Syrie : Le président Macron affirme que le départ de Bachar el-Assad n’est plus une priorité pour la France

Voir aussi...

Conformément à l'article 38 de la Loi 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. [Voir les règles de confidentialité]

40 contributions

  1. Léonard dit :

    Vu le micmac actuel en Syrie, c’est la position la plus cohérente qu’il soit possible d’adopter, mais soyons réalistes, ça ne résoudra rien à court terme, Macron ne peut pas faire de miracles.

    • Auguste dit :

      En tous cas il fait entendre sa voix,la voix de la France,une voix différente du bêlement consensuel habituel.Et c’est beaucoup.Trump doit encore avoir mal aux chevilles.

      • adnstep dit :

        Vous pensez vraiment que la France peut intervenir en Syrie sans l’aide des 2tats-Unis ?

  2. caton dit :

    On peut (doit?) détester Assad car c’est un tyran détestable. Mais, si on mets ses grands sentiments dans sa poche (avec son mouchoir par dessus) on est obligé de constater qu’objectivement la situation des populations a empiré sur tous les plans en Irak et en Libye après l’éradication des despotes. Ça a aussi été le cas quand le shah d’Iran a été renversé avec la bienveillance des USA et remplacé par Khomeini et ses fanatiques.
    Je n’ai aucune sympathie pour Poutine (c’est un euphémisme), mais son réalisme cynique est parfois de bon sens.

  3. aleksandar dit :

    Pas de soucis, les djihadiste vont monter un petite opération com d’attaque chimique avec de gentils secouristes qui tripotent des soi disant victime du gaz sarin à mains nues.
    Si elle n’est pas deja prête et filmée en technicolor, décors de Roger Hart, costumes de Donald Cardwell.

    • etage dit :

      C’est clair que dresser des lignes rouges de manière publique comme l’a fait Macron est assez naïf car ca nous met à la merci d’être manipulé…

      • Leum dit :

        Il est clairement indiqué qu’au préalable il faudra tracer l’origine de l’attaque. Donc faire la part des choses entre manipulation et véritable attaque.

        • adnstep dit :

          Et comme ça prendra un certain temps, les gens auront alors oublié les rodomontades du jeune Sarko II

    • Unknown dit :

      La sémantique de Macron montre qu’il n’est pas naïf au sujet de ces armes chimique:
      « J’ai indiqué qu’une ligne rouge très claire existe de notre côté : l’utilisation d’une arme chimique par qui que ce soit fera l’objet de représailles et d’une riposte immédiate »
      Le « par qui que ce soit » est significatif. Avant c’était forcément uniquement l’armée Syrienne qui se retrouvait dans la minute accusée de l’acte, sans la moindre preuve, juste le réflexe pavlovien. Désormais, je pense que tout le monde y regardera de plus près avant de tirer des conclusions (même si l’armée Syrienne est évidemment la plus susceptible d’avoir recourt à des armes chimiques.)

  4. etage dit :

    Nous voila de retour à la raison. La politique étrangère de Hollande/Fabius/Eyrault manquait vraiment de hauteur de trouve (heureusement que Le Drian remontait un peu le niveau).

    Je pense que Bachar el-Assad finira de toute manière bien par partir de manière à assurer l’intégrité territoriale et la stabilité de la Syrie lors des discussions de paix à venir suite à la défaite d’ISIS.

  5. OTOOSAN dit :

    C’est Bachar qui doit souffler ! mdr…et si Bachar faisait du départ de Macron sa priorité !

  6. tartuff dit :

    EM ne cite plus la Crimée ; ne dit plus (riposte) « immédiate », (ce qui était stupide en matière chimique où pouvoir remonter la trace demande nécessairement du temps et n’est même pas certain) il lui reste à tempérer son « Assad ennemi de son peuple » … peut-être en demandant au-dit peuple ?

    etc… Encore quelques semaines et il sera aligné (enfin) avec la vision russe.

    Je me réjouis d’avance à entendre Le Drian diplomate vs Le Drian guerrier.

  7. chill dit :

    le golem échappe t il soudainement à ses créateurs ou bien, cachant son jeu , avait il secrètement rêvé de s’en affranchir ? toujours est il que cette initiative est fort appréciable et ré-crédibilise une diplomatie française en banqueroute .

    • datamo dit :

      c’est exact.
      Il est vrai que hollande, fabuis et ayraut ont laissé la diplomatie française au fond du seau.

