L’armée de Terre lance une enquête en ligne auprès des conjoints des militaires

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35 contributions

  1. Thaurac dit :

    Auprès de ma blonde..
    Jeannot rentre tous les jours à la maison, je ne suis pas contre mais j’aimerais connaitre les horaires, pour ne pas être surprise.
    De plus, je serais financièrement contente s’il pouvait partir en opex, dans un pays sans mst car je ne voudrait pas passer mon temps entre les permissions , à l’hosto.

    A compléter 😉

  2. Myshl dit :

    Cette prise de conscience est heureuse, bienvenue.

    Mais pourquoi pas plus tôt?
    Ca fait des (dizaines d’) années que fermente le malaise.

    Serait-ce qu’un (nouveau) Président a conscience que les militaires sont AUSSI des citoyens, des « gens » normaux avec femme et gosses, ou en route vers une famille?

    Ca bouge. Et c’est bien.

    Qu’on n’oublie pas les célibataires. Pas de conjoint(e), pas de gosse,
    mais les accompagner vers leurs futures familles est fondateur.

  3. Myshl dit :

    Ce qui m’inquiète, au plus haut point…

    C’est que quand on change de thermomètre c’est que la température devient incroyable.

    J’ai dans l’idée, tenace, que les collègues se tirent de la Maison pour sauver ce qu’il reste à sauver de leurs couples, de leurs familles… Et changent d’avenir pour préserver le futur.

    Pendant que la relève ne se bouscule pas pour aller faire de l’état d’urgence ad-eternam.

    Je suis convaincu que nos armées, sans doute l’Armée de terre principalement, ont un problème de fidélisation augmenté d’un problème de recrutement.

    Qui a un bilan récent?

    • Liberté de penser dit :

      Pas de bilan récent. Il faut juste aller sur Pôle Emploi pour comprendre que l’armée de terre à besoin de personnel.

  4. Myshl dit :

    Et pitié, qu’on oublie pas les divorcés avec enfants.

  5. Sam dit :

    Elle commence à me faire grincer des dents cette armée où le type marié avec ses gosses est l’objet de toute les attentions tandis que le célibataire n’a qu’à crever la gueule ouverte. Il faut vite changer ce vieux fond traditionnaliste…

    • Thaurac dit :

      Normal que les célibataires soient des volontaires désignés 😉

      • Céphée dit :

        Non.
        Personnellement, être désigné volontaire d’office, pour le seul putain de motif que « je n’ai pas d’enfant à ma charge » (je ne ris pas, c’est la raison invoquée), ça m’a convaincu d’aller voir ailleurs dès que je le pourrais.
        Je n’ai pas de famille À CAUSE DE l’armée. Et je me suis fait à l’idée que je n’en aurais jamais si je reste dans l’armée.

        • Sam dit :

          Même experience vécue, même conclusion… Et nous ne sommes sûrement pas les seuls.

          • Thaurac dit :

            Faut mettre ne relation les gens comme vous, parfois si affinités….

    • Clément dit :

      Pour en rajouter à votre propos, vous savez qu’a crime égal, le célibat vous envoi plus en prison aussi ?

      • revnonausujai dit :

        vous pouvez être plus explicite ?
        on sait bien que nombre de magistrats ont l’esprit tordu, mais celle là quand même !

      • Pentothal dit :

        Evidemment!? Mais encore? La vie de couple permet d’avoir un certain équilibre, mais de là à faire des célibataires, des coupables latent, c’est plutôt mauvais pour l’humeur des concernés. Et puis j’ai connu des célibataires séducteur pas pressé, qui étaient beaucoup mieux dans leurs pompes que des types casé tatoué vacciné.

