Un budget des Armées assaisonné avec de la poudre de Perlimpinpin en 2018?

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52 contributions

  1. 1812 dit :

    Quel est l’intérêt de parler pognon si peu après il est braqué ?
    Pourquoi ne pas préalablement neutraliser le braqueur, cad supprimer uniquement sa capacité de nuisance (et rien d’autre hein ?) ?

    • ji_louis dit :

      N’oublions pas que sur les 34,2 milliards promis pour le budget de l’an prochain (qui se discutera cet automne), Jupiter veut ajouter un nouveau service national; il faut le rappeler parce que les médias l’oublient en ce moment. Alors les crédits d’équipements des armées, ce sera pour de nouvelles casernes pour les appelés: Cela relancera un peu (plus) l’industrie du bâtiment et donc des emplois civils en France (à condition de maîtriser les effets de la directive Bolkestein sur les travailleurs détachés).

  2. Orion dit :

    Ce premier ministre ressemble a un vendeur de tapis ayant choisi un costard trop petit.

  3. wagdoox dit :

    vous avez voté !

    • Ur dit :

      vous , vous ! quasiment tout le monde entier vote !!! d’ailleurs ça sert a peu près partout à la même chose !

  4. Jym dit :

    En supposant un minimum d’honnêteté, ils feront ce qu’ils peuvent, comme d’habitude, c’est à dire en fonction de l’évolution de la situation financière. Est ce que la situation économique suivra la reprise du reste du monde ? etc. De toutes manières quelques soient les promesses d’augmentation, tout cela sera toujours conditionnée, même si non mentionnée, par l’état des finances.
    Fixer la date butoir de 2025 est évidemment une facilité politique (aussi financière), cela permet de se défausser d’une promesse « subtilement » dans le scénario d’une non-élection, ainsi que de parer plus facilement les critiques lors de la prochaine campagne présidentielle (plus difficile de lui reprocher de ne pas tenir ses promesses si on n’est pas encore en 2025).

  5. Thaurac dit :

    Bref, chacun à ses chiffres, ils démarrent vraiment bien, tous se contredisent

  6. Jolindien dit :

    Je ne supportais pas le nouveau président lors de la campagne électorale. Une fois élu, j’ai voulu, comme beaucoup, lui donner sa chance lors des législatives, et honnêtement, j’avais fini par être séduit.
    Je suis très déçu du comportement du pouvoir par rapport à nos armées. Et je ne suis pas militaire.
    La poudre de perlimpinpin va durer un moment j’ai l’impression.
    Les décisions budgétaires actuelles sont un non sens. Après tout ce qui a été dit, notamment par Macron, que croire maintenant?
    Entre ça, la décision de lancer un appareil de combat avec l’Allemagne alors qu’on est déjà engagés avec les british pour un démonstrateur, lécher le c.. et de Trump ET de Poutine, remettre en place publiquement le chef d’état-major des armées alors que celui-là ne faisait QUE SON travail, je ne comprends pas.
    Si ça ne s’arrange pas, les prochaines présidentielles vont être très très dures…
    Pourvu que les crises mondiales ne s’aggravent pas.
    Mai-juin 1940 n’est pas si loin finalement.

  7. platane dit :

    Entre nous. Il y a des millions d’économies à faire à l’armée sans toucher à l’efficacité.
    A quoi servent les débiles de CIRFA ? On pourrait tous les supprimer.
    Sauf 2. Pour faire passer les tests. 1 au Nord l’autre au Sud

  8. Pierro dit :

    ça de devrait être interdit de faire des promesses budgétaires qui vont au-delà de l’échéance du mandat !!!
    Il y en a marre d’être pris pour des cons !

