Dassault Aviation se dit ouvert à des coopérations en Europe, mais pas à n’importe quelle condition

La semaine passée, la ministre des Armées, Sylvie Goulard, a expliqué que, pour « faire l’Europe de la Défense », il serait souhaitable d’acquérir du « matériel en concertation les uns avec les autres », ce qui « obligera à casser certaines routines et certaines facilités industrielles. »

Et Mme Goulard d’ajouter qu’il y aurait ainsi des « restructurations à opérer, des choix de compatibilité [à faire] et, à terme, des choix de souveraineté augmentée qui pourraient passer dans un premier temps pour aboutir à privilégier des consortiums dans lesquels les Français ne sont pas toujours leaders. »

Si l’on considère les différents programmes de frégates ou de véhicules blindés (voire d’avions de combat) qui ont été lancés au sein de l’Union européenne au cours de ces 15 ou 20 dernières années, l’idée de consolider l’industrie de l’armement du Vieux Continent n’est pas saugrenue. Seulement, elle ne sera pas si simple à mettre en musique. Notamment pour ce qui concerne la dissuasion nucléaire française. C’est d’ailleurs ce qu’a souligné Éric Trappier, le Pdg de Dassault Aviation, lors d’un entretien publié par Le Figaro, ce 16 juin.

Cela étant, le constructeur du Rafale n’est pas fermé à toute idée de coopération au niveau européen. « Je crois qu’il est important d’essayer de partager certains efforts », a dit M. Trappier. Mais pas à n’importe quelle condition.

« Ces coopérations doivent répondre à des règles simples et de bon sens pour éviter les déconvenues passées, avec comme ambition de rechercher toujours la performance », a expliqué le Pdg de Dassault Aviation.

La « définition commune des besoins exprimés par les militaires » est primordiale car « on ne peut plus avoir autant de versions de matériels que de partenaires, au risque de perdre tout l’intérêt de la mutualisation » est l’une de règles évoquées par M. Trappier. Une autre est que chaque programme doit « comporter un financement prévu ab initio par les États, avec des engagements dans la durée qui seuls créeront de l’interdépendance véritable. »

Enfin, selon M. Trappier, il faut rompre avec la logique du principe du « juste retour » dans le partage des tâches entre pays européens, ce qui suppose de choisir les partenaires industriels en fonction de leurs compétences et non sur la base de leur nationalité. Enfin, il est tout aussi nécessaire d’avoir une « maîtrise d’ouvrage clairement identifiée » et un « maître d’œuvre industriel légitime. »

« C’est le modèle qui a été appliqué pour le programme nEUROn dans lequel nous avons réussi à faire coopérer six pays pour réaliser le premier démonstrateur européen de drone de combat furtif. Et cela pour un budget contraint de 400 millions d’euros », a fait valoir M. Trappier.

Sinon, si ces règles ne sont pas respectées, alors « le risque est grand de mettre en danger des projets, de ne pas satisfaire les militaires parce que les performances ne seront pas au rendez-vous et de faire le jeu d’achat de matériels sur étagère aux États-Unis », a estimé M. Trappier. Évidemment, on pense aux déboires de l’avion de transport européen A400M « Atlas », développé par Airbus…

Par ailleurs, M. Trappier a aussi défendu l’idée qu’il faut « continuer à avancer » en matière de défense européenne. Mais là encore, il faut être pragmatique, « en progressant à pas sûrs, donc à petits pas », a-t-il dit. « Je note que beaucoup de nos voisins ont acheté des équipements américains. Ils y voient une assurance politique et stratégique. C’est un fait. Mais à l’avenir, l’Europe doit pouvoir renforcer son autonomie stratégique ; les Européens y retrouveront leurs intérêts », a-t-il plaidé.

71 commentaires sur “Dassault Aviation se dit ouvert à des coopérations en Europe, mais pas à n’importe quelle condition”

  1. 40 ans qu’on nous sert politiquement la même rengaine et rien ne se passe ou presque sur les programmes majeurs d’avions de chasse ,de bateaux important ,les frégates horizon les anglais se désiste à une époque ,tout ce que les anglais prévoit de participer se transforme en cavalier seul bien souvent ,c’est paqs nouveau ,et le Neuron en ferait les frais comme ses prédécesseurs ,l’Angleterre est un sous marin de l’Amérique c’est bien connu et au final on achète à part de la France ,l’Allemagne n’a pas d’industrie aéronautique de chasse parce qu’ils ont abandonner d’être indépendants ,nous on nous force à nous noyer dans une Europe diriger par les anglosaxons!

