Le ministre polonais de la Défense a évoqué l’achat de sous-marins Scorpène lors d’une visite en France

Alors que les relations entre la France et la Pologne sont loin d’être au beau fixe, la ministre française des Armées, Florence Parly, a reçu, le 13 septembre, à Paris, Antoni Macierewicz, son homologue polonais, afin d’évoquer la coopération militaire entre les deux pays.

Le sujet est des plus délicats. En octobre 2016, les autorités françaises prirent très mal l’annulation des négociations portant sur l’achat de 50 hélicoptères Caracal par Varsovie, alors que l’appareil d’Airbus Helicopters avait gagné un appel d’offres auquel participait l’américain Sikorky (filiale de Lockheed-Martin) et AgustaWestland. « Avec la Pologne, on est vraiment très fâchés parce que ce n’est pas des méthodes », avait alors lâché Jean-Yves Le Drian, alors minsitre de la Défense.

Cela étant, Mme Parly et M. Macierewicz ont évoqué le programme Orka, concernant l’acquisition d’au moins trois sous-marins à propulsion classique afin de remplacer les 4 submersibles de la classe Kobben actuellement en service au sein de la marine polonaise

« La question des sous-marins a sans aucun doute été à l’agenda de la rencontre. Elle fait actuellement l’objet d’un travail intense », a en effet déclaré Michal Dworczyk, le vice-ministre polonais de la Défense, cité par l’agence de presse PAP.

La semaine passée, Naval Group (ex-DCNS) avait précisé son offre pour le programme Orka et confirmé que les sous-marins Scorpène proposés à la marine polonaire pourront mettre en oeuvre le Missile de croisière naval (MdCN, ou Scalp Naval). En outre, l’industriel français a assuré que ce contrat pourrait générer 2.000 emplois en Pologne, dans le cadre d’une coopération industrielle.

Pour rappel, en janvier, Naval Group et le groupe public de défense polonais Polska Grupa Zbrojeniowa (PGZ) ont signé un protocole d’accord pour « fixer le cadre des discussions pour voir comment coopérer dans le domaine des programmes navals polonais, sous-marins et corvettes. »

Cela étant, les chances de Naval Group pour remporter ce marché évalué à 2,3 milliards d’euros sont minces. D’une part, parce que la question des travailleurs détachés au sein de l’UE a récemment été la source d’un incident diplomatique entre Paris et Varsovie après les propos tenus par le président Macron (qui est allé encore plus loin en en affirmant que « l’Europe s’est construite sur des libertés publiques qu’enfreint aujourd’hui la Pologne »).

D’autre part parce que l’allemand ThyssenKrupp Marine Systems (sous-marin U-212) paraît le mieux placé pour remporter la mise, comme il l’a fait en Norvège (c’est à dire sans respecter l’appel d’offres lancé par Oslo), même si le suédois Saab, via sa filiale Kockums (A-26), a également une carte à jouer.

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