  9. Pierre047 dit :

    On peut être content d’une seule chose avec cette affaire, elle démontre que la défense est désormais un sujet sur lequel il va être compliqué de faire ce qu’on faisait avant sans problèmes, celle de taper dedans dans le silence en dehors du monde militaire ou de blogs comme celui-là.
    Là nous le voyons, c’est un scandale qui marque à l’échelle nationale et restera dans les esprits.
    Même les députés et sénateurs, qui hier défendaient Sarkozy et ses réductions militaires font de la défense leur cheval de bataille, on reste dans une hypocrisie, mais elle a son intérêt.
    La question n’est pas de savoir si le budget va augmenter, il va augmenter.On fait un scandale non pas sur des scénarios Z, mais sur une hausse qu’on juge insuffisante.Certes, cette année on grattera 850 millions, mais la tendance n’est pas celle là, au contraire et j’invite tout le monde a le comprendre, comme il convient de se satisfaire d’une augmentation qui était encore il y a 2 ans, un rêve qu’on ne pensait jamais vivre, on ne pensait qu’a limiter la casse et si on avait eût ne serait-ce que 500 millions de plus sur le budget, tout le monde aurait jubilés.
    Alors ne commençons pas déjà au milieu de 2017 à calculer et à chercher dans des chiffres certaines incohérences ou problèmes.Si le budget augmente de 1,5 milliard au lieu de 1,8 milliard, ne faisons pas comme si ce serait une baisse ou une diminution de budget.
    Le budget augmentera et c’est ce qu’on veut depuis longtemps, qu’on avale la pilule de cette année et qu’on se satisfait de cela, personnellement si le budget de la défense est à 45 milliards au lieu de 50 milliards en 2025 (7-8 ans) comme on en parle aujourd’hui, je serai satisfait et je ne vais pas commencer par chipoter en prétendant que le président a mentit, que l’armée est négligée, que nous ne sommes pas dans les clous.
    Ce qui compte, c’est que le budget augmente, ce ne sera jamais assez vite ou assez important pour beaucoup, mais si la trajectoire entreprise va vers une augmentation chaque année, c’est une victoire par rapport a ce qu’on connait depuis plus de 20 ans et par rapport ce qu’on prévoyait il y a 2 ans encore (-30 000 postes d’ici 2019, budget gelé etc…). Que la hausse en 2018 soit de 1,8 milliard au lieu de 2 milliards et qu’on se plaint que l’on n’arrivera pas à 50 milliards ainsi, moi je me demande si ce n’est pas nous qui devenons un peu hypocrite dans ce qu’on souhaite, qu’on augmente de 1,8 milliard pour arriver à 45 milliards en 2025, ce n’est pas un échec et une négligence aux armées et ceux qui font la veuve effarouchée devant cette perspective, sincèrement c’est incompréhensible.
    Même un budget à 40 milliards dans 7 ans, j’applaudis l’effort peu importe que cela déplaise à certains qui ne veulent pas comprendre.

    • Thibaud R dit :

      Accordez leur 40 ils considéreront que vous accepterez 35. Macron, Kohler et les énarques qui les entourent se fichent éperdument du budget de la défense et des armées en général, ils ne prennent ces engagements budgétaires que parce qu’ils comptent à l’heure actuelle pour l’opinion. Et pourtant malgré notre vigilance, ils reviennent déjà sur leurs promesses (hausse en dessous des 2 milliards par an, prise en compte des OPEX et bientôt des pensions). Vous verrez que la prochaine LPM annoncera bien 50 milliards pour 2025, mais avec OPEX et pensions comprises, le tout avec une trajectoire budgétaire intenable pour 2023, 2024, 2025. Baisser la garde revient à donner à ces gens des latitudes encore plus grandes.

      • Pierre047 dit :

