Irak/Référendum kurde : Ankara dit songer à une intervention militaire avec Bagdad

Alors que 72,16% des inscrits ont voté au référendum sur l’indépendance du Kurdistan irakien (dont les résultats devraient être connus dans soirée de ce 26 septembre), le président turc, Recep Tayyip Erdogan, ne décolère pas et fait feu de tout bois.

Craignant, comme l’Iran et la Syrie, que ce scrutin fasse tâche d’huile et soit source d’instabilité avec leurs minorités kurdes respectives, la Turquie, via M. Erdogan, a mis en garde contre « un risque de guerre ethnique et confessionnelle » si jamais le Kurdistan irakien se prononçait en faveur de son indépendance, tout en menaçant de mettre un terme à ses relations commerciales avec ce dernier (relations commerciales qui pèsent tout de même 7 milliards de dollars par an).

En clair, un Kurdistan irakien indépendant ne pourrait plus utiliser l’oléoduc qui lui permet d’exporter une grande partie de son pétrole via le port turc de Ceyhan.

Mais M. Erdogan n’exclut pas d’aller encore plus loin. D’après l’agence Reuters, estimant que la décision d’organiser ce référendum est une « trahison », il a en effet affirmé que la Turquie « n’hésiterait pas à recourir à tous les moyens à sa disposition si la voie vers la paix était entravée. » Ce qui inclut l’option militaire.

Plus tard, le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a été plus explicite. « Nous allons évaluer les demandes de l’Irak. Tout est envisageable, y compris une opération commune avec l’Irak », a-t-il dit à l’antenne de la chaîne de télévion Kanal 24.

Si cela s’avère exact, alors cela constituerait un tournant dans les relations entre Ankara et Bagdad. Il y a à peine un an, le gouvernement irakien comptait saisir le Conseil de sécurité des Nations unies pour protester contre la présence de militaires turcs sur la base de Bashiqa, dans le nord de l’Irak.

Cela étant, Ankara envisage une opération militaire dans le nord de l’Irak depuis un moment. Il s’agirait d’y mener une offensive contre les rebelles du PKK (mouvement qui réclame l’indépendance du Kurdistan turc). Le référendum kurde pourrait lui en donner l’occasion.

73 commentaires sur “Irak/Référendum kurde : Ankara dit songer à une intervention militaire avec Bagdad”

  1. 72% des inscrits? Sur quelle base ?? Les Kurdes n’avaient aucune liste électorale!
    Creusez un peu plus la question…

    1. exact..et même mieux, dans certaines zones récemment prises à Daesh par les Kurdes, et totalement vidées de leurs habitants non kurdes, des habitants ont été filmées votant plusieurs fois…après tout ! et à Kirkouk, ça sent la poudre….des Peshmergas (on parle de 500) sillonnent les quartiers arabes et turkmènes et intimident leurs habitants. Barzani est un traitre qu’il faudra traiter comme tel, visiblement les rivaux du parti de Talabani n’attendent que cela. La Turquie et l’Irak viennent d’entamer des manœuvres communes aux frontières….et le PM Abadi a donné 72 heures aux kurdes pour lâcher l’aéroport d’Irbil et les postes frontières…ça s’agite aussi du côté de l’Iran.

      1. Voilà que l’outrecon qui n’aime pas les juifs déteste les Kurdes ! Qui ont été les premiers à combattre daesh ! C’est compliqué dans ta cervelle!

  2. On verra la position de la france , elle si prompte à défendre les minorités….Mais je doute que , en dehors de bêler avec le troupeau, elle fasse grand chose contre ces deux pays
    Je sens arriver le coup d’une minorité sacrifiée..
    Quand à la turquie , de quoi se mêle t’elle, cela se passe en irak, elle a qu’a contrôler ces frontières par la suite? quand à l’oléoduc, c’est pas la turquie qui faisait transiter le pétrole de daesh par camions citernes,
    Les ricains baisseraient dans mon estime s’ils laissaient faire cela.
    Pour ceux qui ont vu le feuilleton français super bon , Le Bureau des Légendes, c’est la même chose à la fin, les kurdes ne servent plus , la france les laisse tomber…

    1. Du coup en plus de nous faire partager régulièrement vos idées boderline maintenant vous spoilez. Merci Thaurac

      1. Si je spoile la série, c’est sans dommage pour vous, sachant que ce n’est pas une bd et qu’elle ne vous intéressera donc pas car il faut un minimum d’effort intellectuel pour comprendre la trame……!

    2. La France laisse tomber le Kurdistan mais à titre de repentance en acceptera une majorité en tant que réfugiés. Ils ne leur restera plus qu’à aller manifester cycliquement dans nos rues ensuite !

  3. Le Sultan renoncerait à son trafic de pétrole avec la mafia Barzani ?

    L’aviation irakienne peut toujours couper l’oléoduc … puis s’en prendre aux camions-citernes si besoin … avec une protection des S400 turcs –éventuellement servis par les formateurs / instructeurs russes– si les US et/ou Israel s’aventurent à envoyer des appareils au Kurdistan.