    1. La France est elle aussi pas mal pour se désister des programmes multi nationaux. Le Rafale en est un exemple, et le porte-avion franco-britannique est un autre exemple….
      Chaque pays choisit ce qu’il y a de mieux pour son propre pays (ou ce qu’il estime comme étant le meilleur!)

    2. Totalement raison et cela va durer encore longtemps
      Les intérêts majeur sont la domination des pays anglo saxon
      Et quoique l’on dise il favoriseront toujours materiels des Americains

  2. Que Dassault garde jalousement son savoir et son excellence…il faut un successeur à l alpha jet et un avion stratégique longue portée…gardons notre souveraineté ou quelques collaborations voulus et gagnantes. Les zinzin ne marchent pas mais la centriste ministre nous vend deja sa bouillie européisme. On l a voulu on les aura jusqu’à l os…

    1. euuuuuh la discussion sur l’alpha jet est close depuis un moment.
      A moyen terme il n’y a que les évolutions du Rafale et à long terme le Neuron. La discussion actuelle porte plutôt sur l’après Rafale cf. les appels de pied de l’Allemagne.

    2. la souveraineté, ça coûte cher …

      seule l’Europe peut se permettre une souveraineté totale, la France, elle doit faire des choix tout en ayant des concurrents très coriaces et suffisamment dangereux pour elle

  3. Eurofighter, A400M, on a bien vu où mène les coopératiosn européenne en terme de gros projet d’armement. C’est devenu un fiasco. Problème de communication entre les différentes sociétés, différence de compétence, exigences du cahier des charges différente pour chaque pays, exigences des pays d’avoir un retour industriel, forcing des états pour réaliser des choses dont ils n’ont pas la compétence, etc …
    L’expérience montre que les gros projets sont toujours mieux géré quand c’est une seule et meme société qui gère la chose, dans un unique site. Le rafale est meilleur et moins cher que l’eurofighter et a été plus rapide à entrer en service.
    Personnellement je pense qu’une coopération France-Uk ça peut marché comme par le passé, mais avec l’allemagne (trop pingre) et l’italie et l’espagne (trop incompétentes) ça ne peut pas le faire.

    1. Vous vous rendez compte que la France collabore étroitement et efficacement avec les italiens pour la marine et les allemands pour l’armée de terre ? Renseignez-vous un peu, ça ne vous ferait pas de mal. Juger les autres d’incompétents comme si seule la grande et glorieuse France était au dessus de la masse, ultra qualifiée, etc. est d’un sérieux toupet.

      1. Oh et je dis marine, mais en matière aéronautique et spatiale également. Non, la France n’est pas seule à avoir certains bagages et savoir-faire technologique en Europe, hein…

        1. La coopération « Marine » avec l’Italie… Vaste programme! Dans les FDA, des systèmes logiciels italiens ont été achetés « parce qu’il fallait acheter des trucs italiens » et leur faire des retombées économiques et industrielles dans des domaines où ils avaient du retard. C’était tellement mal br*nlé qu’ils ont été remplacés par du français qui existait déjà.
          Pour les FREMM, il n’y a plus grand chose de commun si ce n’est l’achat de matériel coque/propulsion (dont la turbine LM2500 de chez General Electric sous-traitée en Italie)
          Et pour l’interopérabilité ou les exercices / opérations en commun… on coopère mieux avec les Anglais et surtout les Américains.

          1. Ah oui, c’est vrai. Veuillez m’excuser. J’oublie la tendance politique au sein de cette communauté… C’est vrai, les logiciels développés par les sociétés italiennes/allemandes/[insérer tout pays excepté la France] sont si mauvais que de nombreuses marines dans le monde s’en plaignent. Des garde-cotes US, aux forces aériennes singapouriennes. C’est vrai, ils sont TELLEMENT incompétents qu’ils apportent leur savoir faire à des programmes come Neuron, qu’ils conçoivent les trainers les plus avancés actuellement sur le marché (M-346), des navires merdiques, etc. etc. Ô pauvres de nous, Belges, Italiens, Espagnoles, Allemands, Polonais, Autrichiens,… de n’être au niveau de cette GRANDE et GLORIEUSE France. Nous concevons avec nos pieds selon les si grands standards de développement français. Nous ne comprenons rien à la conception d’avions modernes, nos fusils d’assaut ne valent en rien le FAMAS, fleuron de la France et du monde libre… Devons-nous nous baisser à vos pieds ? C’est vrai, vous avez raison. Nous devrions tous acheter français et nous devrions vous laisser acheter nos entreprises, c’est normal… Vous êtes si grands et nous sommes tout petits. Mais ô diable ne soufflons point à vos oreilles que nous serions enclin à vous vendre nos SCAR, nos M-346, nos véhicules tout-terrain ou notre désir de racheter une société française car nous ne sommes pas digne de cela et car la GRANDE et GLORIEUSE France doit rester indépendante tout en étant le « leader » (lol) de l’Europe……