        Comme pour tous les autres, le programme de Macron pour la défense se mesurera à la réflexion actuellement en cours et devant tomber en automne et non a l’actuel stabilisation financière d’une année, qui reste un héritage, comme à chaque fois.
        On ne peut pas dire qu’il rogne sur ses promesses et Macron n’a jamais dit qu’il mènera une augmentation de 2 milliards par an, ça c’était un rapport parlementaire et le souhait du CEMA, ne mélangeons pas tout.
        Pour parler de promesses non tenues, il faudra attendre 2025, tout comme il a annoncé 2% du PIB et non 50 milliards, là aussi un chiffre qui vient d’une mathématicien qui a voulu savoir ce que cela représente. Macron n’a jamais dit que le budget serait à 50 milliards, le PIB va évoluer d’une manière incertaine, on sera peut être plus ou peut être moins, mais il ne faut pas se figer sur des chiffres à atteindre pour dire que « nous sommes bons » ou pas.
        L’important c’est d’avoir un budget qui augmente, c’est de voir comment le plan militaire expliquera la trajectoire qui sera suivie.En 2018 il augmente de 1,8 milliard, arrêtons de faire passer cela comme un foutage de gueule et de mettre en avant la coupe de cette année comme étant la seule et unique ligne directrice de ce gouvernement.Car tout va dans le sens de l’augmentation et non des coupes, la seule chose qu’il faut distinguer, c’est que pour cette année, il s’agit d’une mesure spéciale qui sera rattrapée l’an prochain dans la hausse de 1,8 milliard et même si on soustrait les 200 millions de plus alloués aux opex, il y aura à la fin de l’année, le traditionnel financement interministériel des surcoûts opex, sur ces deux années en prenant un graphique, la flèche montera en vert et avant de voir ce qui se votera pour 2019 et les autres, ça ne sert à rien de ruminer pour les quelques mois à venir et qui emmerdent.
        Ne soyons pas déçu que ça ne progresse pas de dizaines de milliards chaque année, il reste dans notre pays un problème économique important, un déficit important et pour 2018 il n’y a qu’à la défense que ça augmente, ailleurs on va se serrer la ceinture, voilà la seule chose qu’il faut observer.

    • ted dit :

      Je suis pas très fort en math mais une baisse de budget avant une promesse (parce-que oui pour l’instant ce n’est qu’une promesse) d’augmentation ça s’appelle une baisse…

      • Pierre047 dit :

        Donc attendez quelques mois pour râler, plutôt que spéculer.
        Mais je vous demande de réfléchir a une seule chose, pensez vous sincèrement que le gouvernement ne tiendra pas sa « promesse » pour 2018 avec l’affaire du moment?
        Pour ceux qui ne l’ont pas encore compris, cette affaire aura mis les points sur les I, l’armée devient de plus en plus un sanctuaire sur lequel on ne peut plus faire comme avant et pour 2018, c’est le seul budget qui doit augmenter.

    • 6G dit :

      Cette vision des choses nous l’avons aussi et l’espoir demeure. Pour autant, les faits et la réalité budgétaire jour après jour nous font craindre le pire. N’oubliez pas les cadres juridiques mis en place par les gouvernements successifs précédents autorisant par exemple les partenariats publics privés et bien d’autres structures parallèles. ils sont faits pour libérer la Défense de charges dont le politique ne veut plus. En fait la défense perd tous les jours des capacités à pouvoir demeurer autonome et de fait son budget est moins contraint.

    • Romain dit :

      Totalement d’accord avec vous !

    • Allobroge dit :

      « Même les députés et sénateurs, qui hier défendaient Sarkozy et ses réductions militaires font de la défense leur cheval de bataille, on reste dans une hypocrisie, mais elle a son intérêt ».
      Surtout qu’ils sont nombreux à s’être fait « blouser » par Macron mais ils ont toujours autant de mépris pour les militaires n’en doutez pas !. Militaires qui, depuis quasiment le 18 Brumaire ou le Putsch des généraux n’ont pas bougé d’un iota par discipline et respect de la démocratie et des gouvernants car les armées sont au service de la France.Dans pas longtemps MACRON embauchera des mercenaires , licenciera les militaires traditionnels et nous prouvera que c’est mieux, qu’il fait des économies. De toute façon, la France qui n’est selon lui ni une culture ni une nation, qui a commis des crimes contre l’humanité, des crimes de guerre, le colonialisme et l’esclavagisme ne mérite que le mépris !

    • Cdt Air dit :

      Les promesses ne coûtent rien à ceux qui les font et n’engagent que ceux qui les croient.
      Et de toute façon, un militaire devant, par statut, « fermer sa gueule et obeir », il sera toujours plus facile de gratter sur le budget de la Défense que sur celui de l’éducation nationale (autre secteur public sinistré) ou que celui de la fonction publique hospitalière (véritable champ de ruine). Et pendant ce temps, le budget de fonctionnement de Bercy continue à croître, croître, croître….