    1. il y a un exemple dans l’histoire ou le S400 a réellement permis d’empêcher à lui tout seul une aviation de dominer une zone aérienne ?

      parce que jusqu’à présent, on en entend beaucoup parler, mais en actes, cela ne semble pas trop ça 😀 les israéliens continuent à se balader et à bombarder au sein même du régime syrien et les USA ont pu balancer leurs tomahawks sans empêchement

  4. ¤ ANKARA « MEMBRE DE L´OTAN »

    Franchement, la Turquie qui se lance dans une guerre contre une province de l´Irak? Etrange option politique de la part d´Erdogan. Et pourtant la Turquie est le pays qui gagne le plus dans l´exportation du petrole en provenance du Kurdistan irakien.
    Erdogan compte-t-il recourir á l´OTAN dans une guerre au nord de l´Irak?

  5. Je suis absolument pour un Kurdistan, les Kurdes ont libérer cette partie de l’Irak à prix des vies de leurs frères… Ils ont par ailleurs joués un rôle prépondérant dans la lutte contre l’EI, Qui plus est leurs pays leur a été injustement retiré.

    1. revisitez l’histoire mon cher….ce pays se trouvait majoritairement en Turquie actuelle….pas en Syrie ou en Irak ni en Iran.

  6. C’est très bien de se mettre en colère et de menacer à tout va. Mais qui embrasse trop mal étreint et les turcs vont devoir décider une fois pour toutes qui ils détestent le plus et où ils veulent intervenir : en Iraq avec Bagdad et les Iraniens contre le KRG, ou Idlib en Syrie avec les Russes et les Iraniens contre Al Qaeda ou Afrin en Syrie tous seuls comme des grands contre ‘le PKK’…

  7. Il y a peu de chances que Barzani déclare l’indépendance.Les Occidentaux n’en veulent pas,Américains en tête et même l’ONU est contre.En lâchant les Kurdes,non seulement on les promet probablement à une autre déscente aux enfers,mais en plus on réussit l’exploit de rabibocher Turcs,Iraniens,Irakis qui étaient à couteaux tirés,voilà à peine quelques jours.Sans compter que la communauté Chrétienne,coincée entre Irak et Kurdistan,va encore déguster et risquer de disparaitre.Il ne fallait pourtant pas beaucoup de courage pour reconnaitre le Kurdistan.L’Irak n’existe plus et Erdogan l’aurait accepté bon gré mal gré.Son ennemi c’est le PKK,les Kurdes Turcs veulent rester Turcs et il a de bonnes relations avec Barzani et beaucoup d’intérêts avec le Kurdistan irakien.Au lieu de çà,on montre encore une fois notre faiblesse.
    PS:Le « comique » dans cette affaire,c’est que Erdogan a mis en prison les dirigeants du HDP, le plus important parti Kurde de Turquie,avec représentation nationale,qui était contre la tenue de ce référendum.Il n’en rate pas une le Recep.

  8. J’espère que les occidentaux ne lâcheront pas les Kurdes, les seuls qui se sont bien battus contre l’EI quand les Irakiens montraient leur inefficacité et les Turcs faisaient preuve de duplicité.
    Avant ces événements, je ne les connaissais pas plus que cela, mais à cette occasion, ils ont démontré que c’est un grand peuple qui mérite d’avoir enfin un pays sur des territoires qui de facto ne sont déjà plus Irakiens ou Syriens.

  9. Il n’échappera à personne que les syriens sont très en retrait sur ce referendum kurde. Pourquoi ?
    D’abord parce que les kurdes syriens s’opposent aux peshmergas irakiens de barzouti. Pour rappel : les kurdes syriens ne sont pas indépendantistes, ni fédéralistes. Ils réclament une autonomie élargie (qu’ils avaient déjà en partie) au sein de la république arabe syrienne.
    Damas et la rojava n’ont jamais rompu les ponts durant ces 6 années de guerre. Damas et les kurdes syriens savent très bien que leur destin est uni. La rojava n’est pas viable hors d’une entité syrienne.

    1. Les Kurdes Syriens s’opposent a tout ce que fait ou dit Barzani,uniquement parce qu’il ne soutient pas le PKK.Quant à leur autonomie,Damas est prêt à en discuter(après l’avoir toujours refusée).Mais à mon avis, parce qu’ils lui sont actuellement utiles et surtout qu’il n’a pas les moyens d’aller ouvrir un nouveau front.D’ailleurs le rapprochement Damas-Erdogan sur leur cas,laisse peu de doutes sur leur sort,je pense.
      PS:cette guerre aura au moins servi à quelque chose,celle de rabibocher Erdogan avec ses voisins Syriens,Irakiens et même Iraniens.On ne peut pas dire,nous les Occidentaux,on est vraiment les rois.

    2. et Mouallem vient de dire clairement à l’ONU que Damas est prêt à négocier ce statut d’autonomie. juste un petit rappel : il peut vous paraître anodin, mais quand l’équipe nationale de foot syrienne jouait pour les qualifications du mondial, les kurdes se sont identifiés à cette équipe également.

  10. Erdogan n’aurait pas une idée impérialiste (annexion de ce territoire) derrière la tête quand il veut l’option militaire ?

