Les États-Unis donnent deux avions de renseignement aux Philippines pour combattre l’EI

Depuis la fin mai, et peu habituée au combat urbain, les forces armées philippines peinent à chasser les jihadistes du groupe Maute et d’Abu Sayyaf, deux formations ayant prêté allégeance à l’État islamique, de Marawi, ville située sur l’île méridionale de Mindanao.

Face à cette offensive de l’EI, les militaires philippins se retrouvent seuls en première ligne, même s’ils sont conseillés par les forces spéciales américaines, présentes dans le sud du pays depuis 2002, déjà pour combattre Abu Sayyaf. Toutefois, l’US Navy et la Royal Australian Air Force (RAAF) mènent ponctuellement des missions de renseignement au-dessus de Mindanao avec des avions de patrouille maritime P-3C Orion.

Il faut dire que l’attitude du président philippin, Rodrigo Duterte, a de quoi doucher les bonnes volontés. Ses relations avec Washington sont loin d’être au beau fixe et il s’est tourné résolument vers la Russie et la Chine. Cette dernière a d’ailleurs récemment livré, à l’armée philippine, des armes d’une valeur totale de 6,3 millions d’euros.

Cela étant, les États-Unis viennent de donner aux Philippines deux avions légers ISR (Intelligence, Surveillance, Reconnaissance) de type Cessna C208B Grand Caravan, d’une valeur de 25,5 millions d’euros (équipements électroniques évidemment compris). Quatre pourraient suivre par la suite.

Ces deux avions ont été achetés par le Pentagone, via un fonds mis en place pour financer le renforcement des capacités militaires des pays partenaires au titre de la lutte contre le terrorisme. Ils sont notamment équipés de radios haute fréquence et d’une caméra gyrostabilisée Wescam MX-15 qui, développée par L3 Communications, dispose de deux objectifs haute définition et d’un capteur infrarouge.

« Ces avions représentent la dernière (…) manifestation de tout ce que notre alliance est censée être, un partenariat entre deux vieux amis, deux solides alliés qui travaillent ensemble, combattent ensemble et triomphent ensemble de leurs ennemis », a commenté Sung Kim, l’ambassadeur américain en poste à Manille.

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