  10. gibs dit :

    Et bien moi, je ne le trouve pas si mal dans sa position de chef des Armées! Il est ferme, se fait respecter et commande sans donner l’impression d’être un sanguin (j »étais perdu dans la vallée d’Allah Say en janvier 2012 juste au début d’une opération immédiatement interrompue du fait des événements tragiques de GUAM et j’ai cru revivre un remake de l’évacuation de la RC4 tant le PR de l’époque était fébrile…et les ordres contradictoires se sont succédés pendant 3j).
    Qui pensait que redresser une France, paralysée par des mouvement sociaux souvent égoïstes, empêtrée dans tant d’opex sans aide européenne majeure, et en manque de fonds, allait se faire en 100j? c ‘est sur, il va sûrement oublier certains alinéas de son programme pour avancer mais si la ligne directrice est là, que les efforts vont dans le même sens, et bien il aura déjà fait plus que pas mal de ses prédécesseurs des 15 dernières années. Tant pis pour les rabats joies qui auraient préféré voire des vieux routards de la politique de nouveau aux affaires…
    Laissons le travailler pour la « gloire des armes de la France » et allons aux résultats dans un an ou 2.

    • pmo dit :

      Gibs.
      Sa trajectoire budgétaire à 2% est infaisable avec les 2.7 milliards gelés et le reste….
      C’est cela que de Villiers à « contesté » et surtout de l’avoir appris par la presse et pas de la bouche du PR.
      Soit ce budget est à 2% soit il rembourse la TH aux communes, pas les 2 ou alors il réduit le format OPEX ?
      Rien n’est cohérent dans ses propos et sa réaction est typique du surdoué qui vient de foirer un exam :il se braque face à celui qui lui fait la remarque.
      Attendons la suite du débat budgétaire.

      • gibs dit :

        Vous avez peut être raison et certaines décisions budgétaires seront difficiles à faire passer mais j’ai du mal à croire qu’il se soit entouré de tant d’incompétents qui lui ont laissé promettre des choses démesurées. C’est pour cela que l’on doit être patient.. et vigilant effectivement !!!

    • lym dit :

      A la limite j’aurais préféré un sanguin qui pique une crise en privé et idéalement entre 4 yeux, répondant à des mots ayant fuité mais énoncés dans un cercle privé, qu’un mauvais tacticien qui se coupe le bras qu’il venait de prolonger avec une démonstration publique d’autorité niveau petit contremaître fouettard.
      Pendant la campagne la com a été maîtrisée (voire verrouillée, on commence à comprendre pourquoi!), mais quelques épisodes récents font un peu craquer le vernis du produit marketing teinté de mythologie romaine foireuse et craindre un léger problème de compétence (hors enfumage et opportunisme).

    • Romain dit :

      Je suis aussi du même avis.

  11. Julien dit :

    C’est que c’est loin, 2025…

    • Pascal dit :

      Pas plus loin que 2010, mais est-ce vraiment si loin? Le temps passe vite et ce n’est que lorsque le temps est passé, qu’on se dit que c’est aller vite.
      Non 2025 n’est pas loin, j’ai grand souvenir du projet « armée 2015 » de Sarkozy et nous somme déjà mi 2017.Le Bataclan, on a l’impression que c’était hier, mais déjà 2 ans sont passés.
      Les gens sont pressés par le temps, non pas par ce qu’il y a urgence, mais par ce que la vie est courte et on veut voir se réaliser ses rêves au plus vite.

  12. Lagaffe dit :

    La « discipline budgétaire » vu par le général Paloméros :
    https://www.bruxelles2.eu/2017/07/19/la-defense-comment-se-donner-les-moyens-de-nos-ambitions/

  13. 1812 dit :

    La ministre des Armées
    Pour gagner du temps, de l’encre et de l’argent, contractons ministre des Armées en mina (ble).

    les dépenses militaires feront l’objet d’un effort important en 2018
    En gros on économise en 2017 pour dépenser en 2018

    et l’engagement de porter le budget des armées à 2% du PIB d’ici 2025 sera tenu.
    à compter du prochain quinquennat.