    1. Il y a des volontés hégémoniques chez lui. Elles sont clairement affichées autant du côté européen avec des revendications sur certaines îles grecques, que du côté du MO. La région de Ninive (Mossoul) à majorité sunnite est clairement dans son viseur. Ils jouent sur la corde sensible de son peuple qui est friand de ce genre de discours. Après il hésite encore à passer le pas mais on sent bien que ça le titille de plus en plus.
      La Turquie a tout pour devenir un grand pays, mais cette sorte de fuite en avant pourrait lui être néfaste.

      1. J’ai oublié de mentionner le nord ouest de la Syrie. Il avait aussi des vus sur la région d’Alep (grande ville économique) qui ne l’oublions pas est située à 1 heure de route de la frontière Turque. Bref cette constante attitude belliqueuse finira par lui jouer des tours.

  11. Je lance une idée …
    .
    On fini le travaille avec Daesh (les américains ne devront plus rien à l’Irak après leur erreur de 2003) et ensuite on prend nos clics et nos clac et ne reviendrons jamais dans ce trou à rat nauséabond, rempli de problème et Djihadiste que l’on nomme M-O …
    .
    Fini, Bye Bye ! Nous avons d’autres chats à fouettés, laissons les russes, syriens, kurdes, turques, irakiens et iraniens continuer leur soirée dansante seuls (et se faire la guerre pour les 2000 prochaines années …) D’autres dossiers comme l’Asie et l’Europe de l’est sont beaucoup plus important.

    1. @nico saint jean
      complètement d’accord. Sans la caution américaine un certain nombre d’acteurs va devoir se retrouver sans bouc émissaire, face à ses responsabilités. Et grand bien leur fasse.
      Mais non le proche orient n’a rien d’un trou à rats nauséanbond.

      1. Ceci étant les mêmes djihadistes opèrent en Asie. Donc le dépaysement ne sera pas total.
        Marawi n’est toujours pas tombé.

    2. @Nico St-Jean
      Si seulement…
      Qu’on laisse enfin ce bourbier aux autres et qu’ils se démerdent et s’entre-tuent…
      Sauf que… Pétrole et gaz… Encore pendant quelques temps. En tout cas indispensable à l’importation en Europe…

    3. Vous oubliez Israël. Si c’est parti comme ça pour les 2000 prochaines années, aucune chance qu’Israël reste en dehors de la rigolade pour toujours.

    4. Enfin une proposition de bon sens : nous n’avons rien à faire au Moyen Orient, et nous achèterons du pétrole à celui qui en vend. Et préparons nous à faire face à un incident majeur en Europe orientale.

    5. Je pense que s’il n’y avait pas eu autant de pétrole il y aurait autant d’américain à Bagdad que de Français à Tombouctou : bien moins que de grains de sable.

    6. ce trou à rat nauséabond comme vous dites, on y est pour beaucoup, et même depuis les croisades ! et l’homme malade de l’Orient, c’est une marotte orientale ?

    7. et pour compléter l’idée …. en profiter pour leur vendre de quoi se foutre sur la gueule en récupérant le fric qu’on leur donne pour acheter leur pétrole !! C’est immorale, c’est pas beau … mais quand on voit le « merdier » que c’est dans cette région depuis 2000 ans (et même plus), il n’y a que des coups à prendre. Laissons les faire… fermons les frontières (sinon on va nous refaire le coup des pauvres familles de migrants …. d’hommes noirs de 20 à 35 ans en pleine forme ….) et vendons du matériel !

    8. @ Nico St-Jean: C’est amusant, le dégoût du nord-américain face à la complexité du monde… Petite crise d’isolationnisme? Vous ne pouvez quitter le Moyen-Orient, ce serait laisser toute la place aux Russes, pour qui la région constitue, depuis trois siècles, un espace naturel de déploiement. Et aucun leader européen ne peut négliger cette région du monde, dont l’évolution affecte l’Europe depuis les origines. Pas d’échappatoire.

  12. Faisons vite entrer la Turquie dans l’ Europe , notre confort n’ en sera que plus douillet …
    .
    Déjà qu’ à deux , s’ entendre n’ est pas évident , à 28 c’ est le bordel complet alors à 29 dont ce pays , je sens qu’ on va bien rigoler …

    1. …Et puis dans une défense européenne, l’armée turque à évidemment toute sa place …..

    2. la Turquie n’a rien à faire dans l’Europe, mais doit pouvoir être payée en retour de son investissement (40 milliards de dollars investis pour se mettre à niveau dans les domaines des normes industrielles, alimentaires, et les certifications douanières sur les 20 dernières années) et de également de ces décennies durant lesquelles elle protégeait notre flanc Sud Est face à l’URSS et au pacte de Varsovie.

