes les options dans ce « ni oui ni non », qui ne saurait en aucun être interprété comme un « non ».

    Il est clair que Macron attendra son éventuel second mandat qui serait synonyme de la réussite du premier avec le redressement de l’équilibre ou de meilleures dispositions budgétaire de la France, pour s’engager dans d’importants programmes militaires qui demanderaient un financement rapide tels un porte-avions sur ses 4 ans de chantier.

    – 5) En conclusion, nous pouvons regretter l’incapacité de tous les gouvernements français depuis la fin des années 90 à élaborer une politique de programmation navale qui ne peut être pensée que sur le long terme, l’exécution des programmes navals étant bien plus longue que pour les autres armes.

    Or, d’un Livre Blanc à l’autre ou d’un Livre Blanc à une Revue Stratégique, nous nous apercevons que le « quinquennat » (présidentiel, parlementaire et LPM) reste l’unité de gestion des calendriers d’équipement de nos forces armées.
    Et le fait que l’élaboration des programmes navals dépasse ce découpage quinquennal explique les atermoiements, indécisions ou reports d’un gouvernement à l’autre, concernant aussi bien les frégates, SNA, FLOTLOG, BATSIMAR, PATMAR que ce 2e porte-avions !

    Plus que l’Armée de Terre beaucoup plus visible sur les OPEX, ou que l’Armée de l’Air dont les programmes d’équipement sont beaucoup moins longs à exécuter, la Marine Nationale reste depuis 20 ans la première victime du manque de vision et d’engagement sur la durée qui lui sont indispensables pour renouveler ses équipements.

  34. Et ben, les discours sont assez réducteur ! Alors pour moi; il faut trois porte-avions si on veut garder la force aéronavale nucléaire où alors, on stoppe le concept de cette force aéronavale stratégique et deux porte-avions sont nécessaires. Ensuite 4 BPC, dont un basé sur les territoires d’outre-mers afin de pouvoir porter assistance rapidement et massivement lors de catastrophes et assurer une présence non négligeable pour nos ZEE.
    Les SNLE, les SNA, les FTI, les bâtiments de soutien, et une flotte d’appareil moins coûteux qui puissent faire des missions de destruction sol et reco, en l’absence de risque aérien. (Drone, Tucano …). Mise au format griffon, jaguar et VBMR des forces terrestres et acquisition d’un hélicoptère lourd. Les Phoenix, A400M qui vont bien, en nombre suffisant et on serait pas mal, avec les NH90, Caracal, Panther… Voilà, là on serait à la hauteur de ce que la France peut démontrer et notre diplomatie serait bien armée. Seulement on a pris tellement de retard depuis 10 ans en reculant toujours les achats ….. ben que ce ne sera pas faisable !!!! Voili, voilou !!!

  35. Comment parler de « stratégie » et ne pas faire allusion à la zone pacifique. Nos politiciens, de tous bords, ne sont pas des stratèges, quant à la tactique, elle se limite à leur bureau parisien et à leur « portefeuille » ;-). Le jour ou la France n’aura plus de porte avions, et une marine digne de ce nom (c’est déjà quasiment le cas), elle sera dans l’incapacité d’assurer la protection de ses intérêts dans le pacifique et de facto, abandonnera cette zone à quelques acteurs locaux qui n’attendent que ça : Chine, Australie, Nouvelle-Zélande et USA.
    En même temps si nos élites scientifiques, économiques et militaires ne sont pas capable d’expliquer à nos politiques et vis versa, l’intérêt de cette zone, on a effectivement, rien à y faire…

  36. Bien,
    après avoir rappelé quelques points essentiels sur le fond de la problématique du second porte-avions par rapport à cette Revue Stratégique, au risque de refroidir ceux qui fêtent déjà la fin annoncée par cet article du PA2, voire même par extension la fin de tout porte-avions en France; voyons quelques points sur la forme et par conséquent sur le texte.