  14. Romulus dit :

    Ce quinquennat part effectivement très mal pour nos armées. Et si vous avez aimé l’episode Macron qui joue au petit chef avec le CEMA, alors je pense vous aimerez forcement la future visite de Macron en Algérie où suite à ses ridicules déclarations de campagne, les locaux vont lui demander de s’excuser pour les « fameux » crime contre l’humanité de la France et de son armée.
    Oui on va bien se marrer avec ce president qui ne connait rien aux affaires militaires et qui ne connais l’histoire de France que via les émissions de son pote Stephane Bern sur les robes et les palais des reines et des princesses…

  15. wrecker47 dit :

    Il aurait été plus simple que le chef de l’Etat dise: » Voilà , je me suis un peu avancé sur les fonds destinés à l’armée ,les deux derniers gouvernements ont bouffés tout l’argent destiné à la Défense et il ne reste plus un rond en caisse !…Je vais lancer dans l’urgence un » plan Pinay « pour sauver les meubles … çà les militaires l’auraient mieux compris et acceptés ….Mais quand on ment sciemment pour devenir chef d’Etat …

  16. Bob62 dit :

    Bonjour Gyb,
    Oui peut être, mais c’est ce  » peut être  » qui m’inquiète. Selon le vieil adage,  » un tien vaut mieux que deux tu l’auras  » j’aurais préférer que nos hommes aient les moyens tout de suite pour pouvoir protéger leur vie MAINTENANT.
    Car la mission , ne l’oublions pas, continue ET TOUT LES JOURS. Elle ne s’interrompt pas en attendant. Combien faudra t il de morts et de blessé pour que ces boutiquiers le comprennent.

  17. Rascasse dit :

    Petit message à mes amis militaires : comme les autres, vous ne prendrez pas longtemps pour regretter votre Hollande, malgré tout le fiel que vous lui avez jeté durant 5 ans…

  18. Caton dit :

    Pour 2017, il faut assumer le budget mal ficelé laissé par les prédécesseurs ce qui est extrêmement pénible mais n’obère pas l’avenir.
    Le budget 2018 étant en préparation et encore loin d’être voté, les chiffres voies et moyens ne peuvent être précis. L’économie et l’organisation de la France sont un immense jeu de Mikado dans lequel il est impossible de faire bouger un bâtonnet sans provoquer une cascade de conséquences.
    Pour augmenter le budget de la Défense, sans augmenter les impôts qui ont atteint un seuil difficilement dépassable, il faut faire des économies par ailleurs. Et ça ne se fait pas en quelques mois, surtout que les économies doivent toujours être réalisées par les autres évidemment.
    Ce qui serait une faute grave et impardonnable ce serait de financer l’Armée avec des ressources aléatoires, ou de recommencer à sous-budgéter les opex. Sauf à dimensionner les opex au budget et non l’inverse. S’il y a un écart insupportable entre les moyens et les missions, ce qui est une évidence, c’est en partie parce que, sous le précédent quinquennat, on a multiplié les missions sans tenir compte des moyens. La France ne peut pas singer les USA en jouant au gendarme en permanence un peu partout dans le monde.
    L’opération Sentinelle est aussi couteuse, épuisante et démoralisante qu’inutile. Les seuls attentats qu’elle a évités ou contrés sont ceux dont ses militaires étaient la cible. Pourtant il n’y a pas eu un seul murmure audible dans les états-majors quand on a décrété cette mission qui n’entre absolument pas dans les attributions naturelles des militaires. Un renfort en cas de crise est nécessaire et acceptable, pas une mission de sécurisation permanente.
    Dans les mois qui viennent, les besoins des armées doivent être réévalués et assortis des budgets qui seront nécessaires dans le futur pour les financer. Le budget 2018 ne sera, et ne peut être, qu’un budget de transition, mais il devra impérativement être réaliste et tenu à l’euro près sous peine de provoquer une crise grave.

  19. Raymond75 dit :

    Nos présidents successifs aiment jouer au chef de guerre, mais n’ont pas les moyens de leurs ambitions. Les militaires, mais pas qu’eux, en subissent les conséquences. Il va y avoir une ‘revue stratégique’ ; on peut espérer que l’on aligne, enfin, volonté de faire, finalités stratégiques, et moyens de faire ! Il y a une sorte de culture de l’endettement chez nos politiques, associée à une vision électoraliste à court terme, qui fait de la France un pays infantile. Et les militaires se comportent comme les autres membres de la société : réduisez les crédits chez les autres, mais pas chez nous : on est prioritaires, associé à un dénigrement systématiques des politiques et des syndicats … Vous donnez l’impression de servir une société que vous méprisez ; alors : pourquoi la servir ?