  13. Que fout la Turquie dans l’OTAN? (Réponse: Le Bosphore et les intérêts financiers avant les victimes du terrorisme.)
    -On a jamais été des alliés (Sauf en 1880, guerre de Crimée. Et à l’époque de Constantinople. Non exhaustif.), et cela continue dans ce sens, les turques ont quand même servis à financer directement l’Etat islamique, l’ONU pourrait d’ailleurs vite en recevoir les preuves! D’où le coup d’état militaires dû a cette forme de trahison envers certain membres de l’OTAN et en particulier la France par l’intermédiaire de Daesh; puis vint les rafles contre les turques non-intégristes, profs, médecins, journalistes, militaires, juges, etc, car Erdogan « est » un intégriste et agit contre nous. Je ne parle même pas des menaces migratoires, et d’un discoure récent plus qu’ambigüe.
    -Les Pays-Bas, l’Angleterre et l’Allemagne ont refusés que le partie d’Erdogan viennent faire du prosélytisme chez eux, mais pas la France..’tain la couche! Pourtant un reporter français est emprisonné en remerciement?! Sinon ça va la DGSE? Le quai d’Orsay (La France) est bien respecté, ça va? Non parce qu’on a l’air un peu neuneux là, face au manipulations turques, pas un dirigeant européen ne leur dit d’aller se faire voire chez les grecs?! Oh non pardon, les grecs les ont déjà assez vu comme ça aussi…

  14. Je pense qu’il est grand temps que les Kurdes aient le droit d’avoir leur nation, nous étions dans une situation particulièrement anormale conséquente de l’histoire de la décolonisation qui avait réparti les kurdes dans 3 pays dont 2 qui n’avaient pas de solidité ethnique et de peuples aux histoires communes … (Syrie & Irak)

    Non seulement les kurdes ont prouvé qu’ils ne basculaient pas dans la violence aveugle & islamiste (même si oui vous trouverez toujours un kurde terroriste de daech moi je parle dans l’ensemble de peuple les kurdes) mais mieux encore ils ont prouvé qu’ils sont capables de lutter & mater des Daech sur leur propres terrains & frontières

    Il est grand temps de réparer cette erreur historique qui a été de nier le droit aux Kurdes d’avoir une nation !

    Que la Turquie, ce suppot de daech aille mourir

    Erdogan est d’ailleurs au centre de cette guerre, les turques ont gravement joué pour daech après l’enième refus de l’UE de les acceuillir dans notre aire économique : Les turcs se sont décidés a créer leur propre aire économique sunnite en fomantant un nettoyage ethnique !!! Ce sont de véritables ordures génocidaires

  15. « la Turquie « n’hésiterait pas à recourir à tous les moyens à sa disposition si la voie vers la paix était entravée. » »

    Quelle formule pour dire en réalité « nous n’hésiterons pas à faire la guerre dans un pays voisin si une province frontalière s’émancipe! ».

    Un peu comme si nous allions guerroyer contre la Catalogne avec l’Espagne… Les erdoganistes, ça ose décidément tout! On aurait aimé les voir un peu plus actifs et moins complices face à leurs copains islamistes.

    Les irakiens feraient toutefois bien d’y réfléchir à deux fois: Comme c’est les turcs qui ont les moyens de cette ambition, je doute qu’ils rendent (tout) ce qu’ils auront pris!

    1. Espérons que l’onu interviendra 😉
      Mais si j’étais la grèce, je commencerais à fortifier mes iles les plus proches de turquie, voire y mettre des troupes de l’otan, au cas où….

  16. « Pour l’abandon de nos plus fidèles alliés ; pour l’abandon de musulmans tolérants ; Garde à vous, présentez armes » … Pour la petite histoire, lorsque les Français et les Britanniques avaient reçu mandat pour réorganiser le Moyen Orient après la dislocation de l’empire Ottoman, ils avaient bien promis un état aux Kurdes ; mais c’était il y a 100 ans, 100 ans de promesses non tenues.

    1. Vu en france qui’ls ne tiennent pas leurs promesses au bout de 6 mois, 100 ans c’est de la science fiction en politique

  17. Si les Kurdes syriens « veulent une forme d’autonomie dans le cadre de la République arabe syrienne. Cette question est négociable et peut faire l’objet d’un dialogue », a déclaré le ministre syrien des Affaires étrangères… « Quand nous aurons éliminé Daech, nous pourrons nous asseoir avec nos fils kurdes et parvenir à un accord de principe sur une formule pour l’avenir ».
    Mais pas d’ambiguïté : le chef de la diplomatie syrienne a qualifié une indépendance des kurdes syriens « d’inacceptable ».
    Le timing n’est pas anodin, Walid Moallem a évoqué cette « autonomie » le jour même de la tenue du référendum pour l’indépendance du Kurdistan irakien, pour faire enrager encore plus la Turquie ?
    Mais ouvrir la possibilité à un « accord de principe » n’engage pas Damas. « Il y a beaucoup de grandiloquence derrière ces déclarations de principe, qui ne sont pas les premières, et peu d’avancées concrètes », selon Jordi Tejel, professeur titulaire rattaché à l’Institut d’histoire de l’Université de Neuchâtel et spécialiste des Kurdes.
    Il s’agit en outre pour le régime de Damas d’afficher l’image d’un « pays modéré prêt à reconnaître l’autonomie des Kurdes », mais seulement après la victoire contre l’EI… et sans aucune garantie.