  6. wrecker47 dit :

    Mort de rire cette fois !…C’est pourtant pas le 1er Avril ! …

  7. wrecker47 dit :

    Bien sûr …Pas de possibilité d’avoir accès à ce questionnaire si on » entre pas sur le réseau interne de la Défense . »..
    …Un peu dommage pour les « anciens » de la maison …Pour une fois qu ‘on s’occupait des familles!
    Quand au dépouillement de l’enquête ,on y aura pas accès non plus! …Nous n’aborderons pas les mesures qui seront prises : n’ayant comme interlocuteurs que le CSFM !…
    Bref comme pour le « rapport sur le moral »;  » arrondi,dégraissé ,visionné,vérifié,(gare aux retombées!)élagué « ,temps mort… un peu de répit jusqu’aux « perms d’été » ,pour ceux qui en bénéficieront …
    A l’issue ,tout ira mieux dans les chaumières ,(pour ceux qui ont la chance d’ en avoir une , à en profiter, la payer , sans être un célibataire géographique comme c’est souvent de mode !
    – « On » interrogera le gamin pour en savoir un peu plus !…Pas grave !

  8. Curiosité dit :

    Serais assez curieux de savoir ce qu’en pensent les autres Cem.
    Chaque armée ou service subit ses tensions ou contraintes, parfois propres mais parfois aussi partagées, le tempo opérationnel n’est qu’un exemple.
    Cette démarche devrait être interarmées, tant les sentiments qui se dessineront touchent au coeur du militaire et de la famille du militaire, au delà du caractère de soldat, matin ou aviateur.

    • Jm dit :

      Bje, pour répondre à Curiosité, sachez que l’Armée de l’Air a mis en place ce type de questionnaire depuis plusieurs années.
      Et pour tous, ce questionnaire, ce questionnaire comporte quatre volets; lemilitaire, le conjoint (ou apparenté), le célibataire et le célibataire géographique.

  9. Tiris dit :

    Problème réglé​ simplement : un bon divorce et la perte de toutes les primes en plus de la pension alimentaire à verser… Et puis que d’économie sur les déménagements car bien entendu il n’y a pas besoin d’une chambre pour les enfants…
    Et sans parler de Louvois qui a continué de verser l’ICM au taux marié pendant un an malgré les démarches du militaire divorcé et qu’il faut rembourser. Bref le parent militaire divorcé et ne pouvant prétendre à la garde de ses enfants du fait des contraintes supposées de son métier (par un juge aux affaires familiales…) est le vrai pigeon. Faites donc plutôt une étude sur eux en premier.

  10. Gibus dit :

    Comment peut-on y avoir accès ? J’ai lu plus haut qu’il fallait être sur le réseau interne de la défense ?
    Sérieusement ?

  11. la gaillarde dit :

