Le Canada menace Boeing de renoncer à sa commande d’avion F/A-18 Super Hornet

Les ventes d’armes donnent souvent lieu à des feuilletons aux multiples rebondissements. Ce fut le cas, par exemple, du programme brésilien FX-2, de l’éviction, in-extremis, après une campagne de presse, du F-15 Silent Eagle au profit du F-35 en Corée du Sud, ou encore du projet visant à remplacer les F-5 Tiger II suisse, annulé après une votation et des polémiques à n’en plus finir sur le type d’avion retenu. Et l’on fera grâce de l’appel d’offres en Inde.

Le Canada peut prétendre à rejoindre la liste. En 2010, le gouvernemement de Stephen Harper avait annoncé que le F-35A de Lockheed-Martin remplacerait les CF-18 Hornet de l’Aviation royale canadienne. Puis, devant la pluie de critiques et de polémiques, notamment en raison du coût jugé trop élevé de ces appareils, Ottawa renonça et promit de lancer un appel d’offres.

À l’automne 2015, le changement de majorité parlementaire modifia la donne. Et le nouveau Premier ministre canadien, Justin Trudeau (Parti libéral) confirma la tenue prochaine d’un appel d’offres tout en écartant la candidature du F-35A (du moins, l’avait-il affirmé lors d’une réunion électorale).

Mais le potentiel des CF-18 Hornet étant bien entamé, et afin de permettre au Canada de continuer à assurer ses obligations internationales, Ottawa opta pour une solution « intérimaire » en annonçant son intention de commander 18 F/A-18 Super Hornet auprès de Boeing. Cela ne devait nullement remettre en cause un futur appel d’offres pour moderniser l’Aviation royale canadienne.

Alors que l’administration Trump a donné son accord pour une telle vente (d’un montant estimé à plus de 5 milliards de dollars), M. Trudeau a menacé de renoncer au F/A-18 Super Hornet et même d’écarter sa candidature à l’appel d’offres que son gouvernement a promis de lancer. Et cela, à cause d’un différend commercial qui oppose Bombardier, le constructeur des avions CSeries, à Boeing.

« Nous avons examiné le Super Hornet de Boeing dans le cadre du remplacement de notre flotte de chasseurs […] mais nous ne ferons pas affaire avec une compagnie qui s’acharne à nous poursuivre et à évincer du marché nos travailleurs de l’aéronautique », a en effet déclaré M. Trudeau, le 18 septembre, lors d’une conférence de presse donnée aux côtés de Theresa May, son homologue britannique.

Et d’insister : « Si Boeing continue d’insister à vouloir éliminer des dizaines de milliers d’emplois au Canada en s’attaquant à Bombardier, il ne devrait pas s’attendre de notre part, comme gouvernement, à ce que nous lui achetions des avions. »

Pour rappel, Boeing accuse Bombardier d’avoir bénéficié de subventions gouvernementales afin de pouvoir baisser ses prix et remporter un marché important auprès de la compagnie américaine Delta Airlines. Les conclusions de l’enquête menée par le département du Commerce, aux États-Unis, pourrait donné lieu à une lourde amende pour l’avionneur canadien.

Ce dossier ne concerne pas seulement Ottawa. Parce que Bombardier dipose d’une usine à Belfast et emploie 4.200 personnes dans le secteur aéronautique, Londres veut servir de médiateur avec Washington.

Si ses relations avec Boeing demeurent tendues, le Canada ne disporait plus que trois options pour remplacer ses CF-18 : le Rafale de Dassault Aviation, l’Eurofighter Typoon ou le Gripen E/F de Saab. À moins que le F-35A ne revienne dans la course.

74 commentaires sur “Le Canada menace Boeing de renoncer à sa commande d’avion F/A-18 Super Hornet”

    1. @ Chill
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      « Si vous continuez, on prend du f35, on en a pas envie mais on le prendra »
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      Pa envie ? …
      lactualite.com/politique/2016/11/23/avions-de-chasse-trudeau-contourne-ses-militaires/

          1. @Nico St-Jean
            Nico, vous pourriez laisser au moins le bénéfice du doute à Chill ! …
            Moi, par contre, je ne plaisante pas … 😉
            Deux infos :
            Il semble que les problèmes de siège éjectable du F-35 persistent …
            http://www.aereo.jor.br/2017/09/19/f-35-risco-grave-de-morte-em-ejecao-ainda-persiste/
            Mais il me semble aussi que LM et Martin Baker avaient prévu 2018 pour que ce problème soit totalement résolu … Donc …
            Et il semble que certains appareils ne seront pas mis à jour pour le Block3, trop long, trop cher …
            http://www.aereo.jor.br/2017/09/19/f-35-risco-grave-de-morte-em-ejecao-ainda-persiste/
            P.S. : Notez Nico que je modère mes propos, hein ?!?! … 😉

      1. donc une decision politique encore une fois qui ne pourra finir que d’une manière.
        Nico, sans méchanceté, le canada est moins bien traité qu’un état US. Eux au moins ont un vote qui compte un peu plus.

        1. @ wagdoox

          Pa du tout puisque le choix du F-35 est logique et légitime. Tout les partis de l’opposition le veulent de même que l’état major et les militaires … Votre argument serait valable seulement si Trudeau voulait le F-35 alors que le reste du pays n’en voudrait pas, sauf que c’est bien le contraire en ce moment ..

    2. yia rien de plus drôle q’un français qui essai de sacré tabarnak de criss de ciboire que cest drole

    3. yia rien de plus drôle q’un français qui essai de sacré tabarnak de criss de ciboire que cest drole

        1. @ S.B-Seguin
          .
          C’est bien ce que j’aillais dire 😉 Beaucoup de français vivent au québec et immigrent ici de plus en plus et quand nous « sacrons » devant les français ils trouvent cela très drôle et à juste titre. Par contre, lorsque des français sont ici depuis longtemps et commencent à avoir notre accent et nos répliques, c’est d’autant plus drôle.

          1. Bonjour Nico St-Jean,
            on peut effectivement vite prendre un accent surtout s’il parle à notre inconscient et que mis à part en Bretagne en bretonnante, l’accent et une partie du vocabulaire québécois, revoient aux patois de français que parlaient nos grand-parents ruraux dans le quart nord-ouest de la France en dehors de la Bretagne bretonnante, avec le Normand, le Gallo, l’Angevin et le Poitevin.
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            Bien sûr la manière de parler des québécois a depuis connu sa propre évolution coupée de la France, il n’empêche que cette proximité « linguistique »avec ces français du nord-ouest peut créer plus d’intimité qu’avec des français du midi, par exemple.
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            Le contraste d’une personne vivant dans un environnement urbain tel Montréal à la pointe du XXIe siècle, mais parlant un langage qui évoque un XIXe siècle rural, peut effectivement amuser vu du côté français.