    1. Et bien écoute Lagaffe j’espère qu’ils pourront « s’asseoir autour d’une table » et discuter de nouveaux droits pour les kurdes. La nouvelle Syrie ne pourra s’épanouir que si elle va dans ce sens.
      N’oublions pas qu’ils ont combattu le même ennemi islamiste. C’est arrivé parfois qu’il y ai des combats entre eux comme dans la région d’Hassaké mais des accords de cesser le feu ont toujours été trouvé alors pourquoi pas aujourd’hui. Tout le monde doit faire preuve de sagesse sur cette question avec les russes et les US en médiateur. Mais la sagesse après 6 ans de guerre…

  18. C’est un vrai chien enragé cet Erdogan.
    Quand il ne braille pas contre l’Europe, c’est contre Assad, quand c’est pas contre Assad, c’est contre les grecques, quand c’est pas les grecques, c’est les kurdes… toujours quelqu’un sur qui brailler. Ses discours sont hallucinants de violence. C’est peut-être sa façon à lui de faire bander son peuple. Dans toute cette farce tragique, je crois qu’il tient le pompon.

    Ceci dit je pense que les kurdes jouent un jeu dangereux avec cette volonté d’indépendance. Ils devraient demander plus d’autonomie, de liberté, une meilleur intégration dans les rouages de l’état, bref plus de respect, se serait déjà ça de gagné après des décennies d’oppression.
    J’espère que Assad ira dans ce sens dans la reconstruction de la Syrie.

  19. Ils sont amusants tous ces commentaires qui nous disent de ne pas laisser tomber les kurdes irakiens, on verra les mêmes pleurer en cas d’intervention des occidentaux et qui se demanderont ce qu’ils font encore au M-O et dès lors qu’un seul soldat tombera au combat ce sera pire, insultes et tout le toutim…rien ne changera

  20. Erdogan : la Turquie « n’hésiterait pas à recourir à tous les moyens à sa disposition si la voie vers la paix était entravée. » Ce qui inclut l’option militaire.

    Fighting for peace is like fucking for virginity…. A méditer.

  21. Extrait de la MENA de ce jour infos intéressantes ! ‘ précisons que cet organisme est un outil émanant des Services officieux de Tsahal mais en sachant lire entre les lignes on peut en tirer par recoupements des précisions tirées du terrain !

    de Jazeera : le sort du monde en dépend (012709/17)
    Analyse
    mercredi, 27 septembre 2017
    Par Perwer Emmal à Erbil

    Je me trouve en cette semaine spéciale pour la nation kurde à Erbil, la capitale du Kurdistan appelé irakien jusqu’à ce jour. Si j’ai traversé la frontière du Rojava lundi et délaissé la zone des combats, c’était pour assister au référendum sur l’indépendance qui s’est déroulé hier et qui a vu une écrasante victoire du oui. La consultation a eu lieu dans le calme, la fierté et la joie, mais sous les menaces pas même voilée des voisins irakiens, iraniens et particulièrement turcs. Erdogan menaçant de lancer ses troupes contre l’Etat pas encore né, en corrélation avec l’Armée irakienne, au prétexte que notre indépendance ferait courir des risques sécuritaires au sien.

    Pour notre déplaisir, aucun pays du globe ne soutient notre émancipation nationale à l’exception remarquable de l’Etat d’Israël. Ce qui fait que l’amitié entre les peuples juif et kurde n’a jamais été aussi palpable qu’en ces jours où nous décidons de notre avenir de la manière la plus démocratique qui soit. J’ai compté des dizaines de drapeaux israéliens entre les mains de mes compatriotes.

    C’est non seulement l’aboutissement d’une amitié indéfectible qui dure depuis des siècles, mais aussi, en ce qui nous concerne particulièrement, la reconnaissance de l’attitude de la Ména, qui a toujours donné la parole aux Kurdes, sans la retirer au Turcs, faisant de l’agence de presse de Métula le media public le mieux informé sur nos problèmes de toute la planète.

    D’ailleurs, je peux vous confier que de nombreux responsables politiques et militaires se font traduire tous nos articles – pas uniquement ceux qui traitent des Kurdes -, et qu’ils les dévorent avidement. Dans les sphères gouvernementales d’Erbil, c’est un grand honneur d’être le correspondant de la Ména, car nous jouissons d’une solide renommée de compétence, d’honnêteté et de fiabilité.

    Mais je tenterai de vous relater les péripéties du référendum à un autre moment, car il se passe des évènements capitaux en Syrie, de Deïr ez-Zor à la frontière iraquienne. Des faits de guerre et de stratégie qui vont influer sur tout le Moyen-Orient et peut-être même au-delà. Leur narration et leur analyse sont rendues urgentes parce personne d’autre ne s’en charge correctement, et que peu de civils n’en comprennent la portée.

    Nous en étions restés à cela que, depuis le 16 septembre dernier, la « Coalition globale », à savoir, principalement, les Américains depuis les airs, et les Peshmerga kurdes au sol ont lancé l’opération « Tempête de Jazeera ». Ils sont soutenus par des commandos envoyés par des pays occidentaux, par des tribaux arabes de la région en guerre, et par des volontaires étrangers qui combattent dans les Forces Démocratiques Syriennes sous commandement kurde.