    – page 78:

    5. Des armées adaptées aux défis stratégiques actuels et futurs

    _ 5.1. Un modèle complet et équilibré pour agir
    sur tout le spectre

    – 1) article 274.
    « Pour assurer l’ensemble des fonctions stratégiques face à toutes les menaces, un modèle d’armée complet et équilibré est indispensable. CE MODÈLE DOIT DISPOSER DE L’ENSEMBLE DES APTITUDES ET CAPACITÉS, Y COMPRIS LES PLUS RARES pour atteindre les effets militaires recherchés. »

    Cet article inclus clairement à la capacité du GAe en l’ensemble de nos capacités les plus rares, sachant que la France reste maintenant la seule puissance de l’OTAN de l’UE à la posséder.
    « DISPOSER DE L’ENSEMBLE DES APTITUDES ET CAPACITÉS » serait presque une allusion à l’indisponiblité récurrente du Charles de Gaulle lors de ses longues IPER et plus longs ATM.

    – 2) article 285.
    « La France doit conserver sa capacité de nation-cadre, c’est à dire à fédérer des partenaires et susciter leur confiance, en assumant la responsabilité de la planification, de la génération de force du commandement et du contrôle d’une opération militaire.
    Elle doit être en mesure de fournir des CAPACITÉS DISCRIMINANTES et un volume de forces significatif. »

    Sans être les seules, dissuasion nucléaire et porte-avions sont par excellence les capacités discriminantes de la France. On peut même aisément préciser que dans le cadre d’une OPEX européenne ultramarine où la France serait la nation-cadre, que le porte-avions est notre capacité conventionnelle discriminante.

    – 3) article 295.
     » LA SUPÉRIORITÉ AÉRIENNE EST UN PRÉREQUIS DES OPÉRATIONS. Cette aptitude couvre les savoir-faire et capacités requises pour réduire les menaces aériennes adverses à un niveau conférant la liberté d’action nécessaire aux forces terrestres et navales. »

    Voilà qui conforte encore encore l’usage impératif d’un porte-avions dans un cadre d’opérations ultramarines. On ne peut être plus clair.

    « Cette aptitude, qui n’est pas exclusive de l’entrée en premier, suppose la persistance pour maintenir une pression permanente sur l’adversaire. Les prochaines évolutions du Rafale et de ses armements, comme le futur système de combat aérien, dont il convient de lancer les études approfondies sans tarder, devront apporter une réponse à ce défi par l’apport de la CONNECTIVITÉ, l’intégration de capacités pour neutraliser les systèmes de défense adverses et le développement de systèmes autonomes (drones de combat). »

    Au sujet de la CONNECTIVITÉ, un clin d’oeil à ceux qui ne comprennent pas que c’est le premier aspect que le CEMAA Lanata évoquait avec le « risque de déclassement de l’Armée de l’Air » par rapport à ses alliées équipées de F-35A et B.

    – 4) article 296.
    « Frapper les centres de gravité ennemis dans la profondeur de son dispositif, en limitant l’exposition de nos forces, nécessite de pouvoir opérer à distance depuis le territoire national, à partir de bases aériennes projetées, d’emprises terrestres ou ENCORE DEPUIS LA MER (GROUPE AÉRONAVAL). Les capacités de pénétration et l’allonge des systèmes d’armes sont un critère déterminant. La combinaison entre plates-formes (ravitailleurs le cas échéant) et armements est à cet égard essentielle. »

    Nous avons encore une référence claire aux capacités offertes par la plateforme porte-avions et la décision de lancer ou pas un 4e FLOTLOG (éventuellement co-exploité avec la Marina Militare) sera également un indice intéressant pour un éventuel PA2 lancé après 2025.

    – 5) article 303.
    « LA MAINTIENT DE LA SUPÉRIORITÉ AÉROMARITIME IMPLIQUE DE PRÉPARER LE RENOUVELLEMENT DU GROUPE AÉRONAVAL. Les travaux lancés en coopération avec le Royaume-Uni permettront en outre de doter nos forces d’un successeur du missile antinavires de la famille Exocet. »

    Nous avons ici une annonce claire concernant les études d’un nouveau porte-avions sur un PEA qui pourrait démarrer dès 2019 avec la prochaine LPM sur une décision prise en 2018 avec la confirmation de la ladite LPM.
    Mais ces études pourraient très bien aboutir au lancement dès 2026 dudit porte-avions aux chantiers navals de Saint-Nazaire dont le calendrier d’occupation des grands bassins est complet jusqu’à fin 2025.
    Cette option laisse encore la porte ouverte à une série de 2 unités qui pourraient être réalisées même l’une après l’autre [de 2026 à 2030 pour la première et de 2031 à 2035 pour la seconde] entrant respectivement en service en 2033 et 2038, à une époque où le CdG pourrait commencer à opérer en réserve avant d’être retiré en 2041.