    • Ancien dit :

      @ Raymond75
      Les militaires ne disent pas « faites des économies chez les autres », sauf évidemment quelques-uns sur ce blog qui ne parlent que pour eux-mêmes, comme chacun de nous ici.
      Les militaires (c’est-à-dire le CEMA qui est leur seul représentant) disent « il faut que les moyens correspondent aux missions… ou que les missions correspondent aux moyens ».
      Je cite de mémoire ce que disait le CEMA il y a quelques mois : « compte tenu des moyens dont je dispose, je devrais fermer une mission en cours si le pouvoir politique décidait d’ouvrir une nouvelle mission. »
      .
      Ce n’est pas plus compliqué que ça, et je le dis sans yaka : il faut des décisions politiques pour mettre au même niveau les missions et leur financement. S’ils n’ont pas le financement, les décideurs politiques (exécutif et législatif) doivent décider de fermer des missions.
      .

    • mich dit :

      Bonsoir ,un détail ,si les autres fonctions publiques avaient fait le même type d’économie on n’en serait pas là ,vous aussi vous faites semblant de ne pas savoir ce qu’est un euro investi dans la défense.Personnellement je ferai un audit sur tout les salaires supérieur à 4000 euros dans le publique avec les avantages ,un peu facile de de tout mélanger en opposant militaire ,professeur et infirmières .

    • Vince dit :

      Les militaires font partis du régalien, c’est à dire de la mission essentielle de l’Etat. La SNCF ou Renault ne font pas partie du régalien.

  20. Raymond75 dit :

    Un autre exemple de la gestion consternante des budgets de l’Etat : il y avait eu récemment un plan ambition de développement d’infrastructures de transports, qui concernait tous les modes : on ‘découvre’ qu’il manque 10 milliards € pour le financer !!! Vous n’êtes pas les seuls à être touchés, et avec la désindustrialisation constante et le travail européen détaché, ce sont des pans entiers de la société qui disparaissent : industrie, artisanat d’entretien, chauffeurs routiers, un agriculteur se suicide tous les deux jours … 6 M de chômeurs, c’est 6 M de familles dans la précarité, et donc environ 15 M d’enfants ! Il faut en finir avec les dépenses non maitrisées et avec des règles qui faussent toute concurrence.

  21. Raymond75 dit :

    un plan ambitieux …

  22. f.duchamp dit :

    Le fond du problème immédiat, c’est qu’il y a confusion entre les  » ordres de combat » présidentiels, le coût du déploiement dans l’action, la tenue dans la durée, le soutien opérationnel, et la gestion des coûts associés.
    Le fond du problème à moyen terme, c’est qu’on ne sait pas ce qu’on veut, alors que les grands programmes s’étalent sur un demi siècle pendant que d’autres puissances avancent ( La Chine et Djibouti par exemple).
    Le fond du fond : est ce la France souhaite toujours disposer d’une liberté internationale, et donc d’un ensemble homogène militaire performant et indépendant, coute que coute, comme l’a choisi Charles de Gaulle en son temps? Ou régresser dans l’ombre d’une Europe Etats-unienne libérale protéiforme, prix à payer pour maintenir des objectifs souhaités par quelques puissants planétaires aussi influents que non démocratiques.

  23. Il apparaît encore une fois que deux mondes incompatibles sont obligés de coexister : le monde du Politique et celui du Soldat.
    Dans le monde du Soldat, on apprend dès la première année des écoles de formations le principe « un chef, une mission, des moyens ». Ce qui veut dire que les moyens doivent correspondre à la mission et que le chef doit y veiller d’emblée.
    Alors quand le Politique dit au Soldat « occupe-toi de la mission, je m’occupe des moyens », ça ne peut pas passer.
    .
    Ça passe d’autant moins que les moyens négligés aujourd’hui manqueront dans des missions qu’il faudra mener à bien plusieurs années plus tard.
    .
    Mais « plusieurs années plus tard », ça ne veut rien dire pour le Politique au regard de l’intérêt de la France. Pour le Soldat au contraire, « plusieurs années plus tard » c’est très significatif : beaucoup d’anciens militaires s’intéressent encore à leur précédent métier de nombreuses années après leur fin de contrat, comme en témoigne le dynamisme des blogs, des amicales régimentaires et des amicales d’anciens élèves des écoles militaires.
    C’est rarement le cas dans les autres professions.
    .
    Le « clash » entre Macron et de Villiers ne s’est pas produit entre deux hommes mais entre les représentants de deux groupes sociaux.
    L’on en sortira quand le Politique prendra conscience de son intérêt à connaître le Soldat.
    .