    Cela fait plus de deux ans que nous relatons la participation, outre des Américains, de commandos britanniques, allemands et français dans les combats aux côtés des FDS, et que nous proposons des photos que nous prenons d’eux. La semaine dernière, un adjudant du treizième régiment de dragons parachutistes français a perdu la vie dans les combats ; il a été pris sous un feu désespéré provenant d’une position encerclée de DAESH.

    Depuis dimanche dernier, ce sont au moins une centaine de « gouvernementaux » et une quinzaine de soldats russes qui sont morts au combat face à DAESH, principalement dans la zone du cercle bleu figurant sur la seconde carte et agrandi sur la troisième. Parmi les morts russes, le Général Valery Asapov, ce qui démontre à la fois l’âpreté des engagements ainsi que l’importance stratégique de ce qui se déroule aux abords de Deïr ez Zor.

    simplement résumé, les deux coalitions, disons l’américaine et la russe, poursuivent les mêmes objectifs : s’approprier les exploitations de gaz naturel encore sous contrôle de DAESH (l’Etat Islamique), et surtout, obtenir la mainmise sur les routes stratégiques menant à la frontière irakienne, également encore temporairement tenues par DAESH.

    Ces routes sont celles qui sont absolument nécessaires pour Téhéran à l’établissement du fameux couloir terrestre chiite menant d’Iran au Liban. D’ailleurs, les soldats de l’Armée iranienne, ses supplétifs de la milice chiite libanaise du Hezbollah, ainsi que des milices chiites irakiennes participent massivement aux combats.

    Pour le moment, à part de petites escarmouches et des menaces verbales de la part des Russes, qui accusent par ailleurs les Américains d’avoir indirectement provoqué la mort du Général Asapov, les deux coalitions, distantes par endroits de quelques centaines de mètres l’une de l’autre, sur terre et dans les airs, ne s’affrontent pas.

    Ce qui transforme cette étrange bataille en une course poursuite entre les deux coalitions afin de s’approprier le plus possible de positions stratégiques aux mains de DAESH en les attaquants lors de combats acharnés.

    Sur la première et la deuxième carte, on s’aperçoit que les routes nécessaires à la constitution de l’Autoroute chiite se trouvent au sud de l’Euphrate, dans une zone exclusivement dominée par la coalition russe et par DAESH.

    Ces routes (« vertes ») se prolongent (hors des cartes) entre Mayadin et la frontière irakienne sur une distance d’environ 80km, entièrement dans le territoire encore aux mains de DAESH. Pour la coalition américano-kurde, il suffirait de s’emparer de quelques kilomètres de ces routes, n’importe où entre Deïr ez Zor et la frontière irakienne, d’y placer des check-post afin de vérifier le trafic, pour mettre un terme définitif au projet de corridor-autoroute chiite-iranien. Et c’est à cela que la coalition occidentale s’emploie, même si elle n’a jamais officiellement défini cet objectif.

    Il faudra certes traverser l’Euphrate quelque part en aval, mais elle ne se gênera pas de le faire, surtout après que la coalition russe l’ait traversé dans le sens sud-nord, entre les localités de al Jaffrah, Marrat, Khasham et al Amr [seconde carte].

    Elle l’a fait dans une double intention : 1. S’emparer des installations d’exploitation de gaz naturel de Conoco, et surtout, 2. S’établir sur une section de la route menant au nord de l’Euphrate de Deïr ez Zor à Mayadin [en gris sur la 2ème carte et en brun sur la 3ème]; ce, pour empêcher les Américano-kurdes de déferler sur Mayadin et de traverser l’Euphrate plus au Sud-Est pour s’emparer des routes stratégiques « vertes », dans une zone où les Russes ne sont pas arrivés.

    La coalition russe s’est fait devancer dans la course aux champs gaziers par les Forces Démocratiques Syriennes et Moscou enrage. Les FDS se sont en effet emparées ces derniers jours des exploitations de gaz naturel de Conoco et avoisinantes, les gisements les plus importants de Syrie, qui produisaient 13 millions de mètres cubes de gaz par jour avant la guerre, et revêtent ainsi un intérêt économique évident.

    L’Armée russe (iraniens, gouvernementaux syriens, Hezbollah, milices chiites) a connu un peu plus de réussite dans sa traversée de l’Euphrate en prenant Khasham, obstruant de la sorte – ou, à tout le moins, la rendant moins confortable – la progression de la coalition américano-kurde vers le Sud-Est.

    En dépit des bombardements massifs des positions de DAESH par les aviations russe et américaine – 50 sorties de bombardement quotidiennes pour l’U.S. Air Force, davantage pour les Russes – la résistance des miliciens de l’Etat Islamique est farouche.

    Ainsi, Khasham et al Amr ont changé plusieurs fois de mains durant les derniers jours, les Russes se faisant bousculer par des contre-offensives désespérées et rageuses des miliciens de DAESH occasionnant la perte de nombreux hommes.