  1. Au Canada et aux E-U l’avis en général est que Trudeau a fait une promesse de campagne qui n’a pas de sens en écartant le F-35. Tout d’abord il est pratiquement certain que le Canada achètera des avions aux E-U. On peut le regretter mais c’est comme ça. Donc réalistiquement parlant il n’y a que 2 avions en lice : le F-18E/F et le F-35. Le F-35A coûte en fly-away moins de USD 100M et serait à USD 85M à partir de 2018:
    https://en.wikipedia.org/wiki/Lockheed_Martin_F-35_Lightning_II
    Pour un avion de 5ième génération avec des senseurs incroyablement performant, la furtivité et des capacités « physiques » supérieurs à un F-18 lice (!) cela est vraiment attrayant. Par contre les coûts de maintenances sont encore inconnus.
    Le choix du F-18E/F n’est donc pas logique … même comme solution temporaire. Cela coûtera un plomb au Canada pour des capacités bien moindres.
    Il est probablement plus intéressant pour le Canada de demander à l’USAF une livraison en urgence de F-35A en prenant sur ses commandes. Une livraison avant 2020 serait tout à fait envisageable.

    1. des coûts de maintenance inconnus…
      Vous avez résumé le sérieux de l’offre LM qui concerne tout de même des milliards de dollars: le seul fournisseur qui gagne des appels d’offres en annonçant un prix global précis à 50% près!
      Tout est normal!

    2. La logistique entre hornet et super hornet est quand même très proche donc pas du tout illogique.
      Le F18(A)SH aura tout les capteurs les plus avancés que les US veulent bien donner au Canada.
      Il suffit de voir les version du F15 livré à la Corée ou l’Arabie saoudite.
      Quelque growler ou des pod de guerre électronique feront aussi bien que la furtivité du F35 ou alors quelques X47B en prime. Le seul problème c’est d’arriver a avoir une liaison de données et une fusion sur le F18SH. La liaison arrivera assez vite au US et donc au Canada, la fusion prendra plus de temps mais devra être implanté sur F18 pour l’USN.
      Bref le F18 est l’avion qui ressemble le plus au rafale avec le SU35 russe dans leur philosophie (les capacités sont évidement pas les meme).et l’un des avions les plus convainquant du moment.

    3. Cette promesse a du sens et le F35 ne sera pas sortie de l’ornière en 1 an. Ne parlons même pas de sa maturité.
      Et vu la surface du territoire en zone inhospitalière, franchement, le choix d’un monomoteur serait globalement aussi problématique que pour en faire un avion embarqué: La seule prise en compte de ce facteur devrait exclure le F35.
      Car pour les 2 versions embarquées pour Navy/Marines, les premiers n’avaient pas fait mystère de leur réserve (les seconds venant du Harrier acceptant mieux cette faiblesse) sur un véritable retour en arrière qui, de ce point de vue, les ramène au Crusader (épargnons la comparaison au A4 qui boxait dans une autre catégorie et qui au moins encaissait bien avec une rusticité à l’opposé du F35) après les F14/F18.

    4. Par contre les coûts de maintenances [du F-35] sont encore inconnus.
      Le choix du F-35 n’est donc pas logique

    5. Le choix du F-18E/F n’est en effet pas logique. Sur le plan des performances le F-35 dépasse largement le F-18 ou le rafale. Les militaires canadiens le savent très bien. Les pilotes qui l’ont essayé sont conquis. Les russes et les chinois essaient désespérément de produire leurs propres chasseurs furtifs. Seuls quelques indécrottables anti-US ou pro rafale dénigrent encore le F-35.
      Malheureusement nous somment ici en politique. Trudeau ne peut pas et ne veut pas faire marche arrière et accepter que son opposition ait fait le seul choix logique. Il va être un des rares dirigeants occidentaux avec la France à acheter héroïquement autre chose que le F-35.

        1. @ claude
          .
          Nous étions encore plus impliqués que la France en Afghanistan juste derrière les USA puis le UK …
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          Voilà à quoi sert nos avions ainsi que nos missions de l’OTAN. D’ailleurs, il est déjà confirmé qu’aussitôt que la France prolongera ça mission au Mali (si elle le fait) le Canada annoncera un déploiement massif pour venir appuyé la France. Le commandant de l’opération à déjà été choisi et le R22R est déjà prêt. Seulement, Trudeau retarde sans cesse le déploiement puisqu’ils attend la décision de la France, sans la France, il est clair que nous ne pouvons pas y aller.

          1. Nico St-Jean,
            les troupes canadiennes furent à l’instar des britanniques et australiennes les plus fortement engagées auprès des troupes US pour la bonne et simple raison de leur proximité opérationnelle développée à l’échelle des « Five Eyes » dont elles sont toutes membres et de l’OTAN dont la France ne faisait plus partie du commandement intégré avant 2009.
            .
            Et c’est en 2011 quand la France alignait plus de 4000 hommes en Afghanistan depuis justement 2009 (940 hommes en 2003, 2000 en 2007), que le Canada annonçait son intention de ne plus être impliqué dans les grandes offensives US, réduisant sa présence de 2500 hommes (depuis 2006), à 950 formateurs tous retirés en 2014.
            .
            Alors certes,
            les forces françaises n’ont pas été impliquées dans les grosses opérations US comme à Kandahar ayant provoqué de très lourdes pertes à l’échelle du contingent canadien (158 canadiens contre 89 français), mais l’effort français fut néanmoins important même s’il fut moins dense que celui du Canada en terme de combats terrestres.

    1. Mais la première des raisons, vous la connaissez, c’est pour de pas se laisser emmerder par les russes dans l’Arctique. C’est les seuls emmerdeurs qu’ils connaissent !

  2. Le gripen pour un territoire aussi grand, même pas en rêve….Reste le Rafale et le Typhoon ! L’un est déjà en fin de vie, l’autre à 30 ans de vie opérationnelle devant lui, je vous laisse deviner lequel. Le ‘mimétisme’ macron/trudeau peut-il jouer en faveur du Rafale ? Je n’en sais rien.

    1. Bibi@

      Pendant la guerre froide la défense de l´OTAN en Europe reposait sur des F 16 mono reacteur et des Mges mono reacteur…Si la France continue á avoir en service des Mirages 2000 mono reacteur, pour quelle raison le Gripen serait moins efficace pour le Canada? En tout cas le Bresil a fait le choix du Gripen malgré son territoire si grand

      1. Pour deux raisons, le choix de la qualité se fait désormais sur la quantité.
        La rafale n’aura bientôt plus que des bi réacteur. les mirages 2000 D ont une double fonction amené une épaisseur à moindre frais et surtout avoir un autre appareil que le rafale, si la flotte est clouée au sol, la France n’est pas à poils.
        Le Brésil a fait un choix économique qui ne se pose pas au Canada pays qui est déjà complètement passé au biréacteur et dont l’armée s’est habituée à ce confort et sécurité.
        Sans parler d’avoir des jambes suffisamment longues.