    Dernier point à ne pas perdre de vue concernant cette Revue Stratégique est que comme je l’évoquais dans mes rappels sur le fond, elle ne concerne au mieux que la prochaine LPM:

    « Les conclusions de la Revue permettront d’orienter l’effort significatif de défense, décidé par le Président de la République, qui se déclinera dans la prochaine loi de programmation militaire. »

    1. C’est dommage de ne parler que de capacité militaire quand celles-ci sont dépendantes de nos capacités économique et industrielle. Mais ce n’est pas le plus grave :

      Avoir laisser fuiter la division énergie d’Alstom nous rend clairement incapable de produire par nous même une porte avion. Quand on vois les pré-requis pour un bâtiment(de marine) moderne, l’électronique et l’informatique y joue un rôle majeur, nous sommes nul dans les deux domaines, nous laisser impunément les étranger nous imposer leurs puces et logicielles. Combien parmi vous sur ce blog utilisent autre chose que windows, android ou mac-OS ? Si vous êtes dans la liste alors vous êtes coupable.

      Les ‘grands’ pays font du protectionnisme une valeur fondamental. Mais en France presque tout le monde trouve cela mal (y compris les dirigeants). Comment dans ses conditions construire une indépendance industrielle/économique nous permettrait de construire l’indépendance militaire ?

      Au stade où nous en sommes, investir des milliard dans un domaine où un autre ne change plus rien. Il faut d’abord renforcé l’esprit patriotique, le dogme républicain.

      ps : Il y a des chances que les prochains PA ne se passent pas de l’accord de Fincantieri.

      1. Bonsoir monsieur L’art de la guerre : l’espace, le temps, le dogme, le commandement.,
        il serait temps de constater que les sites de Alstom n’ont pas déménagé aux USA et que la production de réacteurs nucléaires utile à la dissuasion éponyme n’est rien compromise, pas plus que les blindés de RTD appartenant au suédois Volvo, ou les BPC qui appartenaient au sud-coréen STX.

        Sachant qu’en terme de capital les Chantiers de l’Atlantique de Saint-Nazaire furent plus la propriété des norvégiens et des sud-coréens qu’ils ne seront prochainement des italiens à hauteur 50 (+1 prêté) % dudit capital.

        D’ailleurs Fincantieri ou disons plutôt Leonardo n’aura de facto aucun droit de regard sur le lancement d’un PA à Saint-Nazaire. Ce sera plutôt la production de paquebots qui y sera menacée…

        1. Bonjour S.B-Seguin,

          la société commune entre Alstom Power Systems et GE appartient seulement à 20% à Alstom (en faite Bouygues). Les centres de décisions sont déjà tous aux états unis. Seul les ateliers n’ont pas (encore) bougés et ne ils ne devraient pas le faire avant un moment car en 2015 GE à obtenu plusieurs contrat juteux en Europe. A partir de 2020 les parts d’Alstom pourront être vendu.

          Ainsi les américains ont bien un droit de regard total sur ce qui pourra ou non être vendu à la France, à la fois pour l’entretien de l’existant et les nouveau développement.

          En divertissement je vous recommande : https://www.guerrefantome.com/

          Fincantieri, l’accord définitif n’est pas encore signé ?

          1. bonjour monsieur :-),
            General Electric n’a et n’aura aucun droit de regard sur les réacteurs nucléaires destinés à la Marine Nationale ou sur dissuasion nucléaire française, chose qu’un seul a ici compris sur les commentaires de cet article.

            L’accord au sujet des chantiers navals de Saint-Nazaire se dessine laissant 50% du capital à Fincantieri (contre jadis 66% pour le sud-coréen STX) plus 1% prêté par l’état français qui conserve un droit regard.