          2. Quand aux exercices, c’est fou. Nous on s’en sort très bien avec les Espagnoles ou les Allemands. A vous lire, seuls les Anglais ou les Américains sont dignes de vous. Mais non, vous avez raison. Nous, Belges, Néerlandais, Suédois, et autres sommes si incompétents…

      2. C’est vrai que la coopération avec les Espagnol dans les sous-marins est allée au delà de nos espérances.

    2. Airbus,MBDA,Thales-Alenia,Ariane,…..etc,c’est des fiascos?.Eurofighter c’est pas mirobolant,mais c’est 600 de vendus depuis 2004.

      1. Airbus et ariane c’est du civil, ça répond à la demande du marché.
        MBDA a beaucoup de doublon dans la manufacture pour répondre à chaque pays pour l’instant, c’est une entreprise très peu intégré (on pense aussi à Airbus) et quand elle le sera une partie des missiles français serait intégralement produit en GB donc si jamais cette dernière décide, elle peut bloquer les efforts ou le commerce de la France (l’inverse est aussi vrai). L’Eurofighter n’a pas été vendu à 600 exemplaires puis la très grande majorité des avions sont allés aux pays producteurs, excepté pour 15 en Autriche qui veut aujourd’hui les rendre, 72 en Arabie saoudite et 12 pour Oman. Le prix unitaire est aussi élevé qui si l’appareil n’avait été produit qu’à 160 exemplaires (ce qui est le cas quand on divise le nombre d’exemplaire par le nombre de ligne d’assemblage). Je ne parlerais même pas des capacités opérationnels et du cout que ça aurait été pour la France (obligé d’acheter des F35 elle aussi… en plus). Bref la France a elle seule à déjà réussi à assurer la production de 307 rafale contre 600 typhoon pour les 4 autres pays européens, soit plus de la moitié. Et là je ne parle que des avions sur, la France pourrait prendre plus de rafales que les 220 prévus au vu des opérations, en plus des options EGY, QAT qui ferait 24 de plus, puis 60 pour les EAU, probablement 32 rafales de plus pour IAF, 54 pour l’IN, 18 pour la Malaisie. On serait alors pas loin des 500 exemplaires et si l’Inde le produit sur la place alors on passera à 600. Enfin il est bon de rappeler que tout cela c’est l’Europe des nations et non fédéral, l’UE et la commission n’ont rien à voir là dedans.

        1. ce que tu n’as pas compris, c’est que ce surcoût du aux lignes d’assemblages, c’est loin d’être un inconvénient, au contraire, c’est un grand avantage

          les pays acheteurs aiment bien avoir des contreparties …

          1. Un pays acheteurs, pas un pays producteur. Et c’est le cas ou exactement ? le seul exemple qui me vient à l’esprit c’est en Italie pour le F35 et encore là même les Italiens se plaignent d’avoir été berné.

          2. @ wagdoox

            « Un pays acheteurs, pas un pays producteur. Et c’est le cas ou exactement ? le seul exemple qui me vient à l’esprit c’est en Italie pour le F35 et encore là même les Italiens se plaignent d’avoir été berné. »
            .
            Non Wagdoox … UN parti d’opposition se plaint d’avoir été berné … Si vous voulez d’autres exemple Européens, commencez par vous intéressez au cas du UK par exemple : 24,000 emplois à temps plein pour minimum les 30 prochaines années, des retombées de 1 milliards de livres chaque années, 15% de chaque F-35 vendus dans le monde conçu au UK. Ensuite viens les Pays-Bas, la Norvège, le Danemark. Tous ses pays ont reçu des contrats reliés au F-35 avec leurs participations au programme, puis dans une moindre mesure, comme client (Danemark).