      2. Le Gripen au Brésil résulte d’un changement de choix purement économique, car le Brésil comme le Canada est globalement un territoire couvert à au moins 80% de zone inhospitalière qui fait préférer à n’importe qui de censé (et n’ayant pas payé des JO au dessus de ses moyens) un bimoteur…

      3. Bonjour monsieur GHOST,
        le choix du SAAB Gripen par le Brésil repose sur des critères qui ne sont, ni militaires, ni même économiques mais seulement politiques le gouvernement brésilien marquant sa franche hostilité à Sarkozy engagé dans l’opération Harmattan en Libye.
        La dimension corruption de SAAB a également été démontrée depuis…
        .
        Sinon, le F-16 et le Mirage 2000 n’ont jamais été choisis pour assurer la défense de l’Europe qui en référence à votre comparaison reste d’une superficie inférieure à celle du Canada d’autant plus à l’époque du « Rideau de Fer ».
        Le monoréacteur F-16 fut plutôt choisi pour individuellement assurer la défense des Pays-Bas, Danemark, Norvège, Belgique (« Contrat du Siècle » de 1975), Portugal et Grèce tout comme le Mirage 2000 en France

      4. Les critères des militaires ont évolué, et la technique aussi, semble-t-il (si je regarde les exemples passés – f4, F14, f-15, etc. – les biréacteurs étaient beaucoup plus volumineux, et sensiblement plus couteux, je pense).

        Les marines préfèrent des biréacteurs, car en cas de défaillance en mer, avec un monoréacteur, l’avion est perdu.

        Le Canada présentes certaines caractéristiques comparables avec celles de l’environnement marin, me semble-t-il (je ne suis pas Canadien). Le territoire est immense, et, au moins dans l’arctique, les conditions climatiques peuvent être éprouvantes, et le Canada ne dispose pas de pistes atterrissage pour jets tous les cent kilomètres.

        Pour ces raisons, me semble-t-il, un biréacteur est préférable.

        Quant à la capacité d’emport et au rayon d’action, y a pas photo entre, d’un coté, le f-18 et le Rafale, et de l’autre, le F-35.

        Le Brésil n’avait plus les moyens pour le Rafale, le Brésil ne participe pas aux actions de de l’OTAN, et son aviation ne participe pas non plus, à ma connaissance, aux actions militaires de l’ONU.

        1. Les biréacteurs actuels tels que le F-18 Super Hornet , le Typhoon, le Rafale et même le MiG-35 ont une envergure et un poids inférieurs à ceux des F-4, F-14 et F-15.

          1. « Les biréacteurs actuels tels que le F-18 Super Hornet , le Typhoon, le Rafale et même le MiG-35 ont une envergure et un poids inférieurs à ceux des F-4, F-14 et F-15. »

            Bin, c’est ce que je disais. En tout cas avant le F-18, les avions de combat biréacteurs étaient beaucoup plus volumineux, ce qui veut dire plus chers, plus couteux en carburant et en maintenance, et d’un encombrement supérieur, ce qui a son importance à bord d’un porte-avions, a fortiori quand celui-ci est plus petit que les porte-avions US, tous facteurs, qui, en d’autres temps, ont dû déterminer le choix d’avions monoréacteurs par les différentes forces aéronavales, malgré les risques inhérents à cette formule.
            Au moins depuis le F-18, et certainement depuis le Rafale, il est possible de développer des biréacteurs de la taille de monoréacteurs (et donc moins couteux à l’achat comme à l’usage, et moins encombrants. Or, cette formule présente des avantages indéniables en termes de sécurité, en tout cas pour des avions opérant loin de toutes pistes atterrissage, en haute mer ou dans des pays aux territoires très vastes ou dépourvus de pistes d’atterrissage.

            Dans ces cas de figure, l’option biréacteurs me parait nettement préférable.

    2. Le typhoon vient d’être vendu au Qatar, ca peut faire évoluer l’avion, la bête est pas encore morte !

      1. Disons que le contrat de 28 unités au Koweit ajouté aux 12 d’Oman permettait déjà de garantir l’évolution de la Tranche 3 vers les nouvelles capacités air-sol du Typhoon.
        Ce dernier contrat de 24 Typhoon au Qatar ne fait qu’apporter une garantie supplémentaire à cette évolution air-sol, évidemment pas prévue à l’origine du programme, loin s’en faut.
        – 52 Typhoon ont donc été vendus depuis 2015 (Koweit, Qatar) contre 84 Rafale (+ 24 en option) toujours depuis 2015.
        .
        On remarque un net ralentissement des exportations du Gripen depuis le contrat brésilien avec 36 unités vendues (+ 72 en option), dont l’exécution est très laborieuse ne verra pas de livraison avant 2019 pour avoir des escadrons opérationnels à l’horizon 2025.

    3. Historiquement les canadiens ont toujours acheté Américains et leur économie est trop engagée dans les processus industriels du F-35 pour passer commande à des européens malheureusement.
      Il n’y aura même pas match.

  3. Fallait employer la méthode traditionnelle des contrats internationaux:tu prends le Rafale,sinon on ne signe pas le CETA.On aurait gagné du temps.Au lieu de çà,on signe un machin dont on n’a pas mesuré les conséquences sur notre économie et le Rafale, ce sera tintin.

  4. Cela n’en fini plus avec ce fiasco. Tout le monde sait qu’au Canada, les militaires veulent le F-35 : lactualite.com/politique/2016/11/23/avions-de-chasse-trudeau-contourne-ses-militaires/
    .
    Il ne devrait même pas y avoir d’appel d’offre et Trudeau le sait. Il paye pour une promesse électorale faite suite à un mauvais calcule sur l’opinion publique mais surtout sur l’opinion de l’état-major et des militaires ..
    .
    @ Laurent Lagneau
    .
    Petite correction, Trudeau n’à jamais écarté le F-35 du prochain appel d’offre et il à même confirmer que le F-35 sera accepté comme candidat : fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/politiquefederale/archives/2016/02/20160218-182718.html
    .
    Sans compter que **chaque années** le gouvernement continue de financé le programme JSF …

    1. Exact, la promesse électorale de Trudeau ne remettait pas en question le choix du F-35 mais le fait d’être passé sans appel d’offre et donc de compétition.

      Il ne faut pas oublié que Lockheed Martin a pendant la période des conservateurs au pouvoir récupéré de juteux contrat pas toujours de façon « ouverte »… Je pense que c’était une façon pour lui de montrer qu’il y avait un nouveau sheriff en ville…

    2. L’appel d’offre devrait être vite réglé. Voulez du furtif ou pas ? Un peu comme si après la seconde guerre mondiale on avait demandé aux militaires : pour vos nouveaux chasseurs, voulez vous des avions à hélices ou des avions à réactions ? Si le Canada veut du furtif, pas d’autre choix que le F-35. Par contre si le Canada décide de s’auto flageller et déclencher une vague de suicides par dépit chez ses pilotes des F-18 ferons l’affaire.

