Mossoul : Le bulldozer, un matériel essentiel pour les forces irakiennes engagées contre Daesh

Voir aussi...

Conformément à l'article 38 de la Loi 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. [Voir les règles de confidentialité]

21 contributions

  1. anon dit :

    Ça me rappelle l’histoire de cet homme :
    https://youtu.be/qlZh9-NQEyI
    Il avait blindé son bulldozer pour attaquer tous les bâtiments de l’administration qui l’avaient ruiné pour une simple histoire de route empêchant d’accéder à son commerce.
    Le gouverneur de l’état à fini par appeler un hélicoptère Apache Ah-64 pour le dégommer tellement son blindé maison était instoppable. Au final le mec s’est retrouvé coincé par une de ses roues s’étant enfoncée dans le sol d’une maison et s’est donné la mort avant que l’hélicoptère n’arrive.

    Pour plus de détails voici la page Wikipédia de l’histoire : https://fr.wikipedia.org/wiki/Marvin_Heemeyer
    Mais la version anglaise est bien plus fournie https://en.wikipedia.org/wiki/Marvin_Heemeyer

    • Clément dit :

      Mais vue le moyens qu’il a fallu pour ouvrir le « killdozer » après la mort du chauffeur, certains se demande si l’hélicoptère aurait bien servi à quelque chose.
      A noter que la seule victime de tout cela est le chauffeur, l’amour propre de la police locale (qui a vue tout son parc automobile détruit sans rien pouvoir faire) et beaucoup de bâtiments.

  2. choub dit :

    Bonjour,
    Mon père, ancien du génie, m’a appris que bulldozer se nomme en bon Français « Bouteur »

  3. jyb dit :

    L’offensive sur la vieille ville de Mossoul est arrêtée au sud et à l’ouest. Le coté Est est « fermé » par le fleuve Tigre. Donc les forces irakiennes progressent depuis le nord vers la vieille ville.
    Petit calcul : en 45 jours de bataille les forces irakiennes ont progressé de 80 mètres par jour ( de l’entrée du secteur 17 juillet à zinjili) Il reste un peu moins de 300 mètres à conquérir pour se retrouver à l’entrée de la vieille ville inaccessible aux véhicules.
    Nous sommes encore dans la partie ville moderne ou les axes sont assez larges, daesh a mis en place des barrages assez impressionnant de dizaines de véhicules dont seulement certains sont piégés pour stopper la progression des bulldozers. De même avec une bonne vision du gabarit des engins ils ont miné certains édifices pour pratiquer des goulets d’étranglement qui ralentissent les offensives et exposent les forces irakiennes. Le snipping avec des armes « homemade » de gros calibre fait aussi des victimes chez les conducteurs d’engin.

  4. jyb dit :

    2 éléments (à effet multiplicateur) coutent très cher aux forces irakiennes : l’inertie de leurS chaineS
    de commandement et la réactivité de daesh à trouver des parades et des ressources.

  5. Lagaffe dit :

    Les israéliens utilisent aussi énormément les bulldozers, et ils sont armés. Ces engins, blindés et armés, sont désormais réellement indispensables pour tous les combats en ville.

    • Polymères dit :

      D’ailleurs c’est Israël qui a blindé les véhicules irakiens

  6. Spls dit :

    Tsahal a aussi fait un usage intensif des bulldozers blindés ces dernières années.

  7. wrecker47 dit :

    On souligne l’importance des chars Bull-dozer et démineurs dans ces régions pour dégager les mines et obstacles habituels ,de plus leurs tourelles leur permettent de tirer les tireurs embusqués à la hausse de combat !…et s’aménager des merlons ou tranchées à défilement de tourelles en progressant de jour comme de nuit avec les équipements IL … Les chars -dozer et démineurs vont connaître une période faste pour le Génie de combat!

    • schmurtz dit :

      Hélas, pas vraiment !
      Le lobby « forces légères polyvalentes » qui sévit à la tête des programmes d’équipement a une sainte horreur de ce qui est lourd, blindé et lent… Si en plus, le « concept » n’est ni « numérique », ni « forces futures », ni « synergie des effets », bref nécessite un vocabulaire trop simple », cela n’a aucune chance de faire l’objet d’une fiche… A un autre bout de la chaîne des programmes d’équipement, le lobby « armement » a lui un profond mépris pour tout ce qui ne se chiffre pas en milliards…
      Pas de bol, un « bouteur » blindé est lourd, lent et ne coûte pas cher !

      • Frédéric dit :

        Nuance, l’armée de terre française a une quarantaine de Caterpillar D-6 😉

      • Céphée dit :

        L’armée française a-t-elle réellement besoin de ce genre d’engins ?
        Je ne pense pas.

        • wrecker47 dit :

          @Cephée :
          Attendons d’être sur ce type de terrain et on en reparlera! Au Tchad les bull étaient indispensables pour créer des points d’appui abrités pour les blindés en particulier dans la zone Sahélienne ,mais aussi en ville pour déblayer les éboulis des ruines et les barricades !