    Du côté de la coalition américano-kurde et de leur offensive Tempête de Jazeera, la situation est plus favorable, même si elle est encore éloignée des routes « vertes ». La phase décisive de l’opération sera déclenchée une fois que Raqqa aura été totalement libérée et que les forces qui y combattent pourront être versées à l’assaut décisif. Aux dernières nouvelles, 90 pour cent de Raqqa sont contrôlés par les FDS, et les travaux de nettoyages vont encore durer deux semaines tout au plus.

    En attendant, les FDS, soutenues par l’Aviation U.S. et les commandos occidentaux, consolident leur présence dans Deïr ez Zor, non pour la conquérir mais pour former un buttoir solide face à l’autre coalition.

    Sur la route « grise » ou « brune », les Kurdes et leurs alliés s’emploient à contourner les zones occupées par les Russes en empruntant des pistes. Face à Khasham, les fermes qu’ils ont conquises d’al Asbah et d’al Tabiah [carte 3] ne se situent qu’à quelques centaines de mètres des soldats de Poutine.

    Depuis trois jours, on note aussi l’évolution la plus significative de Tempête de Jazeera : la prise de la cité d’al Suwar dans la vallée de Khabour [1ère carte] par les Américano-kurdes, à mi-chemin entre al Fadghami qu’ils détiennent, et Mayadin, qu’ils convoitent.

    Les combats face à DAESH ont été ici aussi acharnés, à grands renforts de bombardements aériens massifs, les deux camps comprenant parfaitement les intentions de la coalition américaine : couper en deux la partie de la vallée de Khabour en mains islamistes [ce mercredi matin, c’est chose faite. Ndlr.], en privant la partie Nord d’approvisionnement, et en déferlant, le moment voulu, sur Mayadin, clé de l’accès aux routes « vertes ». Si la résistance de DAESH n’est pas trop forte, et si les moyens employés sont adéquats, on pourrait arriver à Mayadin quelques semaines avant les Russes et transformer ainsi Tempête de Jazeera en succès complet.

    De surcroît, le contrôle total de la vallée de Khabour procurerait aux Kurdes du Rojava et aux Occidentaux une barrière infranchissable par les Iraniens dans le nord de la Syrie.

    Avant cela, en plus de la résistance de l’Etat Islamique, plus les positions de la coalition américaine se renforcent, plus le risque théorique grandit d’un affrontement avec les Russes. Bien qu’il prendrait un risque terrible à affronter les Yankees, et qu’il s’en gardera au final, mais non sans avoir multiplié provocations et coups fourrés, Vladimir Poutine ne va pas se priver de mesurer la détermination de Donald Trump. Et vous pouvez compter sur lui pour exploiter la moindre faille, la plus petite hésitation.

    Une précision encore : rien ne dit que s’ils parviennent à faire échec aux Américains en les empêchant de s’emparer d’une section significative (il ne faut pas que l’ennemi puisse la contourner) des routes « vertes », les Russes les livreraient automatiquement aux Iraniens.

    Mais ils disposeraient d’un atout dans leur jeu face aux Occidentaux et pourraient, par exemple, autoriser les convois militaires iraniens au coup par coup, suivant leurs intérêts et pour faire pression sur les négociations déterminantes qui finiront par s’ouvrir, voire sur les Israéliens. C’est exactement la stratégie suivie par les russes en Syrie.

    Il ne faut pas non plus oublier que le régime alaouite syrien ne dispose pas du personnel nécessaire en nombre suffisant pour reprendre le contrôle de l’entièreté du pays, et que les Iraniens et leurs supplétifs oui. Un paramètre à prendre en considération lorsque l’on sait que le Tsarévitch n’a aucunement l’intention de maintenir une présence militaire ad aeternam dans la région.

    Ceci dit, à moins d’une défaillance politique ou d’une énorme surprise militaire, rien ne semble pouvoir empêcher la coalition occidentale de réaliser ses objectifs.

    Cela procurerait à Donald Trump une image de stratège vainqueur, aux Kurdes, la profondeur territoriale nécessaire pour songer à rattacher le Rojava à l’Etat kurde en gestation en Irak ; au Liban, de ne pas devoir faire une croix définitive sur sa souveraineté, aux Etats arabes, à juguler la progression de leur grand ennemi perse, et à Israël, de ne pas voir se déployer les soldats iraniens en force sur ses frontières syrienne et libanaise.

    1. ouep…c’est surtout une récit plein de promesses là encore….C’est cuit pour Abou Kamal et sa région…le pont flottant russe est opérationnel et des unités entières s’engouffrent…et celles-ci vont couper court à toute avancée des FDS, qui par ailleurs, se font méchamment taquinés par Daesh qui devait être éradiqué dans ces zones précisément….faut croire que les ordres n’arrivent pas encore totalement. la question est ? pensez vous que les syriens ‘gouvernementaux » dans ce récit quasi biblique, laisseront faire les Kurdes tranquillement ? que va devenir la composante arabe des FDS ? et les Russes dans tout cela ? et les iraniens, vous croyez qu’ils ont sacrifiés des FS (gradés compris) pour le fun ?