    3. « Cela n’en fini plus avec ce fiasco. Tout le monde sait qu’au Canada, les militaires veulent le F-35 : lactualite.com/politique/2016/11/23/avions-de-chasse-trudeau-contourne-ses-militaires/ »

      Et alors ? Il me semble que c’est au pouvoir politique de décider, et il n’a pas à s’aplatir devant les militaires, dont on ne connait pas au juste (en tout cas pas moi) les critères de choix.

  5. En ce qui concerne l’attaque de l’administration américaine a l’encontre de bombardier, je crois me souvenir que lors de la crise de 2008 les américains ont mis en route la planche à billets et ont édité pas moins de 800 millions de dollars pour sauver les constructeurs automobiles…..
    Pour ce qui est du choix d’un chasseur, mme may n’est pas aux côtés de mr Trudeau pour rien, si cela se gâte entre Boeing et Ottawa elle entend bien placer son avion….

  6. Boeing risque d’être le grand perdant et de se retrouver hors de l’aviation militaire pour longtemps. Ce ne sont pas quelques commandes du continet asiatique qui vont changer les choses. Je pense que Being a plus à perdre que le Canada, qui comme tout le monde l’a dit, peut passer une commande demain matin de F35.
    Peut on anticiper une absorption de la branche aviation de combat de Boieng qui se centrerait sur le civil?

    1. Ça semble plus cohérent pour eux en effet, surtout que les derniers avions de chasse ont été développés par LM, du coup ils ont une expertise bien moindre sur les technologies de furtivité et de 5ème génération. Ils ne gagneront certainement plus d’appel d’offre contre LM aux USA pour les futurs développement. Quel dommage que le YF-23 n’ait pas été sélectionné :/

  7. Le moins couteux est de construire des batteries à missiles et des frégates.

    En utilisant nos chasseurs le moins possible on devrait pouvoir tenir jusqu’à l’arrivé du F-35.
    C’est pas grave si nos pilotes perdent un peu en qualification, car avec le F-35 le pilote changera de rôle. Et zut à ceux qu’y veulent nous voir acheter leurs avions alors qu’ils ne livre pas la camelote dans les temps.

    Avec le passage du nord qui s’ouvre un peu plus chaque année, construire des frégates est plus intéressant que d’acheter des avions. Les frégates reste en mer pendant des semaines, là où les avions ne font que de petits passage.

    La furtivité d’un avion est déplorable face à des radars de lutte anti-aérienne embarqué sur des frégates. Dans une guerre le combat n’est pas loyal, c’est pas avion contre avion, mais frégate contre avion, batterie à missile contre avion, commando contre avion, etc… Plus on construit des avions furtif ‘mono-modèle’ plus il est intéressant pour nos ennemis de construire des radars spécialement calibrés pour les détecter. La furtivité que nous n’avons pas à droite nous l’aurons bien à gauche.

    Nous avons des forets (moins avec les incendies) c’est probablement moins couteux d’y cacher quelque missiles que de garder une flotte d’avions en alerte sur tous les états.

    1. La furtivité déplorable face aux radars part d’une campagne de propagande initiée par les russes. Leurs radars VHF seraient depuis longtemps capables de déjouer les F-22 et les F-35. Les chinois jamais en reste disposent eux de radars quantiques. Tous ca c’est du flan à la sauce Poutine. Les russes essaient désespérément de produire leurs propres avion furtifs alors que de leurs propres aveux une technologie héritée de la seconde guerre mondiale tiendrait déjà en échec la furtivité.
      La vérité est sans doute entre les deux. Aujourd’hui les russes ne disposent pas de la technologie pour inquiéter le F-35. Les radars évolueront mais la furtivité aussi. On a encore de beaux jours d’évolutions technologiques devant nous et les US sont toujours devant.

      1. oui mais sur un avion y a des antennes qui elles ne peuvent pas etre furtives… donc je me demande comment ils peuvent les dissimuler. Ne serait ce que les antennes IFF et je parle pas du radar embarqué.

        1. La réponse est dans le concept du F-35 … qui est un concept furtif complet. Le F-35 est aussi conçu pour faire de la furtivité active par leurre et brouillage électronique (et toujours par des équipements embarqués donc rien sous les ailes ou le ventre). Son radar AN/APG-81 semble être le fleuron de ce que Northrop est capable de fournir à ce jour … ses capacités d’accroche de cible à longue portée ont dépassé les espérances mais surtout c’est un radar qui est aussi un outil de guerre électronique. Il sera semble t’il difficile d’utiliser le mode actif de se radar pour guider une arme vers le F-35. Et on est loin de tout savoir sur cet équipement.
          Concernant les antennes, sur le F-35 il s’agit de son système MADL de communication .. et ce système est spécifiquement conçu pour être un système de liaison de données furtives.

          Cette ensemble de capacités, c’est en partie exactement ce qu’aucun avion à ce jour ne peut émuler. Ni les modèles actuels de Gripen, ni ceux de Typhoon Rafale ou autre F-18 ne possèdent une capacité équivalente … et c’est pour cela que ces avions ne sont pas capables d’offrir les mêmes capacités opérationnelles que le F-35 dans les offres actuellement annoncées.
          Comme cela a déjà été dit le Rafale F4 + SCAF fournira une offre équivalente semble t’il … mais reste à savoir à quel prix et dans combien de temps.

          1. Ca m’eclaire pas beaucoup… Le radar a une antenne et le propre d’une d’une antenne c’est de rayonner. Donc faut laisser passer les ondes et pour ça on peut pas etre furtif. Pareil pour la liaison de données meme si furtive, probablement à sauts de fréquences rapides?

          2. “Ni les modèles actuels de Gripen, ni ceux de Typhoon Rafale ou autre F-18 ne possèdent une capacité équivalente… et c’est pour cela que ces avions ne sont pas capables d’offrir les mêmes capacités opérationnelles que le F-35 dans les offres actuellement annoncées.”

            Oui, enfin, ça, c’est quand cette machine verra tous ses problèmes résolus, et c’est pas demain la veille. Pourriez-vous enfin parler de cet engin au présent, et pas au futur ou au conditionnel ? Quand je vous lis, j’ai toujours l’impression de lire le Docteur Who.

            “Comme cela a déjà été dit le Rafale F4 + SCAF fournira une offre équivalente semble t’il … mais reste à savoir à quel prix et dans combien de temps.”

            Au train où les problèmes du F-35 évoluent, il est bien possible que le Rafale F4 + SCAF soit dispo avant un F-35 pleinement opérationnel.

    2. @Au plus juste

      Vous avez raison de vouloir regarder le contexte opérationnel dans son ensemble … c’est à dire pas seulement les avions eux mêmes mais aussi tous les systèmes d’armes Sol-Air. Mais dans votre réflexion vous oubliez le réel impact de la furtivité passive par réduction de SER sur la portée efficace des radars de guidage de tir qui équipent les batteries Sol-Air connues (qu’elles soient terrestres, navales, russes, américaines ou chinoises).
      Il faut bien comprendre qu’il n’existe AUCUNE technologie actuelle ou en cours de développement qui soit capable de concurrencer les radars HF pour de l’acquisition de cible à longue portée … tous les autres systèmes sont nettement moins performants en terme de portée. Hors la furtivité à la capacité implacable de réduire fortement cette portée d’efficacité des radars HF (qui sont le radar majeur de tous les systèmes de défense Sol Air). Cela signifie que si l’on trace un cercle de capacité de menace autour de chaque navire ou batterie de missiles … et bien le furtif dispose de chemins d’accès largement plus large et d’une bien meilleure marge de manœuvre que les non furtifs, qui eux vont être menacés de très loin.