    Cela fais parti de « l’évolution » de notre société. Nous devons y réfléchir et l’accepter. Cela peut paraître totalement archaïque mais, il y a 50 ans, la femme du militaire devait se donner entièrement à la vie du militaire et pour ce faire, elle ne pouvait pas travailler. Elle devait pouvoir le suivre dans ces différentes affectation, sans états d’âmes et être là lorsqu’il revenait au bercail. Dans ce concept, le moral était bon puisque le militaire avait une base arrière solide, et les épouses acceptaient cette situation car l’armée était un vecteur d’ascension sociale.
    Le problème c’est qu’aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Pour vivre, assurer l’accession à la propriété, les études des enfants et l’épanouissement de l’épouse, cette dernière doit travailler et donc, devient plus indépendante, moins enclin à supporter les aléas d’une vie militaire et, par le fait, elle devient plus civile et s’éloigne psychologiquement, de son mari ou concubin.
    J’ai comme exemple mon épouse. Lorsque nous vivions en caserne (Gendarmerie), mon épouse, assistante maternelle, vivait le service au quotidien (Départ des patrouilles, Garde à vue …) et elle m’a suivi tout au long de mes changement d’affectation. Mais au bout de 25 ans de ce régime, mon épouse et les enfants, ont aspirés à une stabilité. Mon épouse m’a dit, après avoir enfin trouvé un emploi stable, qu’elle ne me suivrait pas dans une prochaine affectation. Nous avons fais construire et elle a quitté le casernement. Je suis en célibat géo !! Et bien, il ne faut plus lui parler de revenir en caserne. Elle a acquis une certaine indépendance avec une vie de civil et l’ambiance caserne, le sentiment d’être toujours prête à faire les cartons, le service qui change sans arrêt, les horaires de repas atypique, les attentes avec les enfants, du papa, les départ de nuit en intervention …. tout cela finalement, pour elle, c’était des inconvénients au quotidien. Donc là, elle vit mieux. Voilà.
    Alors effectivement, cela enlève un sentiment de rusticité de l’outil militaire puisque, le militaire n’est plus uniquement tourné vers son métier mais il regarde également sa famille et, une sorte de point faible s’immisce dans le « système ». Ainsi va la société. Il est clair que les inconvénients du métier de militaire ne sont plus acceptés et par le militaire, et par sa famille, comme ils pouvaient l’être voilà 30 ou 40 ans auparavant. Il faut mettre en parallèle le fait que l’ascension social que représentait la condition militaire n’est plus ce qu’elle était et la sécurité de l’emploi qui existait auparavant a considérablement été revu à la baisse (Les militaires sont en CDD tout au long de la carrière, sauf en gendarmerie) et l’incertitude perdure au fil du temps. Je pense que si le métier de l’épouse ou de la concubine pouvait être accompagné par des services adaptés, ces contraintes, qui font partis du contrat du militaire, serait beaucoup mieux acceptés et contribuerait à un sentiment de faire parti intégrante d’une structure performante. Il manque je crois des structures qui prennent la famille en compte (Crèche, garderie, activité extra-scolaire) qui donnerait le sentiment au reste de la famille qui est civile, d’une appartenance à une institution qui lui apporte un plus. Mais cela demande une énorme réflexion par rapport à un passé qui, finalement, était plus simple mais plus réducteur pour les membres d’une famille de militaire.
    Je pense à ceux qui me liront et qui pourrait se dire :  » Les militaires ils ont choisi !!!! ». Oui, c’est vrai ils ont fais un choix et les épouses ont accepté ce choix mais le métier de militaire est vraiment particulier. Peu de métier vous demande un dévouement total à sa cause. Peu de métier, érigé en institution, vous demande, sur un claquement de doigt, en 48 heures, des départs en zone de combat, pour 3, 4, 5 ou 6 mois. Peu de métier demande autant de « drill », avec un système hiérarchique parfois pesant. Peu de métier demande d’accepter tout cela, parfois dans la rusticité et l’inconfort. Donc il serait bon, devant cette évolution sociétale que l’armée se penche sur la famille du militaire et apporte une plus-value à celle-ci. Je pense que cela permettrait plus de fidélisation. De toute façon, on ne reviendra pas à la famille des années 70 ou 80. A vos réflexions !!!

    • Jm dit :

      Pour info, tous les militaires ne sont pas en CCD toute leur carrière.
      Tout dépend du statut, de l’ancienneté et des acquis, du passage au satut dit « de carrière », etc.

    • Céphée dit :

      Juste pour vous corriger, il est possible d’obtenir un CDI (de carrière) au sein des trois armées. Ce n’est pas réservé à la Gendarmerie.
      Par contre, c’est de plus en plus difficile, car de plus en plus de militaires deviennent de carrière pour… démissionner plus facilement (ce n’est pas une blague).

    • Liberté de penser dit :