  24. Barfly dit :

    Avant 2025 beaucoup de choses vont se passer, et pas des meilleurs…

  25. Tannenberg dit :

    On peut remarquer que le virage, qui a conduit a l’annonce du sucrage de 850 mEur sur le budget des armees, s’est produit apres l’entrevue Macron-Merkel, et je crois qu’on sous-estime le tropisme europeen d’EM. Hasard ou effet de cette rencontre, on peut se demander si dans tous les cas, la manip n’a pas un but dual:
    – donner un gage sur le chemin de la reduction des deficits avec l’objectif des 3% definis par le traite de Maastricht sur la stabilite budgetaire, en revenant a la mode d’une Defense servant de variable d’ajustement budgetaire dans un premier temps (ama il y aura d’autres rognages et arrangements divers, voir l’annonce sur l’ouverture a la concurrence sur le marche des fournisseurs de gaz),
    – paver le chemin d’une Defense plus europeenne centree sur le noyau France-Allemagne, en commencant par rationaliser le budget de la defense francaise (plus de budget inter-ministeriel ou de montage exotique), prelude a une plus grande integration vers l’europe de la defense, ce qui serait, sur le principe, plutot une bonne chose, l’union faisant la force, a condition que tout le monde partage la meme perception de la situation et des priorites, et soit d’accord pour pagayer dans le meme sens, puisque de facto nous sommes dans le meme bateau si on veut pouvoir faire face dans un contexte mondialise.
    Pour finir, cette fixette sur les 2% de PIB est a mon sens, une entourloupe, personne ne sachant ce que sera le PIB en 2025 ni la facon dont l’etat generera alors ses recettes dessus (les recettes de ces dernieres annees etant en declin), et tant qu’a partager la meme monnaie, autant definir un objectif commun sur la base de la moyenne des PIB des pays utilisant l’euro si on veut etre coherent avec un objectif europeen.

    • S.B-Seguin dit :

      Rappelons que les 2% du PIB n’ont rien à voir avec l’UE.
      .
      Ces 2% du PIB hors pensions correspondent à un engagement des membres de l’OTAN réaffirmé en 2014 par la France. En fonction PIB évidemment fluctuant d’une année à l’autre, il s’agit d’un niveau d’effort proportionnel qu’un montant arrêté.
      .
      En ce qui concerne les besoins de la France, il est usuellement estimé qu’il faudrait au moins un budget annuel de 42 Mds € constants, hors pensions, pour que nos armée puissent fonctionner et s’équiper correctement.
      Cette évaluation à 42 Mds € ne tient évidemment pas compte d’un Service Militaire Universel.

  26. MD dit :

    Donc, en 2018, on rase gratis! C’est promis , juré, par le Premier . D’ailleurs, pour être convaincu de sa sincérité, il suffit de regarder sa photo …:) !

  27. Guillaume dit :

    Bonjour.
    Je ne suis pas militaire.

    J’ai beaucoup de mal à comprendre les réactions à l’affaire avec le général De Villiers.

    On ne peut pas critiquer en public son supérieur hiérarchique. Si on a une critique à formuler, c est en privé dans son bureau. C’est vrai partout.

    Il a exprimé en public sa défiance envers le gouvernement, le gouvernement était donc obligé de répondre aussi publiquement.
    Le vrai responsable pour moi, est celui qui a fait fuiter les paroles du général.

    • ji_louis dit :

      Il n’a pas exprimé en public sa défiance envers son supérieur hiérarchique, il a témoigné à huis clos devant les députés de la Commission de la Défense, auxquels il est tenu de faire des rapports complets et sincères. C’est du côté des députés (ou des petites mains de l’Assemblée Nationale) que quelqu’un à fuité à la presse les propos tenus.
      Eut-il tenu un langage moins fleuri que le constat aurait été le même: Le gouvernement ne donne pas les moyens aux armées d’accomplir complètement leurs missions. Et faire taire le CEMA dans ces conditions, c’est empêcher les représentants du peuple français (députés et sénateurs) d’être informés des manquements du gouvernement. Pour un début, c’est un très mauvais début.