      Donc oui le système de défense batteries + navires peut marcher contre des avions russes non furtifs (et encore …) mais par contre ce sera un vrai gruyère face à des furtifs à moins de placer un système de défense tous les 60 km (ce serait compliquer). Mais surtout le problème c’est qu’un avion comme le F-35 est non seulement furtif mais en plus il a de grandes capacités de détection (surnommé mini AWACS). Cela veut dire qu’il va détecter les défenses avant d’être détectées par elles … cela veut dire qu’il pourra les neutraliser lui même avant d’être détecté, mais surtout (grâce à sa liaison de donnée) il pourra faire faire ce tir par un navire (missile longue portée) ou un avion « arsenal » volant plus en arrière et guider lui même le tir en toute discrétion. Voir les exercices F-35 + AEGIS pour l’essai en situation réelle de ce système :
      http://www.air-cosmos.com/euronaval-2016-quand-le-f-35-communique-avec-les-navires-84111

  8. Rafale contre CETA ? autrement dit MAcron fait passer le CETA en Europe contre un paquet de Rafales ??

    1. Le CETA mettra aussi en place le TAFTA, les entreprises US passeront pas le Canada.
      On détruit pas l’économie de la France pour quelques rafale pas plus de Sarko avait lâché les 80 milliards de détournement fiscale en Suisse pour quelques rafale.
      En plus une opération pareille aurait besoin d’un accord de Washington, Trump apprécie Macron (personnellement) et a confiance en la France mais je pense pas qu’il puisse se permettre ça pour des raisons internes.
      En attendant Dassault n’est ni Boeing ni Airbus…

    2. Et qu’est-ce qui empêcherai le Canada de faire pareil dans le futur? Ou le consortium EF de faire pareil maintenant?
      C’est un jeu très dangereux.

    3. @ vachefolle
      Vous avez un train de retard, le CETA est entré en vigueur hier…
      Et pour l’instant, ce sont nos amis belges qui tentent d’obstruer cet accord en saisissant la Commission européenne.
      Et arrêtez avec cette fixette de vouloir refiler des Rafales au Canada, c’est vraiment enfantin.
      Les Canadiens achèteront US, c’est politique, ce sont les voisins, ils sont partenaires dans le NORAD, etc… On le dit et le redit sans cesse, mais certains sont têtus.

  9. Comment le Canada pourrait s’ équiper autrement qu’ américain sur un tel marché ?
    Le Canada , c’ est la Pologne période après-guerre et Guerre Froide pour les soviétiques , un simple paillasson Welcome USA …

    1. Il est toujours utile de souligner qu’il existe une HENAURME conspiration US pour assujettir le monde entier. La Russie, la Chine et même la Corée du nord restent les rares pays qui résistent encore et toujours à la barbarie US.

  10. Dans les années 50, les Canadiens avaient développé un intercepteur très haut de gamme, supérieur aux avions US de l’époque : le Avro F-105 Arrow. Sous la pression américaine, les Canadiens durent renoncer à le construire, et ne purent par la suite que assembler des avions US (appellation CF xxx). Comme le disent les Canadiens, dormir sur le dos d’un éléphant est très difficile …

    1. @Raymond75
      .

      Je connais …
      Vous arrivez après la bataille vous … 😉
      Tenez , rien que pour vos yeux

      .

      Ceci doit remonter à quelques mois déjà :
      .

      Le CF-105 Avro Arrow :
      https://pre15.deviantart.net/9d99/th/pre/f/2009/252/9/d/avro_canada_cf_105_arrow_mk1_by_bagera3005.png
      .
      https://s-media-cache-ak0.pinimg.com/originals/48/0a/fb/480afb33c39cc36765364d326d260c37.jpg
      .
      Silhouette :
      http://www.airvectors.net/avarrow_2.png
      .
      Á l’assaut du ciel :
      http://www.globalsecurity.org/military/world/canada/images/cf-105-image01.jpg
      .
      Vu de dessous :
      http://museeaec.techno-science.ca/img/gallery/casm/aircraft_avroarrow_2.jpg
      .
      en virage sur l’aile gauche :
      http://www.avionslegendaires.net/wp-content/uploads/images/avion_militaire/Gcf105.jpg
      .
      Atterrissage :
      http://www.avionslegendaires.net/wp-content/uploads/2009/01/Gcf105-index.jpg
      .
      Cette photo donne une idée des dimensions de ce merveilleux avion ( je ne puis dire si l’appareil est authentique ou s’il s’agit d’une réplique – les véhicules présents donneront une idée plus précise peut-être ? ) :
      https://s-media-cache-ak0.pinimg.com/originals/01/66/41/01664151a0ba1856d093ac76822061a0.jpg
      .
      Une autre :
      http://imgproc.airliners.net/photos/airliners/5/5/0/1126055.jpg?v=v40
      .
      Depuis son hangar Avro de Malton en Ontario , le RL-201 lors de son roll-out le 4 octobre 1957 :
      https://i0.wp.com/www.defensemedianetwork.com/wp-content/uploads/2011/07/Arrow135-IMG0084.jpg?fit=1280%2C980
      .
      https://i2.wp.com/www.defensemedianetwork.com/wp-content/uploads/2011/07/CF-105201-rollout.jpg?fit=1280%2C1000
      .
      https://i2.wp.com/www.defensemedianetwork.com/wp-content/uploads/2011/07/Arrow-point.jpg?fit=1280%2C1024
      .
      Le CF-105 RL-201 au-dessus de Malton :
      http://www.aircraftinformation.info/Images/Avro_Arrow_01.jpg
      .
      Le RL-204 en conditions froides :
      https://s-media-cache-ak0.pinimg.com/originals/44/22/f9/4422f971ab2966ddf96500bc0f379fe8.jpg
      .
      Idem pour le RL-203 :
      https://s-media-cache-ak0.pinimg.com/736x/e3/23/1a/e3231a7ceb9aabbb28c8878b170f22db.jpg
      .
      Itou pour le RL-202 :
      http://www.seanmmaloney.com/old/images/avro/avro1-3.jpg
      .
      L’un de ses deux réacteurs :
      https://canadaalive.files.wordpress.com/2013/09/historic-iroquois-engine-1.jpg
      .