  8. Polymères dit :

    Ce que cette guerre dans la zone syro-irakienne montre surtout, c’est l’adaptation avec les moyens du bord pour faire la guerre.
    L’usage massif mais pas nouveau de véhicules de type Pick up sur lesquels on greffe d’innombrables armements, de la classique mitrailleuse jusqu’à une tourelle de BMP en passant par le système anti-aérien.Mais tout cela n’est qu’une goutte d’eau, on peut citer:
    -le camion lambda transformé en lance roquettes, entre autres.
    -les bulldozers comme dans l’article, largement prélevés dans la société civile.
    -les blindages maisons en particulier sur les véhicules suicides
    -l’artillerie faîte maison avec tout et n’importe quoi, d’une bonbonne de gaz pleine d’explosif a une canalisation servant de mortier, de véritables ateliers artisanaux ont émergés pour faire durer la guerre, surtout en Syrie.
    -il y a les drones, ou l’on voit que des jouets servent aux opérations de guerre et dont ils arrivent à créer des systèmes permettant de larguer des petits explosif, une sous munition venant d’une bombe ou comme je l’ai déjà vu avec une bouteille en plastique, du scotch et un détonateur.
    -le renseignement et la communication sont aussi concernés, google earth devenant un véritable outil pour planifier une opération et les talkies walkies du commerce servant a se coordonner.
    -les explosifs, si pour beaucoup, on récupère sur le terrain, ils savent faire du local avec de l’engrais, on va jusqu’à développer des armes chimiques.
    .
    Bien entendu tous ces éléments sont à mettre en parallèle d’une guerre qui se mène d’une manière différente.Un ennemi usant avec talent et intelligence le véhicule suicide, je ne vante pas le terrorisme et ce genres d’actes, mais il faut l’avouer, ça reste leur arme la plus efficace et dans les années à venir il faudra bien se méfier de cela, arrivera bien un jour un petit malin qui aura réussit à bricoler un tel véhicule télécommandé, tel un drone qui pourrait devenir un vrai danger dans les conflits, pas seulement contre les terroristes.Dans les années 40, les japonais avaient développés ce qu’on pourrait appeler une bombe intelligente, mais cette bombe volante était pilotée par un kamikaze…
    Ce même ennemi qui mine tout et n’importe quoi, qui use et abuse de la couverture que leur offre la population civile, il se fond dans ce paysage, il s’adapte.On brûle des pneus pour empêcher l’observation aérienne, tout comme on étend des draps dans les rues, horizontalement contre les aéronefs, a la verticale contre les snipers.
    On creuse des trous, des tunnels.
    Cela ressemble a une guerre du « pauvre », c’est exact, ça l’est, ce sont les moyens de ceux qui n’ont pas les moyens et ils s’adaptent en utilisant au mieux leur environnement et ils arrivent à infliger bien des dégâts.Même si Daesh, comme les rebelles en Syrie, ont pris une grande ampleur, de part la faiblesse des états, mal coordonnés, subissant des revers, des désertions, des abandons et surtout n’ayant qu’une très faible expérience de la guerre.
    Ce sont des comportements qu’on peut trouver comme normaux qui ne sont pas tout jeune et qu’on retrouve dans tous les conflits, pourtant il faut bien les étudier, toujours apprendre pour ne pas être surpris car celui qu’on aura en face, lui, il saura.
    .
    Il est intéressant de voir comment les besoins d’une guerre amène l’innovation, cela depuis toujours.On remonte aux sources et on en vient à l’essentiel, celui ou devant les balles, il faut des blindés.Ou lorsqu’on fait la guerre de tranchées, il faut de l’artillerie, qu’il faut de la mobilité pour les armes, du camouflage etc…
    https://www.google.fr/search?q=military+self+made+syria&client=firefox-b-ab&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwii2pefw53UAhXImBoKHVZEB4AQ_AUICygC&biw=1280&bih=649#tbm=isch&q=self+made+weapon+syria+

  9. Eliot Mess dit :

    Chapeau bas pour ces volontaires, on leur doit beaucoup, bravo et merci.

  10. Vince dit :

    « l’armée de terre française a une quarantaine de Caterpillar D-6 »

    En ces années de commémorations, on se rappellera que les chars français furent imaginés sur la base d’un tracteur Caterpillar Holt 45CV (le musée des blindés à Saumur est beaucoup revenu sur cette période à l’occasion de la restauration spéctaculaire d’un Saint Chamond.
    http://www.tanks-encyclopedia.com/ww1/fr/ww1-tank_schneider_CA.php
    http://www.courrierdelouest.fr/actualite/saumur-le-saint-chamond-est-parti-a-roanne-se-faire-motoriser-23-01-2016-253807

    Retour aux basiques. La routourne tourne.