Risques accrus pour la navigation maritime près du détroit de Bab al-Mandeb

Les Combined Maritime Forces (CMF), qui réunit trois « forces opérationnelles combinées », à savoir les CTF-150 (actuellement sous commandement français), CTF-151 et CTF-152, a indiqué qu’elles allaient augmenter leurs patrouilles dans le golfe d’Aden et le détroit de Bab al-Mandeb en raison de risques accrus pour la navigation maritime.

« De récentes attaques contre des navires marchands dans le Golfe d’Aden et le détroit de Bab al-Mandeb ont mis en évidence le fait qu’il existait encore des risques associés au transit par ces eaux », a fait valoir cette coalition de 31 pays dirigée par les États-Unis et dont l’état-major est basé à Bahreïn.

Pour illustrer la réalité de cette menace, les CMF ont cité les exemples des navires MV Galicia Spirit et MT Muskie. Le premier a été la cible d’une attaque en octobre 2016, menée près du détroit de Bab al-Mandeb par des « petits bateaux à grande vitesse », avec, à leur bord des hommes dotés d’armes légères et de lance-roquettes.

Quant au second, son équipe de protection embarquée a été en mesure de « contrecarrer l’attaque ». Et la coalition navale de préciser que l’un des bateaux impliqués a « explosé pour une raison inconnue » sans causer de dégâts au MT Muskie. « Bien que ces attaques aient toutes deux échoué et que l’identité des agresseurs reste inconnue, elles démontrent une nouvelle menace pour la communauté maritime », estime l’état-major de la CMF.

Ces attaques sont peut-être le fait de pirates somaliens, lesquels ont visé plusieurs bâtiments ces dernières semaines. Mais elles peuvent être aussi avoir été menée par des rebelles Houthis, comme cela a été le cas contre une frégate saoudienne et du navire à grande vitesse de type catamaran HSV-2 Swift, utilisé par National Marine Dredging Company des Émirats arabes unis, en soutien aux opérations de la coalition arabe au Yémen.

Reliant la mer Rouge à l’océan Indien, le détroit de Bab al-Mandeb est stratégique dans la mesure où il voit passer près de 40% du trafic maritime mondial. C’est en partie pour cette raison que plusieurs puissances, dont la France, les États-Unis, le Japon en encore la Chine disposent de facilités militaires à Djibouti.

En mars, le général Joseph Votel, le chef du commandement militaire américain pour le Moyen-Orient et l’Asie centrale (US Centcom) expliqua que, avec le soutien de l’Iran, les rebelles houthis avaient installé des missiles de défense côtière, des radars, des mines et des bateaux piégés » sur la rive yéménite du détroit de Bab al-Mandeb. Ces « capacités menacent le commerce, les navires, et nos opérations militaires dans la région », avait-il ajouté.

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