  8. Nico St-Jean dit :

    Le départ de Assad n’est plus une priorité pour personne, ce n’est pas un secret. Personne ne peut le remplacer pour le moment aussi affreux soit-il.

  9. jyb dit :

    c’est aussi une réponse du berger à la bergère. Les usa ont tergiversé sur le projet g5 porté par la France à l’onu. C’est la nouvelle politique étrangère us depuis Obama de se perdre dans ses propres subtilités et contradictions. Le message est clair, la France combat daesh et objectif militaire.
    On peut s’attendre à ce que d’autres membres de la coalition répète la nature et les limites de leur engagement en syrie. Les usa savent que l’aventure anti régime ne se fera pas sous de faux pretextes.

  10. lephil dit :

    Le grand capital Européen « Allemagne-France » commence en avoir marre de perdre des profits pour faire plaisir à l’oncle Sam.
    L’Allemagne vient de signifier à Washington qu’en cas de nouvelles sanctions contre la Russie toutes entreprises Allemandes touchées par des contreparties financières se verraient appliquées en retour l’équivalent aux entreprises Américaines.
    C’est tout simplement la zone Euro qui est en jeu !…. le Brexit Anglais leurs à donné des sueurs froides.

  11. Barfly dit :

    Macron la créature de savants fous ?
    Bon sinon en Syrie, mise à part les islamistes, y a pas un potentiel successeur à Bachar. Un démocrate, un truc dans le genre, dans ce coin là du monde, ça doit bien exister ? Non ?

    • jyb dit :

      @Barfly
      non. tout le problème est là. Aucun leader, une opposition hétérogène mais surtout qui grenouille dans les hôtels de luxe de Londres et genève depuis 5 ans sans aucun relais dans la population.
      Une scène de film résume cela : dans green zone avec matt damon, la scène ou le leader de l’opposition en exil rentre à bagdad. Et encore là, il y a un leader.

    • Unknown dit :

      Non. La situation Syrienne n’a produit que des fanatiques ou des fuyards.

  12. l'outrepenseur dit :

    tu m’étonnes, des terros de 80 pays épaulés, armés et littéralement nourris par 2 des plus grandes puissances mondiales, le pitbull US du coin et les Turcs, et le Assad est toujours là avec ses alliés (ce que les US n’avaient pas prévu dans le grand projet de bouler versement du Proche-Orient et ce depuis 2003 (je sais bla bla bla complot et mon c.l sur la commode etc…) Bref, à quand un petit voyage le 14/07 sur les champs élysées pour reprendre là où Sarko le fou en était resté ?
    Rappel : Sarko : tu vas t’éloigner de l’Iran et arrêter de soutenir le Hezb et tu vas laisser passer un gazoduc qatari et en plus tu vas la fermer et faire la paix avec tel Aviv et avec un peu de chance tu pourras resté au pouvoir.
    Assad : tu peux aller te faire foutre
    Sarko : on va foutre ton pays à feu et à sang
    Assad : je sais la CIA l’a prévu avec les anglais depuis 2003 !

  13. cellule dit :

    Je sens le retournement de veste chez certains, ici comme ailleurs…

  14. Franchouillard dit :

    @ chill
    Bien trouvée, l’image du golem.
    Puissiez-vous avoir raison ! Dans ce cas nous serons nombreux à l’approuver. Et Macron ne deviendra pas comme ses prédécesseurs le « président le plus impopulaire de la Cinquième République ».

  15. Auguste dit :

    On peut déjà dire que ça ne va pas plaire a Washington, Tel Aviv,Ankara, entr’autres.De Gaulle aurait aimé.

  16. Vince dit :

    Intéressant : une autre doctrine de politique étrangère est en train de s’élaborer sur le champ de ruine de notre diplomatie. Espérons un retour aux fondamentaux.

    Sinon pour Macron le traiteur de ligne de rouge intraitable, on jugera sur pièce.
    « l’utilisation d’armes chimiques donnera lieu à des répliques, y compris de la France seule. La France sera d’ailleurs à cet égard parfaitement alignée avec les États-Unis »
    Il doit manquer un « en même temps » macrono-neo-ricoeurien quelque part entre les propositions. Parce que lu tel quel, tout cela semble plutôt contradictoire ; de même que l’emploi bizarre du futur (est-ce que la France attendra d’être alignée sur les US avant de répliquer seule ? va comprendre Lisandre).