  37. Cette Revue stratégique, annoncée à grand renfort médiatique auprès des armées, me semble très consensuelle et politiquement très très très correcte… Du vent en somme… On commence par dire que la France est le seul pays européen nucléaire depuis le Brexit : comme si quitter une organisation politico-économique (UE) faisait de la GB un pays non européen… pitoyable. Ensuite la Russie, avec un budget militaire situé entre celui de la France et de la GB, serait à l’origine de la course aux armements mondiale (quid des USA…). Est-ce vraiment sérieux ? Quant au second porte-avion et à son coût « faramineux », c’est encore une approximation : 3,5 Mds euros répartis sur les 10 années de construction, c’est à dire 350 Ms par an. A titre de comparaison, Jérôme Kerviel a fait perdre près de 8 Mds euros à la SG en l’espace d’un week-end (c’est à dire le prix de deux porte-avions)… Les raisons se trouvent ailleurs, en particulier celle d’éviter un sujet sensible et sujet à controverse… Au risque de nous faire perdre la capacité technique et industrielle en la matière. Mais bon, après l’aventure Alstom1 (les turbines – aussi des sous-marins…), Alstom2 (le ferroviaire), STX et bientôt Manurhin pour les munitions, il ne semble pas que la perte de souveraineté en matière industrielle soit un problème pour nos gouvernants depuis 20 ans. Bref, encore une usine à gaz, ou un comité Théodule de plus…

    1. Précisons qu’en 2017, la Russie a un budget militaire de presque 60 M€ (officiellement annoncé) quand celui de la France est de l’ordre de 34,2 Md€ (OPEX comprises) et celui du RU voisine les 40 Md€.
      Précisons aussi que la notion d’Europe mentionnée ne fait pas référence au continent auquel appartiennent bien évidemment RU et Russie, mais à l’Union Européenne dont ne fera plus partie le RU quand la prochaine LPM dont il est ici question entrera en vigueur fin 2019.

  38. L’armée a t’elle provisionné suffisamment d’argent pour les réacteurs nucléaire en fin de vie ?

    1. À PA nucléaire
      La particularité des chaufferies nucléaires équipant nos soums et notre PA, est que les barres de combustible sont identiques à celles utilisées dans nos centrales à production d’electrIcité , contrairement à toutes les autres marines utilisant du nuc, les barres des soums et PA francais partent directement dans les centrales et sont de ce fait entièrement recyclables….
      En contre partie il faut les changer tout les huit ans ( dix ans pour la prochaine génération).

  39. « Dans les années 1970. L’amiral Rickover, le père de la marine nucléaire, a dû répondre à la question suivante devant le Sénat américain : « Combien de temps nos porte-avions pourraient-ils survivre dans une bataille contre la marine russe ? » Sa réponse a causé la désillusion : « Deux ou trois jours avant qu’ils ne coulent, peut-être une semaine s’ils restent au port. »

    1. Cette hypothèse est valable pour tous les navires de surface étant même plus lourde pour les immobiles bases aériennes terrestres; mais néanmoins sans objet au regard du nombre de guerres nucléaires traversées depuis la première bombe atomique.

    2. À mercator
      L’amiral rickover était dans son rôle.. il a obtenu la mise en chantier de p’usieurs PA à propulsion nuc…..
      Il a juste oublié de signaler aux ventripotents du sénat quels dégâts pouvait occasionner un PA à une marine adverse avant que les deux/trois jours ne soient passés !!!

      1. En 2003, Howard Bloom et Dianne Star Petryk-Bloom ont averti que tant les Russes que les Chinois ont maintenant le missile mortel SS-N-22 Sunburn à leur disposition. Ce gros missile à longue portée, équipé d’ogives nucléaires ou conventionnelles, est extrêmement difficile à détecter et donc à détruire. Selon le Groupe d’information de Jane, il est plus que capable de couler n’importe quel porte-avions américain. Plus précisément, Timperlake (un diplômé de l’Académie navale) et Triplett ont prévenu que le missile Sunburn est conçu pour faire une seule chose: détruire les porte-avions américains et les croiseurs de la classe Aegis.

        Le missile SS-N-22 rase la surface de l’eau à deux fois et demi la vitesse du son jusqu’à ce que, juste avant l’impact, il se relève et pique tout droit sur le pont du navire. Son ogive nucléaire de deux cents kilotonnes a presque vingt fois la puissance explosive des bombes atomiques larguées sur Hiroshima. La marine américaine n’a aucune défense contre ce système de missile. Comme a dit l’amiral à la retraite Eric McVadon : «C’est assez pour couler deux fois la 7e Flotte US (Pacifique).»