      Réalité. Femme de militaire depuis 25 ans, j’ai toujours travaillé.
      1 parce que j’ai reçu une éducation où on ne conçoit pas d’être dépendant de quelqu’un
      2 parce que deux salaires valent mieux qu’un
      3 parce qu’à la retraite 1/2 pension c’est juste et qu’il ne faut pas juste regarder le bout de son nez.
      On a des enfants. Il faut les éduquer et vivre. Et en cas de coups durs il y a toujours une poire pour la soif.
      Il est vrai que la société a évolué. Mais les femmes, qui mènent de front le travail, les enfants, le conjoint militaire,  ont,  je crois, du moins pour moi, un plus grand équilibre émotionnel. Je ne me vois pas gamberger et vivre en autarcie. Quand cela ne va pas je ne pense que boulot et à la maison c’est 400% pour les enfants
      Pendant mes congés de maternité, j’ai eu l’occasion de côtoyer d’autres femmes qui ne travaillaient pas. Et entendre les cancans,  et de savoir qui a changé de voiture, qui a été en vacances et où, ….  ne m’intéressait guerre. J’avais hâte de retravailler, de respirer. Au bout du compte chacun voit midi à sa porte.
      Moi je travaille et je ne vois pas ma vie autrement.
      Il est vrai que les femmes de militaire qui travaillent, ont le choix de suivre le conjoint dans la nouvelle garnison ou de rester sur base avec enfants pour x raisons:  maison acquise non revendable car régiment dissous, enfants scolarisés,  travail du conjoint non mutable, ne pouvant être muté, refus d’être détaché…..
      Pour avoir vécu le célibat géographique plusieurs fois, et que je vis encore, je dois dire que c’est dur pour les enfants et les deux conjoints mais cette petite phrase qui date de 20 ans revient régulièrement à mon esprit  »la femme ne fait pas partie du PACKTAGE »  m’avait dit un capitaine. Alors autant travailler ! Et faire avec.
      Bien souvent on aimerait suivre mais c’est accepter de repartir à zéro et de tout recommencer.
      Peut-être que si l’armée était mieux structurée en pensant famille, conjoint, conjointe, concubine, concubin, enfants, écoles, crèches, travail des époux, épouses, partenaires, on ne verrait pas des cdd fleurir à pôle emploi pour essayer de combler des postes vacants pour certains car laissés quelques fois vides par des militaires qui choisissent la stabilité de leur famille au détriment de leur travail.

  12. Ancien dit :

    L’on est d’abord tenté d’ironiser devant ce qui semble être un nouveau « coup d’épée dans l’eau » qui ne sera pas suivi d’effets réels.
    Mais je n’ai pas envie de déglinguer cette action parce qu’elle démontre au moins que l’on ose enfin affirmer clairement qu’il existe un problème à résoudre.
    .
    Je suppose que la plupart des militaires se disent, comme moi, que c’est encore du pipeau pour calmer provisoirement les frustrations.
    Mais au-delà du pipeau, il faut voir aussi que ce genre d’action interdit au personnel politique de feindre l’étonnement, voire l’incrédulité, quand on lui dit que des mesures législatives (lois) ou réglementaires (décrets, arrêtés) doivent être prises pour résoudre ce problème et sont de sa responsabilité.
    « De sa responsabilité » : voilà quelque chose que les élus n’aiment pas entendre. Cette enquête a pour but d’imposer aux élus des vérités qu’ils n’aiment pas entendre.
    Bravo, Mon Général Bosser : c’est bien joué.
    .
    On progresse : déjà en novembre 2014 le Conseil Constitutionnel, à la demande du Conseil d’État saisi par un militaire, a annulé l’article 4121-3 du Code de la Défense qui interdisait aux militaires de siéger dans les assemblées politiques locales. Jusqu’alors les militaires étaient les seuls citoyens interdits de séjour dans ces assemblées. Or c’est là que se construisent les carrières des futurs ministres et se poursuivent les carrières résiduelles des anciens ministres. De ce fait juridique datant de novembre 2014 les militaires vont enfin être entendus dans le petit monde politique.
    Ceci améliorera non seulement le recrutement et la fidélisation des militaires, mais aussi la sensibilité des élus aux questions militaires et géopolitiques. Pour l’instant leur niveau d’attention à ces questions est faible, excepté tous les cinq ans pour celui qui, soudain et sans la moindre préparation, s’aperçoit qu’il est « chef des armées ». Mais en sensibilisant les élus à chaque fois que possible, la profession militaire fait connaître sa façon de voir l’intérêt de la France.
    .
    Lorsque le nouveau Président se montre dans un VLRA pour sa première sortie de l’Elysée puis va visiter Barkhane et dit très officiellement que les militaires sont des citoyens exemplaires, j’ai un gros doute sur sa sincérité mais je comprends qu’il a compris que son intérêt est de dire ça.
    Par conséquent l’on progresse et la présente enquête, initiée par un Général et non par un ministre (qui d’ailleurs ne peut pas s’y opposer), c’est encore un pas dans le bon sens.