      2. C’est assez marrant car a part alenia, le reste de ces entreprises sont issues de sociétés francaises….

      3. 600 vendus grâce a une force diplomatique issue de plusieurs pays… L’Eurofighter n’est pas un mauvais avion dans l’absolu, il a y simplement eu un choix dans le cahier des charges qui s’est transformé en boulet. Plus le mécano industriel européen qui a ramé à contre sens.

      4. Airbus ne marche pas si bien que ça de nos jours du fait justement de cahiers des charges à rallonge et/ou de réalisations douteuses du fait du manque d’homogénéité.
        Il y a eu des très gros problèmes au démarrage de l’A380 du fait d’incohérences entre la partie réalisée en Allemagne et la partie réalisée en France.
        Si l’A400 affiche des caractéristiques prometteuses, on ne peut pas dire que ses dépassements de couts, ses délais et sa finalisation sont une brillante réussite.

  4. La position de Dassault est donc toujours la même : pas de coopération juste pour dire qu’on fait de la coopération. On n’a jamais regretter faire seuls le Rafale, né suite à la décision de quitter ce qui allait aboutir à l’Eurofighter. C’est vraiment un exemple à méditer pour les groupies de la coopération européenne à tout prix.

    1. L’Eurofighter a été un calvaire industriel (bien loin du F-35 quand même) mais la coopération européenne est loin de se limiter à cela…

      1. en matière de défense et de force armée, l’Eurofighter symbolise tout ce qui ne va pas en Europe… 😉

  5. On va se faire en**ler par les allemands.
    (modérateur je n’aie point trouvé de synonyme au terme « en**ler » qui sied mieux…)

    Réponse du modérateur : « entuber » est pas mal. « Enfiler » aussi. 😉

    1. Ha bon ? On a signé quelque chose ? Le projet est déjà acté validé par nos deux gouvernements ? Donc un peu de retenue … Personne n’a en**ler personne 🙂 Goulard, Le Drian, Macron ne sont pas les derniers idiots du village et ils sauront défendre l’intérêt de la nation, de nos industries et ne pas accepter tout et n’importe quoi par amour de l’europe. Et si les allemands ne souhaitent pas que l’on ait le leadership et ne sont pas content en nous insultant d’arrogant et ben tant pis, on restera des arrogants et ils achèteront des F35 avec ZERO retombés industriels et nous on continuera de développer le successeur du Rafale avec les drones dans notre petit coin car nous avons les capacités de le faire.

      1. On peut avoir la certitude que les trois personnages que vous citez « ne sont pas les derniers idiots du village ». Mais il faudrait qu’ils aient beaucoup changé, notamment Goulard et Macron pour qu’ils sachent (ou seulement qu’ils veuillent) « défendre l’intérêt de la nation ».

        1. Ça n’est pas parce qu’ils sont pro-européens qu’ils sont près à accepter un deal injuste pour autant.

        2. @ L’autre Tom
          C’est toujours le problème avec les idéologies : elles font accepter n’importe quel « deal injuste ».

    2. Et bé moi , j’ai trouvé ça aussi :
      .
      Empaler ? Emplumer ? Emberlificoter ? Empapaouter ? Embrumer ?

    3. Qu’est ce que l’espace Schengen a à voir avec les projets d’armement ?

      1. bonne précision avec le sourire, le sourire jeune, le sourire beau, le sourire nouveau. #EM

    1. On va continuer de tout donner, sauf que maintenant la soumission s’appelle de la « souveraineté augmentée ».

    2. Non pas du tout ! La France est maintenant vacciné avec les expériences de collaborations militaires européennes foireuse : Eurofighter, A400M, Sous marins avec Navantia etc… Donc ils vont travailler en prenant pour modèle comme base de travail que sur les exemples qui ont bien marché : MDBA, Eurocopter, Transall,

      1. La preuve que non, suffit de relire les déclarations de la ministre, c’est dans l’article.

  6. Chaque pays a SA logique. Majoritairement, l’Europe vise des moyens de défense territoriale, seule la France a des besoins spécifiques de projection, de plus en Afrique.
    Les matériels sont totalement différents en termes d’autonomie, rusticité et adaptation à des situations complexes. L’Europe est tristement,t encore dans la vision d’un « choc frontal » avec une puissance orientale sur son territoire ou au voisinage proche. L’urgence Française est de, en terme maritime, défendre ces « poussières d’empire » de toutes formes d’intrusion (piratage, pêche illégale, soutien logistique et médical à des citoyens éloignés), et en terme opérationnel, de faire face à des situations de guérilla dans de grands espaces au climat non européen comme la BSS.
    Une coopération est positive, mais la France doit accepter le prix de ses spécificités opérationnelles par des matériels adaptés aux conditions d’intervention et de couverture nationale et ds zones de combat.