        1. Bonsoir monsieur MERCATOR,
          contant de vous lire vous exprimer en français.

          Je réitère la précédente réponse que je vous adresse plus haut:

          – En Décembre 2011, un missile Aster 30 du Forbin abattait un missile Israélien Black Sparrow cible de missiles balistiques, la première fois un missile Aster avait tenté un tel engagement.

          – En avril 2012, la marine française a abattu une cible américaine de Coyote GQM-163 simulant un missile de croisière antinavire supersonique BrahMos volant à Mach 2.5 (3000 km / h) à une altitude inférieure à 5 mètres.
          Le missile Aster 30 fut tiré par la frégate Horizon Forbin (D620) avec le Chevalier Paul (D621) également présent sur cet exercice.

          C’était la première fois qu’un système de défense antimissile européen détruisait un « missile » supersonique. L’essai a été décrit comme un «scénario opérationnel complexe».

          L’efficience du missile antinavire supersonique tient depuis déjà quelques années du mythe.

        2. À Mercator
          Bonjour, quelqu’un à t’il vu des essais de ce fameux sunburn ???
          Pour ma part je pense que ces gens à la solde du lobbies de l’armement crient au loup pour faire avancer la cause des armes.

  40. Une seule issue à tout ça. Redevenir libre et en reprenant notre destin en main.
    Nous continuer à avoir d’excellents rapports avec nos amis de l UE et de l Otan, mais comme nous seront libre nos 2 PA vogueront en fonction de nos intérêts et à notre charge.
    Il faut mettre un terme à ces coûts abyssaux que nous supportons pour rien, dans un cadre budgétaire schizophrène pour faire plaisir selon le bon vouloir des états unis et des fédéraliste européens.

  41. Revue stratégique, un coup pour rien ?

    La revue stratégique de sécurité et de défense nationale, version 2017, comporte 87 pages, 106 avec les annexes, pour être précis. Elle est censée répertorier l’ensemble des menaces pesant sur notre sécurité.

    Le Président de la République, Chef des Armées, indique dans sa préface, qu’ « Etre à la hauteur de ces ambitions exige des moyens financiers et humains », ce qui est une vérité indubitable, il aurait pu ajouter que cela demande une certaine constance dans l’effort et une nécessaire cohérence dans les actes.

    La ministre des Armées lui emboîte le pas, dans un exercice de style habituel, consistant à répéter les dires du chef, ce qui est la moindre des choses lorsqu’on arrive dans une fonction que l’on découvre.

    Mais je ne ferais aucun procès d’intention ni au premier, ni à la seconde, j’ai préféré dans un effort que vous me reconnaitrez, je l’espère, comme louable, tenter de découvrir au fil des mots ce que cette revue apporte de neuf pour une analyse que les différents états-majors semblaient déjà avoir menée depuis des lustres.
    …..
    La redécouverte par la revue stratégique que le monde dans lequel nous vivons est dangereux, est de première importance, mais pour qui ? Schopenhauer disait, « la vérité franchit trois étapes. D’abord elle est ridiculisée. Ensuite, elle subit une forte opposition. Puis, elle est considérée comme ayant toujours été une évidence » Voilà fort longtemps que nous sommes dans cette évidence. Le ridicule consisterait justement à la réaffirmer de temps en temps, sans en tirer aucun enseignement. Et dans cet exercice nous détenons une expérience sans précédent.
    Alors, un coup pour rien, soyons indulgents, certainement un coup pour grand-chose. L’éléphant a accouché d’une souris.

    http://www.athena-vostok.com/revue-strategique-un-coup-pour-rien-l-elephnat-et-la-souris

    1. C’est normale de critiquer ,mais quand dans l’article du lien on compare la politique de defense de l’ URSS des année 80 à l’Europe actuelle au niveau technologique et que l’on dit que la defense européennes dépend des USA seulement depuis la chute du mur de Berlin ,je crois qu’il faut un peu réviser ses cours sur la guerre froide.

  42. Comment mettre tous ce gens d’accord ?
    …En refaisant un prêt-bail comme en 44 …Les USA nous offriraient un nouveau PA  » Lafayette » ou Bois Belleau et tout ce qui nous manque cruellement en ce moment …
    On laisserait aux arrières -arrières petits enfants le soin de rêgler la facture ….Si on est pas morts avant !

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