      1. Le pont flottant russe est opérationnel : tu parle du PA Koutnetzov ? T’as de l’humoue quand tu veux!!

  22. Ok les gentils kurdes meritent une reconnaissance internationale. Mais les gentils kurdes se battent entre eux; alors effectivement l’indépendance d’une partie des kurdes risque d’ajouter du bordel au bordel.

    1. L’ennemi de mon ennemi est mon ami, vous n’imaginez même pas comment les ennemis d’hier peuvent devenir les meilleurs amis de demain lorsqu’ils ont un ennemi commun qui leur est supérieur.
      Que la Turquie bouscule le Kurdistan irakien, les kurdes en Syrie et ailleurs ne se feront pas les alliés des turcs et ne resteront pas indifférent face a une attaque contre leur identité.
      Les Kurdes attendent leur Saladin ou leur Vercingétorix (pour rester chez nous), qui va unir un peuple divisé et comme toujours, c’est par un ennemi plus puissant qui exploite leurs divisions qu’ils se forgeront, la guerre ça soude.

      1. Le commentaire est juste. Les principaux combats armés ont eu lieu enthttp://www.opex360.com/2017/09/26/irakreferendum-kurde-ankara-dit-songer-une-intervention-militaire-avec-bagdad/comment-page-1/#respondre UPK et PDK depuis 1995…

      2. @eliott mess
        je n’ai pas tout compris de votre propos mais je fais référence aux combats qui ont opposé kurdes syriens et irakiens à sinjar (il y a quelques semaines) et kurdes irakiens entre eux à souleymanie. Ainsi que les escarmouches entre peshmergas et kurdes du pkk. Mais surtout il ne faut pas oublier la guerre civile inter kurdes irakiens qui a fait plusieurs milliers de morts.

  23. Les US ont vraiment mis cette région à feu et à sang. Quel imbroglio ! On comprend mieux pourquoi Saddam tenait ce pays avec une poigne de fer ! Guerre ethnique ? Guerre religieuse sunnites/chiites ? En quoi cela nous concerne-t-il ? Je finis par me demander ce qu’on « fou » dans ce traquenard. Il n’y aura jamais de paix dans cette région. Que celui qui comprend quelque chose lève le doigt. Que celui qui trouve une solution le fasse également. Je serais curieux de savoir ! Tant et tant de spécialistes donnent leur avis éclairé pour … rien ! Car y a -t-il quelque chose ? Non, il n’y a rien. Rien à voir, rien à décider, l’inertie totale au comble de la démesure des ambitions respectives des uns et des autres. Le tout sur fond de l’éternel et interminablement vain conflit israelo-palestinien qui avive , O combien, les passions. Le pire c’est que je ne trouve même pas de conclusion à ce message . Conclure par quoi au juste ? … Rien.

  24. Barzani qui réussit l’exploit à mettre d’accord tout le monde contre lui, des US à l’Iran en passant par la Turquie ; et je suis certain que les sunnites irakiens sont sur la même longueur d’onde que leurs compatriotes chiites. Il n’y a qu’au POMO qu’on peut voir un truc comme ça.
    .
    Du coup ce serait le bon timing pour le pouvoir central irakien de tenter un truc sur Kirkouk.

    1. Le gouvernement irakien semble vous avoir lu … qui vient de se voir notifier la demande, votée par l’Assemblée, d’y envoyer l’armée …

  25. Le sujet est plus complexe. « Les Kurdes », ça n’existe pas : ils sont répartis en plusieurs groupes, très différents. Seul le PDK (Erbil, clan Barzani, proche d’Israel) a demandé son « indépendance ». L’UPK (Soulemanyeh, proche Iran) souhaite rester en Irak. Idem pour le Parti islamiste de Dohuk (qui a fourni plusieurs officiers à l’ICTS irakienne, notamment le général de division Fadel Al Bahrawi) et le GORAN. En Syrie, le parti kurde du PYD souhaite une autonomie dans le cadre de la « République arabe syrienne », et en aucun cas l’indépendance.
    De plus, en juillet 2014, le comportement des Kurdes lors de l’attaque de Daech a été pour le moins « étonnant »/ Les Peshmerga n’ont pas combattu. En l’occurence le barrage de Mossoul a été repris par l’ICTS (et peut être avec des Américains), et les villages chrétiens ont été exfilitrés par les forces irakienne, les peshmergas n’ayant rien tenté. Idem dans le Sinjar.
    Enfin, Américains, Russes, Iraniens, Turcs, …. tous avaient été clairs : on ne touche plus aux frontières. Il semble que seule la France ait laissé miroiter quelques perspectives aux Kurdes. Mais de là à tenir ses engagements,….
    >

    1. OK, mais enfin, ce n’est pas parce que vous avez 25 partis politiques en France que « les français, ça n’existe pas… » Il est probable qu’une immense majorité de Kurdes se soit prononcé pour l’indépendance ; on verra bien.

      1. Si vous allez au Kurdistan, vous verrez que les Kurdes de soulemanyeh sont très différents de ceux d’Erbil.Idem à Dohuk. Toute proportion gardée, même écart qu’entre un Allemand et un Portugais….

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