  17. Vince dit :

    « En outre, cette stabilité passera par « un respect des minorités » syriennes » – c’est-à-dire en gros les Alaouites et les chrétiens. Je propose en conséquence de mettre un Alaouite au pouvoir : qq’un d’une minorité visible, une chance pour la Syrie. Et laïc évidemment – donc membre du parti Baas. Avec l’expérience du pouvoir politique local et donc des réseaux sunnites qui vont bien. Attendez voir…

  18. petitjean dit :

    Abandons de la ligne des néocons ? La France va-t-elle enfin se libérer, au moins sur ce dossier, de la tutelle américaine ?
    il faut écouter mais aussi lire entre les lignes des différentes déclarations
    il se passe quelque chose sous notre nez :
    -Macron invite Poutine à Versailles
    -notre ministre des affaires étrangères vient de rencontrer son homologue à Moscou
    -Le Drian vient d’inviter son homologue à Paris
    -en Syrie le départ de Assad n’est plus un préalable
    -Macron ne veut plus foutre le bordel au MO. il a condamné l’intervention en Libye
    Relevons encore cette perle :
    « Avec moi, ce sera la fin d’une forme de néoconservatisme importée en France depuis dix ans. La démocratie ne se fait pas depuis l’extérieur à l’insu des peuples. La France n’a pas participé à la guerre en Irak et elle a eu raison. Et elle a eu tort de faire la guerre de cette manière en Libye. Quel fut le résultat de ces interventions ? Des Etats faillis dans lesquels prospèrent les groupes terroristes. Je ne veux pas de cela en Syrie. »

    à Washington les néocons s’étranglent, les Seouds doivent s’arracher les cheveux. L’imMonde est vert de rage et la presse israélienne hurle en silence.

    Donc Macron, pour un Young leader, il y va fort. Reste bien sûr à voir si ces paroles seront suivies d’actes mais, en politique étrangère, les mots ont leur importance et sont généralement plus solides que les promesses électorales de politique intérieure…….

  19. Pierrot dit :

    Une petite requête envers M. Macron (et M. Fabius avant lui): Pourriez-vous éviter d’appeler M. el-Assad par son prénom seul? Vous êtes intimes? Que diriez-vous si Donald Trump parlait de vous (en votre absence) en disant par exemple « Emmanuel has to stop worrying about climate change » (et sans juger de l’ineptie du fond)? Imagine t-on Jacques Chirac dire « Saddam n’est pas l’avenir de l’Irak »? Je le vois plus policé que ça. Nicolas Sarkozy a-t-il dit au fameux sommet du G8 de 2008: « Excusez-moi, j’étais avec Vladimir »?

  20. nico76370 dit :

    Enfin une décision sensée

  21. badaboum dit :

    Enfin un peu de pragmatisme!

  22. kadji dit :

    Pas seulement la France,l’option du départ d’Assad n’est plus sur la table.j’espère juste que les organisateurs d’attaques chimiques vont revenir a la raison et laisser ce pays martyr se reconstruire dans la paix et la sérénité.

  23. tschok dit :

    On voit poindre dans les déclaration de M. Macron l’idée qu’il appartient aux peuples de faire leur Histoire et qu’il ne nous appartient pas de les en priver par des actions intempestives conduites au nom d’une sorte de Bien universel, qui reste assez hypothétique.
    .
    S’il s’agit effectivement de faire sortir la politique extérieure française de sa posture romantique et cucul la praline – ce qui n’empêche nullement la France d’avoir une realpolitik cruelle et cynique par ailleurs – alors, ce serait très positif.

  24. Pistache dit :

    Rien d’extraordinaire. Ne plus faire du départ d’Assad une priorité est un plat réchauffé qui avait déjà été servi par les USA. Nous avons donc là un alignement sur une position américaine. Pareil pour la ligne rouge concernant l’utilisation des armes chimique : cela a déjà été énoncé par Washington et même mis en application (timidement, mais cela a été fait quand même, en bombardant une base aérienne quasiment vide des Syriens).
    Ce ne sont pas encore des signes d’une vraie inflexion de politique étrangère. Ce qui serait courageux c’est de couper les ponts avec nos « clients » au sein des rebelles soi-disant modérés.

  25. wagdoox dit :

    Bien pour vu qu’il ne change pas d’avis pour des considérations momentanées.

  26. Valère dit :

    La position de Macron est des plus pragmatiques. Il faut être un « aliéné », pardon je voulais dire un « américain » pour dire le contraire.
    D’un côté on a Assad et en face, on a une multitude de groupes djihadistes (terroristes par leurs méthodes -> décapitations, attentats suicides, …) alliés de circonstance. Personnellement, je n’appelle même pas ça faire un choix.