      L’Avro CF-105 Arrow fut à la base conçu afin de remplacer l’Avro CF-100 .
      .
      On peut parler de véritable chef-d’oeuvre à la fois esthétique mais aussi technique , à la fine pointe du génie aéronautique de l’époque mais qui malheureusement restera un très grand projet , privé de la postérité de lendemains glorieux .
      Le futur avion de combat CF-105 Arrow se présentait comme un intercepteur à voilure delta capable d’évoluer à Mach 2 .
      .
      L’avion sort des ateliers dans la totale indifférence le 4 octobre 1957 qui comme chacun sait est le jour de la date de mise en orbite du satellite soviétique Sputnik I soit le tout premier satellite mondial ; cependant , le prototype effectue son premier vol dès le 25 mars 1958 avec à ses commandes le pilote d’essais Januz Zura Zurakowski ; la version de série aurait dû être équipée des puissants moteurs canadiens Iroquois PS.13 de chez Orenda Engines ( filiale du groupe Avro ) de 90 kN de poussée unitaire à sec et de 130 kN une fois la pleine Post Combustion allumée ; l’avion aurait ainsi bénéficié de 260 kN de poussée maximale au total ! Pour info , un F-35 , c’est 190 ( sur un unique moteur ) , un Rafale c’est 150 répartis sur deux , un Eurofighter Typhoon environ 90 kN pleine PC par moteur … Il devait également emporter en soute ( ! ) huit missiles à courte portée et à guidage radar AIM-7 Sparrow .
      .
      Quoi qu’il en soit , le CF-105 vola propulsé par des moteurs de poussée inférieure ; des Pratt&Whitney J-75 au lieu des Rolls Royce RB-106 prévus au départ pour les essais dont on craignait qu’ils ne furent prêts à temps pour les mener à bien .
      Ce qui ne l’empêcha pas de signer des chronos de vitesse l’amenant jusqu’à plus Mach 2.4 ; pour rappel , il fallut attendre le 13 juillet 1973 pour que le Mirage G8 02 piloté par Jean-Marie Saget établisse un nouveau record de vitesse pour un avion conçu en Europe de l’ouest , en atteignant Mach 2,34 à 12 800 m . Ce record n’a vraisemblablement toujours pas été battu à ce jour… ( là , j’ai un doute … )
      .
      En dépit de ses performances exceptionnelles , l’Arrow fut victime de l’état d’esprit qui régnait dans les milieux militaires à la fin des années cinquante ; état-d’esprit selon lequel , avec l’apparition des missiles devenus de plus en plus performants à leur tour , le vecteur piloté était considéré comme désormais dépassé voire carrément obsolète…
      Le gouvernement canadien était alors persuadé que la menace des bombardiers pilotés s’estompait et jugeait préférable de confier la défense aérienne à des missiles BOMARC plutôt qu’à un intercepteur tout-temps tel que l’Avro Arrow …

      .
      Selon Wikipedia :

      « le Boeing CIM-10 Bomarc fut un programme de missile sol-air conjoint entre les États-Unis et le Canada afin de se protéger d’une éventuelle attaque de bombardiers de l’URSS.
      .
      Il fut le premier missile surface-air à longue portée. Au sein des forces armées des États-Unis, il fut également le seul missile sol-air à être déployé par l’USAF. Tous les autres missiles sol-air sont déployés par l’armée de terre des États-Unis.
      .

      Le projet démarre en 1946, entre Boeing et l’USAF. Plus d’une centaine de types de lanceurs furent conçus par Boeing.

      .
      Comme les différents essais étaient plus que satisfaisants, l’USAF donna un contact pour l’étude d’un missile sol-air à longue portée à charge nucléaire. Peu de temps après, le Michigan Aerospace Research Center (MARC) rejoignit le projet, et le nouveau missile fut baptisé F-99 BOMARC (« F » pour fighter, « BO » pour Boeing et « MARC » pour Michigan Aerospace Research Center).
      .
      En août 1955, l’USAF abandonnant la désignation F pour ses missiles sol-air, renomma le F-99 en IM-69. Boeing fit pression pour garder le « 99 » et le F-99 devint IM-99.
      .
      Un total de 700 missiles et 400 ogives nucléaires W40Y1 les armant sont construits pour les États-Unis. Au Canada .

      Neuf bases dans les États-Unis contigus et deux au Canada en furent équipés. Les dernières unités furent retirées en 1972. »
      .
      Suivant les versions , A ou B , les BOMARC guidés par radar atteignaient 400 à 700 km de portée , avaient une masse au lancement de 7000 à 7250 kg environ et une charge conventionnelle de 450 kg ou nucléaire de 7 kilotonnes ( tête W40 ) , pour une vitesse comprise entre Mach 2.8 et Mach 3 .
      .

      Le projet du CF-105 Arrow a été ainsi prématurément annulé dès le 20 février 1959 alors même que son programme d’essais se poursuivait tambour battant , l’avion était en cours de développement et les vols d’essais des cinq prototypes s’avéraient prometteurs !
      Comble du comble , le gouvernement canadien de l’époque , celui du Premier Ministre John George Diefenbaker ordonna qu’on détruise tous les appareils terminés , de même que la documentation et l’équipement ; ce qui nous semble aujourd’hui encore , être une décision incompréhensible dont on ignore en tous cas les exactes motivations .
      Le 20 février 1959 est connu comme étant le « vendredi noir » …
      .

