Les mauvaises affaires immobilières du ministère des Armées à Paris

Avec le déménagement de l’essentiel de ses services à « l’Hexagone », à Balard (XVe arrondissement de Paris), le ministère des Armées comptait engranger des recettes exceptionnelles avec la vente des emprises qu’il occupait jusqu’alors dans la capitale.

Seulement, c’était sans compter sur la Ville de Paris et la loi SRU, dite « Duflot ». Ainsi, la vente de l’îlot Saint-Germain, dans le VIIe arrondissement, s’annonçait prometteuse, au regard de la superficie et de la situation géographique de cet ensemble immobilier. Des estimations élevées furent avancées, en particuler celle de France Domaine, qui parlait de 350 millions d’euros.

Seulement, la cession de cette emprise ne s’est pas faite aussi rapidement qu’attendu. En cause : la volonté de la Ville de Paris d’en prendre une partie – la tour centrale et l’immeuble qui borde la rue Saint-Dominique – pour y construire des logements sociaux. Comme l’y autorise la loi SRU…

Le 11 septembre dernier, et après la vente de l’Hôtel de l’Artillerie à Science Po Paris à des conditions avantageuses (87 millions pour un bien estimé entre 109 et 120 millions) le Premier ministre, Édouard Philippe, a mis un terme à ce dossier, ouvert depuis au moins trois ans. En clair, le ministère des Armées a dû consentir à céder les immeubles voulus par la Ville de Paris.

« Cette cession entraîne une décote très importante sur la valeur de cet immeuble, nous avons eu des discussions assez tendues sur ce sujet puisque cet immeuble aurait pu être vendu pour un peu plus de 80 millions d’euros et qu’il sera vendu pour 29 millions d’euros », a précisé Jean-Paul Bodin, le Secrétaire général pour l’administration, lors d’une audition au Sénat, ce 11 octobre.

La perte pour le ministère des Armées sera plus importante encore puisque 2 millions d’euros seront à sa charge pour financer le désamiantage de la tour centrale, construite dans les années 1960. En clair, la perte sèche sera donc de 53 millions d’euros pour ce lot, soit l’équivalent de plus de 40.000 fusils d’assaut HK-416…

Cela étant, il reste encore à vendre l’immeuble qui longe le boulevard Saint-Germain. À cette fin, un appel d’offres sera lancé. Mais on sera loin des 350 millions initialement espérés.

Toutefois, le ministère des Armées a pu obtenir de la part de la Ville de Paris un lot de 50 logements sociaux (sur 250) destinés aux militaires affectés en région parisienne. « Nous avons utilisé à l’occasion de ces discussions serrées un élément de la loi Duflot qui n’avait jamais été mis en oeuvre jusqu’à maintenant et qui nous donne cette possibilité de discuter des réservations de logements », a expliqué M. Bodin.

Il s’agit d’une faible compensation au regard de ce qu’aura coûté la « décote Duflot » aux Armées. D’après le SGA, ces dernières auront eu un manque à gagner de 25 millions d’euros pour leurs cessions immobilières en province.

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