  13. BK_75 dit :

    En lisant vos commentaires n’importe quel futur nouvel engagé réfléchirait à deux fois avant de signer. Je suis jeune marié et vient d’être admis comme officier dans l’armée de terre. Sauf que la lecture de vos commentaires me laisse pantois et je me demande si c’est une bonne idée de rejoindre l’Institution.

    • Pentothal dit :

      Cela dépend de vous, pas de ces commentaires. Le doute est aussi un obstacle à surmonter, surtout dans l’armée.

    • wrecker47 dit :

      ….@BK_75
      Comment?Un grand garçon comme vous ne sait pas tout de la vie militaire?Vous aurait-on menti « par omission  » lors de votre signature de contrat ? Quelle horreur !Ce sont de vrais salauds ces » sergents -recruteurs »,vous devriez leur faire un procès!

      • BK_75 dit :

        Je ne comprends pas votre commentaire. Je ne dits pas qu’on ment aux candidats sur lors du recrutement sur la vie qu’ils vont avoir. Je dits juste que certaine information mériterai d’être évoquées. Je peux constater aujourd’hui que de nombreux officiers (lieutenant ou capitaine) se plaignent du rythme de travail et cherchent à se reconvertir avant même d’avoir effectué 10 ans d’armée. Quant aux choix d’armes lorsqu’on vous explique qu’il vaut mieux choisir la gendarmerie ou le génie afin de rejoindre la BSSP ou la sécurité civile car c’est plus tranquille ça fait réfléchir. Est-ce la vie de militaire qui est si horrible que ça? Etant fils d’officier je n’en ai pas pâtis et je ne trouve pas que mon père en ait souffert. Ou est-ce qu’on cible mal au recrutement et qu’on prend des jeunes qui idéalise un peu trop le métier des armes.
        Bref, je ne suis pas sur que le mauvais esprit soit la meilleure des réponses.

  14. Thaurac dit :

    Comme le disait Sardou, faut faire un couple avec son sergent!

  15. Ancien dit :

    Réponse @ BK_75 et @ d’autres qui ne posent pas ouvertement la question.
    Si vous êtes marié (c’est-à-dire engagé avec une femme) ne prenez pas un autre engagement avec l’armée. Changez vite d’orientation : tentez par exemple le concours d’OSPP (officier sapeur-pompier professionnel), une spécialité de la fonction publique territoriale qui conviendra beaucoup mieux à votre situation matrimoniale. Ou encore La Poste. Ou la SNCF, c’est bien aussi.
    .
    Mais, BK_75, n’ayez aucun regret : vous n’êtes visiblement pas fait pour être militaire. C’est un métier où il faut de la méthode intellectuelle, ce qui vous manque visiblement. La méthode, c’est ceci  : 1) on s’informe ; 2) on réfléchit ; 3) on décide. Vous êtes marié parce que vous avez bien mené ces trois actions, mais dans l’ordre inverse.
    .
    A destination des jeunes civils qui sont ici au premier temps de la bonne méthode et s’informent, j’ajoute maintenant quelques considérations que j’espère utiles.
    Aux alentours de vingt ans vous choisissez d’être militaire. Sachez que de toute façon (et je crois d’ailleurs qu’il en est de même pour tous les métiers) vous changerez de métier environ dix ans plus tard : même si vous restez dans l’armée, ce n’est plus le même métier après dix-douze ans de services.
    .
    Pour les officiers de l’AdT, être lieutenant et capitaine ce n’est pas du tout la même chose que d’être officier supérieur ou général. L’encadrement de contact ( = lieutenant et capitaine), c’est humainement passionnant, surtout en opérations, et ça justifie de supporter les servitudes militaires.
    .
    Mais ensuite, après le temps de commandement (TC) de capitaine, ça devient au contraire très fastidieux : c’est du travail d’état-major. Alors on comprend que l’on peut faire la même chose dans le civil, beaucoup mieux payé et avec une vie de famille normale : devenu civil on n’est pas muté tous les deux-trois ans aux dépens du travail de l’épouse, l’on fête Noël avec ses enfants et l’on n’est plus contraint de prendre ses vacances d’été en novembre pour motif de service estival.
    Regardez l’annuaire de l’association des saint-cyriens dans la vie civile (ASCVIC) et vous verrez que la reconversion dans le civil, c’est mieux que d’être officier supérieur ou général.
    .
    Par conséquent, pas tellement pour BK_75 (parce que c’est trop tard dans son cas) mais pour les autres qui ne posent pas ouvertement la question, je dis qu’il faut rester libre de tout engagement matrimonial et choisir le métier militaire pour une carrière courte, de dix-douze-quinze ans.
    Puis « riches de souvenirs glorieux et pittoresques » mais riches aussi des primes opex que vous aurez économisées, installez-vous dans un métier civil stable et, à ce moment-là seulement, fondez une famille.