      Pourtant , le CF-105 répondait à presque toutes les demandes des militaires et ce malgré des moteurs de poussée inférieure à celle des puissants moteurs Iroquois de fabrication canadienne prévus sur les appareils de série ; d’ailleurs , le réacteur a subi ses essais de vol fixé à l’arrière du fuselage d’un Boeing B-47 Stratojet, mais n’a jamais été installé sur l’Arrow .
      .
      L’Arrow en chiffres ( selon des données provenant d’une source autre que Wikipedia ) :
      Modèle : Avro Canada CF-105 Arrow Mk 1
      Envergure : 15.24 m
      Longueur : 23.72 m
      Hauteur : 6.25 m
      Motorisation : 2 réacteurs Pratt & Whitney J75-P-5 ( les Iroquois auraient dû pousser presque 11800 kgp chacun avec PC au lieu des 10700 kgp des J75 )
      Puissance totale : 2 x 10700 kgp.
      Armement : 8 missile Sparrow II ou 6 missiles Falcon
      Charge utile : –
      Poids en charge : 31118 kg
      Vitesse max. : 2104 km/h à 15240 m
      Plafond pratique : 21000 m
      Distance max. : 1330 Km
      Equipage : 2
      .
      Autres données :
      Poids à vide : 19 935 kg
      .
      • Poids maximum : 28 319 kg
      .
      • Vitesse de croisière : 1128 km/h
      .
      • Vitesse maximale : 2453 km/h
      .
      • Vitesse en montée : 15 240 m en 4 min 24 s
      .
      • Plafond : 17 830 m
      .
      Selon Wikipedia :
      « Cependant, l’option BOMARC s’avérera très coûteuse, au point que l’Aviation royale du Canada dut faire l’achat de 61 CF-101 Voodoo, moins performants que l’Arrow mais de conception américaine, lesquels entrèrent en service à partir de juillet 1961.
      .
      Une divergence politique partisane à l’époque entre le premier ministre conservateur canadien et le président d’Avro Canada reconnue pour son allégeance libérale et son franc parler pourrait avoir pesé dans la décision finale. Ceci pourrait expliquer en partie la fin abrupte et surprenante d’un projet si prometteur doté d’un impact économique majeur pour l’industrie aéronautique canadienne.
      .
      Depuis, une association canadienne cherche à retrouver les maquettes ayant fini leur vie dans le lac Ontario3 et au moins deux répliques grandeur nature de l’Arrow ont été construites . »
      .
      J’ajoute pour terminer que nombre de techniciens et ingénieurs ayant œuvré sur l’Arrow se sont retrouvés sur Concorde où leur expérience alliée à leurs compétences ont fait merveille …
      .
      Le Pratt&Whitney J75 :
      http://www.cybermodeler.net/aircraft/f-105/images/j75.gif
      .
      Le Orenda PS.13 Iroquois :
      http://www.aircraftresourcecenter.com/AWA1/201-300/walk211_Avro_Arrow_engine/images/Iroquois0002.JPG
      .
      http://webspace.webring.com/people/fc/cf100origins/Iroquois0001-cf-105.JPG
      .
      http://3.bp.blogspot.com/-dbXnrFaUwNY/TuoG6CYqV1I/AAAAAAAAABM/PKahEvs2BNk/s1600/07-07541.jpg
      .
      Le BOMARC :
      http://northbayhistory.homestead.com/Postcards/_155_-_Bomarc_Missile__800x600_.jpg
      .
      Tir :
      http://www.militarymuseum.org/Resources/bomarc.jpg
      .
      Le McDonnell F-101 Voodoo au couleurs de la RCAF :
      http://museeaec.techno-science.ca/img/gallery/casm/aircraft_voodoo_2.jpg
      .
      Intéressant :
      http://www.avrocanada-arrow.ca/destruction-of-a-dream_l-aneantissement-d-un-reve/images/vol3/p36_37.jpg
      .
      Ce qu’il reste de l’Avro Arrow ( à l’arrière-plan , notez le BOMARC ) :
      http://www.williammaloney.com/Aviation/CanadianAviationMuseum2006/VariousExhibits/images/06AvroArrowNose.jpg
      .
      Merci d’avoir pris le temps de jeter un œil sur cette passionnante page du grand-livre de l’Histoire de l’Aviation ! 🙂
      .
      Pour le TSR-2 , autre programme fort intéressant , on verra plus tard … 😉

  11. Quand les Canadiens ont pris la décision d’acheter 18 F/A-18 Super Hornet , ce litige entre Boeing et Bombardier était déjà en cours, non ?
    Alors venir s’en plaindre maintenant, c’est un peu bizarre…
    Quoique cette stratégie si c’en est une leur donne maintenant un (petit) moyen de pression.
    La suite de l’affaire va être intéressante.

    1. Pas tout à fait. Les discussions ont commencés avant.
      En revanche Boeing pensait être en position de force avec un Canada qui cherchait une solution intermédiaire rapide avec le super hornet en oubliant que l’Australie allait innonder le marché de l’occasion avec ses propre F-18, du pain béni pour le Canada.
      Boeing se retrouve seul dans son coin en persistant dans une voie perdu d’avance et qu’aucun observateur de marché ne comprends…

      Le Canada à de surcroit la capacité industrielle pour mettre à jour les chasseurs Australiens… c’est plié.

  12. Tous ces épisodes pour un roman profondément inutile … le Canada va acheter des F-35 à terme il n’y a aucun doute là dessus. Trudeau est seul à être bloqué sur sa promesse de campagne populiste anti F-35 … les militaires et les industriels canadiens l’ont déjà dit, ils veulent le F-35 et rien d’autre …

    1. Le prix mon cher… le prix. Il y a trois ans, je pensais déjà que la candidature du rafale au Canada était un lièvre. Justin Trudeau à raison de mégotter, y compris sur la facture des F 18 sh; ils sont trop chers!

      1. Sur les questions de prix notre seule certitude c’est d’être sûrs de rien…. Les contrats d’achat d’avions de combat comportent de très nombreuses clauses qui peuvent entre autre être liées aux mises à jour des systèmes de l’avion sur le moyen ou long terme. Pour l’instant rien ne permet d’affirmer que le F-35 sera plus cher que ses concurrents. En effet, la mise en production du F-35 n’est pas encore à plein régime (donc les coûts vont se réduire par l’effet de masse), on ne sait pas ci qui est inclus en « services complémentaires » par rapport à ce qu’il y a dans les contrats concurrents, et surtout … surtout on ne connait pas le le tarif des futurs appareils qui seront équivalents en capacités au F-35 !!! En effet, à ce jour, le seul avion annonçant des capacités comparables au F-35 est le Rafale F4 + SCAF … hors aujourd’hui beaucoup aiment comparés aux prix du F-35 ceux du Rafale F3, alors que cette version du Rafale ne possède pas les capacités que possède le F-35.
        Enfin … L’achat d’avions de combat est un investissement … le problème n’est pas le prix pur, c’est l’équilibre entre la part de budget investi et l’apport opérationnel réel (avec sa durée) … le budget d’un état n’est pas comme le budget d’une famille …

  13. @Dany40
    Reste a savoir si c’est LM qui pretend que les militaires canadiens veulent UNIQUEMENT du F-35, ou si ces memes militaires entendent plus a leur affaire que quiconque en faisant jouer la chevre et le chou pour obtenir d’un cote du F-18SH qui tienne la route en terme d’allonge, d’efficacite et de securite pour defendre l’espace aerien canadien, et d’un autre cote du F-35 pour avoir les meilleures chances de penetrer une defense adverse en cas d’operation coalisee. Parcequ’en y reflechissant un peu plus serieusement, on se demande vraiment ce que foutraient les canadiens avec du F-35 pour remplir les missions de permanence operationnelle (police du ciel donc, mais mais aussi defense aerienne du territoire), ce qui vue l’etendue de celui-ci et le faible taux d’occupation humaine, demande de l’allonge (capacite d’emport de carburant) autant que de la securite (redondance des moyens de propulsion, ce que n’offre pas le F-35).
    @ l’ensemble des lecteurs
    En ce qui concerne les prix, j’observe, en rapport avec ma propre experience de ce que peuvent representer les couts de developpement de projets industriels, que pour l’instant LM semble s’evertuer a donner des chiffres plus bidons les uns que les autres pour rassurer les electeurs de ceux qui ont avalises cette escroquerie (d’apres certaines sources, en 2014 au moins $163 milliards de derive budgetaire et 7 ans de retard, une paille), mais bien que l’engin soit theoriquement en service depuis officiellement plus de 2ans chez les Marines, on a toujours pas de chiffres realistes ni sur les couts d’acquisition ni sur les couts de maintient en condition operationnelle, le developpement de tous les systemes, codes et procedures concernant ce dernier point etant encore loin d’etre termine. Bref si LM avait mene un developpement serieux, ses representants, ainsi que les representants gouvernementaux dont les pays ont hypotheque leurs bras pour participer au projet, n’auraient pas besoin de faire tant de « public relation and communication » (traduire « enfumage »). Ca c’est la situation actuelle telle que je la percoit, quant a la pertinence des investissements colossaux (comme si la societe US n’avait pas d’autres marrons sur le feu) dont ce programme a fait l’objet pour parvenir a pondre un appareils « 6th generation » (attention marketting inside 100% pur sucre), rendant obsolete tous les appareils et les defenses aeriennes du monde entier actuellement en service, je crois qu’on ne la connaitra pas avant longtemps.