    1. Il ne faut pas que voir les urgences, il faut penser les conflits de demain.

      1. @ Jolindien
        C’est bien le problème depuis longtemps : aucune anticipation politique, ou des anticipations factices, opportunistes, erronées.
        .
        Anticipations pour lesquelles on ne fait jamais appel aux compétences des militaires parce que ceux-ci, tenus statutairement à l’écart des partis politiques, sont supposés « ne pas faire de politique ».

  7. Une large coopération à l’avantage de partager les frais, mais elle a aussi le très gros inconvénient d’augmenter les couts et la durée de developpement et la complexité. Au final ce qu’on gagne au début on le reperd ensuite et on se retrouve souvent avec un boulet.
    Franchement, arrêtons avec cette obsession politique de la coopération militaro industrielle européenne. Ca ne marche pas.

    1. On parlera pas des abandons de compétences, si les anglais font le réacteur c’est ça en moins pour la SNECMA. On a « réglé » le problème en les faisant travailler ensemble mais si la SNECMA travaille sur les aubes, RR n’y travaille pas, c’est sans fin.

  8. Goulard, fédéraliste, adoubée par le Grand maître US, en passant élue, grâce et à la demande, via le modem; méfiance méfiance.
    Le pire est à venir.

      1. C’est faux. C’est ce que prétends un député LR anti-européen qui lui est clairement hostile, ce n’est pas la même chose.
        Elle est europhile, mais pour info Sylvie Goulard est chevalier de l’ordre national du Mérite français. Une décoration remise pour récompenser sa participation au rayonnement de la France et son engagement au service de la nation.

        1. ah elle a un médaille en chocolat donc il faut tous applaudir et penser qu’elle est patriote. Rien que sa déclaration, citée dans l’article est une honte.

  9. Le VRAI problème qui arrive c’est la barrière infranchissable des limites budgétaires. La France seule n’a pas les moyens de se lancer dans un nouveau programme d’avion de combat. Hors il faut nécessairement faire évoluer les capacités … Et l’intelligente méthode de Dassault consistant à retarder le problème en plaçant les évolutions sur un drone ( NEURON / SCAF ) ne pourra être valable qu’un temps …

    1. La limite budgétaire actuelle est infranchissable seulement parce que nous n’avons plus notre souveraineté monétaire.

      On s’est bien fait… « enrôler » en soumettant la Banque de France à la BCE.

    2. C’est exactement ce que disait la presse euro atlantiste sur le Rafale. Après quand il a été opérationnel le même presse nous disait que l’avion ne fonctionnait pas bien, pis qu’il etait trop chére, pis qu’on en vendrait pas, pas beau caca l’avion des Français qui sont des nuls !
      Allez l’ami américain qui nous veut du bien, tu nous fatigues…… baille, baille.

    3. « … pas les moyens… » mais c’est exactement ce que nous sommes entrain de faire avec le Rafale… xD
      .
      « Et l’intelligente méthode Dassault » est à l’heure actuelle la seule qui fonctionne parfaitement dans le monde aéronautique… et, je pense bien qu’elle le demeura encore très longtemps… 😉

    4. arrêtez de raconter n’importe quoi, on a les moyens mais on les met ailleurs dans des trucs qui ne fonctionnent d’ailleurs pas ou en tout cas moins que l’armée. En ayant le même effort que les US ont aurait un budget de 80 milliards par an, largement de quoi faire.

  10. L’industrie de l’armement est, avec celle du luxe, la seule chose qui marche encore en France; il est donc logique que nos amis et partenaires européens demandent sa destruction au nom de la construction européenne.

    C’est sûr qu’on va pouvoir acheter des armes nucléaires à l’Irlande et des sous-marins à la Slovaquie, pays autrement plus compétents et compétitifs que nous dans ces domaines. Bravo et merci à Mme Goulard de s’en être rendue compte.

  11. Dans le domaine militaire, la France s’en sort souvent mieux seule et pour des raisons de sécurité nationale, rester dans notre coin tant qu’on a du savoir-faire n’est pas plus mal.