    • Pierrot dit :

      Il a exprimé, auditionné à huis clos (et non en public) par la commission de Défense de l’Assemblée (qui dispose d’un pouvoir, d’un droit et d’un devoir de contrôle) un énervement quant à la répétition encore une fois de décisions arbitraires de Bercy rendant impossibles les objectifs qui lui étaient fixés. La première fois, on laisse passer. La 20ème fois, on a franchement l’impression qu’on se fout de nous.
      Si dans votre entreprise, une enquête (après un exercice du droit de retrait par exemple) est effectué par l’Inspection du Travail pour vérifier si tout marche dans les règles, et que vous dites que c’est le bordel et que le directeur adjoint finances ne vous donne pas les moyens de protéger correctement votre personnel pour le travail qu’il doit effectuer, vous n’êtes pas en train de violer le secret professionnel ou d’exprimer publiquement votre défiance vis-à-vis de votre supérieur, vous êtes en train de répondre légitimement (peut-être un peu vivement) à une question posée par un organisme de contrôle légitime auquel vous n’avez moralement pas le droit de mentir.

    • GOBI dit :

      1/Il n’a pas critiqué, il a émit des réserves quand à la défense de la France avec les moyens dont il disposait. Il est donc dans son rôle sinon à quoi bon interroger les responsables si l’ont ne veut entendre que l’on souhaite.
      2/Revenir sur des engagements de campagne n’est pas très glorieux sachant que le PR était au gouvernement 1 an avant son élection et était tout à fait au courant de l’état des finances. => Enfumage des moutons qui l’ont élu.
      3/ »Le vrai responsable pour moi, est celui qui a fait fuiter les paroles du général. » vous reconnaissez donc que le GAL de Villiers n’a pas dénoncé publiquement mais en huis clos. Comme vous semblez finalement le dire, le CEMA n’était pas responsable.

    • Vince dit :

      Ce n’est pas Bercy/Darmanin le supérieur hiérarchique du CEMA. Si Macron se croit encore à Bercy il y a un problème, il n’a pas lu la Constitution de la V°.

  28. Spirit of Bercy dit :

    Bonjour Guillaume,

    1°) Sur l’accusation de « critique en public ».
    Le chef d’état-major des armées (CEMA) n’a pas « critiqué en public son supérieur hiérarchique », il a répondu à huis clos (certes théorique) à une commission parlementaire. Qu’aurait-il dû faire ? Mentir aux députés ? Édulcorer la vérité ?
    Aux USA, c’est un délit.

    2°) A qui le CEMA doit-il rendre des comptes ?
    Pour la conduite des opérations, le CEMA rend des comptes au ministre et au président, mais là, on parle de M€.
    Sur le plan budgétaire, le CEMA est « responsable de programme » du programme « Préparation et emploi des forces », et c’est le parlement qui vote les crédits aux programmes et qui se fait rendre des comptes sur leur emploi. C’est donc au parlement et non au président de la république que le CEMA doit des comptes sur les questions budgétaires. Si le ministre du budget souhaite modifier l’allocation des crédits votés par le parlement, il est donc normal que le R.Prog l’en informe. Et ce dernier utilise les mots qui lui plaisent, tant pis pour les émotifs.

    3°) Et sur le fond de l’affaire, les coupes budgétaires de 2017.
    On comprend bien que le gouvernement soit dans une sale situation, avec l’addition des dépenses clientélistes de fin de mandat de la précédente équipe et des promesses de campagne démagogiques et dépensières du président actuel. Il va donc falloir se serrer la ceinture, ce qui est normal.
    Mais dans le travail gouvernemental, c’est entre ministères et entre ministres que l’on prépare les décisions. Puis, en cas de désaccord, qu’une réunion interministérielle est organisée, suivie d’un « bleu de Matignon », c’est à dire d’un arbitrage du premier ministre. Or, dans notre affaire, le ministre du budget a choisi de communiquer dans la presse avant que le travail n’ait eu lieu. C’est lui qui a rendu le débat public sans même que le différent armées/budget n’ait été instruit ni arbitré.