    1. @Tannenberg

      Concernant la volonté de militaires canadiens d’avoir le F-35 … LM ne dit absolument rien là dessus, ils se gardent bien de le commenter. Les professionnels de défense du Canada se sont clairement exprimés en faveur du F-35, il y a même eu un article/courrier de l’industrie de défense du Canada au moment des élections indiquant clairement l’opinion de ces derniers en faveur du F-35. Mais plus important encore, beaucoup de gens ici semblent ignorer que les forces armées lient entres elles des liens parfois forts qui se nouent hors de toute influence du monde politique. Ces liens sont massivement utilisés par les USA depuis la guerre froide .. l’exemple de la complicité forte entre les militaires suédois et US dans les années 80 sont un bon exemple (alors même que le premier ministre suédois tentait une politique de relaxe vis à vis de Moscou). Pour le Canada c’est la même chose : Que ce soit Trudeau ou Harper ils sont juste de passage pour une poignée d’années … les militaires aux postes de responsabilité font eux des carrières sur plusieurs décennies depuis leurs débuts. Le temps militaire et le temps politique sont très différents et le cas du F-35 est significatif à ce propos … c’est la différence entre le court termisme politique et le long terme militaire.

      Concernant les coûts du F-35 vous nous parler des coûts de développement … ce qui est globalement hors de propos car le Canada, comme les autres pays partenaires du programme JSF, n’ont payé qu’une infime partie du coût énorme de ce programme militaire. Les USA ont financé sur leur budget une énorme partie du programme et, comme l’a expliqué le PDG de Dassault Eric Trappier devant la Commission de la Défense, ces coûts importants ne sont en aucun cas problématiques pour les USA car ils nourrissent l’activité économique US et fournissent des investissements majeurs dans des secteurs stratégiques.
      Par contre, avec cette faible participation budgétaire, le Canada comme les autres pays partenaires se sont ouverts l’accès à long terme sur un programme d’armement de pointe mettant en jeu un grand nombre de ces technologies stratégiques … un programme qui aurait été totalement hors de portée de leurs budgets propres. En s’embarquant dans l’aventure F-35 ils se sont payés un ticket pour pouvoir se maintenir au sommet des capacités opérationnelles aériennes sans vraiment en payer le coût financier … par contre ils en paieront le prix stratégique de l’alignement avec les USA, mais pour la plupart des pays concernés c’était déjà leur posture bien avant le F-35.

    2. @Tannenberg
      .
      Je souscris 100% d’ autant plus que je pense qu’ à mon avis , le Canada devrait suivre , plus modestement certes , l’ exemple de l’ Inde et faire un mix intelligent en matière d’ avions de combat …
      .
      Par exemple , puisqu’ il est tellement question du F-18 Super-Hornet , les autorités canadiennes pourraient choisir d’ en acquérir une cinquantaine voire une soixantaine , mettons 54 ( bizarrement jamais de chiffres ronds ) qui pourraient s’ ajouter aux 88 F-35 A soit-disant tant désirés par la RCAF … ce qui ferait 88+54= 142 appareils modernes et complémentaires en mesure de tenir d’ ores et déjà de nombreux rôles , notamment de tout-premier plan , et dans la Défense aérienne du Canada et lors de missions exigeant une interopérabilité au sein d’ une force aérienne commune ou coalisée de l’ OTAN …
      Puis , pourquoi pas , le Canada étant si vaste , se doter d’ un bi-réacteur « à tout faire » tel que le Rafale à raison de 100 ou 160 exemplaires … Ainsi , pas de panique si l’ une ou l’ autre machine connaît de sérieux ennuis qui contraigne la RCAF à clouer au sol pour une longue période tel ou tel modèle précis d’ appareil , quoi qu’ il en soit elle disposerait malgré tout d’ une diversité d’ avions de combat lui permettant de toujours être en capacité d’ aligner une flotte moderne et performante en attendant que la situation s’ améliore puis revienne à la normale …
      .
      Évidemment , espérer atteindre cet objectif exige une volonté politique forte , de se donner des moyens qui garantissent la protection à la fois de son intégrité territoriale mais aussi de la défense de ses propres intérêts garants à leur tour d’ indépendance et de souveraineté ; en un mot comme en cent , le Canada doit cesser de ramper , de se vassaliser à son voisin géant …
      Ce que les USA auront toutes les peines à accepter et ne se résigneront jamais à laisser faire …
      .
      Pourquoi en cas d’ achats de Rafale par nos cousins canadiens , les USA se vexeraient-ils et nous feraient , à défaut de billets , des rondins verts parce que leurs voisins auraient l’ audace , l’ outrecuidance de s’ équiper aussi européen en matière d’ avions de combat ? Super-Hornet , F-35 Lightning II américains et Rafale français , ça va n’ exagérons rien , il y a quand-même pire comme motif de courroux … les USA sont nos alliés et amis que je sache , non ? Alors pourquoi se fâcheraient-ils ?
      .
      Bon , indépendamment de tout ce volet certes primordial , vous me direz qu’ il n’ y a pas que ça : l’ Armée de terre , la Marine , le reste des équipements de la RCAF qu’ il ne faut pas pour autant négliger , des bases à construire ou à remettre en état puis en service , de nouvelles infrastructures , des personnels à recruter et à former , etc etc …
      Comme je m’ en fais souvent l’ implacable remarque : l’ indépendance se paie le plus souvent au prix fort …

      1. @ScopeWizard

        Une flotte mixte F-18 et F-35 serait en effet le plus raisonnable … et d’ailleurs tous les autres acheteurs du F-35 vont commencer par déployer le nouvel avion en partenariat avec des appareils plus anciens (sauf le cas particulier F-35B). La raison est simple : laisser aux personnels , à l’avion lui même mais aussi aux forces armées globalement le temps de gagner en maturité d’usage d’un système d’armes nouveau … il s’agit aussi d’estimer les capacités réelles du F-35 sur le terrain .

        Concernant le Rafale le souci est simple … c’est le standard F3 qui est en vente aujourd’hui et il n’a pas les mêmes capacités qu’un F-35. La France est elle capable de vendre aujourd’hui une evolutivité vers le F4 + SCAF ??? Souhaite telle le faire ??

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