  12. surtout, surtout, que Dassault garde son indépendance !
    Dassault magnifique entreprise, fleuron français des hautes technologies !
    je n’ai aucune confiance dans ce ministre des armées qui se dit, je cite : »plus européenne que française » !! !
    ces gens là sont prêts à sacrifier notre indépendance, le fleuron de nos entreprises sur l’hôtel de leurs utopies européistes-mondialistes

  13. Bonjour à tous,
    Une petite remarque sur l’Europe de la défense:
    C’est un serpent de mer puisque déjà proposée en 1954 sous le nom de CED et rejetée par l’alliance des gaullistes et des communistes, qui avaient compris qu’il s’agissait de réarmer la Wermarth sous l’autorité des USA.
    Concernant Sylvie Goulard:
    Il n’y a plus de clivage gauche -droite en France (excepté les extrémes qui n’auront jamais le pouvoir), mais des eurolâtres et des patriotes, et aujourd’hui hélas pour mon pays nous sommes gouverné par les eurolâtres; cette oligarchie euro-atlantiste qui veut soumettre mon pays à Washington.
    Il faut bien comprendre que l’UE est la face civile de l’Otan, que l’Otan est dirigé par Washington et que le but des américains est de vaincre la Russie et ce depuis que ces deux pays sont sortis vainqueur de la seconde guerre mondiale. ( et vice-versa)
    Mme Goulard est tout simplement en train d’offrir aux américains ce que nous a légué De Gaulle, et qu’il résumé ainsi:  » permettre à la France de garder son indépendance et sa liberté » .
    Vive la France et vive la république.

    1. @ Petit pois
      D’accord avec vous : il n’y a plus de Droite ni de Gauche. Notre récente élection présidentielle aura eu l’utilité de le démontrer.
      .
      En réalité, l’alternance Droite-Gauche qui fonctionnait depuis 1970 était fictive : nous avions à l’Élysée et au gouvernement des élus locaux qui étaient fondamentalement les mêmes à Droite, à Gauche, au Centre. Ces élus locaux étaient euro-atlantistes par facilité, par habitude d’être soumis à une autorité extérieure (le Préfet qui contrôle les actes des élus locaux en application de la Constitution, art. 72). Habitude confortable que ces élus conservaient quand ils accédaient à des responsabilités nationales. Mais nous n’avions pas d’autre choix.
      .
      Désormais, les choses sont claires, et pour longtemps je crois. La nouvelle donne a été révélée par le premier tour de la Présidentielle, sélectionnant deux candidats très différents mais qui se ressemblaient par le fait qu’ils n’ont jamais été des élus locaux. Ce fait, que personne dans le petit monde politico-médiatique n’a fait observer, montre pourtant que l’électorat veut en finir avec le système Droite-Gauche créé et entretenu par les partis politiques.
      .
      Le nouveau système qui se met en place, issu du premier tour de la Présidentielle, est souverainiste (vous l’appelez à juste raison « les patriotes » mais je préfère « souverainiste ») vs euro-atlantiste (« les eurolâtres » si vous voulez). Malheureusement le souverainisme a été éliminé au deuxième tour parce qu’il était qualitativement très mal représenté. Mais ceci n’empêche pas que le souverainisme reste très présent dans l’électorat. Le souverainisme est probablement majoritaire mais empêché de s’exprimer par manque de candidat valable.
      .
      Exit quand-même le système Droite-Gauche, l’enjeu est désormais le Souverainisme. Peut-être Macron comprendra-t-il qu’il est le Président d’une France qui a les moyens d’être souveraine.
      A moins que, à l’instar de ses prédécesseurs, il préfère être le petit gouverneur d’une province de l’empire euro-atlantique.
      Réponse la semaine prochaine avec la composition du prochain gouvernement.

  14. Avec les Britanniques qui coopèrent avec les Turcs sur le projet TF-X, il ne reste guère que la piste franco-allemande qui soit un peu crédible.

    1. Ce projet est turque pas anglais ! ces derniers ne font que vendre une partie de leur savoir faire.

  15. Savez-vous que des « gens » comme la Goulard , la Belkacem , etc … ont la « chance » d’être « invitées » à suivre certaines formations et stages qui ne leur coûtent presque rien alors que nous , pauvres cons , ils nous en coûterait une fortune ???
    Ces « cursus » développent certaines idées très défavorables à tout nationalisme , toute fierté nationale , tout patriotisme … il faudrait , plutôt que de balancer ça en l’air , que je retrouve mes sources …
    Si j’y parviens , je vous en dirais davantage … à moins que quelqu’un sache et puisse d’ores et déjà
    m’aider ?

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