Le colonel Jean Demozay, l’as aux 21 victoires qui n’aurait jamais dû être pilote

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15 contributions

  1. Raymond75 dit :

    Autres temps, autre époque. Pendant la guerre on assouplissait les conditions de recrutement, et les avions étaient encore ‘relativement ‘simples : il fallait avoir un bon tempérament et le sens du pilotage ‘aux fesses’ pour être un bon pilote, plus l’instinct du chasseur. Aujourd’hui, pour piloter un Rafale, il faut être dans une condition physique exceptionnelle, avoir un niveau d’étude qui permet d’absorber toutes les abstractions des équipements actuels, être hautement qualifié et résistant. Il faut donc faire partie d’une petite élite genre Top Gun, et suivre une formation de plusieurs années. Ce qui c’est passé pendant la deuxième guerre mondiale n’est plus reproductible, mais ce sont ces pilotes qui font toujours rêver les jeunes garçons (qui ont lu ‘Le grand cirque’ de Clostermann) et suscitent toujours des vocations.

    • pierrequiroule dit :

      être brillant , gagner le salaire d’un ouvrier qualifié et « servir » ( les « politiques ajouteront : à rien ! )
      Eh oui , c’est bien triste mais bin réel !

  2. brian norris dit :

    Très bel article. Par ailleurs, il existe une stèle dans l’aérogare de Nantes-Atlantique. Et il doit encore rester la tour de contrôle anglaise de l’autre côté de la piste. mais l’armée dédaigne à dégager des crédits pour déminer le terrain de chateau-bougon. Du coup les bâtiments anciens ne sont pas entretenus et se détériorent très vite. C’est dommage car l’asso qui gère le patrimoine aéronautique de la région dispose quand même d’un Mirage 3 et d’un super constellation.

  3. Max dit :

    Je viens de découvrir ce pilote exceptionnel

  4. gibs dit :

    Quel bel exemple!

  5. Bob62 dit :

    Bonjour,
    Encore une fois merci Mr Lagneau pour ce très bel article qui nous fait découvrir un de ces personnages qui ont porté haut le flambeau à une époque bien trouble de notre histoire.
    21 ! Quel palmarès ! Il eût été intéressant de savoir où ce pilote aurait terminé si il n’y avait pas eu cette interruption dans ses opérations.

    • Fougasse dit :

      Deux remarques concernant son palmarès :
      – les pilotes alliés alternaient les « tours » opérationnels en unité de combat et les affectations à l’arrière, contrairement – par exemple – aux allemands qui eux, volaient presque tous sans interruption (à part les congés et les blessures). C’est une des raisons qui explique les différences de score.
      – pour les pilotes français volant au sein de la RAF (y-compris les FAFL), le décompte des victoires fait selon les critères de la RAF donne des scores moins élevés que selon les critères de l’Armée de l’air. Par exemple, pour Pierre Clostermann, l’AA lui reconnait 33 victoires et la RAF « seulement » 23, ce que Clostermann acceptait parfaitement si on en croit sa bio sur Wikipedia https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Clostermann#Tableau_de_chasse,
      En cherchant brièvement sur internet, j’ai trouvé pour Jean Demozay 18 victoires selon les critères RAF http://en.ww2awards.com/person/44875
      Bien entendu, cette remarque n’a pas pour but de diminuer les mérites de ce compatriote extraordinaire mais simplement :
      – d’aider dans les comparaisons avec d’autres pilotes de la même époque (comment comparer si on n’utilise pas les mêmes critères?)
      – de rappeler que, plus encore que les victoires, c’est le nombre de missions de combat qui traduit l’engagement – et le sacrifice – consenti par ces hommes (ne pas oublier non plus les responsabilités de chef de dispositif).

  6. Bel article…et bel exemple…Chapeau.

  7. Fougasse dit :

    Article intéressant, basé je suppose sur l’article Wikipedia https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Demozay.
    Le parcours de Jean Demozay est admirable. Un aspect technique parmi les détails qui m’interpellent : le temps très court entre son arrivée en Angleterre en mai 1940 et son arrivée en unité opérationnelle dès le mois d’octobre de la même année. 5 mois, c’est très court, surtout pour un pilote débutant. À comparer avec d’autres parcours (notamment celui de Clostermann qui, bien que pilote très expérimenté à son arrivée en Angleterre, mettra plus d’un an avant de se retrouvé affecté en escadrille (il est vrai qu’il avait été sélectionné pour suivre les cours d’officier à Cranwell.

    • Fougasse dit :

      Mettra plus d’un an avant de se retrouver (pas retrouvé) affecté…

    • Danny dit :

      L’explication est que les pilotes étrangers qui sont arrivés en Angleterre à la fin du printemps 1940 ont été engagés très rapidement car la bataille d’Angleterre faisait rage et les pertes en pilotes de chasse étaient très lourdes. La RAF avait des avions mais manquaient de pilotes à cette période de la guerre. A tel point que des pilotes du Bomber Command, de la Fleet Air Arm et de l’Army Air Cooperation ont été transférés au Fighter Command.
      Lorsque Clostermann est arrivé dans la RAF fin 1941, il n’y avait plus la même urgence et la formation des pilotes était plus longue.

  8. TDK dit :

    Je me souviens avoir etudié de maniere approfondie le tableau des victoires publié par le SHAA.
    Si l on s en tient aux victoires sûres, Jean Demozay est l’as des as des pilotes Français de la 2e GM.

  9. Nickdouille974 dit :

    Merci pour cet article qui rend hommage à cet FAFL de la première heure et pour lequelle un récit façon « grand cirque » aurait été très interessant.

  10. arnaud dit :

    Très bon article. J’avais vu sa stèle, mais il n’y avait pas autant de détail. Un vrai personnage d’exception.