    • BK_75 dit :

      Votre réponse à le mérite d’être claire. Même si visiblement vous ne vous êtes pas tenu à votre méthode. Sinon vous n’auriez pas écrit une partie de votre propos à moins que ce soit votre propre frustration qui vous ait motivé à un tel commentaire.
      Cela fait 5 ans que je mûris mon choix de m’engager et ne le regrette pas du tout. Mais peut-être que vous êtes d’un âge avancé et n’avez pas eu la possibilité de vous rendre compte de la difficulté de se renseigner pour un jeune sur les conditions de vies des militaires autre que via des commentaires de gens qui se plaignent constamment. Et là je ne vous parle pas des missions qui attendent un militaire ou le déroulement de sa carrière mais uniquement de la vie familial qu’un militaire peut avoir.

      Conclusion : je regrette qu’un commentaire qui pose une interrogation à destination des anciens fasse l’objet de railleries et puisse conduire au jugement des choix personnels. Ce n’est pas la première fois que j’observe sur ce forum des commentaires de ce genre et c’est vraiment déplorable.

  16. Ancien dit :

    @ BK_75
    Un peu de cohérence entre vos différentes interventions ne nuirait pas à la clarté de ce débat qui peut intéresser beaucoup de jeunes cherchant à s’informer sur les réalités du métier. Car maintenant il y a internet, qui n’existait pas autrefois et facilite les choses.
    .
    Dans un premier temps (le 6 juin) vous nous dites « je suis jeune marié (…) et je me demande si c’est une bonne idée de rejoindre l’institution ». L’on essaye donc de répondre le plus honnêtement possible à votre interrogation. L’on essaye d’y répondre parce que les armées sont l’une des (très) rares professions où les retraités s’intéressent encore au sort des actifs et aux motivations des nouvelles recrues.
    .
    Mais voilà que dans un deuxième commentaire (le 7 juin) vous nous dites que vous connaissiez parfaitement la réponse à la question que vous avez posée la veille : « je suis fils d’officier ». C’est-à-dire que vous vous moquez sciemment de ceux qui ont essayé de répondre. Et de plus vous leur faites la leçon en disant : « je ne suis pas sûr que le mauvais esprit soit la meilleure réponse » alors qu’il n’y avait aucun mauvais esprit dans ces réponses.
    .
    Enfin, la troisième de vos interventions se disperse inutilement dans des généralités faisant état de la qualité selon vous « déplorable » des commentaires que l’on trouve sur ce blog. Je suis de ceux qui ne partagent pas cette appréciation défavorable, c’est pourquoi je la dénonce.
    .
    Je suppose par conséquent que beaucoup de lecteurs, comme moi, sont perplexes à vous lire. C’est dommage parce que le sujet abordé était particulièrement intéressant et opportun.
    .
    Mais positivons : je suis sûr que les plus jeunes lecteurs, ceux qui précisément se demandent comme vous sembliez vous le demander initialement « si c’est une bonne idée de rejoindre l’institution », auront trouvé ici une partie des réponses à leur question.